‹ Traité de chimie, appliquée aux arts (volume 2)Chapitre 33 sur 218 · LIV, IIL. CH. III. OXIDES · texte numérisé non relu

LIV, IIL. CH. III. OXIDES

d’étre ramenés par l'hydrogène, à un moindre degré d’oxidation, même sous l’influence d’une température ässez faible. Mais les protoxides de la quatrième section exigeront en général le rouge naissant et les protoxides de la troisième ne se réduiront qu'au rouge cerise. | © Dans tous ces cas, soit que l’oxidese trouve entièrement ou partiellement réduit, l’eau formée se dégage. Il n'en est pas de même quand on opère sur les peroxides de la première section. Ceux-ci sont décomposés par l'hydrogène ; il se produit de l’eau et un protoxide, mais quand on fait usage des protoxides de barium, de sirontium, de sodium ou de potassium , l’eau formée s’unit au protoxide restant et le transforme en hydrate inaltérable par la température à laquelle les matières se trouvent soumises.

Du reste , rien de plus aisé que ces sortes d'expériences. On produit du gaz hydrogène, on le dessèche en le faisant passer au travers d’un tube rempli de chaux vive et on l’amène ensuite dans un tube de verre ou de porcelaine contenant l’oxide à réduire. On prend un tube de verre, si la température ne, doit pas dépasser. lé rouge brun; dans le cas contraire, on FHpAoie un tube.en a porcplaines

794. Action du carbone. ï carbone se comporte avec les oxides d’une manière analogue à celle de l'hydrogène ; 5. mais son action est plus énergique, bien! que selon. toute probabilité, il dût en étre autrement; tslruros 2e

En effet, non-sculement le carbone décompose ! tous.les oxides des quatre dernières sections, mais encore il détruit les oxides de potassium et dé sodium qu'il ramène à l’état métallique, en donnant naissance à de l’oxide de carbone et mettant le métal à nu. Du reste, ces sortes de réactions ont lieu à des températures variables et peu différentes de celles qu'on est obligé d'employer avec l’hydrogène.

Les produits ne‘sont pas toujours les mêmes; tantôt 1l se forme de l’oxide de carbone, tamtôt il se dé-

MÉDADLIQUES. VIE | | 101 gage de l'acide carbonique. Il est toujours facile de prévoir quel est celui de ces deux gaz qui se formera. IL suffit de connaître l’action que le résidu peut exercer. sur l’acide carbonique lui-même. En effet, si le résidu est capable de décomposer l'acide carbonique, on aura toujours de. l’oxide de carbone, sinon il se dégagera de l’acide carbonique. Ainsi , les protoxides de potassium et de sodium,

les protoxides de la troisième section fourniront tous de -l'oxide de carbone. Les oxides de la cinquième et de la sixième section fourniront tous de l'acide carbonique. Dans -la troisième section, les uns fourniront de l'acide carbonique, les autres donneront de l’oxide de carbone. . Les peroxides de la première section seront tous ramenés à une basse température, à l’état de protoxide par le charbon ; il se formera de l'acide carbonique et par suite un lists Dans la troisième section. ,; ilne se formera jamais de carbonate, mais le peroxide de manganèse sera ramené par le charbon à l’état de deutoxide, en donnant de lacide “carbonique; puis, pour passer à l’état métallique, il ne fournira que de l’oxide de carbone.

En général, les oxides qui exigeront pour se réduire une température élevée ne donneront! que de l’oxide de carbone ; ceux qui se réduiront à une température basse pro-

duiront au contraire de l’acide carbonique.

785. L'action du bore et du silicium sur les oxides doit avoir beaucoup d’analogie avec celle du carbone, L'action ide l'azote étaient 2.

586. Action du chlore. Le chlore peut agir de trois manières différentes sur les oxides.

Quand le chlore et les oxides sont secs l'üt: et l’autre, il peut y avoir décomposition, et, dans ce cas, les produits sont toujours un chlorüre HélaiQe et de l’oxigène. Telle cest l’action que le chlorée exerce sur tous les oxides basi-

ja LIV. Itl: CH: 111 OXIDES

ques, et peut-être sur quelques oxides indiférené, il n’agit pas sur les oxides acides. 5

St l’oxide est dissous ou délayé dans Peau, Bachiens est variable. Pour la présenter d’une manière simple, nous

. serons obligés d'examiner deux cas particuliers, en y Joi-

-gnant la liste des oxides que chacun d'eux comprend:

Qu'on fasse passer du chlore à travers une dissolution étendue de potasse , et à l’instant même le gaz disparaîtra, sera absorbé en perdant la couleur et l'odeur qui le earac- térisent, et on trouvera dans la liqueur un produit Hquide considéré par M. Berzélius comme un mélange de chlorure de potassium et de chlorite de potasse, Avant qué ce célèbre chimiste eût examiné ce produit, on lé regardait comme une simple combinaison de chlore et de potassé,

. et où le disiimguait sous le nom de chlorure de potasse.

La soude, la chaux, la barite, la strontiane, la magnésie, l’oxide de zire, le VLioxitle de cuivre, le peroxide de fer hydraté, ainsi que d’autres oxides peut-être, jouissent de la propriété d’absorber aiñsile chlore à froid, en passant à l’état de chlorure d’oxide ou bien d’un mélange de chlorure métallique et de chlorite.

Les produits de la réaction peuvent toujours se représenter de la manière suivante :

y M Atomes employés. © . Aicines produits.

robin hi je + EE 12 at. tr ure rete{n à VA 24 at, chlore # | 24 at. chlore ou bien

gat. chlorure métalli- { gat. métal

que — 18 at. chlore.

: f 3at. métal z JSatexide 1 34 oxigène 3 at. chlorite= RE EUNES 3 at, acide °

| gat. oxigène.

| Nous reviendrons ailleurs sur dd propriétés des chlorures d’ Gxide ou des chlorites. Pour le moment, nous nous

MÉTALLIQUES. 10 contentons d'établir que certains oxides peuvent se com= biner à froid, avec la portion de chlore qui constituerait le métal qu'ils contiennent en chlorure. Les composés quels qu'ils soient qui én résultent sont très-peu stables. Ils laissent dégager tout leur chlore sous l'influence des acides les plus faibles. Une température peu élevée les transforme en chlorure métallique et il se dégage du gaz oxigène. Enfin par le temps, ils peuvent, à ce qu JT parait , se transformer en chlorures métalliques et en chlorates. 787.Cette dernière réaction à laquellesemble se résoudre fort souvent la réaction précédente, peut se déterminer assez promptement, si on met en contact le chlore avee des dissolutions concentrées de potasse, Celles-ci absorbentune quantité considérable de chlore ; un dépôt en. lamelles cristallines ne tarde point à se montrer, et il est presque entièrement formé de chlorate de potasse mélangé d’un peu de chlorure de potassium. La liqueur surnageante contient à la fois du chlorate de potasse en petite quantité, beaucoup de chlorure de potassium et une quantité plus ou moins grande dechlorure de potasse qu'on peut, comme à l’ordinairé, représenter par du chlorure de potassium et du chlorite de potasse.

On pourrait donc admettre que la potasse en dissolution concentrée agit sur le chlore, de manière à passer tout à -coup à l'état de chlorate et de chlorure: On aurait alors l'expression suivante pour la réaction.

Aiomes employés. du Aiomes produits.

[6 at. potassium 5 at. potassium 6 at. potasse — Sat. chlorure 6 at. oxigène xoat. chlore | 1 at. potassium 1'at, potasse— 7 L'at.oxigène 12 at. chlore rat, chlorate — 2 at. chlore rat. acide =

5 at. oxigène

On pourrait admettre aussi que la potassse transformée d’abord en chlorure de potasssium et chlorite de potasse n’a donné naissance à du chlorate que par suite de la décomposition naturelle du chlorite. Mais, tout calcul fait, les produits seraient les mêmes, car les trois atomes de chlorite représentés dans le tableau précédent (786) fourniraient un atome de chlorure et deux de chlorate. Ceux-ci provenant de douze atomes de potasse, chaque atome de chlorate en représenterait six de potasse employée, ainsi que cela a lieu dans le tableau ci-dessus.

Dans la pratique, il paraît qu'on ne réalise jamais ces produits. La proportion de chlorate est toujours plus faible, aussi remarque-t-on un dégagement de gaz oxigène pendant la formation du chlorate de potasse. On trouvera, du reste, des détails plus circonstanciés dans les chapitres suivans ‘où l’on traitera des chlorates, des chlorites et en particulier du chlorate de potasse et du chlorite de chaux.

788. Le bioxide de mercureest transformé par le chlore en chlorure, chlorate et en un composé insoluble de chlorure et d’oxide. L’oxide d’argent se convertit en chlorure et chlorate.

Les oxides de cobalt, de nickel, de manganèse et de plomb ; sont convertis en peroxides au moyen de la décomposition de l’eau. Le chlore passe à l’état d’acide hydro-chlorique, qui reste uni à une partie du protoxide employé, tandis que l’oxigène de l'eau se porte sur le restant du protoxide et le transforme en peroxide.

L’alüumine, l’oxide de bismuth, l’oxide d’antimoine, l'acide stannique, l’oxide de tellure, sont sans action sur le chlore humide, même à la température de 100° c.

789. Par l’intermèdede l’eau, lechlore, quandilagit, donnant naissance avec les oxides à du chlorate ou à du chlorite, il est de toute évidence que ni l’un ni l’autreïde ces . acides ne pourra 6e former, si l’action s'exerce àsec et à une température élevée. Sionse rappelle, d'un autre côté, que

MÉTALLIQUES. 10 les chlorates ainsi que les chlorites fournissent sous l’influence de la chaleur des chlorures et de l’exigène, il deviendra facile d'expliquer pourquoi les oxides que le chlore sec et chaud peut attaquer, donnent tou jours naissance à des chlorures , en abandonnant tout leur oxigène. Nous avons déjà dit que ces oxides sont les oxides basiques et une partie des oxides indiflérens. Maïs comme il arrive souvent qu on peut se procurer des oxides non attaquables par le chlore, et qu'on veut s'en servir pour se procurer des chlorures , il faut avoir recours alors à un procédé indiqué par MM. Gayÿ-Lussac et Thénard, et réalisé par M. OErstedt. Ce procédé consiste à soumettre à l'action du chlore sec, l’oxide mêlé de charbon et porté à une température élevée , mais qui peut varier du rouge sombre au rouge presque blanc. L’acide tungstique, l’acide molybdique se décomposent alors à la température que fournit Ja lampe à alcool simple; l'acide titanique , l’alumine, la zircone, la glucine, l’yttria exigent une température rouge

cerise environ.

Du reste, comme tous ces chlorures sont volatils, on dispose l'appareil ainsi que nous l'avons dit, pour le chlorure de silicium. Il se dégage de même que dans cette expérience de l’oxide de carbone.

Comme le chlore à l’aide du charbon peut transformer en chlorures tous les oxides inattaquables par le chlore seul, on voit que l’on peut transformer tous les oxides en chlorures.

790. Action du brôme. Elle a les plus grands rapports avec celle du chlore. On l’a considérée sous les points de vue que nous venons d'étudier, et, à cela près que l’action est moins énergique, le brôme s’est toujours comporté .de la même manière que le chlore.

À chaud et à sec, le brôme peut chasser l’oxigène de la potasse, de la NA de la baryte ct de la chaux; mais” ‘tandis que le chlore décompose la magnésie, Le Dés est

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sans action sur elle. Ccs réactions ont lieu à une température rouge, elles sont accompagnées d’un vif dégagementde chaleur et de lumière.

Dé même qu’à l’aide du charbon, le chlore décompose divers oxides, sur lesquels il serait sans action si on l’em.ployait seul, de brôme aidé du charbon peut décomposer DEOHATReNE un très-grand nombre d’oxides. Du moins, l’alumine mêlée de charbon est-elle transformée en brômure d'aluminium et oxide de carbone. Cette AC ae, faite avec succès par M. D’Arcet fils, rendra facile la préparation d’un grand nombre de brômures que l'on n’a pu se procurer encore. |

À froid et par l’intermède de l’eau, le brôme peut agir en donnant des brômites et des brômures, ou bien si l’on veut , des brômures d’oxide. C’est ce qui a lieu toutes les

fois qu'on traite par le brôme les dissolutions très-étendues de potasse, de soude, de chaux, de baryte ou de sirpntiane. L’addition d’un acide fait reparaître le brôme ‘alors , ainsi que cela s “observe à l’égard des chlorures

d'oxide. | Si la dissolution alcaline est concentrée, il se produit

au contraire un brômate et un brômure. Ce phénomène a lieu avec la potasse, la soude, la barite, la strontiane et Ja chaux, mais non pas avec la magnésie.

Du reste, les formules données pour le chlore sont entitrement ét strictement applicables au brôme.

791. Action de l’iode. Elle est en général analogueà celle des deux corps précédens, mais néanmoins de. offré des différences dignes d'attention.

À chaud et à sec l’iode si dé les oxides secs de potassium et de sodium tels qu’on les obtient en brûlant ces métaux dans l’oxigène. Il se dégage de l’oxigène et on obtient des iodures. Le protoxide de plomb, pee de bismuth sont également décomposés par l’iode. Les protoxides de cuivre et d’étain le sont aussi, mais sans dégage-

“ment de gaz Oxigène. La moitié de chacun de ces oxides passe à l'état de bicoxide sur lequel l’iode est sans action.

-L’autre moitié forme un iodure qui reste mêlé au nouvel “oxide.

Les oxides de zine et de fer ne sont point altérés. Cependant l’oxide de zine, à 200° c., paraît capable d’absorbér -liode, mais sans émettre d’oxigène.

Quand on soumet de même la Baryte, la strontiane, Ja chaux à l'action de l’iode, il n’y à pas d'émission de "gaz oxigène, et pourtant l’iode disparait et se trouve ab- “sorbé avec üne légère TREMAALSGENER. Il en résulte des : ‘composés considérés jusqu’à présent comme des iodures d’oxide. Hs sont solubles dans l'eau, ont une réaction al- ‘caline. Celui de chaux, celui de strontiane et peut-être ‘éelui de baryte sont décomposés par une chaleur rouge “intense, l’iode se dégagé et les oxides restent. D'où l'on peut inférer qu'à cette température, l'iode serait sans ‘action sur les oxides.

Les hydrates de chaux, de strontiane et de barite se comportent avec l’iode comme les oxides secs. k

792. Les composés produits de la sorte paraissent formés ‘d'un atome d’oxide pour un atome d’iode, en quoi ils dif- “fèrent des chlortüres d’oxides qu’on obtient ordinaire- “inént, Se rapprochant ainsi du sous-chlorure de chaux qui se trouve dans le commerce.

: On voit par ce résultat que l’iode peut former en bien , "dés circonstances et même sous l'influence d’une tempéra- -ture haute, des composés analogues aux chlorures d’oxide “et qu’on pourra considérer de même comme des mélanges d’iodure et d'iodite. Puisque à chaud cette espèce de réaction peut s’offrir, nous pouvons présumer qu'elle se présen- ‘tera également à froid, avec les basés puissantes ét avec celles qui contiennent de l’oxigène retenu par une faible affinité. 1# En effet la potasse et la soude en dissolution très-éten- -dués font'passer l’iode à l’état d’iodite et d'iodure.

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Mais la potasse et la soude en dissolutions concentrées donnent, avec l'iode, un iodure et un iodate. Il paraît que les mêmes produits résultent de l’action de l’eau debaryte, de l’eau de strontiane et de l’eau de chaux sur l’iode. Cependant cette dernière classe de faits mérite un nouvel .€Xamen.

Parmi les autres oxides, il en est peu qui aient été sou- . mis à l’action de l’iode sous l'influence de l’eau. Toutefois, M. Gay-Lussac a observé que la magnésiese combine avec l’iode et forme ainsi un iodure d’oxide qui est insoluble et de couleur puce. M. Collin a fait voir que le bioxide de mercure est transformé en iodate acide qui reste dissous, et en iodure rouge qui se dépose.

793: Action du soufre. Ce corps peut agir sur les oxides de plusieurs manières, toutes faciles à entendre, par leur comparaison avec les phénomènes que nous venons d’analyser. |

Avec les oxides des quatre dernières sections, lesoufre donne naissance à du gaz sulfureux et à un sulfure métallique. Pour que cet effet se produise, il faut en général une température plus élevée avec les oxides que la chaleur n'altère pas qu'avec ceux qui sont décomposés par une élévation convenable de température. L'expérience ne se raitmême pas sans danger avec les oxides des deux dernières sections, si on l’essayait sur de trop grandes masses à la fois. Avec le peroxide de plomb même, il n'est point nécessaire de chauffer le mélange, il suffit de le broyer avec force ou de le soumettre à un choc léger pour déterminer la réaction. Les peroxides de la troisième et même

ceux de la quatrième section, exigent, au contraire ; une chaleur rouge. y

Ce n’est point aïnsi que le soufre se Édansns avec les oxides de la première section. Il forme toujours:avec eux un sulfate et un sulfure métallique, pourvu que la température ait été poussée jusqu’au rouge ou du moins très-

près. Quand l’oxide ést sec, la réaction à lieu avecun dé-

gagement de chaleur très -remarquable, La barite, la strontiane, qui sont à la fois anhydres et très-poreuses , étant etre au rouge, puis mises en contact avec le soufre en vapeur, deviennent subitement incandescentes , et leur température se maintient au rouge blanc, tant que la réaction dure. Voici le calcul atomique qui en exprime

les produits.

Aiomés er play és | Atomes produits.

4 at, barium 3 at. barium

&at. barite = + 3at, sulfure.

4 at. oxigène 3 at. soufre

Lat, acide — ae 3at. oxigène 4 at. soufre rat, sulfate = T at, Darium

# at. soufre, ) t at: barite —= }

z at, oxigène,

L'action des autres bases de la aus section'serait Ja même. Bien entendu cependant, qu’au lieu d’un simple sulfure ; il peut se produire des polysulfures, et qu'alors les atomes de soufre employés s’accroissent proportion nellement. Maïs quand la température est convenablement élevée, le phénomène se À ra comme on vient de l’in- ER” 6 }Ampl'on cf:

‘594. Le soufre seulest sans action: sur tous les and de la première section. Il paraît mème qu'il ne peut dé« composer seul cértains oxides de la quatrième, et particulièrement l’acide titanique. Mais à l’aide du charbon, où bien à l’état de sulfure de carbone, il'en opère la décomposition et le transforme en sulfure. On n'a pas tenté de le faire agir sous cette forme sur les oxides de la première section. Il est probable que la décompositi on s’effectuerait,

705: Par l'intermède de l’eau, le soufre paraît agir sur çuelques oxides de Jlaudernière section, avec PS il forme de l’acide LE déces le métal étant mis à nu, S'il agit sur ceux de la troisième, de la quatrième ou de la

110 Liv. TT CH. IT. OXIDES cinquième, ce n'est du moins que dans des circonstances; rares et peu connues ; il n’agit pas sur ceux de la première. Iln'en est pas de même avec ceux de la seconde; il. exerce sur eux à froid, mais mieux à chaud, une action, très-rapide. Le soufre les transformée en polysulfure solu.-. ble eten hyposulfite. Cette action sera étudiée plus en dé tail à l'occasion des sulfures eux-mêmes. ci

796. Action du sélénium. Elle ressemble à tous ég id à celle du soufre, aussi n’entrerons-nous dans aucun détail. Ceux-ci trouveront leur place dans les généralités qui concernent les séléniures, ou dans l’ pe prise de ces corps.

797. Action du phosphore. Le ie se rapproche beaucoup du soufre par l’action qu ’ilexerce sur les oxides. Ajnsi, comme lui, il n’altère point ceux de la première section ; comme Jui , il donne avec ceux de la seconde, un phosphate et un phosphure métalliques comme lui encére avec la plupart de ceux des deux dernières, il fournit.des: phosphures métalliques et de l'acide phosphorique; siile phosphure peut résister à l'action de la chaleur. Mais avec ceux de la troisième et dé la quatrième, la réaction est: différente ; il se produit ici un phosphate et un phosphure, : ce qui tient évidemment à ce que l’oxide et l'acide sont) l’un et l’autre fixes, l’un et l'autre indécomposables. ce qui n'est pas le cas de l'acide sulfurique. 0 ts ls

. Ces réactions sont vivés, elles ont lieu prchdhes mains avec dégagement de dot et de lümière. Les ‘oxides dé la troisième section, décomposés par le pliomsihtéré né donnent lieu ul sln à à aucun dégagement notable de lu< mière. Ceux de la seconde en produisent beaucoup, et ceux de la sixième et particulièrement l'oxide d'argent, en font autant, et sont d'ailleurs désamnesés avec tant d'énergie par le phosphore , que-Laction s'exerce souvent

à la température ordinaire, Aussi, 4 ut-il se garder de mé- “langer ces corps ; et toutes ces réactions doivent-elles s'efs

MÉTALLIQUES. . , rit fectuer en forçant le phosphore en vapeur à passer sur les oxides convenablement chauffés, ,

798. Par l’intermède de l’eau, le phosphore agit tout autrement sur les oxides. Avec ceux dont l'oxigène est fai-

blement combiné, ceux des deux dernières seetions, par

exemple, il donne de l’acide phosphorique en mettant le métal à nu. C’est ainsi du moins qu'il agit sur l’oxide d’or. Il est sans action sur ceux de la première et de la troisième section, ainsi-que sur presque tous ceux de la quatrième. Îl en a au contraire, une tr ës-grande sur ceux de la seconde. | Avec tous les protoxides de éelle-ci , il donne sous l’influence de l’eau , à froid ét mieux à chaud, du gaz kydro-

gène perphosphoré mêlé d'hydrogène et des hypophosphi-

tes qui se décomposent à leur tour si l’action est prolon=

gée (239 ). Ïl est évident que l’eau est décomposée, et que son hydrogène etsonoxigène se combinen t, le premier partiellement, et le te à tout entier.avec le phosphore. Nous HORRSÉ à établir les pr oportions suivant les-

quelles cette réaction a lieu, en nous occupant des hypo-

phosphiies. :

799. Action de arseric. Elle ressemble. à tous Écards à celle du phosphore; avec les oxides de la seconde section, l'arsenic donne à chaud des ârséniaïes-et des arsé-

niures; avec ceûx de la première; rien; avec ceux des

quatre dernières, äl fournit en beaucoup de-cas des arsé-

niates et des arséniures , -et quelquefois des afséniures et

de l'acide arsénicux, si l'arsénic est én excès. Par l’intérmède de l’eau, l'arsenic donne avec les bases

de la seconde section de l'hydrogène arséniqué, de l’hy-

drogène. libre et un sel d'arsenic qui réclame un examen nouveau. Cette réaction remarquable qui rapproche s0oùS ..un rapport bien net, l arsenic du phosphore, fut observée par Gehlen, qui mourut empoisonné, par le gaz provenant de l’action a. de l’arsenie sur la potasse,

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