LIV, IIT, CH. III. OXIDES
866 \ütion te loxigeng" Tous les oxides paraissent inaltérables dans l’oxigène sec, à latempérature ordinaire; mais si l’on fait intervenir l’eau sans élever la température , il est quelques oxides qu peuvent absorber ce gaz. HA sont les suivans :
Pr oise de fer, Deutoxide de fer, Protoxide de manganèse, Deutoxide de manganèse, Protoxide de cobalt, Protoxide de caivre, Protoxide de titane.
Le Waissthée et le deutoxide de fer passent à D état d’hydrate de sesquioxide. Le protoxide et le deutoxide de manganèse, et le protoxide de cobalt, se transforment aussi en hydrate de sesquioxide ; celui de cuivre en hydrate'de biostae et le protoxide de titane en hydrate d’acide titanique.
8or. Les oxides capables d’absorber l’oxigène sc sec, à l’aide de la chaleur, sont beaucoup plus nombreux. En voici les noms avec ceux des oxides qu'ils produisent. |
Protoxide de barium : = Bioxide.
— de potassium — Tritoxide.” — de sodium : — Sesquioxide{ Protox. de manganèse :=— Deutoxide.
Protox. et deut. de fer — Sesquioxide.
| : 1 Protox. d’étain, : — Acide stannique.
Oxide de molybdène
Re mer — Acide molybdique.
Oxide de tungstène — Acide tungstique. * Oxide de titane: — Acide titanique.
Oxide de cuivre — Bioxide.
Oxide de plomb — Deutoxide,
Oxide de mercure — Bioxide,
MÉTALLIQUES, > a8
2. Action des métaux. La classification des oxides, ainsi que les divers phénomènes quon vient d'analyser, permettent de prévoir assez souvent quelle doit être l’action des métaux sur les oxides. Toutefois, on est loin d’avoir sur ce sujet toutes les lumières que la pratique des arts métallurgiques rendrait "nécessaires. Îl est évident que des forces très-variées agissent simultanément dans ces
sortes de phénomènes, et qu’on peut obtenir selon les”
circonstances : 1° la réduction de l’oxide employé et l’oxidation du métal mis en contact avec lui; 2° l’oxidation du métal employé et la formation d’un alliage résultant des deux métaux en présence ; 3° la réduction d’une partie de l’oxide et la formation d'un composé, au moyen du restant de cet oxide et du nouvel oxide produit ; 4° la transformation de l’oxide employé, en un oxide inférieur qui demeure libre ou qui se combine à l’oxide formé, etc.
La plupart de ces phénomènes peuvent être prévus, ainsi que les circonstances qui les accompagnent. Comme ils ont toujours besoin, pour s'effectuer, d’une élévation de température, ik sufit de considérer, d’une part, l’action de la chaleur sur les oxides, de l'autre, celle de la chaleur sur les métaux employés en présence Le l’'oxigène, et enfin, la tendance que peuvent avoir à s'unir les oxides possibles ou les métaux qu'ils contiennent.
Ainsi, les peroxides alcalins et tous les oxides des quatre dernières sections ser@nt décomposés par le potassium et le sodium. Les premiers seront ramenés à l’état de protoxide, tous les autres à l’état métallique. À l'exception des protoxides de la troisième section, la réaction s’effectueri toujours avec chaleur et lumière, |
- À l'égard des autres métaux, il parait que ceux de la cinquième. section peuvent enlever l'oxigène aux oxides de la sixième. Ceux de Ja RARE DSperEnt certainement les oxides de la cinquième et de la sixième, et quelques-uns d’entre eux peuvent même ramener à un état
LR TL, j o)
414 LIV, nf. CT. ÎtÉ, OKIDES
d’oxidation inférieur, les peroxides de la troisième et ceux de la première section. Enfin, les métaux de la troisième section pourront décomposer presque tous les oxides des trois dernières, ainsi que les peroxides de la première, ‘ct même quelquefois les protoxides. C’est ainsi que le fer, par exemple ; décompose la potasse et la soude.
Quant à l'énergie de l’action, elle dépend évidemment de l'état de division des matières et de la stabilité de F oxide employé. Avec des métaux très-divisés ou volatils et des oxides décomposables par la chaleur, elle aura toujours lieu avec dégagement de chaleur et de lumière. Dans Je cas contraire, elle se passera presque toujours sans production de Jamière, sinon sans production de chaleur.
803. Action des corps composés. Elle est très-variée. Fantôt ils se combinent avec les oxides métalliques, sott qu'ils jouent, à leur égard, le rôle de base, soit qu'ils fassent fonction d’acide; tantôt ils les décomposent en leur ettlevant l’oxigène et mettant le métal en Hberté ; tantôt 118° leur enlèvent encore l’oxigène ; mais le métal, au lieu dé rester libre, s'engage daus une oelre ATEN à Mais PHARE tous ces. résultats peuvent être prévus, ‘où du moin , les détails qui les concernent seront mieux placés à à loccasion des autres composés binaires non métalliques, dont la formation exercé une grande influence sur tous ces phénomènes.
Nous nous bornerons donc ici À ae que les corps composés acides, se combinent en général avéc les oxides basiques, de même que les corps composés basiques s’unissent aux oxides acides. De là résultent des sels. her Se
Parmi les corps composés, il en est un dont l'action mérite un examèn spécial : c’est l’eau. |
SA eau agit sur les oxides de plusieurs manières, Elle parait capable de se combiner au plus grand nombré d’entre eux, et elle forme ainsi des Te) que nous exa-
minerons plus bas; elle en décompose quelques-uns et \
MÉTALLIQUES. ; J15 elle est décompésée par d'autres. Ceux qu'elle décomposé sont des oxides singuliers capables de former à l'état de protoxide des hydrates très-stables. Les péroxides de} pos tassium et de sodium sont transformés à froid et subites ment eñ hydrates de protoxides et en oxigène par Je COHN= tact de l’eau. Ceux de barium, de strontium et de calcium ns la ps trahsforination , mais seulement à ablés de décbipéter l'eau ignt péu nombreux. Ce sont les protoxides de fer, de manganèse et d’étain qui en opèrént la ESP En?! à une chaleur rouge. de hydrogène ge this en liberté, lés oxides de fer et de manganèse passent
à l’état de deutoxide , et celui d étain 8e transforme en sé stanmique. | ‘fn ce qui concerné l'action des sus entr eux, il ya pèu de chosé à dire, Les oxides basiques peuvent se.combinér'aux oxides acides, et même aux oxides indifiérens , ; et ces derniers peuvent eux-mêmes s'unir aux oxides acides. Les composés formés ainsi, sont solubles dans l’eau, ‘quand is sont à base de potasse , ou de soude, et que d’ Hire le composé est neutre ou basique ; car , si l’acide prédomine à et qu'il soit insoluble, le composé peut lui-même devenir insoluble. Ainsi, avec les oxides d'argent, de cuivre, de
cobalt, de nickel , etc., la potasse forme des composés insolubles. Avec l’ AE l'oxide de zine, l’oxide d’étain, elle produit au contraire des composés solubles.
La barite, la strontiane, et la chaux, partagent. avec la potasse et la soude, la propriété de former. des composés solubles de ce genre. Mais à cet égard, leur action est bien plus ! faible, et le plus souvent les COrpOsÉs qu'elles produisent sont très peu solubles, ou même, tout-à-fait ins solubles dans l’eau,
110 LIV. III. CH. III. OXIDES Préparation.
804. Des procédés très-variés peuvent servir à la préparation des oxides. En premier lieu se place la calcination des métaux et celle des oxides au contact de l’air, ou‘du. gaz. oxigène. Les oxides basiques prennent même souvent naissance au contact de. l'air à la température ordinaire, sous l'influence des acides ; de même, que sous l'influence des bases on forme les oxides NE en pareille :circonstance. Toutefois , l’action de la chaleur facilite ces réactions. Les oxides résultent encore de Ja décomposition des sels solubles au moyen des bases alcalines ou de l’ammoniaque. .Les acides peuvent. aussi séparer les oxides acides de leurs combinaisons avec les oxides basiques. La chaleur, en dégageant les acides carbonique ou nitrique, met en Hborté les oxides auxquels ils étaient unis. L'acide nitrique, par son action sur les métaux, PE oduit quelques oxides qu'il ne peut dissoudre , à cause de leurs RrOPUÉLÉS acides. Enfin l’eau oxigénée sh naissance à plusieurs peroxides en. agissant sur les REoRRATES ou deutoxides de ces métaux. 1 s
Les oxides qui peuvent être produits au moyen des
MéÉLAUX ; prennent naissance dans des circonstances diverses.
L'action de V oxigène ou de l'air sur les métaux peut se produire soit à froid soit à chaud. Le potassium , par exemple, s'oxide au contact de l'air, et cette action pourrait être très-vive, s’il ne se formait à à je surface du métal une couche d’oxide qui l’arrète En supprimant le contact. Mais quand celui-ci peut ‘avoir lieu, il existe de nombreusés circonstances dans lesquelles les métaux s'oxident à froid, au contact de l'air. Elles se présentent lorsque, par un procédé quelconque, les métaux ont été réduits en poudre très-fine. Le plomb, le cuivre, en poudres très-fines , sont pyrophoriques et s'oxident avec une
: | MÉTALLIQUES. 117 grande énergie. Ces phénomènes sont offerts, par exemple, par les résidus de la distillation des acétates, ainsi que par les oxides réduits au moyen du gaz hyAPogbuel quand le métal qui en provient est infusible. Quand le métal est très facile à oxider, l'extrême division qui a lieu dans les cas précédens ne paraît mème pas nécessaire. Un culot de manganèse, abandonné au contact de l’air, tombe au bout de quelque AeDE en poussière, et celte poussière est un oxide.
Plusieurs métaux, le fer, par exemple, peuvent encore
s’oxider à froid au contact de l’air humide. L’air dissous
dans l’eau commence l’oxidation ;.et l’eau elle-même est
ensuite décomposée par l'influence électrique due au, contact de l’oxide formé et du métal. Aussi, l’oxidation,
leute d’abord, devient-elle énsuite très-rapide. C'est ainsi
qu'en pharmacie, l’on prépare l’oxide de fer à la HR ou
deutoxide de fer.
Mais, dans tous Îles cas, où l’on a besoin d’ opérer sur des métaux en masse, et où l'on veut produire une oxidation rapide, on est d’effectuer ordinairement à chaud la combinaison directe des métaux avec l’oxigèue. Nous allons donner ici quelques exemples qui permettront de se former une idée précise de tous les phénomènes de ce genre. On sait avec qu’elle intensité et quel dégagement de Jumière ét de chaleur le fer brüle dans le gaz Oxigène pur. Ici l’action est énergique , rapide et complète, parce que l'oxide formé étant très-fusible et la température trèsélevée, le métal se trouvé toujours à nu. Au contact de l'air, l'action se produit aussi, mais avec une moindre énergie. Les battitures de fer ne sont autre chose qu'un deutoxide de fer dont on peut obtenir des écailles d'assez grande dimension et d’une parfaite pureté. Les aûtres oxides de fer s’obtiennent par des procédés différens.
La calcination de l’antimoine au:contact de l'air donne naissance au protoxide d’antimoine, que l’on'obtient en