D* de grain, commune
MO 4r»
Les résultats contenus dans ce tableau s'accordent généralement avec ceux de M. Brande. On ajoute le plus souvent une .certaine quantité d'eau de vie dans les vins d'Espagne, de Portugal et de Sicile, qu'on destine aux marchés étrangers. Il est probable que l'habitude où l'on eat d'effectuer ce mélange tient à ce que leur force fait leur repu* talion, et peut être aussi à ce qu'on a besoin de moins de soin pour les préparer à l'exportation, quand on y ajoute de l'eau de vie.
Il faut donc regarder les chiffres donnés par ces deux tables, comme exprimant la composition des vins qu'on trouve dans le commerce plutôt que celle des vins naturels, qui sont probablement moins riches en alcool en général.
viirs. 4^9
On Mit depuis longtemps que la pesanteur spécifique des vins, différents en cela des liqueurs distillées, ne peut don* ner aucune i dée de la proportion d'alcool qu'ils renferment.
Gependant ces pesanteurs spécifiques sont nécessaires à connaître dans beaucoup de circonstances.
Diverses expériences sur ce sujet ont été faites par Brisson et Brande, et par d'autres chimistes. Voilà quelques uns des résultats obtenus :
Madère commun • 0,98659
Madère tercial 0,98606
Madère pur 0,98860
Porto commun. . . ., 0,98203
Sauterne 0,99511 .
Bordeaux commun 0,99490
Vin américain. 1,00702
Cidre commun « 4,03400
Hydromel 1,08964
3676. On suppose, généralement, que Faction de l'alcool sur l'économie animale est modifiée dans le vin par les autres matières végétales qui s'y trouvent mêlées ou combinées, et on admet que le pouvoir enivrant du vin n'est pas aussi grand que celui d'un mélange proportionnel d'alcool et d'eau. Il serait, 4 coup sur, mal fondé de vouloir établir une opinion générale à ce sujet. Nul doute que certains vins ne renferment des principes spéciaux dont l'action a'ajott- <4antà celle de l'alcool ne saurait être négligée» Mais, à cela près, la croyance commune pardi fondée, et pour la justifier il suffit de jeter un coup d' œil sur la table suivante des pouvoirs enivrants relatifs des divers vins et des autres liqueurs fermentées, dans la supposition que l'alcool posséderait la même puissance dans le vin que dans les liqueurs distillées.
L'eau de vie contenant 53,39 p. 100 d'alcool étant prise comme type et portée à 100, on a d'après M. L. Beck ;