LIV. TG CM HI: OXINES
belles aiguilles. crisiallines. Cet oxide étant volatil, on le recueille au moyen de creusels renversés ;-percés par leur fond, que l’on place au-dessus de celui qui contient le . métal en fusion. La sublimation de l’oxide rend encore ici la surface du métal toujours assez nette pour queson contact avec l’oxigène puisse avoir lieu. |
Si l'on veut produire l'oxide de zinc, on fond le métal dans un creuset, et l'on porte la chaleur au rouge. Bientôt, il brûle avec une flamme jaune très-brillante, en produisant d’abord des flocons lanugineux blancs et très-légers ; puis des plaques épaissses de la même nature, c’est l’oxide : on l’enlève avec une cuiller, et le phénomène se reproduit. Le zinc étant volatil, le contact entre ce métal et l’oxigène ‘a toujours lieu et l’oxide se répand. dans toutes les parties du creuset, même les plus élevées.
Le plomb n'étant pas volaul comme le zinc, a besoin pour s’oxider d’être exposé plus immédiatement au contact de l'air; il faut aussi qu'à mesure que l’oxide se produit, il soit enlevé, afin que le métal fondu puisse être de nouveau en contact avec l'air. On opère en grand dans des fours , et on agite la surface du métal avec un ringard. Dans les laboratoires , on oxide le plomb en le tenant en fusion dans un têtau rouge, etenlevant avec une spatule l'oxide à mesure qu'il se forme. ù Le mercure, exposé au contact prolongé de l'air, à Ja température de l'ébullition, se recouvre d’uné couche d’oxide rouge, décomposable par une température plus élevée. L'action est fort lente, bien que la volatilité du métal et l’infusibilité de l’ pe tendent à la favorisér.
805. L'oxidation des métaux sous l'influence de l'air et d’un acide est un phénomène qui s'offre fréquemment à nous; dâns la formation du vert de gris, par exemple, où le cuivres’oxide sous l’influence de l'acide acétique. On peut préparér par ce procédé tous les oxides basiques ; tels que.ceux.de plomb, de cuivre, de fer, d’étain, etc.
MÉTALLIQUESS +19
Le fer, le zinc ; etc. , s'oxidcraient aussi dans de. senia blables circonstances , mois ces métaux peuvent encorë décomposer l’eau à froid avec beaucoup d'énergie sous l'influence d’un acide tel que l'acide sulfurique. Lesvio
Jent dégagement d'hydrogène qui se produit tout à coup,
dans cette réaction, prouve combien la décomposition de Peau et loxidation sont rapides. ;
On peut produire tous les oxides acides au moyeri de l'oxigène et des bases. On fournit en général l’oxigène et la base aux métaux, dans cette circonstance, par la décomposition du nitrate de potasse auquel on les mélange. C’ést par cette réaction que l'on obtient l’acide antimonique. On calcine au rouge naissant un mélange d'une partie d’antimoine et de six parties de nitrate de potasse. On lessive la masse, et l’on précipite de-la solution , l'acide antimo-
nique, au moyeu d'un acide.
La peroxidationi de l’oxide de chrôme dans l’ action dù nitre sur le chromite de fer est un fait de cette espèce. La production de l'acide manganésique dans le traitement du peroxide de manganèse, par un alcali, est aussi demême nature, si l’on admet que le contact de l’air soit nécessaire à cette réaction. | » Le platine, exposé an rouge, au contact de l'air, et
d’une base alcaline, se transforme en platinate de la base.
Aussi, doit-on éviter de faire, dans un creuset de platiné, toutes les calcinations dans lesquelles un alcali, est mis à nu.
806. On produit encore divers oxides au moyen d'autres oxides d’un mênte métal , soit en leur enlevant, soit en leur ajoutant de l’oxigène. Les mêmes circonstances qui donnent naissance aux oxides par l'action de l’oxigène sur les métaux, se produisent encore dans la préparation dés oxides par les oxides. Tandis que certains peroxides peuvént, étant soumis à l'action de la chaleur, perdre de l'oxigène ct être ramenés à un état d’oxigénation moins avancé} ,