SUCES DB GA93U
4e la BMBièfe- datante la composition d'un vesuu de la Martinique d'une densité de Ittift, marquant il0, 8 à l'âléomètre de Eeaamé :
Sacre 909
Sets minéraux 17
Produit» organique*. 2
San . . 771
Ces résultats, ewe qu'Us ont dégénérai 9 sont confirmes pur le» analysée que nous rapporterons pins loin.
3B0B* On appelle Epépog*, l'ancien appareil, encore g&fcésalamant employé, qui serti amener ce jus à l'état de sirop clair et cristaUisable.
Un équipage se compose généralement de cinq chaudières en fonte, demi-sphériques , toutes chauffées par les produits de la combustion ou par la flamme d'un foyer commun alimenté par la hayaste, c'est à dire par la canne pressée et desséchée.
La première chaudière, appelée ' la grande, est la plus éloignée du feu ; son nom indique assez que c'est celle qui contient le plus de jus, et qui renferme, par conséquent, le jm le pkts faible» (Test dans cette chaudière que le jus arrive du réservoir et qu'A est soumis 4 la défécation.
La défécation s'opère avec de la chaux ; seulement, on ea employé une quantité beaucoup inoins considérable que celle qui est nécessaire pour la fabrication du sucre de betterave; on en emploie an plus de 1 i 3 millièmes de la quantité de jué à détëqtter.
La chaux, dans les fabriques de la Louisiane, se mesure •a moyen d'une petite Misse de 1S pouces de longueur sur 4 de large et autant de haut. Une cloison glissant dans des rainures, pratiquées defrouee en pouee, permet de mesurer rapidement le volume de chaux nécessaire pour une opératkto. La ehatfx contenue dans l'espace mesuré pa
Sltt SWHrt
chaque «m, comepoud à 46 pouces cubes, iuchuis a&» glaise, et ikèei- l£â fpajotùeB. Damne* chaudière à èê*> . féquer de la contenance de 1800 litre» , 4m ajoute S oaûu de chaux au morne; quelquefois 6, 7 ou même 9 et 10.
Les bonnes cannes exigent, mcpu* de chaux que les au- très. On reconnaît, d'aiUsurs, qu'oe m a mis assez, quand les écumes se forent bien, qu'elle^ f on£ fermes, épaisses ; qu'elles se soutiennent bien ; quand il se forme des crevasses * par le mouvement de l'ébullition ; enfin, lorsque ces crevasses Msèent échapper un liquida incolore*
M. Avequin a-ifafr&ë la nature des éeVBMt qui ae déeqloppent-dan* fe jua de la canine à rabins* sjms addkioa de ohaatE. 10 litres de ce ju* lui ont fcqmi *& granmaa dïé+eûmes renfermant :
Cérosie, 7,5
Matière verte 1,5
Albumine et ligneux» • . • . o,4 '
Phosphate de chaux. . . . • 0,5
SiUce 2,1
Le phosphate deehaux est èl'Aat de bipheaphe^ af i quand on opàre la caagakiim* <Ju sue dans un vfcae de cuif9*,seproduife<-il au» >le champ eu phosphate de ceifrre.
L'addhiea^ de la ohaax fctetfiee 1» défécation du j*s, soit en ceagahiai l'albumine, aoit en forma»! ue sttesphosphate de chaex et lia sttioate 4a ehaux îasotubtaa»
Les écumes ainsi produites enigatnent la.Q4rteie> et la eaaaière verte, *atureMeaie*t iosolebtes.
Lorsque lej«» e» AlféeÉtie» est ptèe^eojtrer en^haUâ- Iktoj oa rbsaamble» las écumes ah moyen d'qoe lafg* faemoite* et on. çoaArape A Ua «élever, jusqu'^ e* *Itt* *° f*ic
. , t*j|Mti£ *kfif *e* ^HWfts^tefeAiftMtgt pour ftfi>». f ;
3S03ïXVrapbratlon<îusiK»<Wféqtié*MpèF«dâÉ#k« ëht**> diètes suirârnteé. Oïl le ttan&r*rt(!M&tàd*T\&\*prop*+*u moyen de grandes ctrffièret eu c*iv^<Co»stai*kn*n*,»iIaa forme de nouvelles édùtm dàrts éea eftavdiètfes; aftUj comme elles sont toujours pleines et quotas débordent par le bouillon, Tes ttégreé sogt sans ëWée ooeftpé* à {Masser ces écumes dans la chaudière à déféquer, 0$ elles se délayent dans le j,us dé cannes. Ils emploient à cet effet une large spatule en bois taillée en Forme de lame de couteau et relevée par le bout. Ils passent sans cesse cette spatule sur la surface de la chaudière en ébullîtion, et ils enlèvent assez bien ainsi les écumes â mesure qu'elles apparaissent.
Dans la troisième et la quatrième chaudière, de plus en plus petites, le jus est évaporé et rapproché juscfu'à 90 degjés Beaumé. Enfin, dans la cinquième et dernière, appelée batterie à cause du bruit continuel que fait le sirop en bouillant, car Tébullition y est assez tumultueuse pour produire des bouillons de six à sept pouces de haut, on cuit le sirop jusqu'au point convenable â là cristallisation. Cette dernière chaudière est placée directement au dessus du foyer.
Les chaudières en fente d'un équipage étarit toutes placées au même niveau, fe' transvasement de Tune dans f autre doit se faire A la miin au moyen de cuiffèrtes; Il résulte nécessairement de ce mode de travail', et malgré toute rhabitfide qu'acquièrent les ouvriers de graves inconvénients, tels que perte de tetaps, earaméHsation du sucre, etc., etc. ' "'.
Les batteries placées en: gradfos évitent une partie de ces difficultés.
5504. 14 défécation àpérée par la tltatix donfetf fcat»sance â uri'tKpôt'dê sous-phôsphàte dk ehatrë. CeWe vfrs*ffère s'attache àr H chafodFëte A «WJIqftief tftetf - tpl'Wfc chaudières suivantes, et elle y constitue une ctatLte épaisse qrt^csAWes^^nam detttf; Uuitquu IHQMlMuftr du
«aUtevient tmp forte, 00 «tarife la cbau*Uèr*Aee©eton dilate atteile métal pour obliger le caià se fendre et Aee détacher. La fermatian 4e ce produit entraîne beaucoup d'fMonvénkals teUcs 4 epnptaadre, pendant k durée de févaperatloo»
Sous-phosphate de chaux. 92,5
Carbonate de chaux 1,4
Silioe , 4,7
Phosphate de cuivre. • • • 1,4
5505, JE» sortant de la chaudière de cuite, le sirop était reçu autrefois dans un rafraiehistoir et placé desuite dans les barriques où le sucre s'égouttait tant bien que maL On+a renoncé en partie à cette méthode, source de fermenta* Uons inévitables, et on a remplacé les barriques par des cristallisoirs de peu de profondeur et d'une grande étendue. Les cristaux égouttés sont alors seulement placée dans les barriques d'expédition.
On verte donc la cuite dans un bac , où on la laisse cristalliser. On ne réunit jamais deux cuites de sorte dans le ni^me bac; on attend, toujours que la première •oit cristallisée avant d'en ajouter une seconde. Tous les bacs se remplissent donc simultanément. Le wcre qui cristallise, passe environ vingt-quatre heures cfana tes bacs, avant d'être mis en forme.
A la Louisiane, les bacs où la cristallisation fin sucre brut s'opère, sont des caisses rectangulaires qui contiennent 500 ou 1ÛÛQ kilogrammes. lia sont faits en madriers de boisdcçjpcès de 4 pouces d'épaisseur. Gee bacs ont À peu paès iSpoiuea de prof ondeur, 4 à 5 pieds de laqgenr» sur
On aanonnaU ytfie wxcgsi bon A nntorw^^.fflian^ jl
mfcret on ta nuitée* bttyMt»9^W porte dansées keaeautrtiui' iont rangés debout ait les «tornevdans 1* pôrgerie» On remplit «atifaument fesbeweauts et ou met «a courorele dessus pourconserrer lachatair. La méltae dégoutte entre las jointe-dés cWres otd* fend da boutant; die tombe dans de tftste* citernes qui tout établies exprès pour la recevoir, dans toute féteûdme de là ptirgerie. Chacune de ces cittixtoes-contient 15 A 20,009 Rfrès; quelquefois plus. Quinze jours aptes l'enformage, le sucre esc déjà passablement purge, quand Ë e*t Ae bonne fabrication.
3506. Le sucre brut te plus propre et le mieux purgé contient toujours une certaine quantité de matières étrangères sstidet que lés raftnetrrs regardent connue des flocons d'£ came* qui sont reste dans le sirop et qui salissent le sucre. Ces corps éttnùgtts ne sont que du tfou*-nfcosj>hate de chaux et du^sAlcuté de chaux chargés de matière colorante et d'un peu d'albumine tttrifctnéé à la chaux/
M. Atequin a obtenu , en effet, de 40 kilogrammes de ocre brut ttalpdrgtf:
Silîce ....♦ 27,65
Biphosphate de chaux . 25,45
Soue-phosphate de chaux 19,98
Carbonate de chaux 2,52
Matières' destructibles par la chaleur « • 58,06
Sulfate de potasse • 19,42
Chlorure de potassium.. 26,15
Acétate de notasse. 25,44
Acétate de chaux 17,26
na,œr
5687. Ce suoat étant enfermé tiède , les mélasses qui s'en écoulent les première jouis après l'enlbtmage, ne sont pas tmoti eoUêresnert lufroidies* Quand dlés sont datâtes
fP^^^^IP^^f * ^^^^W ^^P"^^^^^ *^p^^^^^^^ *^^^^^*V^c- ^^ ^W^»^^* *^^^^* ^^W
dampr^^mt «btfpi,. ctaft* * Age «•* fbfttyttKt ijui Ait 50,000 kilog. de met* ^wa eawoa 5000 kilog» 4e fopd 4e ctteoie. Ce,w*e{paft, ppNw.» de qualité tjrè* »féfjeur/e, est infecté de toutes les matière? sajiqes quç I'od retrouve dans la opélafse, Aiqsi, la gwçme qu principe m»* queux, lp. silice w.g^À^ le^es(p|ip]tu^pba^ de chaux » j retrouvent en très grajodequantité, . La quantité d/3 £pno>de citernes yajrie selon Véta* de maturité de? ean*ei* selon la jfplthode d'eofcrymg^ rt ^ fflûp de cuite adopjti. Le smpriej: qui enfonce chaud aura plus de fonda de citerne i^, celui qui ^^
.Voici 1«$ substances que M. Avequia a Retirées 4? lô kil. de fopds £e wfflfp* ;
1° Silice f:v-f 32,53
2° Biphosphate de chaux .' 18,48
9» Sms-phosphate de chaux 35*27
4° Gomme où matière mucilkgineuçe . . . , . 48,65 5° Matière cblorarilè formant une laque avec
le souô-phôspliate 'de chaux .r. 2,28
6° Sulfate de potasse. .,.•...*./. 80,10
7° Chlorurfc de pôtassiuin. . 67,41
8° Acétate de potàkfe ......*. 65,57
9»' Acétate tie fchàù*. 1$30
a-r ■ jmv»
3508. Les procèdes que nous venons de décrire sont tellement défectueux, qu'on ne retire au maximum de la pwna que lie Jisrs du. suçj* 4*'*ik etotin/L 0* cottojfce , ^u .giénéral, «*. 10Qd kUqgr* da ^ns «qui
Mi
*«t9 «•#•{*» <J*Ml»M*>-»àft tthfcftttjllfcrw fer**
t*p* l'«^«9ï «•©♦. U»o((r. 4r— mw»» tan» «7,750 kilog. , M. Dup«j • ***<*» lestératatt artnirtn
''*■" Sacw.......' Ï9 73
VéluM.:..'. "50 %7" ' ' ' .
- Baga**.'. ...' S86 S93
Gagnes.. »...,. 1QQ0 |0P0 . »
> H-?%nt-trad*k* èe* nombre* d* te MMrftow sfcfrâtrte
''" ' tttlftpeMni dtafiabagasse*. • 64' ' WS
. 4* Ai*, ^«cote* p*ec 1* «juAjtai» , dfcMMrt Aom 9W n'dbtfaat jttteia te màkid Ai Met» *{**' la état* ttftfc*»* pfjvmt perte que Ton fetetitni 4 ttôtk'cauees ftteaipâlfl» tI* à flptttflaaa<y» «te 1* ptcaatear j y otx perte* de teaqf»* ■§• au matait wèpU* dartnéhiêae». . I* pattfrim* «1 *<ht, atikmbeMattiit qcw te**»fei4 du fBt 4* <tfc <*»»* fc* vubq* pente art te aom*a 4*to«te*l* thfaMi*» Ai atfera <pà afa&mft •! «difieite A utilité* te rpiaaritrf ■MtiiriAmhln^te ouiteaae qé*ftm tobtteftt. C'est *e tetnytywfchiy q«i «I te ffk» jaateta batte d'fcfafaftloA qae ftinto djrtawnt leaac de ta Imam •, aurtout daaa les colonies où une hante température déURNUffie tuie^menta*- Iteti fqpiji j il tat Item éff 4a ptaa1 hattté imtMHatf^ de dùa»fr aire iqqt le» apperàfe a de dfr^fer tinte les *mos njte te fobgfcptifa d# mfiièw A «bttfnir *tm tftaride4 t-ipidîtA Jaat^ufea m a'èpfrikperà p*è 4 mieux «traire te
••4 M«nn
4* h fabrication quoique da
» saoule» 4»te,^l*wi*lMufle bornée *w pont tnfHïer «o>«ieu aurki uaàemB%$mvy«m*^mm colonie. , . . . .
L'état filant du ju* de canoës est le plus graw de ton*. Mais il ne se déclare ordinairement à la Louisiane où M. Avequin Ta étudié avec soin, qu'après que la «mm a été altérée par le froid', et lorsqu'il surrient des chaleurs après la* gelées. Si la canné « été fortement gelée et qu'elle soit bonne, on 'peut faire Au "sucre tant que le froid continu*? «ai* s'il eoprient -de» «bafaurs après k gelée , il est impossible de faire du suer* a*ne« cannes. Le ju» que Ton obtient es( açidej U 4perd« deux trois dopes de densité. Si o» rou* k d&tmet, 41 devient filant, gluant, et il est bnpoatjbk,.*» ftiw, oristaJli«r un seul grande sucre. Ga jus de cannes, ainsi altéré, n'est propre qufe faire un sirop qui doit être converti en rhum ; -e'esj le metteur «mojoi o*e#bn en paisse ***, «t le rhum -est très bon. Cet aarideat, résulta étiéoantonr de latuf» tore des eelhtlesda la canne et du contact dut «'établit entre, h* matière* «sotée* servant de ferment et tcj sucre lui-même, d'où résulte UfciiuatttationTismwuae. •
• Ub antre accident de kfabriealioiiyiMiMistedaiiarVib^ «ation d'emplojrer des canne* tertes qu*on est oblige dfc prendre avant leurmaturké, parte que la taanp* presse «t que l'on cralni las geUas. Las cosmos vertes dorant b«sw> coup de m4Uasa,«t {a bbakation n'est jasnaiaboniM.
. UntroisjMwieac«o^tneBtdeh*ggmatk>n>ducal le* chandièce* à sucre.
Las. autre» accident» proYwmieut des éqd|mam«ul montés et qui ne bouiBant pua Me* n'4*opofcne paaie jua le plus rapidement pjMsibl*. Àveeun fruffiant tiinn monté, boniUant bien, do. bonnes camsea etdeoon beat,
strent M «Ktnrs. m5
il M toujours ftrcfle de fafcre de beau sûete. Mai», sV s'agit d'en extraire beaucoup , il faut serappeletf que dans les colonies d'Amérique ou n'a guère d'autre eombtstible que jss bagaoses desséchées, et qu'on y fait trop peu de easdes mélasses , véritable eau mère du sucre obtenu*
3509. La quantité de mélasse varie selon le climat plas ou moins favorable sous lequel la èanne a végété. Dans les régions très chaudes où la canne peut toujours atteindre une maturité parfaite, elle donne moins de mélasse; dans les pays moins favorables à sa culture, tels que la Louisiane par exemple, la canne donne une grande quantité de mélasse. Cette quantité est encore variable selon les espèces de cannes , selon les années sèches ou humides, selon la nature du sol, celle des engrais , etc. Les cannes récoltëes sur une terre vierge donnent beaucoup plus de mélasse que celles qui proviennent d'un terrain qui en a porté pendant cinq à six ans. Les sels empruntés an sol, dans le cas d'une culture dans un sol oeuf, expliquent très bien cette particularité.
A la Louisiane, la canne ne peut pas toujours atteindse son degré de maturité; les gelées s'y opposent et détruisent souvent une grande partie des récoltes, ou du moins fournissent des cannes qui renferment un sucre modifié et devenu incrietallisable. Là , on estime communément qu'un boucaut de sucre, qui ressort net à 500 Jcilogt. de sucre brut bien purge, donne 4 peu près 55 gallons de mélasse, ou 908 litres. Cette évaluation a été faite par une moyenne de six années, sur une plantation où l'on récolte, année commune, 500 boucauts de sucre. Le poids de cette mélasse est à peu près de 286 kilogrammes.
Ce boueaut de sucre brut purgé rend de plus de 40 à 45 kilogrammes de fond de citerne.
Un litre de cette mélasse pèse 4 376 grammes» Elle marque ordinairement 40* au pèse-liqueur de Beaumé.
vi. i5
te6 mmm wam
On ae récwt jamais t*l mélasses, potfr a* «mue le «tore crîtaMétabtfi qu'elles contiennent eM<m«
À'ttrMtirttalqM, à la Guadeloupe, 4 Bourtam, dans les tfekroiefc fln^aqvn « espagnoles, la «état quantité de sucre brut ne rend juinais m delà de 40 gallons de mélasse et presque toujours elle rend moins.
Ou «ait depuis longtemps que la mélasse contient en- . core une grande quantité de sucre cristallisable, mais qu'on ne peut plus l'extraire économiquement par les . procédas ordinaires.
Ai« Dabrunfaut a très bien montré qu'on ne peut guère obtenir far la cristallisation» du premier coup, qu'une |>orfkmdil sucre converti en sirop. En effet, une partie d'eau 4 Fébullitlonen dissout huit ou dix parties de sucre, taudis qut froid elle peut en dissoudre deux environ. Ainsi, par le refroidissement , oe seraient environ les 3/4 du sucre • dissous qui se sépareraient.
On pourrait juger par 14 de la quantité de sucre qui reste nécessairement dans les mélasses des colonies, qui ne «Ont véritablement qu'une eau mire du sucre de premier jet, saturée de pucre 4 fiftid. Mai* la présence des sels et la température dhtvée de Pair peuvent encore augmenter cette perte»
Si on ajoute dette le sucre testé dans les mélasses 4 celui que les basasses ont retenu « On Aura une idée juste des pfettès ébormes de suere que fout les colon* dans leur manière de travailler.
èi nous rappelons enfin que Casaux , dans son Ektoi sur fart de cultiver la canne, annonce comme Une découverte essentielle, comme un secret important, qu'il fdot qu'un bon tecou contienne autant de métaste que de sucre, cette déplorable erteàr fera juger de Fetpiit dans lequel ont longtemps travaillé les colonies.
La majeure partie des mélasses récoltées dans nos oolo-
nias ett employa à la. confection du rtofn , le MM dèrt & la nourriture des nègres et A quelques autres «sages.
Ia mélasse provenant de la puqptira 'du* sucré btut, examinée pendant.la.r0s1/aw0n; oa immédiatement aptes, est toujours visqueuse, filante ; sa couleur est rousse et sa saveur franchement sucrée. Cependant, un palais délicat lai reconnaît toujours un- goAt légèrement salin.
Si le sucre a été cuit à 41 i° centigrades, point décolle le plus ordinaire y la mélasse qui coule de ce sucre après ïtnfêrmage , marquera 40° à l'aréomètre de Beaumé, la température étant & 40° centigrades , et un litre de cette mélasse pèsera 4376 grammes.
La mélasse n'est pas susceptible d'une longue éonservationj les plus légères chaleurs de février et de mars suffisent pour y faire développer les premiers germes de la fermentation alcoolique , qui est bientôt suivie de la fermentation acétique. Alors elle devient mousseuse , perd beaucoup de sa densité et s'altère promptement, à mesure que les chaleurs augmentent. Quand elle a subi cette altération, à l'époque des grandes chaleurs, eu juin ou juillet par exeinple, elle mousse spontanément quand l'atmosphère est sèche et laisse tomber cette mousse quand le temps est a la pluie*
La mélasse, prise à haute dose, a une action légèrement laxative due en partie a la grande quantité du sels de potasse qu'elle contient.
Voici, d'après M. Àvequin, â l'obligeance duquel nous devons les détails qui précèdent, les matières salines qu'il a trouvées dans dix litres de bonne mélasse , provenant de la purgathm du sucre brut, à la Louisiane*
1° Acétate de potasse . . > . *.. . > * . * &0M1-
2° Chlorure de potassium. ...»...« 443,65
3° Sulfate de potasse. » u.,v«u«.. 84,46
4° Gomme ou matière analogue* 66,28
?l8 SUCE* M CAHHB.
5° Bipbosphate de chaux 54,01
6« Silice 22,85
7° Acétate de chaux 15,18
8° Phosphate de cuivre* . . . . . 0,21
M. Avequin a obtenu, ensuite, du sirop débarrasse de ces divers sels, 7,760 grammes de sucre purgé, ce qui démontre que non seulement la canne ne contient pas de sucre incristallisable , mais que la mélasse elle-même en renferme peu quand elle est récent? et qu'elle provient d'un bon travail.
C'est donc à la présence de ces sels qu'est due l'impossibilité de faire cristalliser la totalité du sucre contenu dans le vesou; c'est encore à ces sels qu'il faut Nattribuer la propriété fortement hygrométrique que possèdent les sucres bruts, et qui est telle quelquefois, que par un temps humide ils tombent complètement en déliquescence.
5510. Indiquons maintenant quelques améliorations en cours d'exécution pour le travail des sucreries coloniales»
On obtiendrait très certainement une plus grande quantité de suc en immergeant les cannes au sortir du moulin dans de l'eau ebaude, et en les faisant passer de nouveau sous les cylindres ; l'eau agirait par déplacement, et une notable quantité de sucre serait extraite de nouveau.
M. Dupuy a constaté qu'on pouvait obtenir ainsi un cinquième de sucre, en sus de la quantité ordinaire , sans que lesbagasses fussent trop désagrégées pour servir comme combustible.
Ce procédé présenterait peut-être i l'application plusieurs graves inconvénients, à cause de la main d'oeuvre considérable .qu'il exige, et de la perte de temps non moins importante qu'il occasionne dans le travail du moulin. Enfin , comme rien n'empêcherait que les cannes ne prissent une quantité d'eau beaucoup plus grande que celle strictement nécessaire, le jus serait trop étendu, plus facile
SUCES DE CANIfB. *2§
à altérer , et exigerait trop de combustible pour son évaporation. Toutes ce* raisons nous semblent devoir faire donner la préférence au procédé suivant , indiqué par M. Payeu.
Le moulin serait composé de cinq cylindres au lieu de trois* et tout le sjfttème devrait être1 enfermé dans une taveloppe en tôle destinée 4 empêcher la déperdition de la chaleur. Entre les deux cylindres supérieurs serait un tuyau parallèle à l'axe, muni d'un grand nombre d'orifices qui lanceraient de la vapeur sur' les canne» pressées une première fois -, le tuyau serait alimenté par un générateur de vapeur j les eaiones, convenablement humectées par la vapeur, passeraient entra les deux derniers cylindres et donneraient une partie du jus restant dans leur tissu.
Ce procédé présenterait deux grands avantages sur le premier : d'abord, il maintiendrait tout le système à une haute température, ce qui empêcherait toute fermentation immédiate et même ultérieure d'avoir lieu*, ensuite, on se-. nit libre de ne donner aux cannes que la quantité d'eau strictement nécessaire pour le déplacement du jus.
Quant aux améliorations à apporter au traitement du jus, déjà en partie réalisées dans quelques habitations, elles doivent tendre toutes vers la rapidité. Nous allons successivement les passer en revue.
Et d'abord, si l'on veut fabriquer dans de bonnes conditions, il faut nécessairement rejeter l'ancienne batterie d'évaporation et de cuite que nous avons décrite plus haut et qui donne lieu à de si graves inconvénients. Dans quelques habitations, on a disposé les chaudières A fond plat en gradins, dételle manière que le jus passe successivement de la chaudière à déféquer à la chaudière de cuite, en tournant simplement la clef des robinets. Cette disposition a évidemment de grands avantages sur l'ancienne ; ainsi die permet de donner aux opérations une plus grande rapidité , elle diminue de beaucoup les chances de car a-
aîo spca* db 0411*1.
mélisaKon, elle rend enfin le travail hten taurine pénible. Cea appareils doivent être entièrement construits en cuivre, métal beaucoup plus oenvenable cpte la fonte de fer* qui servait autrefois, et qui ^onoait Heu souvent à de graves ^cJèenU. Cependant, la batterie eo,> gradins présente eûcare un ineenvécttent d& au<moàt>d#efaaufla£0» De même que dans l'ancien appareil» ce sont toujours le» dé* fécateur* qui sont fapluaékûgnéadiifeu, et par conséquent les plus mal chauffés. Il devrait en être tout autrement , la défécation devant se (aire dans le moinft de temps; po*r sible % et le jus devant être de suite porté i «ilts tempéra- . tare élevée. Pour remédier à eet inoonvéaieut , ijjfaut recevoir le jus qui s'écoule du moulin à eairae» dwsdea chaudières placées sur un foyer & part, <rt y {téatKiper la défécation indépendamment de révepQra&ionw
3511. Un procédé bien antérieur au* précédents* et qui paraît donner des résultats importants, e*t celui de MAkDfrrosnes et Cail, procédé du reste, tout à lait analogue, è eeiut qui est employé dans leq bonne* swsrefie* indigènes. «
La fabrique qu'ils ont w<wtée j^utiftbft^ee/l,0O(MKW de kilogr. en 3 moiq, et ce million de lufag} représente, 730,000 kttog« de l'ancienne fabrieatiw^cest.à dire qu'on obtient par les nouveaux procédas 515 pour (y© de phase» rendement. Le sucre est ausai de p'tuà belle qualité , les cristaux sont plus grog, et les altérations sont rendues moins iaoitetu
Voici, pAr quelle suite d'opération on est parvenu 4*J>tenir de semblables résultats *
Tous les appareils sent chavtâe A la vapeur un eeul fpyer suffit donc à toutes les opérations delà sucrerie.
La défécation se fiait dans dal obaudtèma analogues à cellea qni sont employée* en Erapoe, ellea août à dont) la fundt o*t4*S33 de diamètre, et contiennent, remplie* au deux liera, 4,000 kifeg. à peu ptèsde jus. Six chaudière* semblables, opérant chacune 8 défécations par jour, peu-
smuui n euro* a5«
▼est donc 4éfgque*409 heetoKftrai, quantité suffisante pour l'importance de la fabrique.
• Dan» le Aefeage 4e la en*ux, il «et nécessaire de ne mettre qu'un très petit etcès deeet ateatî, un* trop ffrandVquentifé colorerait le glucose qui êer ferme toujours quoi qtferi fttsse; -on dok startftet A la plue MMe prenante*' de chaux, pourvu qu'elle clarifie parfaitement le rite; edttfc f proportion Tarie entré f 9 A 90 graMneaptfur-'tOO UderAe jus. Lorsque k défécation est terminée, au Heu <Féeun*er comme autfcefbis, on soutire A cntir ht plue grande partie du jus, et quand le liquide devient tnmMe, e* reçoit tes écumes dans un réservoir, on les laisse égoutter, puis on* les soumet à une pression graduée» Ces' précautions pe*mettent de tirer parti de TA M p. tijflUdejus, qui sans eNe»' seraient perdus.
Le jus déféqué est soumis, avant d'être évaporé, * une1 filtration sur du noir animal en grains. Les filtres que Ton employé sont d'une grande capacité, ils contiennent* chacun i960 kilog. de noir, et on doit apporter i l'arrangement de ce dernier, les précautions les plus minutieuses.
Le noir que Ton employé pour filtrer le jus ééMqoé à*\ a déjà servi A passer le jm évaporé marquant Î5V Osttavail méthodique pennet'd^épuker plus comptyt»-' u*m lu poqvujr décoterant do note. Sur »6fc«* qui *••*» aétassajtes» fr servent filtrer le jua^lN^ les S autre» rfc* » çoivent le jus déféqué. Chaque filtre dure 96 toutes» avant» 4'toe épuia*, tant an mouvant te jms ëvapoeéià 8B% que Q*luià.fK Enfin > on fait arriver lentement» à te surface du noir, de l'eau pure qui chassa le. sirop»- puni A peu*, estas que le mdhnge s!opère sensiblement.
Le jus déféqué étant, filtré, On l'évaporé jusqu'à ea qu'il ait atteint 25° dans l'appareil de M. De grand. Le jus A évaporer est amené sur les serpentins de l'appareil, et, tout en se eooeeatjçant, il oondense lea vapeurade la chaudière A cuire daaaifcvide* Le ju*.n?acajUfteKi eue las
tint que le 46»1* degré; pou». te faire aviver 4-25°, ou l'évaporé dans la chaudière dans 1*. rida* , ,,, •
À 25°, le sirop est de nouveau passé sur le n^ir .anmal neuf * après la filtratk>n„ on procède àl* cuite» ,{ . ,f • ,,
, La, même chaudière» de 2m,15 dq diamètre, sert en même temps à la cuite dp .sirop, et comme nous payons v^ à l^un*ner de 16 à 25°. .,
mI* cuite dfns le vide étant terminée, on Reçoit le sirop dans dmréoJtytiffbirS) puis on le verse d*o« des formes. ♦ Nous uous arrêterons peu sur ces derrières. 0pérations^ ettes «oat semblables à celles .qui sont usitées dans les fabriques de sucre de betteraves.
. Les avantages que présente le . nouveau procédé que nous venons d'indiquer, sont incontestables, quand on peut réunir les cannes de plusieurs habitations et les traiter dans une usine centrale.
3512. Après ces explications, on reconnaîtra de quelle haute importance sont pour les .colonies les améliorations à introduire dans la fabrication du sucre de canne dans l'état actuel de la législation.
Quelques; chiffres vont encore mieux le démontrer. Par les anciens procédés, If* 100 kilogrammes reviennent à Cayenne à 40 fr •, etàla Guadeloupe à39fr. 60 e. Si on ajoute au prix de revient , les frais de transport, de taxe, et les droits, on rata qu'il reste i peine delà marge aux colons $ en effet :
Prix de revient des 100 kilogrammes de sucre brut ,
anciens procédés •• 40 f. » c.
Frais de transport • .... 18 j>
Taxes et escomptes ♦ 43- a
Dioi ts 49 80
Le prix de 120 it. 30 c. les 400 kilogrammes est celai que vaut à pan près le sucre dans ce moment.
8UC&K M GAHHB. aS3
Il est difficile dé préciser davantage ce prix de revient» Voici néanmoins les documents fournis A fbnqoéte de la chambre des dépotés en 1856 : quelques Uftf des chiffres
ont pu changer. .
A la Guadeloupe.
150 hectares employés en plantations ,
on en vivres 200,000 fr»
150 noirs a 1,£>00 fr. 325,000
Etablissements et animaux ». 75,000
Intérêts annuels i 5 pour 0/0 t . . 25,000
Frais annuels 35,000
Produite 120,000 kilog. de sucre A 50 fr. 60,000
A Cayenné.
Habitation renfermant 450 noirs , évaluée à 450,000 fr.
Intérêts à 7 pour 0/0. . : 3i,500fr.
Frais annuels 34,000
Produits 12,500 kilog. sucre à 45 fr 56,230
Un dixième pour sirops et rhums 5,625
3513» Nous terminerons la fabrication du sucre de canne par quelques mots sur le procédé de dessiccation appliqué à la canne. Il est facile de prouver que les avantages de ce procédé sont i peu près fictifs , en ce qui la concerne.
CosMae.qftiia l'avons vu, 100 parti*» de canne renîer-
a34 BAFPIHâOB-
mmtfùfwitm dfeam et 30 de matière sèche. Les 80 de matière eèetefomt former de ift parties de sucre, 404e titan, et S dtaaw. 460 partie» de canne 4ewioNe tout dette formées de : •
60,0 sacre*
33,4 tissu.
0,0 eau, ' J
Sur les 60 de sucre, on espérait en retirer Bô$ jputis pour arriver à ce résultât, il faudrait 4éjV qcs appareils bien perfectionnés. Si les cannes s'altèrent, si peu que ce soit, Û sera bien difficile d'obtenir un produit aussi con^^ sidéràble.' De plus , sur 100 parties de matière expédid^ en Europe, 80 paieraient trd pof f tout à fait perdu , ce qui revient A dire que 100 kilogrammes de sucré paieraient 56 fr. ta apéculation est donc impossible , à moins d'obtenir d'usé manière permanente une énorme diminution des droite 4fcntr&» *4 qui ne saurait; *e eomprqn&fe
Du reste , M. Dupuy a examiné récemment la canne décortiquée et desséchée. Réduite en poudre, elle ressemble a une fécule et; fournit ainsi 6& pour 1*0 4* *uore sec et presque pur. Mais au bout de quatre otofc disposition à if «if, elle, n'en a donné, que 54 pou* tQÛ, encore était-gi gr+t^ coloré et non marchand. .
&AFVI1T&GB DU SUCHE.
3514. Le sucre de premier jet, extrait de la canne, ou de la betterave, égoutté et même claircé, n'est encore considéré que comme un produit brut qui exigé un raffinage.
Dan4 l'4t*t actuel des choses, cette nouvelle opération s'exécute en faisant dissoudre le sucre dans l'eau, en le purifient, en le faisant cristalliser, enfin en le soumettant à des qpératiétas trës longues, qui exige** de» capitaux énormes représentés par les masses considérables de sucre qu un taffi&eur a toujours en travail. Il serait9 donc de I*. plus haute tapefrtainfe d'éritev ^opération 4»nA*age,
penses considérables de combustible et des pertç*4e;fu^jfe cristallisé qui, une fois dissous, ne peut plus reprendre la forme solide. Déjà, dans la fabrication du sucre de |>etteraves , nous avons eu occasion de parler qc quelques procédés qui paraissent pris d'atteindre ce put, sans cependant résoudre complètement la .questiQp, Après là description des procédés dé raffinage en usage aujourd'hui, nous rappellerons les essais faits 'en grand dans le but de simplifier l'Industrie du raffineur. A " . ' '
ifa\tm fygK yng^fa^t». fo.fwffe .giaflradrç l^spçre brut* tel qu'il arrivât <je4CQlofu$s,, d^qs 50 à 3? ppiy \Ç0 d'çau^ constammen^satuçée de çhau xA à fe température ordinaire; la dissolution opérée, on mélangeait intimement au s^rop. ainsi obtenu, et, toujours à froid, par ube forte agitation^ 2 pour cent de sang de bœuf. On décantait le liquide dans, une chaudière en cuivre d,e 2 piètres {le diamètre sur 1 mètre à ( mètre 30 centimètres <\e profondeur , chauffée à fetf nu, et dont lesboçds pouvaient* au çapjen (Je hausses ^ s'élever à volonté. L'ébullition ne tardait pas à coaguler ¥ albumine du sang, et toute Fadresse et l*expérïencé de l'ouvrier raffineur devaient tendre à rassembler l'albu-1 mine et les matières étrangères qu'elle entraînait, et & en fomer une écrit** )>Èea ferme qu'on put enlever facilement* •
Le liquide filtré à travers une étoffe de laine, passait à la chaudière dé cuite chauffée à feu nu, et où il ne lui fallait pas moins d'une heure pour acquérir la densité convenable à la cristallisa tî on.
Ce proç<*d^£>H lô voit; de sqite, présentait de (frayes inconvénients, car le succès de l'opération était entre lçft, mains et pour ainsi dire à la mçrçi des ouvriers, çt de tylus le sucçe tQu^ours ^inafeiei^pujé Ç^R^f^^ÇP1^^^
256 BAfriKAâfe
leurs qu'il ne 1 est maintenant, était altère par une longue ébullition.
Ces circonstances, et plusieurs autres qu'il serait trop long -de signaler, ont , à plusieurs reprises , fait modifier les procèdes du raffinage. Le charbon végétal a été essayé comme moyen de décolorer le jus; le charbon d'oq e? poudre lui a succédé, et bientôt après, à ce dernier, on a joint l'emploi du noir animal en grains, des filtres Taylor et des filtres Dumont. Enfin» la vapeur est venue donner une nouvelle impulsion i cette industrie , en remplaçant tous les appareils à feu nu par des appareils plus méthodiques, et capable de donner à la fois des produits plus constants et plus beaux i des prix plus modérés.
Malgré tous ces perfectionnements, il est à espérer que les détails dans lesquels nous allons entrer resteront bientôt à leur tour comme de simples documents pour une histoire de l'industrie du raffinage. Les perfectionnements nombreux qui tendent à s'introduire dans la fabrication du sucre indigène et du sucre des colonies devant bientôt Codifier le travail des raffineries i son tour.
3515. Les opérations du raffinage peuvent se diviser en plusieurs parties que nous allons indiquer sommairement, et que nous développerons ensuite.
1° Matières premières , leur dépotage, lavage des barriques, emmagasinage, tamisage, etc.
2° Fonte du sucre brut i la vapeur.
3° Clarification au sang de bœuf , à la chaux et au noir animal fin.
4° Première filtration pour dépôt, sur les filtres Taylor, etc.
5° Deuxième filtration sur les filtres Dumont, à noir animal en grains.
6° Culte du sirop, appareil dans le Vide.
7° Cristallisation dans les rafraichissoirs, grenage.
8* Empli de* formes, mouvage du sucre dans les fur* I mes, etc.
9* Travail des grèvera qui se compose lui-même de plusieurs opérations importantes! qui sont :
L'égouttage, Lelochage, Le terrage, Le plabotage, L'élu rage, etc.
Matières
S516. Les sucres que le raffineor doit préférer à égalité de prix, sont ceux qui sont les moins colorés, qui présentent les cristaux les plus volumineux, car dans ce cas Bt contiennent plus de sucre cristallisable; ceux enfin qui, au toucher., sont les moins gras parce qu'ils contiennent évidemment moins de mélasse.
Pour s'assurer du degré de coloration du sucre brut , plus exactement qu'à la simple vue , il faut le dissoudre dans vingt-cinq fois son poids d'eau contenant un peu d'alcool , et l'essayer au décolorimètre de Collardeau.
Jusqu'à présent on n'a pas de moyen prompt qui puisse indiquer exactement la quantité de sucre cristallisable contenu dans un sucre brut ; la fermentation ne peut fournir aucun indice certain, puisque le sucre de raisin ou le sucre incristallisable, fournissent aussi de l'alcool. Un procédé que le fabricant, à défaut de meilleur, peut employer, consiste à prendre un échantillon de sucre brut et à le traiter par de l'alcool à 366 qui ne dissoudra que bien peu de sucre cristallisable, et enlèvera au contraire toute la mélasse. En filtrant et en séchant le résidu, on aura assex approximativement la quantité de matière utile. En dissolvant dans l'eau pure un second échantillon de sucre brut et en filtrant» <m pourra déterminer exactement la proportion des substances étrangères insolubles.
438 Etiffluai ^
Austf tW qtifc lé «ut*e brut a été reçu et jufcé éonftrftfe à l'échantillon d'achat , on le vide sur un sol dallé , bien «tilt La barrique vidé ïefrént tbdjtftn1* su* ses pttohvm cobehe de sucre, qu'il serait long et dispendieux dé détacher Aïé main; M. Bayvet a imaginé de nettoyer ces bartiques par un procédé simple et économique. On les placé tour à tour sur une plate-forme en cuivre légèrement bombée et entourée d'une rigole ; un jet de Tapeur obtenu i volonté au moyen d'un robinet est lancé du «entre de la plateforme dans l'intérieur de la barrique; en se condensant la vapeur se sature de sucre , éoule dans la rigole, se rend îdans im réservoir, et donne un liquide sucré qui sert à dissoudre le sucre brut. Avant d'opérer eette dissolution du sucre, il est convenable de séparer de celui-ci, par un criblage à la claie, tous les agglomérats qui retarderaient la fonte.
3517. Fonte du sucre hrut. La dissolution du sucre brut l'opère maintenant, dans la plupart des fabriques, dans des chaudières en cuivre chauffées à la vapeur, soit au moyen d'un double fond, soit, ce qui est préférable, au moyen d'un serpentin qui lance la vapeur sur le sucre même, par une multitude d*oriûces.
La quantité d'eau employée à la dissolution du sucre, ajoutée i celle qui provient de la condensation de la vapeur, est égale i 30 pour 100, à peu près, du poids du sucre* Dans une chaudière de 1,80 de diamètre sur 0,75 de hautteur moyenne f on peut dissoudre à la fois 350 kilogr. de sucre, et répéter la fonte quarante fois par jour. Cette chaudière suffit i une raffinerie qui traite par jour 14 à 15000 kilogr. de sucre brut.
3518% ClaHfhàiioHk La diesotatton dta sucre étant bien obérée, vu fait passer le sirop dans uhe seconde chaudière «n cuivre chauflWe par un Arabie fond. Il ne faut pas injecter la vapeur dans le sirop par un serpentin pensé de trous t elle
étaadaait intaeniMtte sirqp» et Ja tapéur?dttta*eit lieu à tmeagiiatJoa nuiaibie à l'effet de l'album***
Pour produire une bonne darifieétion* on ajoute au twre 3 à 4 pour 100 de ton poids de noir askaal fin, et le moins possible de sang, qui tend toujours* par fca nature putrescible, à détruire une certaine quantité de sucre cristaîlisable ; on en ajoute ordinairement 1/2 pour 100 de sucre brut et on a soin de le battre dans, l'eau afin de diviser la matière albumineuse. Aussitôt, que le noir et le sang ont été projetés dans la chaudière, il faut immédiatement remuer toute la masse dans le moins de temps possible, deux ou trois secondes au plus, et porter à l'ébullition. '
En agitant le sirop/ ou a réparti l'albuminé dans toute la masse liquide; et comme en un instant cette agitation a eu lieu, l'albumine n'ayant pas eu le temps de s'agglomérer en se coagulant, elle se prend par l'ébullition en tin Vaste réseau continu qui enveloppe les particules en suspension , les réunit, et les empêche de passer plus tard, même A travers de* filtres grossiers.
au premier bouillon, le suere est clarifié ; on intercepte la tapeur 9 et on soutire le liquide dans les filtres Taylor.
Quelques reflhieurs, M» Bayvet entre autres, préfèrent •voit ttets ehautlièret de clarification au Heu d'une seule grande ; eette disposition permet en teflfet d'aller plus vite, ftfcqufon a un» masse de liquide moins grande à élever à ftbullitàon.
8oi9» IHwMvêJUimtitniJIàtêê ï*yhr. Le filtre Taylor t pour but, seulement, de séparer» dans le plus court délai, tout»» les matières en suspension dans le sirop ; aussi, pré- •snte-t-il dans sa construction un moyen simple de multiplier les surfaces filtrantes dans une enteloppe resserrée; Use compose d'un sac de coton de 60. centimètres de large sur 1 mètre de long contenu dans un fourreau ouvert des deux boutg, eu toile forte et claire, et large seulement de
*4o *A?vnucrc
18 centimètres. Ce fourreau maintient le sac en coton irrégulièrement plissé, sans que l'on prenne aucun soin pour obtenir cet effet ; des ajustages coniques soudés contre le fond supérieur et le fond inférieur maintiennent les sacs par les deux bouts.
Le produit de la clarification arrive dans un espace ménagé au dessus des filtres, le liquide est distribué dans les douze ou dix-huit sacs qui composent le système, il y dépose le noir animal fin , l'albumine coagulée et les substances étrangères* Ainsi filtré grossièrement , mais encore coloré , il se réunit dans un réservoir qui le distribue aux filtres Dumont.
Dans la plupart des raffineries on a heureusement modifié les filtres Taylor; voici comment ils sont disposés chez M. Bayvet et dans la fabrique die MM. Perrault, Legentil et compagnie, à la complaisance desquels nous devons les plans et dessins qui complètent la description du raffinage du sucre :
Dans une grande caisse de 2 mètres en tous sens , on dispose verticalement une vingtaine de sacs plats renfermant chacun une claie en osier de 3 A 4 centimètres d'épaisseur; ces claies maintiennent l'écatfement des deux parois du sac. Le produit qu'on veut filtrer est vetsé an entier dans l'espace libre qui environne les sacs, et la filtration , contrairement au système Taylor, se fait du dehon au dedans. Le liquide filtré s'écoule dans un double fond par une ouverture ménagée 4 la partie inférieure du sac On voit de suite les avantages de ce dernier mode de filtrat ion; les sacs n'ont pas besoin d'être renouvelés si fréquemment, puisqu'il ne s'y fait aucun dépôt; par cette raison même, la fil tration est plue prompte, etc.
Dans une raffinerie opérant sur 1 5,000 kilogr. de sucre par jour > quatre filtres de la forme et des dimensions que nous avons indiquées, suffisent amplement à la/abrication