BAUX H
le* qui dwiwt un go*t 4éf*grl»bjf au* «tu* 4# Tte prorjennçnt de I* peUicuta, tes plpj»» distiltë* «ulMW-fta )eay qu 4e.l>)pool çnt
fcnnd un. liquida 4'W6 WYfH* d!wWW^ * fy Qgr^Je, çp0l*II¥fW'«'»y«M.Ail,04wf. «IfostYMP/le 1'$*» de vie 49
VôiawJpppe d» gr*j#9 4e «jiain «éj>«& de» pépins *t
de la grappe soumise seule à la fennenfatifta, etdi*tij)é$
omba » <to»u4 ua* e*n <le ^k tout Afett pepaWaWe à ce) Je <lf npiy,
£n reetifrttt }'*w 4* vis de jpaj*, 4 plutfcujrs reprit**, (m 9btim\ 4* friapal pp«fUA sa*3;00At .4* 4Wt*&i4uff OSpÎM vçkAfodflftqwlt l'eau pj&ipjAt la iwtitoJlflteuKf On peut obtenir âO pMMQft» d'hfttta 4e $00 }to# 4'flW 4«
. Cetle.baile tstmn mUftPet d'Aller /esMAthicpe, 4'fewfe 4* pmsim» datm» 4t4'fcwl»g9M» Un* d*a}e gotitto
suffit pour infecter 100 litres de la mettteuitt eau de vif»
Les «aux d* vie d'Anna?»* 4* Cegna* deirent leur *up4riQ*itd A lVipeaee de «es halles * 40 «fiel, elles profite» neet 4* la. djaUMatieti 4» ri* ty*a* W « * V** fcro»n>é «H «onAact des peUieuks* .
M. Auberfier dtend e*e remaupie* aux eaux de <vî* fou*njns par divers fruits ieb 4jue les pojaiaaee, las foires, les ppnase, les abrfaoés, leq pestas; il pense que, dépauiUés de leur peau, «es disers {mils dountraianl des alonole jocempl* du goût earaéftéristiqae qu'ik eeqssrraat I/eaei de Tie de grains emprunte aopsi ean mauvais goAt aux en» vdoppes du grain.»
Quelle 40e eok son origine, «n aiôool bien rectifie se dépoaille de toas aes profite aceidenteU. En effet, tandis qu'il bout à 78°, ces mêmes produits boai|ktft lafs nu 4e «* et sauvent vers 000,
1j en rdsnhaqneaiox a iritfadl Anrfnager l^wame»n le
5ao iAtm n Yt».
bouquet des eaux de vie, propriété qui est due très probablement à quelque matière huileuse en faible proportion, il importe de ne pas distilter les eaux de rie dans des appareils trop économiques. L'ancien alambic, chauffé ila Tapeur, présente alors les circonstances les plus favorables. En somme, il faut, dans des cas pareils, s'écarter peu de la pratique habituelle et n'introduire qu'avec ménagement les procédés qui conviennent à l'extraction des alcools communs.
5691 . Nous allons prendre pour exemple du traitement des matières sacrées celui des mélasses provenant de la fabrication du sucre de betterave. Quant aux mélasses rendus du raffinage du sucre des colonies, elles ont, à cause de leur bon goût, une trop grande valeur pour qu'on puisse les appliquer 4 la fabrication qui nous occupe.
A l'arrivée' des mélasses, on les vide dans de grandes citernes parfaitement i Fabri de l'humidité qui pourrait les toire fermenter; elfes y restent, jusqu'au moment oà elles doivent être traitées.
La fermentation des mélasses présente quelques difficultés; il est nécessaire de les étendre d'un*qoantité d'eau déterminée , et telle que le liquide qui en résulte ne marque plus que 8° à l'aréomètre de Baume, k la température de 80°, qui doit être celle du mélange. Cette quantité d'eau n'est pas indifférente ; si on en mettait moine, le mélange s'échaufferait trop et passerait rapidement à la fermentation acide*, si au contraire on en mettait trop, la température ne s'élèverait pas assez, la fermentation serait peu active, et on finirait par n'obtenir que de très mauvais résultats. On peut cependant, par des tours de main, arriver à mettre une quantité d'eau moins grande que celle que nous avons indiquée, nous verrons plus loin dans quel bat et par quels fctoyens*
Quelquefois la fermentation de la mélasse cesse subitement , sans qu'il soit possible de 1a rétablir. Ce phé-
%àn m vnu 5ai
nomène est dA à la présence d*un excès de ehanx et dé potasse que renferment presque tartes les mitasses 4e sucre de betterave; or, toqte réaction alcaline estdéfa* ▼omble è la fermentation* Heureusement, riçp de plus facile que de surmonter cette difficulté; U suffit d'ajouter «ne certaine quantité d'acide sulfurique, jusqu'à sa turatian complète des alcalis en liberté ; on pourrait menue mettre nn petit excès d'acide, sans nuire au goût des produits* et à la fermentation de la mélasse, et cela parce que cette dernière renferme toujours aussi* deaaelaè base de potasse qui saturent cet excès d'aeide sutfttrique pour laisser libre seulement un acide organique. L'acide sulfurique doit s'ajouter à la mélasse, lorsqoe celle-ci a été étendue de la quantité d'eau nécessaire à la fermentation; les proportions généralement employées varient entra 1/3 p. 100 du poids de la mélasse et 1 1/3 au maximum.
La mélasse étant étendue d'eau de manière à marquer, comme nous l'ayons dit, 8* à l'aréomètre, il s agit de procéder è la fermentation, on ajoute pour cela i peu près 2 p. 100 du poids de la mélasse on levure fraîche , pressée et préalablement délayée dans de l'eau, on agite fortement le liquide qu'on abandonne alon à lui-même. La fermentation doit se faire dans des cuves dont la grandeur soit en rapport arec les appareils diatiliatoîres, de mar nière qu'une cuve dont la fermentation est terminée soit immédiatement distillée et ne reste pas plus de vingt-quatre heures en vidange. Il faut donc, avoir nn nombre de cuves égal au nombre de jours nécessaires à la fermentation, de telle sorte qu'une des cuves étant toujours prête à distiller et se distillant dans les vingt -quatre heures, une autre au contraire soit préparée à la fermentation ; les caves intermédiaires étant à des degrés de fermentation de plus en plus élevés , etc.
5M BAOK Dl VMfe ■
Si ou abandonnait trop longtemps If liquide au oootftcft de l'air, il passerait rapidement & la fermentation acide et faisait par ne donne» que peu ou point d'akool.
Nous avons dit plus haut qu'une des conditions importantes à' remplir pour obtenftuue bonne fenéentation, consistait à opérer sur des liquide* dont la densité ne dé» ptassàt pfte 8* de î'àréotïlètre de Baume ; quand on ne vaut retirer de la mêlasse que l'alcool qu'elle peut fournir, la quantité d'eau ajoutée pour atteindre ce terme ne pré-» sente qu'un seul inconvénient, celui d'exiger une plut forte consommation de combustible à la distillation* mab quand on veut aussi extraire les sels de potasse que la mélasse contient , et qui restent dans les vinas$e$ , plut oa met d'eau et plus les frais <Tév&poratkm des eaux mères sont considérables. Pour éviter lfeacès de dépense de oom~ bustible, on a essayé dtopércr la fermentation des mélasses à une densité de 14* 'dé ftoréomètre ; on y a réussi, mais à certaines conditions <que nous allons indiquer. À la densité de **>, la température du liquide peut monter à 3Ûf centigrades, en mains de vingt-quatre heures, et à ce degré l'alcool- se transforme avec une extrême rapidité en vinaigre. Pour éviter cet inconvénient, il faut, aussitôt que le liquide marque 27p centigrades, lé diviser un deux punies égales et ajouter à chaque portion autant du mélasse qu'elle eu contient. La mélasse ajoutée étant é 14* Baume et renfermant 2 p. 100 du poids lie la niéàeaet, en levure, on latese alors continuer la fermentation et on ne risque plus de voir la température s'élever 4 un trop haut degré.
Les mélasses que l'on (ait fermenter présentent une as* sez grande viscosité, même quand on les étend de mamève A ne marquer que 8° Baume; elles peuvent se boursoufler et sortir même en partie des eu Vcs, si on n'y porte remède; on ajoute au liquide un peu de savon noir qui est décomposé par le petit excès d'acide que contient le li-
saine m ni* f al
tfuîde^ la mati&re grasse mite en liberté elnterfpose dan* l'épaisseur des parois des bulles sirupeuses, rompt leur ho* mogénéité, las dispose Acrev er et les empêche de t'eutaeeer les unes sur les. autres* Noua avoua déjà parlé d'un effet analogue qui se produit par l'addition du beurre daim la cuite des sirops de sucre. L'opération est terminée, quand* après avoir été régulièrement en augmentant, la fermentation oesse presque tout à coup? un autre indice d'une bonne fermentation est l'abaissement du degré aréométrique 4m liquida; - aelte qni a le miens réussi doit amener la liqueur de 8* à 1°.
La fennentatiop étant terminée* il faut refroidi* le liquide* si on ne le distilla pas de suite, en faisant circuler d^ l'eau ftx)id^ dsps on serp^otm placé dans la cure qui le rtnfamie, ou bien en le transvasant dans dep cuves son- Item. On serpentin «trait mAme sauvent utile pendant le courant de, la fermentation, unit pour Fautive* en faisant etocukr de ifenu cnande dans le.veae où elle se passe* cuit pou la régler» an y mettant au centrai» an, ewonlasnm de If eau froide»
1,000 kiL da mélasse da betterave peuvent fournir de 110 à 140 kiL d'un salin marquant da BO à **• a l'ateaiimètre; nous avone vu ptaabaut que, pour obtenir écouotniquement ce résidu * on pouvait opérer la fermentation ém mélasses à 14% U quantité d'eau a emparer est alors moins considérable $ mais le produit en alcool diminue. M. Dubrunfitut, pour éviter cette perte et cependant pour retirer économiquement le salin , a imagiué d'opérer la fermentation à 8° Baume* et d'économiser le combustible par une suite de dispositions très ingénieuses que nous alloua indiquer.
Et d'abord pour étendre la mélasse* il emploie , au lieu d'eau pure , les vinasses provenant d'une piéoédenta distillation et qui n'ont pas d'action nuisible anr le produit alcoolique i cette manioc* d'opérer lut permet d'obtenir sans
finis un liquide contenant presque le double de salin le même volume.
Il obtient sans frais également , la première évaporatton des vinasses, en les employant comme eau pure pour alimenter un générateur de vapeur qui lui-même ohauffe les appareils distillatoiies.
Enfin l'évaporation se termine dans trois chaudières en gradins, chauffées en partie par ta flamme perdu* d'un four i réverbère, sur la sole duquel se brûle lé salin et où l'on termine sa préparation. I/évaporationestpouseéedans la troisièmechaudière,jusqu'Aceqoele liquide marque 32°; -à cette époque, on ouvre un robinet qui laisse écouler la nbatière fluide sur la sole en pente du four à réverbère.
5693. Dans la fabrication de l'aloool par les substances amylacées, les deux principales matières premières que l'on .emploie en Europe, sont les grains et las pommes de terre; . c'est surtout en Angleterre et eu Allemagne que cette £*- % brication de l'alcool s'effectue. Dans ces pays, on se courtente presque toujours de traiter directement l'orge concassée, par exemple, et les pommes de terre cuites et réduites en bouillies par une dissolution d'orge germée qui a la pio- - priélé, comme nous l'avons vu, de transformer la fécule que renferment ces substances, en suere glucose. On étend d'eau la bouillie, ou laissa fermenter le tout ensemble, et quand le maximum d'alcool est formé, on porte le liquide à l'appareil distillatoire.
Ce procédé est très économique de main d'œuvre, et il » n'exige que peu de mise de fonds ; mais il ne convient qu'A de petites exploitations rurales, et il présente de graves inconvénients qu'il faut éviter, toutes les fois qu'on voudra marcher sur une grande échelle. D abord la grande quantité de matières étrangères mêlée au moût fait que la fermentation n'y marche pas d'une manière aussi parfaite ni aussi uniforme que dans un moût tiré à clair; la quantité du matière à distiller est plus considérable et exige des
Etci de vre. Sa5
appareils distiltatoireft et des foyers plus grands. En outre, les dépôts ou marcs causent beaucoup d'embarras dans le transport à Palairtblc et contribuent A donner un mauvais goftt A l'eau dévie, soit par les principes que contiennent les pellicules, 4tât parce que les mares s'attachent facilement au fond de la chaudière, braient* et donnent aux produits -distillés ce goût de bfûlé qiri leur enlève de leur valeur/Enfin, on éprouve beaucoup de difficultés & se servir des appareils dislillatobes cOfttinus* qui offrent de si grands avantages*
Par toutes ces raisons , il faut éviter autant que possible d'employer ce procédé de traitement direct, toutes les fois surtout qu'on marche sur une grande échelle.
Il est bien plus convenable de diviser le travail des matières premières qui nous occupeui en deux opérations tout à fait distinctes, savoir : 1° la saccharification de la matière, â* le traitement de le matière sucrée obtenue. Dès lors ou n'a qu'a se gttUter d'après les principes qui ont été énoncés à l'occasion de la fabrication du sucre de fécule au moyen de l'édite fculfarique ou de la diastase ♦ dans la préparation du meut fermenté qui donne le bière, et enfin dans les procédés que bous venons de décrire pour la distillation des liquides sucrés.
Ainsi , pbur obtenir la sâcotarifieation de la fécule, par exemple , il suffira de la traiter dans une cuve par l'acide snlfurique, en prenant les précautions que nous avons in* diquées. On saturera l'acide par de ht craie, on soutirera au clair, et le liquide, passera directement dans la cuve de fermentation. On pourra également saccharifier la fécule au moyen de la diastase produite dans l'acte de la germination de l'orge. ■ >
Quant A la préparation de l'alcool an moyen du grain , rien n'est plus-simple, il suffit de préparer du malt, comme nous l'avons indiqué A l'article Bière; de dissoudre le malt A des températures convenables et de faire fermenter
fa6< BAUX M TlBé
le moût qui proviendra de la dissolution. En opérant ainsi sur du jus fermenté, prépare i part , on pourra distiller l'alcool provenant des grains , dans les mêmes appareil» ei par les mêmes procédés que. ceux qui sont employés, quand la mélasse forme la matière première»
En Allemagne, où là distillation des eaux de vie de graine est très répandue, on a trouvé en moyenne que les différentes semences fournissent les produits suivants à 80* de l'alcoomètre centésimal t
100 kilog. de froment donnent 40 à 45 litres d'alcool»
de seigle 36 & 42 »
d'orge 40 *
d avoine 56 »
de sarrazin 40 »
de maïs 40 »
Dans le nord* on distille souvent le grain fermenté à Vi pâteux; mais cette méthode nous paraît moins bonne, surtout pour une grande exploitation : dans ce dernier cas» il faudrait toujours, comme on le fak en Angleterre, obtenir le moût sucré pour traiter eetutolde manière à on obtenir le plus d'alcool possible»
En Angleterre, on distingue deux méthodes pou? la fabrication de whisky j dans l'une, on emploie le grain naturel au moins en partie, dans l'autre on ne fait usage que d'orge germé*
Dans tes fabriques qui font usage d'orge germé pur, on prend 180 hectolitres d'orge germé sec et moulu grossie* rement, qu'on brasse avec 400 hectolitres d'eau à 70* ; on en retire à peu près 150 hectolitres de mofr propre A la fermentation. On fait digérer le résidu & deux reprisée avec 900 hectolitres d'eau à 70°, et on se. sert de ces 400 hectolitres d'eau de lavage pour opérer «a nouveau traitement sur de l'orge germé .nouveau,
La fermentation du moût /»'opèrs A 50° avec u wui~
EAUX 01 Vil* 9WJ
lange de 5 à 4 0/0 d'un, mélange 4e tarare- de portât et de levure d'Ecosse : elle dure trois jours. Le moût descend de la densité de 1,06 à 1.
La première distillation se fiait dans des Alambics pour* tus d'un agitateur qui empêche les dépôt* de brûler sur lciMS pavois* On est fores en outre de mettre une grande attention à prévenir la boursouflement du liquide* On ajout* done par 3600 kilogrammes de liquide, ce qui con» slitue un chargement* 4 kilogrammes de savon* Cette précaution n'empêche pas de s'assurer de temps i autre que l'écume, en se formant, n'entraîne pas la liqueur dans la colonne qui surmonte l'alambic
Le phlegme produit parla première distillation a besoin d'une rectification, dans laquelle on met de côté, pour être mêlés d'eau et distillés de nouveau , les premiers et les derniers produits, qui offrent une teinte bleue ou laiteuse et une saveur désagréable. Le produit intermédiaire; qui, forme les 4/5 de la totalité, est mis dans le commerce.
- Il est évident que cette méthode fournil: un moût très clair, facile à traiter, et qu'elle convient fort bien A la fabrication de la bière.
liais poikr le distillateur, il est évident aussi que tout l'amidon qui s'est détruit pendant la germination est perdu pour la fabrication de 1 alcool •
On trouvera donc plus économique de restreindre la proportion d'orge germé, et de faire intervenir des céréales à l'état naturel, ou des matières amylacées quelconques.
Quand on veut brader de l'orge naturel, il faut y ajouter 1/6 ou même 1/5 de sOn poids d'orge germé* Pouf le froment, qui renferme du gluten déjà disposé à favoriser la Conversion de son amidon en sucre, H suffît de 1/8 ou même 1/16 de son poidU d'orge germé.
On préfère l'emploi simultané de plusieurs sortçs de grain*. On associe U froment & l'orge et A 1'ayoine, ou
toi baux sm vi*.
bien le froment, forge et le seigle. Les enveloppes de IV voine et du seigle forment une masse spongieuse qui se prèle mieux au brassage, et dans laquelle l'eau pénètre mieux la fécule qui se divisa dans celle épooge.
3695. Les appareils que l'on emploie pour la distillation des eaux de vie et alcool, peuvent se diviser en deux grandes sections : les un* sont mtermiUenU, c'est à dire qu'après chaque opération on est obligé de suspendre leur marche, pour vider les vinasses et les remplacer par de nouveau liquide fermenté ; les autres au contraire sont conimu* et marchent sans interruption jusqu'à oe qu'un accident ou la nécessité du nettoyage obligent & les arrêter momentanément.
4* Des appareils intermittent*. Ces appareils sont en général de simples alambics; ils exigent beaucoup de fiais pour la distillation de l'alcool; nous n'en dirons que peu de mots, car ils ne sont employés que dans de petites exploitations, où le travail peu important ne dure qu'une partie de l'année, et où Ton ne pourrait par conséquent pas supporter les intérêts d'argent asses considérables qu'exigent les appareils continus*
Les appareils intermittents se divisent en deux classrir distinctes : les uns sont fondés sur le principe de l'alambic ordinaire , employé pour la distillation de l'eau ; les autres sont en outre munis d'un appareil rectificateur, dont noua verrons plus loin l'utilité.
1° L'alambic ordinaire se compose simplement d'une chaudière en cuivre ou cucurbite, soumise k l'action d'un foyer de chaleur, et où se place le liquide à distiller; et d'un serpentin à réfrigérant où viennent se condenser les vapeurs alcooliques.
Avec ces appareils, il est impossible d'extraire les nières portions d'alcool contenues dans le liquide ft mente sans évaporer en même temps une grande quantité d'eau. Il est donc impossible d'obtenir des alcools
KArtnt w vre. facj
cetffr& tffctri 'itfpétèr là distillation à deux et trdîs Reprises . différentes; il eu résulte nécessairement une dépense de combustible énorme comparativement à celle qu'exigent les appareils contions. Dans certains cas, par exemple, pool1 les alcools Trectffités, cette dépense est de vingt à trente fol* plus considérable pour la même quantité de produit.
Ajoutons à ce que faons venons de dire , que danè les alambics ordinaires la condensation dès vapeurs alcooliques est très souvent imparfaite ; que Peau de yie acquiert quelquefois un goét de brûlé désagréable , et que rarement elle est très limpide, et l'on aura une idée juste des inconvénients que l'on éprouve à se servir des appareils discontinus sans rectification.
2* Appareil* intermittent* avec rectification. Frappés des nombreux inconvénients que nous venons de signaler, et de la perte de combustible qui en est le résultat , les constructeurs ne tardèrent pas & changer IA disposition dés appareils distfllatoires. D'abord on profita de la chaleur perdue dans fa condensation des vapeurs alcooliques pôwr distiller de nouveau, ou rectifier de Teau de vie provenant d'une première opération; ensuite pour diminuer encore Irm&th d'oeuvre et la perle de combustible, on chercha à obtenir les mêmes résultats en une première et unique dtetfflatfon. Mais, le' éyatème Intermittent avec rectificateur et chauffe-vin, est de tous les procédés celui qui doit être le iftoins employé, parce que d'an côté il n'est posasses simple pour convenir i de très pet ires exploitations , et que de l'autre, il présente tous (es Inconvénient* dé complication et de cherté des appareils conti dos sans en posséder le principal mérite.
9* Des ûpparêHs^iiHUmtûirés continué. Les appareils distillatoires ont 'saltf bien des changements, avant d'arriver au^egtféde perfection remarquable qu'ils' possèdent. aujôcrrtftrài. SI Totf compare ' le tfmple alambic, connu vf. 54
55o EAUX w TUJ.
de temps immémorial* à l'appareil continu que nous alloua décrire! on reconnaîtra toute la différence qui sépare l'<rayre de la routine et celle d'ingénieur* capables de mettre & profit & la fois la théorie et l'expérience. Noua devons le dire , jamais peut-être ces deux élémeutaxéuuia n'ont produit pour l'industrie d'appareil plue parfait que celui dont nous allons nous occuper; en effet, les combinaisons y août telles, qu'on y met à profit toute la chaleur émise par la condensation des, Yapeprs aq)tieuses et alcoolique? , elles permettent d'obtenir l'alcool non seulement i un degré donné, mais bien mieu*, au même instant et sans changer en rien la marche de l'appareil , de l'obtenir i un degré quelconque , depuis le plus faible jusqu'au plus fort. Dans cet appareil, le liquide fermenté est introduit en un filet constant; il chemine graduassent , p* s'4chauffant, peu à peu, au contact des vapçucs alcpoliques ; il perd de plus en plus *ou alcool; il sort eQ$n complètement épuisé par l'extrémité opposée.
La marche de l'appareil est tellement combiné», elle est si régulière, tout s' j passe avec tant d'ordre et de méthode» qu'il suffit d'un pçul ouvrier pour conduit* et surveiller plusieurs appareils, fournissant une quantité éooraae d'alcool concentré. Pour donner une idée de la ronnommation du combustible qui* dans unatella opération > est un élément si important, jl npus sufl&r*4ô poser quelques chiffres.
Dans les anciens appareils discoutfuus & distillations successives, on emploie ea houille un? quantité anmoist égale au poids de l'eau de rie obteupe et jusqu'à trois fois le poids de l'alcool à 56°. Avec les ppeULuirs appareils continus, la dépense en houtyle u'etf cp^e-le quart *nyirot> de l'alcool à 36° obtenu g^ip* ..qwutfon distille un liquide contenant un vingtième d'alcool seulement.
C'est à M. Cellier Blumepthal, dont le ncca doit être cher & l'industrie, qu'est 4ue rintrQ4wtiQn dj* principe 4m ■
baux m *ia» 55i
la continuité dails les appareils dilatoires. Ayant lui, Argand avait eu Vidée de faire passer les vapeurs alcooliques dans deux serpentins successifs, l'un ascendant, l'autre descendant, et de chauffer le vin par la chaleur perdue; Edouard Adam avait appliqué à\m appareil de distillation le système des laveurs de Woulf . Plusieurs autres constructeurs vinrent ajouter quelques améliorations àcts appareils; mais, noua le répétons, c'est M. Cellier Blùmenthal qui eut l'idée de combiner tout ce qu'il y avait.de bon dans les précédents systèmes, et d'appliquer i .l'appareil qui en est résulté le système de la continuité si fécond dam toutes les opérations industrielles»
Dans son ensemble, l'appareil se compose de sept parties distinctes, qui sont : 1° deux chaudières en cuivre * et », qui sont soumises à l'action du feu} 2° la colonne de distillation c 5 3° la colonne de rectification »; 4° le condensateur chaufievin n; 5° le réfrigérant t ; 6° le régulateur d'écoulement du liquide o ; 7° le réservoir du liquide n» La chaudière ▲ étant remplie jusqu'aux trois quarts, et la chaudière 1 ne contenant plus que 8 ou 10 centimètres de vinasse, on porte le liquide de la première chaudière A rébullitkm ; en même temps, on ouvre le robinet r, qui laisse écouler le liquide à distiller dans l'entonnoir u; ce liquide froid arrive au fond du réfrigérant 1 , le remplit, se rend dans le chauffsvm par le tube /, se répand dans le conduit criblé y {voy. fig. 3), s'élève dans le chaufievin jusqu'à lu hauteur du tuyau hf qui le conduit dans la colonne c, dont il parcourt les compartiments, pour tomber enfin dans la seconde chaudière d.
Pendant la marche que nous Tenons d'indiquer, le liquide de a étant parvenu à l'ébullition , la vapeur alcoolique passe au moyen du tuyau ee dans la deuxième chau* dière d, qui» chauffée par ces vapeurs et par les produits de la combustion qui viennent du foyer placé sous lapre*» mière thau^èret est bientôt mise .en ébulUMQQ* La vapeur qu'eM* produit, se.degwe.dau» la cotoaoe.de distillation *,
y rencontre le Vin qui en parcourt tous les'compartiments, lui cède une portion de la chaleur, et lui enlève de l'alcool, arrive dans la colonne © où elle s'alcoolise de nouveau , entre dans lé serpentin (* #, e>*y. fig. 5 ) da chaufevin s, en suit les sinuosités, se dépouille en partie des vapeurs aqueuses qui l'accompagnent (et qui reviennent par le tube ppf puis M, dans la colonne de rectification) , puisse rend dans le serpentin contenu dans le réfrigérant f, et sort enfin, condensée et dépouillée de toute l'eau qu'on a voulu enlever, par le tube #, dans une petite éprouvette où un pèsealcool indique sans cesse son degré*
Lorsque l'indicateur/, delà chaudière s, indique qu'elle est près d'être pleine , on ouvre le robinet a de la première chaudière, et on laisse écouler la vinasse, qui doit être entièrement épuisée , jusqu'à, ce qu'il ne reste plus que 45 (centimètres au dessus du tuyau de décharge ; on ferme alors a, on ouvre d pour vidanger jusqu'à 15 centimètres du fond de la chaudière d.
Comme on le voit, cette marche, du côté de la vidange, n'est pas entièrement continue; mais cette espèce d'intermittence dans la continuité est une véritable amélioration apportée par M. Derosne dans l'appareil Cellier BlumenthaL II estimpossible, quelle que soit l'habileté duchaufleur, d'épuiser entièrement le liquide de la dernière chaudière si on n'arrête momentanément l'écoulement ; il faudrait pour y arriver que les couches les plus légères, celles qui contiennent le plus d'alcool, se tinssent toujours à la superficie , or à cause de l'ébullition cela est impossible i réaliser.
Voici quelques chiffres qui donneront une idée des rendements :
Vin de Saint-Gilles (environs de Montpellier),
pour 1000 litres on obtient • 150
Sons vins des terrains calcaires , trf. . • • 440
Tins des terrains gras, id 110
Vins de terrains produisant beaucoup vtW, 400