‹ Traité de chimie appliquée aux arts;Chapitre 23 sur 83 · Du sulfate et du phosphate d'ammoniaque · texte numérisé non relu

Du sulfate et du phosphate d'ammoniaque

20° De la silice.

21° De l'albumine.

22° Des traces d'oxyde de fer et de manganèse.

23° Des traces de soufre.

SÛCRB Dt B1TTEKAVES. 167

De son côté, M. Braconnot vient de soumettre la betterave à une nouvelle analyse de laquelle il résulte que cette racine contient les matières suivantes :

1° Sucre cristallisable. .

2° Sucre incristallisable.

3° Albumine.

4° Pectine.

5° Matière mucilagineuse.

6° Ligneux.

7° Phosphate de magnésie.

8° Oxalate de potasse.

9° Malate de potasse.

10° Phcspbate de chaux.

!!• Oxalate de chaux.

42° Acide gras, à consistance de suif.

13° Chlorure de potassium.

75° Sulfate de potasse.

16° Nitrate de potasse. 17p Oxyde de fer.

48° Matière animalisée soluble dans l'eau. 19° Matière odorante et acre inconnue.

90° Sel ammoniacal indéterminé en petite quantité. 21° Acide pectique.

M. Braconnot admet donc que la betterave renferme du sucre incristallisable préexistant; il croit qu'elle contient moins de sucre cristallisable que n'en ont admis MM. Pelouze et Péligot.

Quand on dessèche de la betterave en tranches et qu'on la traite ensuite par l'alcool bouillant à 0,83, celui-ci enlève le sucre avec un peu de matière mucilagineuse. Et reprenant ensuite la racine par l'eau bouillante, on

l58 8UCHB DE BKTTBRATE9.

dissout la pectine. Enfin, il reste un résidu formé d'albumine et de cellulose faciles 4 séparer par l'eau alcaline.

Quand on exprime la betterave râpée, toute la pectine demeure dans les pulpes; mais si on traite ces pulpes par l'eau pure , la pectine s'y dissout. Aussi cette substance joue-t-elle un grand rôle dans le procédé de la macération.

Quoique l'acide pectique figure dans l'analyse précédente, la betterave en renferme peu ou point; cet acide est toujours un produit de l'altération de la pectine.

L'albumine se retrouve en forte proportion dans les jus exprimés; les liqueurs obtenues par la macération n'en contiennent point au contraire. Cependant le jus de betterave ne fournit aucun coagulum albumineux par la simple chaleur, circonstance due à l'absence des sels calcaires à qui M. Braconnot attribue un grand rôle dans la coagulation de l'albumine. On peut dire que l'albumine de la betterave ressemble baucoup au caséum.

De la fabrication proprement dite.

3467. Aucune industrie n'a donné dans un temps si court des résultats comparables à ceux de la fabrication du sucre indigène \ il serait difficile de donner même un simple aperçu des appareils si divers qui ont été construits jusqu'à ce jour, depuis l'époque peu éloignée encore où Achard, chimiste distingué de Berlin , extrayait pour la première foi* en grand le sucre de betterave. C'est à la France que sont dus la plupart des progrès qu'a faits ^fabrication ; c'est i elle qu'appartiennent ces dispositions ingénieuses qui ont permis aux fabricants de sucre indigène de lutter avec avantage,

SUCX1 M BSTTKB4VBS. XS9

coDtrt le produit si fiche de la canne , produit qui , s'il était traité par des procédés aussi perfectionnés, donnerait immédiatement, on peut à peine en douter, du sucre aussi beau et aussi pur que le sucre raffiné le plus blanc* Mais, malgré tous les résultats obtenus jusqu'à ce jour, il ne faut pas se dissimuler que la fabrication du sucre indigène a beaucoup à faire encore pour atteindre la perfection.

Nous allons décrire la fabrication telle qu'elle existe aujourd'hui dans le plus grand nombre de fabriques, et nous indiquerons en passant les défauts et les avantages attachés à chacun des appareils en usage.

La première opération que l'on fait subir aux bettera* Tes, quel que soit d'ailleurs le traitement subséquent, est un larage destiné à enlever aux racines la terre adhérente et les cailloux ; deux moyens sont employés pour y par* Tenir. Le premier consiste à racler arec un couteau ton* tes les parties couvertes de radicelles* Le deuxième, en usage dans toutes les fabriques un peu importantes, date, sauf les modifications , de l'origine même de l'industrie qui nous occupe ; il consiste en un lavage opéré dans un grand cylindre creux en bois, pi. 93, formé de douves distancées i l'extérieur de douze ou quinze lignes. Ce cylindre se meut sur un axe enfer légèrement incliné, dans une caisse remplie d'eàu, et de telle manière que les bette* mes introduites dans le cylindre par une de ses extrémités se nettoient en parcourant la longueur de ce dernier, et sortent d'elles-mêmes par l'extrémité opposée*

On peut distinguer à cet égard deux époques. La bette* me récente passée au débourbeur peut être travaillée immédiatement) mais les betteraves plus ou moins altérées qu'on traite i la fin de la campagne, seront mieux préparées si on les nettoie une à une à la main, et si on enlève au * couteau toutes les parties altérées. Ce nettoyage fait disparaître une des causes les plus graves de perte dans la fa*

l6o fUCRB DS BKTTBEAVBS.

brication du sacre de betteraves , celle qui provient de l'action sur le sacre des ferments qai se développent dans le tissu des parties altérées, tachées ou meurtries. L'influence destructive de ces ferments est incalculable.

3468. Quand la betterave est nettoyée, on peut diviser le reste des opérations en deux grandes parties , qui sont :

4° L'extraction du jus de la betterave , 2° Le traitement du jus exprimé.

Chacune de ces deux parties se divise en plusieurs opérations, qui se modifient plus ou moins dans la plupart des fabriques.

. Plusieurs procédés ont été mis en usage pour extraire aussi complètement que possible le jus contenu dans la betterave ; jusqu'à présent aucun d'eux n'a rempli ce but aussi bien qu'on le désire. Deux systèmes sont employés : l'un, le plus ancien, consiste à réduire la betterave en pulpe fine et à en exprimer le jus par une pression puissante; l'autre sépare ce jus par un lavage méthodique à chaud ou à froid, et opère sur la betterave réduite en tranches minces ou en pulpe. Ces deux systèmes ont chacun leurs inconvénients : le premier ne donne pas directement tout le jus de la betterave, et exige une manutention assez considérable; le second donne peut-être plus de jus, mais il introduit une quantité d'eau notable, et il a en outre plusieurs inconvénients inhérents aux appareils employés. Ce dernier pourra être très utile lorsqu'on n'opérera que sur des betteraves desséchées.

3469. L'extraction du jus par l'ancien système, modifié ou non modifié, est le plus généralement répandu; deux opérations bien distinctes sont nécessaires pour cette extraction :

1° Le r&page; 2° Le pressage.

SUCM DE BSTTEBAY&S. loi

!• Du râpage. Le suc de la betterave est contenu dans une multitude de cellules formant un tout compacte; à cet état une pression énergique n'en retirerait pas la plut faible parcelle de jus; il est donc de la plus haute importance de n'opérer la pression que lorsque toutes les cellules, ou du moins un grand nombre d'entre elles, auront été déchirées; le jus, libre alors de suivre la loi naturelle de l'écoulement des liquides , s'écoulera de lui-même ou t'exprimera avec facilité.

Plusieurs systèmes de râpes ont successivement attiré l'attention des fabricants de sucre, celles construites sur le principe de M. Thierry sont le plus généralement employées : elles se composent d'un cylindre en fonte, armé sur toute sa surface de lames de scie faciles à remplacer, et se mouvant avec une vitesse de cinq i six cents tours par minute ; la betterave pressée à bras d'homme contre une partie de la surface cylindrique est dévorée en un instant.

JIM. Cambray et Derosne ont apporté une modification & ces râpes, en remplaçant les poussoirs à bras d'homme par des poussoirs mécaniques; le premier de ces habiles fabricants opère le mouvement de va et vient du poussoir au moyen d'un arbre coudé; le second emploie, ce qui est préférable, un excentrique dont la courbe est calculée de manière à pertnettre au poussoir d'appuyer graduellement Ja betterave sur la râpe et de se retirer brusquement lors* qu'il est arrivé à la fin de sa course.

2» Vu pressage de la pulpe. La betterave réduite en pulpe est immédiatement soumise à l'action d'une presse. La célérité étant une des conditions les plus essentielles du succès de toutes les opérations subséquentes , les constructeurs de machines ont dû rechercher quels étaient les appareils qui conviendraient le mieux à l'expression rapide du suc de la betterave ; plusieurs procédés ont été le fruit de leur» travaux.

Et d'abord on a dû naturellement employer des appa- 6. ~ ii

l62 StJÈàfc DE BETTEfcAVlfc.

feïïs analogues à ceux des colonies ; la pressé â cylindte a été construite sut ce principe ; la pulpe sortant de là rtpe était amenée par une toile sans fin entre deux cylindres en fonte ; cette ptession inomentanée île donnait que 80 pour 100 du jus, on y renonça bientôt.

Vinrent ensuite des pressés hydtâùliquèd bien éonstririte» et d'une gtande puissance , elles sont enbof é employée* dans plUèiëûrè fabriques-, voici îd ta&nièfé tTop&ef atéfe ces prestes :

Au acHlf Ae là tipë , là ptilpé eit i eflfiataéè èktté un èac de éanetàé dont on tepViè dé 6 poutte l'otiveïtUte $ on égàlièë lé èàc itertipîl afa moyéh ffon frôuléatt àitf tibé tablé doublée dé pldmb ; il porté alors léè dirtiensioti* suivante* ; 0,50 de large, 0,58 de loùg, et 0,25 i 0,30 d'épaisse**, * Gn en place déni tori le plateau de lit pressé h^dMalique èur lesquels on empile sticceSSiveinent les autres, jusqu'à tine hauteur d'èùtifon 0,60, en tyant soin de te* alterné* avec âèi fclàiés en osier Çui permettent au jué de s'écouler facilement. Quatre montants sèment de guides au* sacs et aux claies.

Qttàtid le plàtèdd inférieur de la presse est convenable*tnent chargé , on serre très graduellement , et on obtient directement 70 à 75 pont 100 de jus de la pulpe fraîche.

Pèndaùt qu'une presse agit , Une secondé se charge de la thème tnanière , le travail éprouve donc pas d'interruption.

Lé jus qui s'écoule se tehd dans un résefvôii cjui doit le distribuer aux chaudières â déféqaet.

II est bien reconnu maintenant, et cela téssôrt de* travaux de plusieurs agronomes distingués , et du travail sur les sucres, de M. Péligot, que la betterave renferme au plus S & 4 pour 100 de ligneux et de parties insoluble* -, les presses hydrauliques abandonnent donc dans la pulpe 20 à 25 pour 100 du jus de la betterave. M. De Mestnay est parvenu k obtenir 15 pouf 100 dé jus de plue en sou-

SUCRE DB BETTERAVES. l63

mettant, dans un espace fermé, A l'action de la vapeur les sacs sortant de la presse hydraulique) la vapeur fait gonfler la pulpe, déchire les cellules encore intactes et permet au jus de s'échapper par une nouvelle pression.

Mais , en supposant même que lé sue extrait soit aussi pur que celui de première pression , cette opération exigé une main d'œuvre de plus, des presses hydrauliques en plus grand nombre, enfin un plus grand matériel. Sans quel* ques usines on a essayé d'ajouter à la pulpe sortant de M râpe 15 à 20 pour 100 d'eau. La pulpe se gonfle et blanchit. Au bout de quelques instants on la met en presse , et on assure que le jus plus abondant n'en est pas moine dense. Ailleurs, on faisait couler Un filet d'eau sur la râpe elle-même , et on calculait ce filet de manière à fournir environ 15 pour cent d'eau à la pulpe* lie résultat était le même. Ces procédés sont fondés sur la supposition que l'eau pure absorbée par la pulpe déplace le liquide sucré que les cellules renfermaient*

Presse Pecqueur. M. Pecqueur, habile fabricant d'appareils à sucre, a cherché a remplacer les presses bydratH liques par un appareil plus méthodique y et qui n'exigé qu'une main d'œuvre peu considérable; ce but est rempli par la presse continue, qui porte son nom, et qui est en usage dans un grand nombre de fabriques. Cette pressé se compose de deux parties : d'un piston refoulant à chaque conjt un litre de pulpe qui lui est fournie par une hotte en enivre; et de deux cylindres criblés de trous recouvert* d'une toile métallique* entre lesquels, la pulpe comprimée par l'action du piston, est forcée de passer; le jns s'écoule1 4 travers lés cylindres et se recueille dans un résertoir,* la pulpe épuisée est rejetée sur le côté de la presse.

La presse Pecqueur évite la manutention considérable et la dépense de çacs, de claies, etc., que nécessitent les' presses hydrauliques -, elle rend le travail plus conttau et par cela évite mieux l altération du *uc? enfin, elle donott

l64 SUCKE DE BBTÎEBÀVËS.

directement autant de jus , mais elle n'en donne pas plus. Pour porter le rendement à 85 pour 100, il faut agir comme avec les presses. Ainsi, on injecte un léger filet d'eau stfr.la râpe; en outre, on place la pulpe pressée dans des tamis superposés ou Ton fait passer un filet d'eau, la pulpe humectée donne facilement encore 45 pour 100 de jus.

Une presse Pecqueur d'un grand modèle peut extraire 200 A 250 hectolitres de jus en vingt-quatre heures; pour la même quantité il faudrait deux presses hydrauliques. Elle exige, pour marcher, une force de deux chevaux.

Dans l'état actuel de la fabrication du sucre , toutes les fois qu'on suivra le système d'extraction par pression, il sera convenable de préférer une presse continue, n'exigeant pas de main d'oeuvre, évitant le contact du jus avec des claies en bois, etc. , à une presse qui présente tous ces inconvénients, surtout quand le rendement est égal de part et d'autre.

Nous n'insisterons pas davantage sur l'extraction par pression, et nous nous résumerons, en disant que le meilleur mode de pression a encore le défaut de ne donner directement que 70 à 75 au plus de jus pour 100 de betterave, tandis qu'on devrait en retirer 92 au moins.

Réduite ainsi à 8 ou 10 pour 100 de son poids primitif, la pulpe se conserverait assez bien à l'air; humide encore, elle s'altère au contraire. C'est pour éviter cette altération que dans la fabrique de MM. Blanquetet Harpigniesde Famars , on faisait sécher les pulpes sortant des presses dans un four i touraille dont le plancher était fait en carreatuT percés de trous.

Les pulpes touraillées se conservent indéfiniment sans altération; elles ne purgent pas les bestiaux comme font les pulpes non touraillées. M. filanquet s'en servait pour nourrir ses bœufs et il avait pu supprimer complètement le foin et l'avoine; il en tirait un très grand profit. Cent de betteraves fournissent environ quinie de pulpes humides;

SUCAB DE BETTERAVES. 1 65

ces quinze parties se réduisent à huit par le touraillage.

Les pulpes tourftillées ont très bon goût; elles sont sucrées, assez difficile? à mâcher, ce qui est certainement une condition favorable à la bonne alimentation des animaux ; elles remplacent, poids pour poids, les fourrages secs, et s'associent très bien avec les tourteaux de graines oléagineuses.

Veut-on éviter les frais d'établissement d'une touraille , alors il faut faire consommer les pulpes à mesure de leur production , ce qui n'est pas toujours facile dans l'usine et ce qui en avilit le prix au dehors , ou bien il faut les emmagasiner en silos comme les racines elles-mêmes*

Mais, conservées en silos, les pulpes aigrissent promptement par suite de la formation de l'acide lactique ; elles éprouvent des transformations analogues à celles qui se produisent dans la choucroute.

L'extraction du jus par lavage méthodique a été le but des investigations d'un grand nombre de fabricants, et il a donné lieu i des résultats plus ou moins heureux 5 mais on peut dire que jusqu'à ce jour tous les appareils construits sur ce principe ont présenté un grave inconvénient, celui d'exiger, pour extraire tout le suc , une quantité d'eau souvent considérable, qui se .résume en une dépense de combustible. Cet inconvénient n'est pas contrebalancé par une économie de main-d'œuvre , ou un rendement plus grand, etc. Il n'est donc pas probable que ce procédé ait beaucoup de succès tant qu'on opérera sur de la pulpe ou des tranches de betteraves fraîches; mais la question serait bien différente si l'on venait i adopter généralement le procédé de dessiccation après la récolte ; dans ce cas, il est évident qu'on n'en emploierait pas d'autre* La matière première étant très riche en sucre , on pourrait , par un lavage méthodique , obtenir des dissolutions très chargées , et qui par conséquent n'exigeraient que peu de combustible pour leur évaporation.

l66 SUCRE DE BETTERAVES.

5470. Macération. Ce procédé consiste à soumettre la betterave , coupée en tranches minces, à l'action méthodique d'un lavage semblable 4 celui employé pour épuiser les matériaux salpêtres, et à déterminer la rupture des cellules en élevant brusquement la température de l'eau par une injection de vapeur.

L'appareil rendu continu et modifié par M. de Beaujeu , {tait disposé de la manière suivante :

Supposons sept cuves rangées en cercle et pouvant, par une disposition particulière, être élevées, dans un temps court , à une température de 90°. Lorsque l'opération marche chaque cuve est remplie de pulpe, mais de pulpe à sept états différents d'épuisement -, la cuve 7, par exemple, •ontenant de la betterave neuve , la cuve 1 contiendra la pulpe épuisée et les autres des pulpes intermédiaires. Au moment où on fait passer de l'eau pure dans cette dernière cuve n° A , le jus de la sixième , qui déjà a passé sur les six précédentes , passe dans la cuve 7, il y rencontre de la pulpe fraîche et finît de se charger de sucre. Cette concentration du liquide est favorisée par la température qu'on élève jusqu'à 90° dans cette cuve 7. Le liquide parvenu au maximum de la densité qu'il peut acquérir, s'écoule dans tin réservoir, et la pulpe de la cuve n° 1, qui déjà a reçu six lavages successifs, et qui finit par être épuisée avec de l'eau pure, est remplacée par de la pulpe fraîche. Cette cuve n° 1 A son tour est portée à 90°, et reçoit le liquide qui a passé sur les six précédentes. En résumé, chacune des cuves devient, tour à tour, celle qui renferme la pulpe la plus fceuve et la plus épuisée; tantôt elle reçoit un liquide ahargé de tout le sucre qu'il a pu prendre dans six cuves, tantôt au contraire elle reçoit de l'eau pure qui épuise 1* pulpe.

Dans la fabrique de M. de Mesmay on a travaillé pendant quelque temps d'après ce procédé : on obtenait de 100 de betteraves 98 de liquide, tandis que pour repré--

tuqup PB J&BTTEKÀVBS. 167

tfnter tojjt le sacre on aurait du obtenir 1 \ {>. C'est ?0 p. 0/0 de perte en sucre environ, car les 115 auraient fourni la m$mp qu&ntitp de spcre que les 83 ou 85 de juç obtenus par la pression.

Le macérateur se composât de neuf cuviefs dont six en fonction , un en chargement, un en vidange, et un en réserve pour les accidents. On employait le lavage méthodique: le n° 1 recevait l'eau, la liqueur. passait au n°2; oelle-ci au n° 5 , etc.

Quand le n° 1 était épuisé ? on ep voyait l'eau au n° 2? et ainsi 4^ sujte, çn sorte qqe le lavage se faisait de la manière suivante :

?au*r>l 2 3 4 5 6 <^m pulpe.

Le premier ep rang recevant toujours 4e l'eau pure ? et le dernier fournissant toujours des liqueurs sucrées bonnes \ ^fjaporer^ ce d^rniep est toujours chargé de betteraves neuves.

Par ce procédé la défécation était beaucoup pluç difficile! lps écumes étaient molles et se rassemblaient mai, ç\ n'avaient pas la mime pâture que celle provenant de? j#s osdipaireff.

I4 densité de la liqueur ét*it presque égale à cellp du jus 9 mais cela tenait évidemment à la présence de corps étrangers, la liqueqr étant moips sucrée.

Ce procédé & été abandonné par M. de IVJesmay et rempUpé ppp des ppe ws et râpes ordinaires.

l68 SUCEE DB BETTB1AVK8.

MM. Martin et Champonnois ont cherché à simplifier les appareils macérateurs en assurant la continuité de l'opération; leur appareil se composait d'un siphon renversé, dans lequel circulait une chaîne sans fin , portant , de distance en distance, des palettes d'une surface un peu moindre que la section intérieure du siphon. La betterave, coupée en rubans , arrivait dans Tune des branches du siphon, suivait le mouvement de la chaîne et sortait épuisée par l'autre branche; l'eau du lavage suivait un chemin inverse, en sorte que la pulpe la plus épuisée rencontrait l'eau la plus pure , et la pulpe la plus neuve l'eau la plus chargée. Le siphon était muni d'une double enveloppe chauffée à la vapeur et destinée à élever la température du liquide, et par suite à crever les utricules de la betterave.

Ce procédé a été mis en pratique dans plusieurs établissements qui en ont obtenu des résultats assez satisfaisants : la défécation se faisait facilement, les évaporations de même, et la cuite était bonne; les produits obtenus s'élevaient i 6 p. 0/0 en sucre non claircé , ce qui répond aux rendements ordinaires.

D'après l'observation d'un fabricant, la liqueur du macéra leur non déféquée rendait en sucre autant de centièmes qu'elle marquait de dégrés i l'aréomètre.

Quand on opère sur les betteraves fraîches, comme nous l'avons supposé jusqu'ici, les appareils de macération à chaud ont, non-seulement l'inconvénient d'ajouter de l'eau au jus, mais encore celui de lui faire éprouver une altération plus ou moins grande. Ces deux causes réunies les ont fait rejeter de la plupart des fabriques où ils ont été essayés. Il est évident que si on opérait sur de la pulpe desséchée, les mêmes inconvénients ne se présenteraient pas et qu'on en obtiendrait de bons résultats.

3471 . LMgaUur. L'appareil dont il s'agit effectue un lavage méthodique de la pulpe avec de l'eau froide ; il est

SUCES M BITT1&AVES. 169

d& à M. PelleUD. Ce IMgateur est un peu compliqué et a quelques uns des défauts précités; mais comme il est employé dans un assez grand nombre d'usines , et que d'ailleurs le principe sur lequel il a été fondé présenterait de grands avantages, en supposant que le procédé de dessiccation vînt à être adopté, nous donnerons le détail complet de cet appareil. Le lévigateur Pelletan se compose d'une vaste gouttière de 15 pieds de long sur 2 pieds de diamètre, divisée par vingt-quatre cloisons transversales qui produisent vingt-quatre cases indépendantes. Le tout, est incliné de 15°, en sorte qu'en versant un liquide dans le haut, il descend, par trop plein, de case en case, et finit par s'écouler en bas. Des passages sont en outre ménagés de telle sorte que le liquide fait en descendant le plus de chemin possible.

Dans cette vaste gouttière se trouve plongée une espèce de vis d'Archimède, à compartiments disposés de manière que chaque fragment de la vis plonge dans une case. Lorsque cette vis tourne, chaque portion d'hélice rassemble et enlève la pulpe qui peut se trouver dans le liquide de la case, pour la rejeter dans la case supérieure, où elle est agitée et reprise pour passer dans la case suivante , et ainsi de suite jusqu'au sommet de l'appareil , où la pulpe tombe au dehors.

Les planches de cuivre qui forment les parois de ces portions d'hélice sont percées de beaucoup de trous, en sorte qu'elles agissent comme une écumoire pour enlever la pulpe et laisser le liquide. Ainsi la pulpe marche dans un sens, et les liquides dards un autre.

Une difficulté se présentait dans remploi de ce moyen : les trous des plaques de cuivre se bouchaient rapidement par le feutrage de la pulpe. Voici comment cet inconvénient a été levé. Chaque portion d'hélice ne fait que les cinq sixièmes du tour du cylindre , en sorte qu'il y a , dans la longueur de la vis , un sixième de vide. Un système de

vingt-qwrtfe eeuteaq* , dont phapun ppzrespond 4 une héliée, nettoie continuellement l'intérieur*, le* couteaux remontent ensemble pu suivant le p]an de* hélices , puis redescendent aubitement par i'aptipn d'un plan incliné pendant le passage du siKièipe wïde. Ainsi, par }e fait même du mouvement de rotation , l'appareil est incessamment tenu an état.

Au bas du cylindre se trquve un diaphragme ee toile métallique, qui tourne avec 1'bétiee, et qui ftUre le j?q avant sa sortie de l'appareil.

Le lévigateur Pelleta* peut exploiter 1§,QQ0 kilogrammes de betterave par jeuf.

Jj% lévigateur présente, sur le système des presses hydrauliques , une économie de maia-d'eeuvre et peut-être un rendement un peu plus grand $ mais ce/» avantages sont contrebalancés par la dépense du combustible et le déchet sur la pulpe 9 qui est pveaqne entièrement perdue.

En terminant l'énum^ration des différents procédés d'extraction du jus 9 nous résignerons les qualités propres à chaque amàma & las 44fei*t# qu'pn peut lui preppoclier.

L'*rtr*jitiçn pa* fiffifW tiy4r$u{iquu ne donne que 7Û p, tyQ du jet wmtmw dam •* Repaye ; le tpa vail n'est ]*fi eaptipu, la marwfrflfjp* m 4*K*idé>abie; mais on obtient du jus sans eau, et la pulpe peut être entièrement Beeueîlli* et utilisée connue la betterave cl^e^êrne pour 1# nçpf fitpvf» 4es ba»t jayx.

I* gr§m /VWWT ix\\t 1* flaapuiepitiop ides presses hydraulique* ; le travail ept continu , piais Je rendement en jus n'est pas plus ppasidéjvtbta»

l* Muwhmtum 4 *h<m4 érite une partie 4e la maipd'qeuvre, extrait pentrltri plu* de jus; mai?, d'urç autre côté, elle introduit de l>au en asses grande qqantilé, et elle place le jqs dans 4ês cp|wiiUon$ favorables ppur sa fermentation.

«JCBJ5 p| MWPIUV*. t^I

plus de jus; mais il est plus cher d'entretien, il demande pour l'évaporation plue de combustible , et U Imitée perdre presque entièrement le pulpen

Traitement des betteraves desséché***.

5473. Le procédé parla dessiccation, déjà mis en pratique par M. Schutzenbach dans le pays de Bade et en Bavière, dous paraît appelé à jouer tôt ou tard un rôle trop important dans la fabrication du sucre indigène pour que nous n'entrions pas dans quelques détails à son sujet.

Voici la marche suivie dans les fabriques de M. Scfoutzenbach :

Les racines sont d'abord décolletées et lavées comme dans les autres procédés , et soumises à l'action d'une machine à découper, construite de façon que par l'action successive de plusieurs couteaux verticaux et d'une lame tranchante frappant en travers, elles se trouvent divisées en parallélipipèdes qui , sous l'influencé de l'air, se recourbent sur eux-mêmes et ne peuvent plus se superposer*

Le découpoir n'est pas d'une construction fort dispen- 4ie«se, il peut valoir de 4 à 500 fr. , il exige une force d'un demt-eheval de vapeur, et peut découper par jour 10 à 19,000 kilogr. de betteraves.

La dessiccation s'opère dans des étuves à air chaud A la température de 30 à 40° R. Les fragments découpés passent saccessiyement et d'une manière continue , sur une série, de filets ou de toiles sans fin , disposés horizontalement datte 1 eluve $ en se rapprochât de plqs en plus du point d'arrivée de l'air chaud , et tombent epfia complètement 4*sséehés dans la machine à piler,

Un séchoir de 28 mètres cubes produit la dessioeatio» de 15 quintaux métriques de betterave» W 34 heure?, et consomme 210k*logJ% 4e charbon de terre , soit i pour 6 d'eaa.Or, 400 parties dtteUtnvfs «îontenjat *4*m et le

173 fVCBB DB BBTTBBàVBS.

de résida , compose de 9 à 10 sacre et 6 ou 7 matières étrangères , et la betterave coûtant 16 fr. les 1000 kilogrammes, on aurait de la betterave sèche à 12 ou 13 fr. les 100 kilogr. ; le sucre dans la betterave vaudrait donc 20 fr. les 100 kilogr.

Les betteraves séchées et pulvérisées , on en extrait le sucre avec de l'eau mélangée d'acide sulfurique. Pour cela on humecte 4 parties au plus de poudre de betteraves, avec neuf parties d'eau, à laquelle on a ajouté, selon la proportion de sucre contenue dans les betteraves, 2f3 ou 5/4 p. OfO d'acide sulfurique du commerce : on agite continuellement jusqu'à ce que l'eau acidulée soit absorbée, et l'on presse la masse. On met de côté la liqueur obtenue; on traite de nouveau le marc par l'eau acidulée au même degré , et on le soumet à la presse. Cette liqueur est employée au lieu d'eau pour humecter une nouvelle et pareille quantité de betteraves pulvérisées, et on continue ainsi à humecter et à presser la poudre de betteraves jusqu'à ce que tout le sucre lui soit enlevé.

Il est évident qu'un bon système de lessivage méthodique et par bandes, dans le genre de ceux dont noua avons parlé, en traitant de la macération, est bien préférable 4 celai que nous venons de décrire ; aussi avons-nous appris que M. Schutzenbach avait renoucé au pressurage pour adopter la lixiviation.

Quand la liqueur obtenue possède une concentration convenable , on y ajoute , à une basse température , de la chaux hydratée en suffisante quantité pour neutraliser l'acide et laisser un petit excè* de chaux. On laisse le dépôt se former comme à l'ordinaire, ce qui se fait déjà à la température de 60 à 70° R. Après la dessiccation des betteraves, la chlorophylle et la pectine restent presque complètement dans le marc, de manière que le suc n'en contient que peu , et se trouva déjà transparent et clair

SUCEB M BETTKRA.VBS. 17$

avant l'épuration, au point d'être comparable, pour la teinte, au jus déféqué ordinaire.

Quand le précipité s'est déposé,on traite la liqueur comme on le fait en suivant les méthodes décrites plus loin, pour en extraire le sucre cristallisable; mais elle exige pour sa purification moins de noir animal que le suc exprimé dea betteraves fraîches.

M. Schutzenbach emploie l'appareil de Both : i la première crystallisalion il obtient la qualité de sucre qu'on appelle bonne quatrième ; à la secondé de la bonne commune*

L'eau qui sert pour extraire le principe sucré peut aussi être chargée de chaux vive au lieu d'acide sulfurique ; dans ce cas on y ajoute un lait de chaux froid en assez grande quantité pour empêcher les betteraves de fermenter, et l'on agit du reste comme nous l'avons indiqué ci-dessus; mais il faut ajouter de l'acide sulfurique à la liqueur sucrée si la chaux est en trop grand excès.

M. Schutzenbach a aussi employé l'alcool pour extraire le sucre de la poudre de betteraves. Dans ce cas on humecte cette poudre avec le tiers ou la moitié de son poids d'eau chaude, i laquelle on a ajouté de la chaux éteinte, pour saturer non seulement l'acide libre des betteraves, mais encore pour la rendre légèrement alcaline.

Alors on y ajoute assez d'alcool pour dissoudre le sucre contenu dans les betteraves, et on exprime fortement; si l'on travaille convenablement, on obtient de cette manière Une solution hydro- alcoolique pure et très concentrée. Ble ne contient qu'une très petite quantité de parties mueilagineuses, et en outre les matières salines et résineuses qui se trouvent dans les betteraves et qui sont so lubies dans l'alcool.

On retire alors, l'alcool à l'aide de la vapeur dans des cuves en bois à double fond ; on retire également l'alcool des chausses, filtres, etc. , au moyen des mêmes appareils

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et toujours à l'aide de la Tapeur. L'aleool retiré est ratnené aux degrés ordinaires par les procédés connus.

- Le sirop qui reste dans la cure est filtré encore chaud à travers un linge pour en sépare* les flocons j du le laissé refroidir et on le filtre à travers du noir aniirial granulé , peur retirer le peu de sels étrâfngett cjù'il contient , et bû le cuit de la manière ordinaire.

• Noos né tôàimés nullement surpris que WL Schutzenbach ait dejhitë longtemps abandonné ce ptocédé qui ne nous parait offiéfràuéune espèce d'à va mage, éh compensation dès inconvénients et des dangers sans nombre qu'il présente ; èh effet, quel c(ué soit le mode qu'on emploie pour obtenir l'alcool, et pour le ramener, par la distillation , au degré fioftvenàbfe pour être employé de nouveau, il exigera toujours des dépenses fort considérables, surtout en combustible. D'un autre côté , on ne peut se dissimuler que le maniement Continuel, dans une fabrique, d'une matière aussi inflammable que l'alcool , ne soit une cause presque Certaine d'incendie. Par toutes ces considérations, nous ne pensons pas que cô prodédé puisse jamais être employé.

Il est indispensable d'indiquer, en terminant, que d'après les expériences de MAI. . Frémy et Boutron, la bat* terave sècbe peut produire petit à petit de l'acide lactique aux dépens de son sucre, comme il arrive pour la pulpe de betteraves emmagasinée en silos.

Geei admis , il devient très ioijwrUtet de s'oppofcë* i cette fermentation particulière qui atténuerait les béné* ficea de la dessiccation* On pourrais très probablement eH trouver le moyen dans l'emploi de quelques agents qu'on mettrait en contact avec les morceaux de betteraves, ainsi que M» de Lirae Ta fait pour la chaux, et M. de Forbin Jamon pour le eharbon* Les tranches barbouillées de ces eqrps pulvérulents se destèthent mieux et se conservent

Mttftft M* atfttlUYM. 175

mieux qu'à l'état nu. Le travail de l'extraction n'en est nullement dérangé.

TraUenunt duju$ de betterave.

5474. Le ttâitèmênt du jitt de betténfoVfe, tel qu'il «"opère dan* la plupart dèè fefifiqttéè, te ditife toêix opération*,

qui dont :

1° là défécation;

* Préthiéire filtratlori Mi âû k6ît aiMal en ghtitk ; ' *

5* Première évâpotatlbû ;

4« Secondé filtf âtion su* noft;

5° Cuite-, '

6° Cristallisation, einpti, travail dë*#feniert, att.

5473. De la défécation. Le jus étant obtenu par les différents procédés que nous ayons indiqué», coule dans le réservoir qui doit le distribuera une ou plusieurs chaudières â déféquer. Ces chaudières doivent être assez élevées pour que, par la seule différence de niveau, le juspuisse s'écouler dans tous les appareils subséquents.

Nous verrons, dans la disposition générale dune fabrique, les moyens employés pour élever le jus des presses placées au rea-de-chauasée, au réservoir des ehaudières à déféquer.

A fêtât où on recueille le jus au sortir de la betterave, il contient plusieurs matières étrangères , de l'albumine ^ des débris de cellules, etc. , qui , combinées ou mélangées avec le sucre, rendraient l'évaporation de l'eau difficile, impossible même, et empêcheraient la crystallisation; il est donc important de séparer ces matières , et .on y arrive par l'opération connuç sous le nom de défécation du Jus.

Les procédés employés jusqu'à prêtent consistent A traiter le jus par un corps qui en sépare* sous forme solide, la plus grande partie des impuretés. Les seuk agent* déféquant* employés dfcft» |Wre*4oe t¥utc# le* fabriqua** sont:

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l'acide sulfurique , la chaux et quelquefois ces deux corps simultanément.

L'emploi de l'acide sulfurique date de l'origine de la fabrication du sucre; Achard s'en servait de préférence à la chaux qui, en excès surtout, altère fortement le sucre crystallisable. L'acide sulfurique ne mérite cependant pas la préférence , il altère profondément le sucre par un contact prolongé. Plus tard, l'emploi simultané de la chaux et de l'acide sulfurique produisit des effets meilleurs $ l'excès d'alcali était saturé par l'acide , le sucre était moins altéré et il avait un meilleur goût; mais ce procédé exigeait une grande habileté pour la saturation complète des deux agents, sans cela l'un ou l'autre en excès produisait de fâcheux effets*

L'application du noir animal à la filtration des jus a permis de revenir à l'emploi de la chaux seule , et l'examen des réactions qui se passent , soit dans la défécation , soit dans la filtration , a expliqué comment la défécation une fois faite et le liquide filtré, la chaux n'agissait plus que faiblement sur le sucre.

Voici les principaux phénomènes de la défécation :

1° La chaux sature les acides malique, pectique, etc.

2° Elle s'unit à l'albumine végétale et aide à sa coagulation.

5° Elle décompose les sels ammoniacaux et dégage l'ammoniaque.

Toutes les substances , rendues insolubles par la chaux ou la chaleur, forment un vaste réseau répandu dans tout le jus et entraînent en écume les substances étrangères.

4° Enfin , la chaux forme avec le sucre une véritable combinaison, un saccharate de chaux, dont la formation contribue peut-être à la séparation facile du sucre et des matières étrangères»

D'après l'action de la chaux, on comprendra quelles difficultés son emploi a dû présenter i l'origine de la fabri-

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cation ; cette substance , à la faveur du sucre , passait par tontes les opérations subséquentes, et par sa longue pré* seoce altérait le sucre et donnait des produits bien crystalliaés, il est vrai, car la chaux même en excès facilite toujours cette opération, mais en moindre quantité et de goût détestable.

Maintenant que le jus, immédiatement après la défécation passe sur du noir animal qui détruit le saccharate et retient la chaux libre, l'inconvénient n'est plus aussi grave; .mais ce n'est pas à dire qu'il soit complètement surmonté > il t'en faut de beaucoup encore. Tous les efforts des fabricants doivent tendre i améliorer la défécation, en évitant ,autant que possible, et l'emploi de l'acide sulfurique qui détruit le sucre crystallisable, et l'emploi de la chaux elle-même, qui donne toujours une saveur urinense aux produits se* condaires surtout ,- et leur ôte de leur valeur.

M. Bouché, habile fabricant de Pantin , est parvenu , en employant une petite quantité d'alun, à éviter la plus grande partie de la chaux; aussi obtient-il des produits "fort beaux et d'un goût excellent. Nous décrirons plus loin ie procédé de M. Bouché, qui lui permet d'obtenir directement du sucre raffiné.

3476. La défécation devant se faire le plus promptement possible, à cause des altérations que le jus pourrait subir, il est bon de ne pas employer des chaudières contenant plu* de six à huit hectolitres de jus; par la même raison, on ne doit plus, maintenant, employer pour la défécation d'autre moyen de chauffage que la vapeur; elle évite les pertes et les inconvénients sans nombre inhérents au chauffage à feu nu ; elle ne nécessite pour toutes les chaudières de la fabrique qu'un seul foyer, enfin elle permet d'arrêter instantanément et sans perle de combustible, toutes les opérations.

Les chaudières à déféquer (pL xcvn ) sont formées d'une partie cylindrique terminée par une portion de sphère; un

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