‹ Traité de chimie, appliquée aux arts (volume 2)Chapitre 24 sur 218 · LIV. TI. CH, II!. OXIDES · texte numérisé non relu

LIV. TI. CH, II!. OXIDES

capables de décomposer l’acide sulfurique, et en outre par le palladium et l’urane. Il en résulte des phénomènes compliqués qui exigent une discussion attentive.

Parmi les métaux de la sixième section, l'argent et le palladium sont seuls attaqués par l'acide nitrique. Le rhodium , l'or, le platine et l'iridium sont sans action sur lui. Lé palladium n’a qu’une action faible sur l'acide nitrique, même à chaud. Il se forme un nitrate qui produit une dissolution d’un rouge obscur, et1l se dégage du deutoxide d'azote. L'argent, au contraire, est attaqué assez vivement, même à froid ; mais l’action n’est pourtant complète et prompte qu’à l’aide d’une douce chaleur. Il se forme du nitrate d'argent incolore, et il se dégage du deutoxide d’azote.

Dans la cinquième section, l’osmium n’agit point sur cet acide ; le mercure le décompose, au contraire, en produisant des phénomènes semblables à ceux qu'on observe avec l'argent. L'action a lieu à froid, mieux à chaud, et toujours avec production d’un nitrate et de deutoxide d'azote. | | |

Dans la quatrième section se trouvent cinq métaux qui ne peuvent décomposer l'acide nitrique, savoir : le chrôme, le tungstène, le tantale, le titane et le cérium.

Il en est quatre qui sont peu attaqués à froid, maïs qui décomposent cet acide à l’aide de la chaleur. Ceux-ci produisent vraisemblablement du deutoxide d'azote pur, comme les métaux de la cinquième et de la sixième section. Ces métaux sont : le plomb, qui donne naïssance à un nitrate incolore; l’urane, qu: fournit un nitrate en dissolution jaune; le molybdène, qui passe à l'état d'acide molybdique insoluble et dus blanc grisätre ét l'ar- ‘senic, qui se transforme successivement en acide arsenieux peu soluble et en acide arsenique très-soluble, au contraire.

Tous les autres métaux de cette section, savoir : l’an-

7: TA MÉTALLIQUES. 87 timoine , le cobalt, le bismuth , le cuivre, le tellure et le nickel, sont capables de décomposer l'acide nitrique à froid. L'action, lente d’abord, devient très-énergique, parce qu’à mesure qu’elle s'effectue la température s'élève beaucoup : aussi tandis qu’il se dégage seulement du deutoxide d'azote au commencement, recueille-t-on vers la fin beaucoup de protoxide d'azote. D'ailleurs l’antimoine fournit del’acideantimonieux blanc et insoluble, tandis que tous les autres produisent des nitrates. Celui de bismuth est incolore et précipite en blanc par l’eau ; celui de tellure est sans couleur aussi, mais l’eau ne le RE pas; celui de cobalt est rose ; celui de cuivre est bleu, et celui de nickel vert. |

Dans la troisième section, le manganèse se fait remarquer par l’action faible qu’il exerce sur l’acide nitrique. Il.se dissout néanmoins et fournit du deutoxide d'azote et un nitrate. Le zinc, le fer, l’étain et le cadmium agissent, au contraire, avec une violence extraordinaire. Au moment du contact, la réaction semble souvent faible: mais peu à peu la température s’élevant, elle devient de plus en plus vive. Le mélange prend une température très-élevée ; une grande quantité de gaz se dégage en peu d’instans, et le phénomène ne perd son intensité qu’au moment où il ne reste plus que des traces de métal où d'acide. Si on opérait cette réaction en vaisseaux clos sur . des quantités un peu fortes de métal ou d'acide, il y aurait sans doute explosion, tant le dégagement de gaz est considérable et subit.

Avec ces métaux les produits sont très-variables. L'acide décomposé se transforme d’abord en deutoxide d’azote, puis, à mesure que la température s'élève, il passe à l’état de protoxide d'azote; celle-ci augmentant encore, il perd tout son oxigène , et FAR Frs de l'azote. Enfin l’eau de l’acide Fe se décompose à son tour; de là du gaz hydrogène qui se combine à l’état naissant avec l’a-

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