DS
O8T: A Dans les phosphites neutres, la quan tité d’oxigène. de l’oxide est à la quantité d’oxigène de l'acide comme 2 à 3. Leur composition atomique est donc:
aa 1 1 at. métal Base = EE ia 1 at. oxigÈne.
1 at. phosphore
1 1/2 at. oxigène.
ÂAcide= a:
Ils se comportent d’une manière différente au feu, suivant qu'ils sont neutres, acides ou avec excès de base. Projetés sur des charbons ardens, ceux qui sont acides produisent une belle flamme jaune, ceux qui sont neutres en produisent une moins intense, et ceux qui sont avec excès de base en produisent une moins intense encore. Chauffés en vase clos, les sous-phosphites laissent dégager de l'hydrogène phosphoré, un peu de phosphore, et on obtient toujours un résidu jaune fauve, qui est un sous-phosphate soluble dans les acides. |
Présque tous les phosphites sont insolubles ; ceux de baryte et de strontiane ne le sont que très-peu , quoiqué doués de la faculté de cristalliser ; mais ceux de potasse , de soude et d’ammoniaque, sont HÉLSOIObIeS dans l’eau , ils sont même déliquescens ; toutefois ils ne se dissolvent pas dans l'alcool.
Aucun phosphite ne se trouve dans la natüre : on les
obtient en combinant directement l'acide phosphoreux avec les bases.
ARSÉNIATES. 2ÂE.
Arséniates.
082. Composition. Nous avons vu que, dans les phosphates neutres, la quantité d’oxigène de l’oxide est à la quantité d’oxigène de l’acide comme 2 à 5; il en est de même pour les arséniates. -
Si nous représéhtons la composition des arséniates en atomes, nous aurons donc,
__( rat. métal Base = np T/at: oxigéne.
L2 d d , 1 at. arsenic Acide= Eur 2 1/2 at. oxigène,
« Les biarséniates contiennent pour la même quäntité de base deux fois autant d'acide. Les sesquiarséniates renferment pour la même quantité de base, une fois et demie autant d'Acide comme leur nom didie: Il existe aussi des arséniates basiques très-variés. ’
985: Tous les arséniates , à une température plus où moins élevée , se fondent ou éprouvent un commencement de fusion. Les plus fusibles sont ceux de potasse et * de soude. Il n’y a qu’un très-petit nombre d’arséniates qui soient susceptibles d'être décomposés par le feu, ce sont. ceux dont les oxides sont faciles à réduire spontanément, ou ceux qui peuvent passer à un degré ds nr LE plus: élevé.
Le charbon calciné avec un arséniate réduit toujours : l'acide, maïs il ne réduit la base qu’autant que celle-ci l'est elle-même par ce corps combustible. S'il faut ur forte chaleur pour opérer (la réduction, on obtient du gaz acide carbonique, de l’oxide de ee et de l'arsenic ou un arséniure ; si la température était moins élevées on n’obtiendrait pas d’oxide de carbone, mais du gaz acide carbonique, et de l’arsenic en parte libre et en. partie combiné avec le métal de l’oxide.
: On n'a point constaté par expérience quelle était cd aC«
In 10
22 LIV. TI. CHQ Svir. ARSÉNIATES.
tion des autres corps combustibles non métalliques sur les
arséniates ; mais, d’ après l action qu’ exerce le charbon sur ces corps, on ne saurait douter que l'hydrogène, le bote,
le phosphore et le soufre, ne les décomposassent à une
température plus où moins élevée.‘On peut prévoir quels
sont les produits qui doivent se formef. ,
Les arséniates de potasse, de souidétet d’ ammoniaque sont très-solubles; les autres, et particülièrement l arséniate de bismuth, É deviennent dans un excès d'acide arsénique.
Toutes les fois que l'acide sulfurique peut former avec l’oxide d’un arséniäte ün sel insoluble, il le décompose à la température ordinaire ou du moins à une température peu élevée. Il en serait tout autrement si l’on’ faisait agir l'acide sulfurique à la chaleur rouge, car alors cet acide est au contraire dégagé de ses combinaisons les plus intimes par l'acide arsénique; c’est ainsi qu’en calcinant un mélange de sulfate de potasse et d’acide area que on obtient du gaz acide Re du gaz oxigène et un arséniate,
Les acides RARE , abri que hydrochlorique , hydrofluorique, hydriodique » liquides , agissent sur presque tous les arséniates; ils dissolvent ceux avec la base des quels ils peuvent Lorie des sels solubles, et les font vi ser à l’état de sur-arséniates.
Lorsqu'on verse une dissolution neutre daisésas de soude, de potasse ou d’ammoniaque, dans une dissolution également neutre d’un sel soluble de baryte, il se précipite un arséniate neutre de baryte ; mais si l’on emploie tout autre sel neutre et soluble que celui de baryte, il se précipite constamment un sous-arséniate insoluble, et d'autre part on a un sel acide soluble.
984. Les arséniatés naturels sont au nombre de cinq; savoir : l'arséniate de fer, de ‘deutoxide de cuivre, de protoxide de cobalt, de protoxide de nickel et de plomb,
ARSÈNITES. 343 L'arséniate de fer est très-rare , celui de cobalt est pl us répandu ; on le trouve non-seulement dans les mines de cobâlt, mais encore dans celles de cuivre et d'argent. Les arséniates solubles peuvent être obtenus directe ment en combinant l'acide arsénique avec les bases ; mais on emploie un procédé plus économique. C’est en Lie nant le nitrate de potasse ou de soude avec de l’acide arsenieux qu'on prépare l’arséniate de potasse aïnsi que celui de soude. Quant à ceux qui sont insolubles, c’est par double décomposition qu’on les obtient. La calcination dü’ nitrate avec l acide arsenieux peut se faire dans des: tubes de fonte, maïs dans ce cas il se produit toujours de l’arséniure fs fer en paillettes micacées, jaunes, semblables à
de la pyrite pour l'aspect.
Arsénites.
- ï Cr: è . n d 085. La quantité d'oxigène de l’oxide est à la quantité d'oxigène de l’acide comme 2à 3. * La composition atomique des arsénites est donc : «
D He = 1 ât. métal
1 at. oxigène.
"y" 6 \ maucc À (I at, arsenic :
Se Acide= es 1 1/2 at. oxigène,
Les arsénites, exposés en vases clos à l’action de la chaleur, se comportent diversement; tantôt ils laïssent dégager leur acide, et La base devient libre; tantôt une partie de l'acide est décomposée, et de là résulte une certaine quantité d'arséniate et de l’arsenic métallique. Les arsénites alcalins sont dans ce dernier cas, |
Les corps combustibles simples qui opèrent la décomposition des arséniates agissent sur les arsénites à une température moins élevée. Ils en opèrent la décomposition plus facilement et donnent les mêmes produits.
Les arsénites de potasse, de soude et d'ammoniaque sont les senls qui soient bien solubies ; ceux de chaux, de
strontiane et de paris le sont dans un grand excès de ces bases ou d'acide arsénieux. |
Les bases qui ont le plus de tendance à se combiner à Vacide arsénieux, par l’intermède de l’eau, sont la baryte, la strontiane et la chaux ; puis viennent la lithine, la potasse, la soude et |’ ‘ammoniaque.
En mettant les acides sulfurique, nitrique, hydrochlorique, phosphorique, hydrochlorique, etc., en contact avec un arsénite, celui-ci est complétement décomposé ; ‘il en résulte un nouveau sel; l'acide arsénieux, mis en liberté, se dissout quelquefois dans l'excès d’ acide. On sait que l'acide arsénieux est un acide faible et qu'il joue parfois Le rôle de base; ainsi l’acide nitfique le dissout ; mais par l'évaporation, il s’en dépose une partie, et l’autre passe à l’état d’acide arsénique.
L’acide hydrosulfurique n’a aucune action sur les arsénites de la seconde section ; mais il décompose presque tous ceux des autres sections. .
L’arsénite de plomb est le seul qu’on ait trouvé dans la nature. On prépare les arsénites de potasse ougle soude en combinant directement l'acide‘arsénieux avec la potasse où la soude. Cette opération peut se faire dans ‘un ballon; on y met un excès d'acide arsénieux en poudre et de la potasse ; on fait bouillir pendant un quart d’heure, en agitant.de temps en temps ; ensuite on filtre, on laveet on fait rapprocher la liqueur.
. Borates. É Rè 986. Suivant M. Berzélius, les borates sent composés de telle manière que la quantité d’oxigène de l’oxide est à la autiide comme 1 est à 6. On a donc pour leur composition atomique \ ee du 1 at. métal I at. oxigène.
p' f 4 at. bore al, acide SEM G at. oxigène,
sat. base =
BORÂTES. 245
Il existe fr biborates. On connaît aussi des borates sesqui-basiques et tri-basiques.
Les borates n’éprouvent aucune altération par le feu, quelque intense que soit la chaleur qu’on leur fasse éprouver. Il n’y a que ceux dont l’oxide est réductible par la Chaleur qui puissent se décomposer, parce que ‘l'acide “borique lui-même est fixe et inaltérable au feu. Lorsque la décomposition ne peut s'effectuer, les borates se vitrifient, et se vitrifient d'autant plus facilement que l’oxide est lui-même plus fusible.
L’acide borique ne pouvant être décomposé par les corps combustibles simples, il s'ensuit que les borates le seront difficilement par ces mêmes corps, si d’ailleurs le bore et le métal ont peu ou pas de tendance à s’unir ; mais, comme l'acide” borique a peu d’aflinité pour les bases, il peut arriver que ces bases seules soient décomposées par le corps combustible. Ainsi le borate de cuivre est décomposé par le carbone, ‘l'hydrogène, etc., qui réduisent l’oxide de cuivre et le ramènent à l’état métallique, en laissant l’acide borique libre. Avec le borate de fer, on obtient au contraire du borure de fer, quand on le réduit par l'hydrogène. Le charbon paraît même capable de réduire le borate de soude, soit en mettant le bore à nu, soit en formant du Na de sodium. "
Presque tous les borates sont insolubles; il n’y a que ceux de potasse, de soude, d’ammoniaque et de lithine qui soient solubles dans l’eau d’une manière sensible. Certains borates deviennent solubles dans un excès d’acide.
L'ordre suivant lequel les bases dht le plus de tendance à se combiner à l'acide borique, par l’intérmède de l’eau, paraît être le suivant : la barÿte, la strontiane et la chaux au premier rang, la potasse et Ja soude au second ; ; puis l’ammoniaque et Ja magnésie, etc.
À la chaleur dé l’ébullition ou au-dessous, les Portes sont décomposés par.tous les acides, excepté par les plus faibles,