‹ Traité de chimie appliquée aux arts;Chapitre 19 sur 83 · AMIDON, FÉCULES, BEXT&1KE · texte numérisé non relu

AMIDON, FÉCULES, BEXT&1KE

nous layons déjà dit, est de 160 hectolitres en 10 ou 12 heures.

3444. Plusieurs constructeurs de machines ont cherché à réunir les avantages de continuité et d'épuisement complet de la pulpe que présente le tamis incliné, dans des appareils plus simples , plus faciles à conduire et moins étendus que ce même tamis. Ils y sont plus ou moins bien parvenus dans les appareils que nous allons indiquer , et dont un ou deux sont très répandus et donnent de bons résultats. De nombreuses tentatives ont été faites dans la vue d'employer des cylindres analogues aux blutoirs pour la séparation de la fécule engagée dans la pulpe de pommes déterre ; les diverses modifications de ces blutoirs furent successivement abandonnées ; elles exigeaient trop d eau , étaient difficiles à nettoyer, et surtout n'épuisaient pas les marcs.

M. Yermer est parvenu i écarter toutes ces difficultés , en construisant un appareil, formé de trois tronçons de cylindres, garnis de toiles métalliques, mais de diamètres différents ; tous trois sont sur le même axe : le premier est le plus étroit, le second est le plus large, et le troisième, vers le bout duquel arrive la pente , présente un diamètre intermédiaire à ceux des deux autres. Le but de cette disposition est de rompre à plusieurs reprises, et sans que le travail cesse d'être continu , la direction de la pulpe de façon à la retourner et à l'ouvrir dans plusieurs sens tandis qu'elle chemine.

La pulpe arrive à la partie supérieure du plus petit cylindre, tombe dans l'intérieur, puis aidée par le mouvement de rotation imprimé au système des trois cylindres, et de plus par l'inclinaison donnée à ces mêmes cylindres , elle les traverse successivement et sort épuisée par l'extrémité du cylindre moyen.

La fécule entraînée par l'eau se réunit dans la bâche placée au dessous des trois cylindres , et se rend dans un second tamis cylindrique épurateur, qui retient une grande

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partie des débris de tissus et des corps étrangers qui échappent au premier tamisage.

Le tamis Vernier épuise assez complètement la pulpe , il fait autant d'ouvrage que le tamis incliné , n'exige pas plus de force, et tient beaucoup moins de place. Il est du reste employé dans un grand nombre de fabriques , où il donne de bons résultats.

M. Stolz , habile mécanicien de Paris, construit aussi un tamis cylindrique, d'un modèle particulier-, il se compose d'une portion de cylindre fixe, garnie de toiles métalliques faciles à démonter, et d'un axe faisant mouvoir des palettes et des brosses, qui agitent la fécule et nettoient continuellement le tissu métallique. Une injection d'eau continuelle aide axi départ de la fécule, qui se réunit dans une bâche placée au dessous du tamis cylindrique. Le tamis de M. Stolz peut épuiser aussi la pulpe de 160 hectolitres de pommes de terre en douze heures de travail ; pout ce nombre, il n'occupe en longueur qu'une place de 4 mètres. Il est aussi employé avantageusement dans plusieurs fabriques.

M. Sâint-Etiehhe, l'inventeur du premier tamis que nous avons décrit , a cherché ainsi que son fils , à perfectionner le tamis incliné de M. Laine , sous le rapport de l'emplacement. Leur tamis se compose de plusieurs châssis métalliques, placés horizontalement et superposés les uns aux autres ; la pulpe tombe de la râpe sur le châssis inférieur; elle est successivement montée au moyen des chaînes de Vaucanson sur tous les tamis ; elle sort épuisée de dessus le châssis le plus élevé. Cette disposition n'a pas encore été assez employée pouf qu'on puisse être certain des résultats qu'elle peut donner.

5445. Quel que soit le mode d'extraction , la fécuk* entraînée par l*eau se rend dans de grandes cuvés , ou dans un grand nombre de tonneaux; au bout de quelques heures de repos «lié est déposée, et on peut soutire* tout le liquide

AMiftOft, féc*lbs* DB»ftt*m. ia3

surnageant. On met alors en suspension la fécule dans une bouvelle quantité d'eau pure > on fait repose? un instant pou* laisser précipiter les corps lourds , tels que la terre, le sable , etc. , et on àltre la fécule en suspension à travers un tamis assez fin. On répète cette dernière opération une eu deux fois , suivant le degré de pureté de la fécule * et on a soin de prendre des tamis de mailks de plus en plus «orées* Ah dernier lavage* la fécu}e bien épurée de toutes lse substances étrangères, plus lourdes ou plus légères qu'elle, se précipite au fond des cuves et forme une masse asses dore, qu'il est facile de découper en morceaux de grosseur déterminée.

Oïl porte ces pains dans des paniers légèrement coniques, garnis de toile ; on tasse la fécule par quelques secousses imprimées A ees bachetê , et on laisse reposer. Au bout de vingt-quatre heures, la fécule est assez égouttée pour qu'on puisse iatetirer sous forme de pains capables de résister i de légers chocs ; on porte alors ces derniers sur une aire en plâtre qui , en un temps très court, absorbe toute l'eau encore apparente. Cette aire en plâtre a deux décimètres d'épaisseur ; elle forme ordinairement le plancher du séchoir à air libre qui , comme bous allons lé voir, sert à la première dessfcfcation de là fécule.

Àtt bout de Vingt^quatte heure** d'exposition sur le plâtré, ôft divise les pains en sept bu huit mOttéau*, que Ton dispose sur des traversés de bois étagées et éonvenable- Mmt disposées pour obtenir une rapide ttefestecation. ( La pi. idtuv, fig. 1 et % donne une idée de la disposition du séehoir. ) La pièce où s'opère la dessiccation Vaste , bien aérée, ftçoit les vents les plus fréquents du pays , est à l'abri de la poussière des grandes routes , enfin permet d'augmenter où de diminuer la vitesse de la dessiccation*

Apte* environ six semaines de séchage A air libre , on jttte les fragments es pains sur le planche* du séchoir, qui doit étfe disposé i fcet effet, quand on n'emploie pas une

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aire en plâtre ; on les écrase au moyen d'an rouleau en bois que Ton fait passer dessus, et la fécule grossièrement pulvérisée, et contenant encore 40 pour 100 d'eau interposée , est directement portée au séchoir à air chaud, où se termine sa dessiccation.

5446. Le séchoir à air chaud doit être construit pour une grande fabrique surtout, en observant les principes applicables à ces sortes d'appareils. Ainsi , la température veut être uniformément répandue dans tout le séchoir; il faut qu'on puisse à volonté élever ou abaisser cette température, suivant que les circonstances l'exigent*, il importe que l'air saturé d'humidité s'échappe avec rapidité , car il nui* rait à la vitesse de la dessiccation ; enfin , l'appareil qui fournit l'air chaud doit être disposé de manière à utiliser le mieux possible le combustible qui échauffe l'air.

D'après ce que nous venons de dire, il ne faut donc pas, comme on le fait souvent, disposer la fécule dans une chambre fermée de toutes parts, de manière que l'air chaud ne puisse se renouveler qu'accidentellement, c'est la plus mauvaise des dispositions.

•'. L'étuve de M. Ghaussenot, qui remplit bien toutes les conditions , se compose de deux parties bien distinctes : l'une, qui est destinée à fournir l'air chaud nécessaire i l'évaporation; dans l'autre, la fécule est disposée de la manière la plus convenable pour être rapidement desséchée.

L'air chaud fourni par un bon calorifère est conduit dans l'étuve proprement dite au moyen d'un large tuyau de tôle qui le distribue uniformément dans toutes les parties où se trouve la fécule ; les ouvertures pratiquées tout le long de ce tuyau peuvent, au moyen de registres, livrer passage à une quantité plus ou moins grande d'air. L'air chaud, après s'être chargé d'humidité en traversant la fécule placée sur des tiroirs , s'élance dans des canaux dont l'ouverture inférieure est placée i quelques centimètres du

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fond du séchoir, et dont l'autre extrémité communique avec une cheminée qui puisse activer le tirage*

Lorsqu'on vient de placer la fécule sur les tiroirs du séchoir, il ne faut pas brusquer la température, parce que la fécule formerait, avec l'eau qu'elle contient encore en assez grande proportion, un empois ou magma dont on ne pourrait tirer aucun parti. Il faut au commencement de l'opération ménager l'arrivée de l'air chaud, et n'élever que peu à peu la température jusqu'au degré maximum de 110 degrés; à la fin du séchage, l'eau étant presque entièrement partie, il n'y a plus aucun danger.

La fécule perd encore à l'étuve de 8 à 15 pour 100 d'eau , suivant que la dessiccation a air libre a été poussée plus ou moins loin; elle est alors assez sèche pour être livrée au commerce ; on retire les tiroirs, on les renverse sur le plancher placé en avant de ïétuve, on écrase la fécule avec un rouleau en fonte, on la relève en tas, et on la porte au bluteur mécanique.

5447. Nous ayons donné pi. lxxxv, fig. 8, 0 et 10, les détails d'un blutoir mécanique. Il se compose d'un entonnoir conique , dans lequel on verse la fécule ; de deux tamis superposés à travers lesquels la fécule est successivement obligée de passer , par l'action de brosses mues rapidement par un arbre vertical; enfin d'un espace, placé au-dessous des tamis et qui reçoit la fécule filtrée. Des brosses, semblables aux précédentes, expulsent la fécule hors de l'appareil , on la reçoit directement dans des sacs , ou bien elle se rend dans des magasins disposés pour la conserver jusqu'à la vente.

La fécule sèche , sans mélange , et prête à être livrée au commerce, se présente sous la forme d'une poudre blanche offrant un grand nombre de points brillants , lorsqu'on lui fait réfléchir les rayons solaires. Elle est insoluble dans Veau froide, beaucoup plus lourde que ce liquide; elle s'en précipite assez promptement et se tasse au fond des vases ;

j*G 4«Utt>*i **(»W, WWHB<

elle ne contient pes m 4*mou* de 9 pour 400 d'eau , et eU* ne doit pas en contenir plus de 4$. Calcinée dans une capsule en platine, la fécule doit à peine donner de résidu, un dep4 pentiètne au plus , provenant des sels insolubles contenus dans les eaïqt de lavages, et dans la pomme de terre elle-même. f#fin, traitée pw }% (U**t&se elle doit } connue aous l'ayons vu , pe dissoudre sans laisser de résidu ; c e$t ce dernier caractère qui indique le plu* sûrement te degré de pureté de la fécule.

Ces caractères de la fécule pure sont suffisants pou» d4* couvrir ces mélangea frauduleux que la bonne foi ré* prouve , et qui ne sont malheureusement que trop employés pour augmenter les bénéfices du fabricant. 11 est un de ces mélanges qui est surtout nuisible dans la fabrication du sucre de fécule , et qui a été la cause de pertes considérables; nous voulons parler du carbonate de chaux ; ce corps, eu se combinant à l'acide sulfur ique , empêche la dissolution de la fécule , qui ne peut s'opérer qu'après la saturation du carbonate; Cette fraude est donc doublement nuisible au fabricant de sucre ou de sirop de fécule ; mais nous le répétons, une simple ealcination à air libre a bientôt découvert le mélange.

3448. La pulpe épuisée forme enviçon les 13 pour 100 des tubercules , et elle contient encore 5 de matière sèche, dont 3 de fécule, qui a résisté aux lavages ; c'est donc une bonne nourriture pour les bestiaux. Ce produit est d'un emploi bien plus satisfaisant, quand on le souipet à la pression et qu'on le fait ensuite dessécher sur une tour aille.

Les wx, <fc tayage <fes féçu]e?ies, qui ont souvent causé t^at 4'e#at>4Ev&s au^ fe^M^nt^ à causa des matières azotée* qu,elJ|e$ çqAtiennemJ; ei) $fl§pen$ioa, au, eu dissolution, peuvent êfre appliquées toutes les fois que le* position de, lu fc^ique le permet, , à l'irrigation des terres en culture \ dausie ç## p^r^e, on peut les perdre dans des puits ab»

AMIDON FÉCULES x .BEXT&fttB. \2J

sorbants ; xnais il faut en venir là „ à la dernière extrémité , car ces eaux constituent un excellent engrais.

Pour donner une idée 4e l'importance de lu fabrication de la fécule , nous dirons quelques mots sur ses applications les plus intéressante?.

Nous mettons fui premier ramç remploi de la fécule à la panification , parce que non seulement on évite ainsi les chances des disette* % uiqi* encore qu/pn diminue , dans toutes les saisons , le prix des aliments les plus nécessaires.

Outre cet eniploi de première importance, la fécule sert à la préparation d une foule d'aliments.

On emploie dans la fabrication du papier une masse considérable de fécule ; on en jugera <juan4 on saura qu'une seule fabrique de papier mécanique produisant unç moyenne de 14 à 1,500 kilog. par jour, peut employer par an 15 à 16,000 kilog. de fécule, Dan$ la fabrication du papier, on a vu à quoi cette fécule est employée.

On emploie pour la fabrication de la dextrine , qui remplace sous bien <\e$ rapports la ([orpmç du, Sénégal; des quantités assez considérables de fécule,

Depuis que la fabrication d^u sucre de fécule qs\ créée, elle consomma tqutes les, années une quantité de fécule qui s'élève maintenant à plusieurs milliqng 4e kilogrammes , et qui produit un égal poids de sucre en pains* La fabrication du sacre de fécule constitue une forme nouvelle et importante sous laquelle la pomme de terre va prendre place à coté du sucre de cannes dans nos alin^ents. La fécule sert encore dans les apprêts. 3-449. Terminons par quelques applications spéciales de ce corps aux essais ou analyses chimiques.

1° Une application intéressante de la réaction {le l'iode sur l'amidon vient d'être faite par M. Dupasquiçr, elle consiste à essayer par une solution alcoolique d'iod$ titrée les eaux minérales sulfureuse* r en ajqutant 4'aborc} quelques. gouttes de, sotyUpja çlçy^e damjdon dan* l'eay dont on veut

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faire l'essai. On comprend que l'iode agit de préférence sur l'acide sulfhydrique libre ou sur les sulfures ; qu'il forme de l'acide iodhydrique ou un iodure et précipite le soufre en se substituant à sa place. Mais dès que la saturation est complète , la première goutte de solution d'iode en excès agit sur l'amidon , la coloration caractéristique apparaît et indique d'une manière précise le terme de la saturation. Or, si l'on a employé un tube cdcalimétrique gradué pour verser la solution d'iode, le volume qui manque peut indiquer directement la quantité d'iode et son équivalent en soufre ou en acide sulfhydrique.

Ce moyen facile et prompt permet d'analyser et de comparer entre elles, à différentes époques, les eaux minérales sulfureuse^. Il est d'ailleurs d'une grande sensibilité, car on peut déceler la présence du composé sulfureux dans une solution renfermant seulement une goutte de solution saturée de sulfure de sodium pour un hectolitre.

2° L'eau chargée d'ammoniaque n'agit pas sensiblement sur la fécule , tandis qu'il ne faut pas un centième du poids du liquide en soude ou potasse, pour la faire gonfler énormément. Si l'on met en contact une solution de soude ou de potasse, et une solution de sulfate d'ammoniaque ou de tout autre sel ammoniacal, dans des proportions telles que les deux bases soient équivalentes, à l'instant la réaction est complète , il n'y a plus ni sulfate d'ammoniaque ni soude ou potasse libre. Le liquide ne conserve donc aucune action sensible sur la fécule , tandis que deux centièmes de l'une des bases fixes employées en excès suffisent pour rendre la fécule gélatiniforme. On peut donc exécuter ainsi l'essai des sels ammoniacaux.

3° La fécule portée k 100° dans 100 fois son poids d'eau , tfefroidie et filtrée, puis bleuie par un léger excès d'iode, devient tellement contractile sous l'influence des sels neutres, qu'elle peut faire distinguer les unes des autres, certaines eaux naturelles, notamment les eaux de rivière , des

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eaux de source moins pures et à plus forte raison de la plupart des eaux de puits. En général, elle décèle la présence des plus faibles proportions de sels neutres, acides ou même légèrement alcalins.

Si Ton veut s'en servir pour comparer le degré de pureté relative de plusieurs eaux , on verse dans plusieurs éprouvettes quelques centimètres cubes de ce liquide bleu, puis on ajoute dans chacun des vases une quantité des eaux 4 essayer suffisante pour opérer la séparation de l'iodure bleu. L'eau dont il faudra le moindre volume pour produire cette sorte de coagulation sera la plus chargée de sels, quels qu'ils soient, car tous concourent à cet effet.

Il convient d'ajouter préalablement à chacune des eaux quelques gouttes d'iode, de manière à leur donner une nuance jaunâtre égale et légère. On reconnaît nettement ainsi les puretés relatives de Veau distillée et des eaux de Seine, de FOurcq, des puits, etc.

L'eau de Seine , clarifiée par un demi-millième d'alun , se distingue immédiatement de cette même eau simplement filtrée. Ce mode d'essai pourra même devenir usuel dans les marchés relatifs aux distributions d'eau.

4° Une autre réaction de l'amidon permet de découvrir certaines falsifications du vinaigre ,' et notamment celles qui ont lieu par l'addition de l'acide stdfurique ou des acides acétique, chlorhydrique outartriqûe.

Que l'on mette dans une fiole 4 gram. de fécule et 100 centimètres cubes d'un vinaigre de vin , de grains ou de cidre ; Que dans un mélange semblable on ajoute un demicentième d'acide sulfurique, puis que Ton porte à 100* les deux liquides en les agitant;

Le premier conservera , après une ébullition soutenue pendant trente minutes , une opacité lactescente , tandis que le second aura acquis une transparence qu'il conservera indéfiniment. Le dernier ne développera aucune coloration par l'iode , tandis que Vautre fournira de suite une couleur bleue intense..

Ti. 9

*5o AHWfiir» ttC*W> fR»irllH|.

34HQ; tfQWifTCWW déjà d4&i$ré &*u*a*nojft fesub*a*eé gommeuse dans laquelle l'amidon se transforme siataérneat* fmt u«e moéiâcatie» isoMHfrique, sou* l'influence* de la diasfese, de* acide*, de Vea* eUe-même et de divers fermenta.

La de^trioe possède exactement Us même composition, çqe V^noidoA * C24 H20 O10 ; mais *Ue est sohible dans Veau à froid ov 4 clwffL Ses dissolution* , parfaitement limpides % peuvent en se concentrant prendre l'état sirupeux et conserver pa* la solidification Veut amorphe de la gomme arabique»

Pure, la de&trine est incolore , toujours imcrystaUisakle ; ordinairement, elle est un peu colorée enjambe ou en brun.

Insoluble dana l'alcool absolu, elle se dj^oqt dans l'alcool

L'iode ne la colore pas.

Noua ayons tu plus baux sous quelles influence* famidou peut se désagréger et se. convertie en ^extrkte ; parai les divers agents qui opèrent cette transformation, deux surtout, la chaleur aeulç ou lac&aleur aidée de quelques millième* d'acide azotique % sent mis à p^oÇt pour la préparation de la destine commerciale.. La matière» première est ea général la fécule des pompiçs de tepre,

Le premier procédé, exig& des précautions bien prises y pour élever vite, et très uniformément la tejnp.ératwe de toute la: fécule ordjuaire au degré où la réaction, s'opère» Celle-ci varie. de 14Ç» à, 160 degrés, suivant que l^tempésature se répartit plus ou moins vite avant que les 0*18 d'eau hygroscopique soient entièrement exhalés- » suivant aussi que le produit doit être plus ou moins sqluble.

Comme les consommateurs exigent la plus faible coloration possible, il importe que dans toute la masse la réaction ajt lieu simultanément ,. et qu'aussitôt qu'elle es* accomplie ou enlève la dextrine ou fécule grillée. A peine l'effet, utile est-il produit que déjà la coloration rousse commence

et m fente dtf f lu* eu plue. On est parvenu à réunir les conditions favorables, en chauffant la fécale en couche peu épris* dans «ne chaudière plate i double fond , chauffée pat l'inleimédiake de f huile et munie dW agitateur et d'une bonde qui permet de faire couler toute 1* fécule, dès ^e le terme voulu est atteint.

Un autre appareil propre au même usage , consiste en une étuve placée au dessus du four continu à cuire le pain. EUe est chauffée par la circulation dt l'air, qui passe autow du foyer f et dans les nombreux; carreaux, d'une épaisse mar Tannerie» la température est ainsi rendue assez conatante, et d'ailleurs on peut facilement examiner Vétat de la lecule en tuant au dehors les tiroirs sur le fond desquels elle est étendue. Ici encore; la nuance rousse, plus ou moins foncée, est l'indice du defpé de solubilité acquis par la fécule.

Un procédé découvert par M. Payen , mais qui a fait l'objet d'un brevet d'invention appartenant à M. Heuzé , donne la dextsioe plus soluble et beauceup plus blanche que l^s moyens précédents. La fécule doit être imprégnée d'abord d'environ 0,003 d'acide azotique i 40°, et afin de répartir bien également une aussi minime quantité , on l'étend d'eau en proportions telles que la fécule puisse ab*soxbe* tout le liquide. Par exempte, pour 1000 kilog. de fécule sèefee* oa prend 2 kilog. d'acide aeotiqpe que l'on diéltfje dam 300 kik>g> d'eau, $ en mélange tout le liquide «vec le ffafle, pois oa Mit dessécher ceUc»-c*eft petits blocs éms un stfcktoir. Àf>rèe lavoir égrenée y en la dessèche ensuite (ta» m* étove A èourant d'air, en élevant par degrés le titnpésatate jnofutf A 60 o» 80», Mmts en émette et Voir tombe 1a matière d* nâife? que ki préparation de la fécule ordkiaîrfe; puis On ta poste itteétoT* à tttqpéfSttM constant* chaeflGaat de 100

Le otomsteto é» deatfkw fxto&wk t*ètœ vrok lieu *0*9lèfe*ièttl * *©0, et site éii mtà* pli* btaaehe y mah ¥*i**Bà<m mm* trep forte f<m qa'it y eût économie.

l5a AMIDON, FÉCULES, DBXTRIHB.

La dextrine ainsi obtenue convient pour les apprêts des étoffes blanches, ou teintes en nuances légères.

5451 . Il nous reste à parler des applications de la dextrine. Nous distinguerons sous ce rapport la dextrine sirupeuse ou liquide , plus ou moins sucrée , obtenue par la réaction de la diastase de la dextrine pulvérulente ou féculs solubh et commente.

La première , soit fabriquée à part , soit résultant de la dissolution de la fécule dans la trempe des brasseurs, sçrt à la confection de la bière; amenée à l'état sirupeux, on peut l'employer dans diverses préparations alimentaires, notamment pour édulcorer et gommer des tisanes , pour fabriquer des pains de luxe dits de dextrine. Sa qualité hygroscopique la rend propre à fabriquer des feutres et des rouleaux d'imprimerie , à tenir humide le parou des tisserands, etc.

La dextrine pulvérulente, d'un transport et d'un emploi beaucoup plus facile , devient chaque jour plus usuelle dans les apprêts, encollages , applications des mordants , impression et gommage des couleurs, composition des bains mucilagineux à imprimer sur soie , collage des papiers à lavis , etc.

Une des applications les plus utiles est celle qui en a été faite dans ces derniers temps pour maintenir les fractures. On le concevra sans peine si l'on songe que les bandages à la dextrine , légers et solides, maintiennent parfaitement les membres fracturés sur lesquels ils se sont moulés. S'il y a convenance de débrider une partie ou la totalité du bandage, il suffit de mouiller avec de l'eau tiède : on enlève les bandes qu'on peut remplacer par d'autres enduites 'de dextrine. et que Ton serre moins à volonté. M. Félix D'Arcet a disposé un petit appareil fort commode pour dextriner les bandes ; il permet de préparer ainsi et d'enrouler une longueur de 12 mètres en trois minutes. On emplit la petite mesure qui contient 100 grain, de dextrine , on la verse dans un bol ou une terrine, et l'oa

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y ajoute 60 grammes d'eau-de-vie camphrée ordinaire , qui se trouve immédiatement dosée en remplissant de ce liquide la portion b c de la double mesure.

On délaye la dextrine très vite et facilement , car elle ne «hydrate que peu à peu en enlevant de l'eau à Y alcool : au bout de cinq minutes, le mélange acquiert la consistance du miel , on y ajoute 40 grammes d'eau que l'on obtient en remplissant la portion b d de la double mesure retournée ; on malaxe bien et la liqueur est prête.

Versée dans l'appareil, on plonge la bande enroulée sur le petit cylindre à manivelle , et le rouleau dextrine s'emploie immédiatement suivant les doses approximatives suivantes :

Une fracture de la clavicule exige 400 gr. de dextrine sèche: id. cuisse .... 500

id. jambe .... 200

id. avant-bras . . 150

On a proposé de remplacer les bandes dextrinées par des bandes enduites d'empois ; mais la préparation de celles-ci est plus lente, moins constante, la dessiccation moins prompte, la levée des appareils plus difficile, enfin aujourd'hui le prix de la dextrine n'est pas plus élevé que celui de l'amidon.

ihuluce.

5452. Cette substance a été découverte par Rose , dans la racine de ïlnula helenium , à laquelle elle doit son nom. On lui a aussi donné les noms $héléniney Salantine, de dasticine et de dahline.

On l'a retrouvée dans les racines de VAngelica archangelicat deYÂnihemispyretrum,àu.Colchycum automnale, du Georgina (dahlia) purpurea, dans le topinambour {Helianthu* lubero*u$)} dans les racines du Ciehorium intyhus et du Leonlodon taraxacum, et il est probable qu'elle

l54 4*1*0», HÇVIM, »Bn»|»,

se trouve assez généralement dans la famille des

en outre, on la rencontre dans le Dm$tica canabma, dans

le Lichen fraxineus et dans le Lichen f a* tigiQtv*.

Cest la racine du dahlia qui fournit la plus graade quantité d mutine -, mais il est également très facile de l'e&~ traire de i'iuula belenium et du topinambour. On râpe ces racines , on les lave , on les exprime f on les fait bouillir avec de l'eau, et on filtre la dissolution bouillante à travers un linje. Si elle est trouble, on la clarifie au blanc d'œuf, Qn l'évaporé ensuite jusqu'à pellicule , et on la laisse refroidir; l'inutine s'en déppse sous forme pulvérulente» On la recueille sur un filtre , on la lave bien et on la sèche* Dans le topinambour on trouve 3 p. cent d mutine ; les racines d'inula helenîum , celles de leontodon taraxacum , celles du dahlia et celles de chicorée en eontîenoent 12 p. cent.

L'inutine est amorphe, blanche, pulvérulente, très fine, sans saveur, inodore; sa pesanteur spécifique est de 1,5. Chauffée un peu au dessus de 400*, elle perd de l'eau et entre en fusion ; après le refroidissement , elle forme une ma3se grisâtre, éeailleuse, facile â réduire en poudre. Cette masse a une saveur douce et gommeuse 9 et l'alcool en extrait une matière brune , en laissant de la gomme , soluble dans l'eau en toutes proportions. A feu nu et i la distillation sèche , elle se comporte comme l'amidon.

L'iode la jaunit et la rend insoluble dans l'eau froide.

L'inutine ne se dissout qu'en très petite quantité dans 1 eau froide ; cent parties de ce liquide en dissolvent deux d 'iqulina : éûfl est au contraire très soluble dans l'eau bouillaoJe,et forme avec elle une dissolution mucilagineuse, mais qui n'a point cependant la consistance de l'empois. Quand on évapore la dissolution , liûLiline serasaemble sous forme d'une pellicule mueilagineuse à la surface du liquide et se dépose par le refroidissemant f A l'état de poudre formée de grains de 3 centièmes de millimètre . Si l'on fait bouillir pendant longtemps la diwoluliw aqueuse d'inula, çalle-ei pw) la propriété 4c *e dépeter pendant le refroidissement et de-

AMID01T, FÉCOTiES, DEXTRIHE. l35

vient gommeuse. L'inuline , séchée à laide de la chaleur, forme, comme le sagou, des masses dures , jaunâtres , translucides.

Elle est insoluble dans l'alcool froid, et ce liquide la précipite de sa dissolution dans l'eau ; l'alcool bouillant en dissout une petite quantité qui se dépose , par le refroidissement, sans avoir subi d'altération.

Les acides Àendus la dissolvent facilement et la transforment , à 1 aide de lVfauiiitioa f en glucose , mais moins facilement que lorsqu'on opère sur l'amidon ordinaire* L'acide nitrique convertit l'inuline en acide tnalique et oxsliqee i «ans trace d'acide mucique.

L'inuline se comporta arec les bases aalifiables 9 comme 1 amidon* La potasse caustique la dissout , et quand on sature l'alcali par on aesde, l'inuline se précipite. L'eau de baryte trouble la dissolution d'inuline , mais le précipité est soiubie dans l'eau bouillante $ les eaux de staOBtiaae et de chaux ne la précipitent pas.

La dissolution d'inuline e*t précipitée par 1 mfiwio» de noix de galles j si on ebapffe ce mélange , jusqu'à l'ébulfitton, le précipité ae redissent.

Lorsque l'inuline et l'amidon ordinaire sont mêlé* dans une dissoloiion chaude , l'amidon se précipite avec 1 ïn»liae par le refroidissement, quand celle-ci prédomine; mais ai c'est l'amidon qui cet en excès, Tinvlme caste dissoute*

La eosjspoaittflo de l'iradine est identique aree celle de fsmidon , «ïsmès M. Mq)der«

l36 SUCRES.

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