‹ Traité de chimie appliquée aux arts;Chapitre 63 sur 83 · GÉMIR · texte numérisé non relu

GÉMIR

Oor redonnait ainsi que Fahr se précipite, avep. force daas ta tas pendant toute la durée de l'opération, tandis qu'il s'échappe par le haut du tas,en raison de la faible densité que l'élévation de sa température lui communique,

La tannée fait le même usage que le fumier; elle s'em*ploie de la même façon : elle est moins sujette à produire ces émanations d'hydrogène sulfuré qui noircissent quel* quefois tout d'un coup de fortes proportions du produit*

Chaque pot reçoit i kilog. de plomb environ ; les lames de recouvrement font à peu près moitié de ce poids, et dans chaque chambre on met en tout 10,000 kilog* de plomb;

On laisse l'opération, à elle-même, pendant trente-cinq i trente-six jours* On ne sait pas, au juste, à quel degré s'élève la température dans les diverses parties de la couche ; elle est au moins de 50° à 1 pied de profondeur* mais au centre elle doit dépasser 100°, car il arrive souvent que les bois qui forment les planchers intérieurs sont complètement carbonisés, et certainement le plus grand vice de ce genre de fabrication consiste dans cette difficulté dé régulariser et de maîtriser la température, car on remarque généralement que les parties voisines de la devanture et celles du haut de la couche sont les mieux attaquées, et ce sont justement celles où la température est la moins élevée; il est constant également qu'on obtient de meilleurs résultats en hiver qu'en été. En général, sur 10,000 kilogrammes de plomb employé, on ne retire guère qu'une moyenne de 5,000 kilogrammes de céruse.

Au bout de trente-cinq ou trente -six jours, ainsi que nous l'avons dit, on défait la couche avec précaution et on recueille la céruse et le plomb que l'on perte dans l'atelier de triage* Partout où le vinaigre a été en contact avec le plomb, la céruse est brunie, par l'extrait qui s'y est concentré* Par son contact accidentel, le fumier produit aussi jczl eflèt* qui, le plus souvent néanmoins, provient de l'hydrogène sulfuré produit par l'élévation de la température*

On séparé & la main les écailles de céruse qui se détachent facilement, et on détache, au moyen d'une balte, miles qui sont adhérentes aux lames de plomb ; on emploie quelquefois pour le même objet des cylindres en boie -cannelée entre te«|uèl* *n fût paaefcr le* la**» couvertes

de céruse ; mais ce «iode de triage ne rant pas oelei qnl

s'exécute à la main.

3705 . La réruse ainsi séparée du pi omb est soumise i Vaction de meules verticales tournant par couples sur une meule dormante. En sortant de ces moulins, elle passe sous d'autres meules horizontales; elle entre i l'état de bouillie par le centre de la meule, et s'écoule par un point de la circonférence après avoir dté broyée. Elle est empotée immédiatement dans des pots coniques en terre non vernis , de 4 pouces de diamètre' sur $ de haut. On la met dans des séchoirs bien aérés , où elle reste une douzaine de jours, après lesquels elle est dépotée et portée dans une élu ve. Elle y reste exposée vingt à vingt-cinq jours à une température qu'on élève jusqu'à 50 à 60°, mais graduellement, car sans eette précaution les pains en sortiraient tous brisés. Il ne reste plus qu'à les envelopper de papier, à les ficeler et k les mettre en tonneaux pour les livrer à la consommation.

Tout ce travail ne se fait pas sans que les ouvriers exposés au contact des produits et des dissolutions, imprégnée de plomb de la tête aux pieds, ne soient exposés aux affections saturnines et n'y succombent souvent. On remarquera, sous ce rapport, les sages dispositions des fabriques anglaises, où la céruse, sortant des couches, arrive à rempotage, sans que l'ouvrier y ait mis la main.

Les lames de plomb sortant des loges sont en effet transportées dans ces fabriques, au sommet du bâtiment, et 1& on les jette entre deux cylindres qui agissent sous l'eau , les broient et en détachent le carbonate de plomb. Le tout tombe dans une vaste cuve peu profonde dont le fond, percé de trous, amène «de temps en temps de l'eau en jets tumultueux. La céruse détachée, et mise en suapension, s'écoule avec Teau; les lames de plomb, ramas— sées avec des fourches fet rejetées sur les cylindres, y re* passent, j usqu'à ce qu elles ne cèdent pins rien à 1 eau : alors, elles reviennent aux couches de tannée, pour y subir une seconde fois l'action qui doit les convertir en carbonate.

Quand la céruse a été détachée, elle passe, du reste, dans des moulins sueeesslfe» et étages* de telle -sette que, tombant de l\m A feutre , elle arriva d'otle w4me, en péae broyée convenablement, A l'atelier de moulage, oè eHe mise en pains.

370& Il «taise, ê*m l'était «*eel<4» In «ta*», de

rendre un compte exact de tous les phénomènes qui se manifestent pendant la formation de la céruse. IL est certain que cette production ne peut s'effectuer, dans le cas qui nous occupe, qu'autant que ce métal se trouve plongé dans une atmosphère chaude , humide et chargée tout i la fois d'acide acétique, d'oxygène et d'acide carbonique. Toutes ces conditions se trouvent réunies dans le procédé que nous Tenons d'indiquer $ eu effet, le fumier qu'on emploie a non seulement pour but de produire, par sa fermentation, l'élévation de température et l'humidité nécessaires* mais encore, il fournit une grande partie de l'acide carbonique qui entre dans la composition de la céruse. D'un autre côté, les courants d'air dont nous avons parlé, et qui s'établissent dans les couches, donnent l'oxygène indispensable pour oxyder le plomb et former le carbonate*

Ainsi, le plomb s'oxyde aux dépens de l'air, et se carbonate par 1 acide carbonique dégagé du fumier ; dès lors, à quoi sert l'acide acétique? évidemment, à produire de Pacétate de plomb tribasique, qui, décomposé par l'acide carbonique, donne au moins deux molécules de céruse et régénère une molécule d'acétate neutre ou acide de plomb. Ce dernier, rencontrant du plomb et de l'air, engendre bientôt de l'acétate tribasique. L'acide carbonique décompose de nouveau ce sel , et ainsi de suite.

Mais, il Élut remarquer que ces réactions s'effectuent sur des dissolutions très concentrées, car elles se passent évidemment i la surface des lames , hors de tout liquide et dans un courant de gae qui ne laisse à l'acétate tribasique ou à l'acétate neutre que l'eau qu'ils peuvent conserver ou prendre pour arriver à l'état de saturation. Ainsi, c'est ptatét sur des sels humides que sur des dissolutions que tes phénomènes s'accomplissent* En outre, la transformation du plomb en céruse s'opère évidemment A la température de 60° en moyenne, et souvent à 100°.

D'où l'on voit, qu'en mettant de côté les moyens par les* quels s'obtiennent les corps réagissant», la fabrication de in céruse hollandais* se fait par 1 aetio» répétée de l'acide eeurbourque, mm l'acétate de plomb tribasique en dissolulion saturée, ou même en masse humide à une température de «0 ou 80°.

; J*i nttmi Éspnis loeqjauafs i'siiSBtien das htofesnto sur

S56 cist**;

cette concentration et cette teittp&ataite #eréet comme donnant la clef de toutes les difficultés que présentait la fabrication de la céruse.

. C'est à elle que sont dus la nature spéciale de la céruse hollandaise, sa division extrême, l'absence de toute dispo* sition cristalline, et par suite son opacité.

Il est probable que la céruse qui prend naissance dans ces conditions revêt immédiatement l'état solide, n'a pas le temps de cristalliser, et demeure conséquemment dépour** vue de toute transparence.

Si Ton opère la décomposition du sous-acétate de plomb dans des liqueurs très étendues et froides, en ayant soin qu'il y ait excès d'acide carbonique, on obtient au contraire des lamelles de carbonate de plomb cristallisé et transparent.

Comme la céruse est destinée à couvrir le bois on les murs, plus elle est opaque, mieux elle vaut. On reconnaît cette division extrême à un caractère dont les peintres se servent habituellement; ils veulent que la céruse ait la cassure conchoïde : celle-ci est en effet la preuve que le» pains ont été faits d'une pâte très fine et très homogène.

3706. Lorsque les analyses de Bergmann, Chenevix et autres, eurent constaté que la céruse était de véritable carbonate de plomb, les chimistes purent la produire à volonté par la voie desdoubles décompositions, etilsavtfient le choix entre tous les sous-carbonates solubles et tous les sels de plomb solubles -, mais il était une condition difficile à rem* plir, c'était d'établir ce produit au taux modique des ceruses fabriquées en Hollande et en Angleterre* ML Thénard indiqua , vers 1801 , un procédé qui par sa simplicité, parla régularité de sa marche, et par quelques unes des qualités de ses produits paraissait réunir toutes les conditions désirables; ce procédé fut d'abord mis en pratique par MM* choz et Leseur. à Pon toise, puis exploité sur une grande échelle, par M. Roard, dans sa bette manufactom de Clichy.

Ce procédé consiste à prendre du sous-acétate de plomb et à faire passer dans la solution un courant de gas acide carbonique qui précipite à l'état de carbonate l'oxyde de plomb ajouté à l'acétate neutre.

Voici comment cette opération s'exécute & Clichy.

On commence parfaire directement 4e *M**acéiate de

ctettt. 5fy

plombtou ttoy^o^kia lbhargeetde l'acide acétique étendu; en a employé d'abord l'acide pyroligneux,, puis l'acide provenautde la fermentation des mélasses et de la dexlrioe; la dissolution de l'oxyde se fait facilement par simple trituration i froid dans de grands vases en bois, dans lesquels fonctionnent des agitateurs mis en mouvement par une maefaine à vapeur. Lorsque le liquide a atteint un degré de saturation (17 à 18° Beaumé), qu'il ne faut pas dépasser, car alors il se prendrait en masse , on le fait écouler dans des réservoirs intermédiaires dans lesquels se déposent les matières qui n'ont pas été attaquées par l'acide, et qui se composent de plomb, de fer, de cuivre , de parties terreuses .et même de chlorure d'argent, dans la proportion de 4 à 6 millièmes environ.

Lorsque la dissolution est éclaircie, on la décante dans de grands bassins en bois couverts, doublés de cuivre étamé , fort étendus en surface et de peu de profondeur; là, on fait arriver l'acide carbonique lentement, par un très grand nombre de tuyaux, afin de multiplier le plus possible les points de contact. Cet acide peut être produit de différentes manières, suivant l'occurrence, soit par la décomposition d'un carbonate au moyen d'un acide, soit comme on l'a fait pendant longtemps à Clîchy par la corn* bastion du charbon de bois; soit de préférence par le moyen que j'ai indiqué et qu'on y emploie aujourd'hui, en décomposant le carbonate de chaux par la chaleur. Voici comment on opère : dans un fourneau cylindrique et vertical on met alternativement des couches de coke et de carbonate de chaux; on met le fourneau en communication avec les bassins qui contiennent la dissolution à précipiter, au moyen d'une vis d'Archimède qui vient puiser le gaz au sommet du fourneau et activer par conséquent la combustion, et le refouler à travers le liquide» À mesure que le carbonate de chaux est décomposé, on le retire par la partie inférieure du fourneau, et on le remplace par une nouvelle quantité qu'on verse par une ou* ▼erture ménagée à la partie supérieure ; c'est aussi par là qu'on remplace le coke consommé.

Nous avons dit que les dissolutions marquaient ordinairement 47 à 18° à l'aréomètre de Beaumé, au moment où on les yerse dans l'appareil de précipitation; après douze heures denaarehe, la densité s'est abaissée de 4 A 5°, c'est

à dire quelles tnatquent alors 42 i 18°. 0» jurât ta dégagement de l'acide carbonique, on laisse repose* pendant quelque temps , puis on remonte le liquide dans les cures dans lesquelles il se charge d'une nouvelle quantité d'oxyde de plomb.

Quand il s'est dépose dans les bassine de précipitation une assez grande quantité de céruae, on enlève le dépôt an trioyen de pompes et on le verte dans des cuves dans lesquelles il est d abord lavé avec une petite quantité d'eau qu'on réunit arec la première liqueur. Ensuite, on continue les lavages, jusqu'à ce que l'eau ne contienne plue sensiblement d* acétate de plomb. C'est alors, seulement, que le carbonate de plomb doit être mis & égoutter pour être eoân moulé dans les pots.

3707. Ce procédé, ainsi que nous Pavons dit, semblait réunir toutes les conditions possibles de succès et une grande supériorité sur le procédé hollandais : malheureusement, ila offert, dans la pratique et dans l'exploitation en grand, des inconvénients graves qu'on n'avait pu prévoir.

Quoi de plus ingénieux, en effet, et de plus rationnel en apparence , que le principe sur lequel il est fondé : on fait passer un courant d'acide carbonique dans le sous-acétate de plomb liquide; oe sel cède à l'acide gazeux une partie de l'oxyde qu'il contient ; il se fait du carbonate de plomb qui se précipite. La liqueur, devenue neutre ou acide, peut dissoudre une nouvelle quantité d'oxyde de plomb égale â la première, que l'on précipite de nouveau, et ajnsi de suite» Mais les choses ne se passent pas toujours avec cet ordre et cette régularité } d'abord il arrive quelquefois que si l'on dépnste le degré de saturation, tout le liquide se prend en un magrna épais, blanc, d'un aspect crémeux, et qu'on ne parvient même pas à redissoudre complètement dans un excès d'acide concentré. Un autre inconvénient grave résulte aussi de la perte de l'acide acétique qui est entraîué dans les eaux du lavage, et de la nécessité de réunir la première de ces eaux A lp liqueur* ce qui l'affaiblit considérablement, ce qui force à y ajouter un nouvelle quantité d'acide.

Mais, an autre reproche doit encore être adressé k et procédé, et. U a d'autant plus de gwrité qu'il tient d la nature mime duptoduit; Ueat bien marnu nnw<*n%*

que la rérfcrée, dite de Cttcby, »'«•* paeaMmiqaemeot la même que celle qu'on obtient par le procédé hollandais. Cette dernière est plus divisée, plus opaque; elle couvre mieux, en un mot, tandis que celle qui est obtenue par précipitation est en particules plus transparentes-, de telle aorte qu'il faut un plus grand nombre de couches pour produire le même effet.

- 5708, Ces différences entre la eérase de Clicliy et les autre»» tiennent certainement aux circonstances de température et de concentration dans lesquelles oes produits se forment. Nul doute qu'elles n'aient raie grande influence sur l'agrégation et l'arrangement des molécules* Du reste, l'ajaalyse chimique a démontré que dans ces deux produits les éléments n'étaient pas réunis dans les mêmes proportions*

M. Paliu, sur mes indications, en mettant en contact l'acétate de plomb tribasique eo dissolution très concentrée et chaude avec l'acide carbonique, est parvenu à produire par le procédé français des céruses en tout comparables aux plus belles céruses de Hollande.

3709. On fait usage depuis quelque temps, en Angleterre, d un procédé de fabrication qui a quelques rapports avec celui de Clicby, mais qui lui est de beaucoup supérieur, tant sous le point de vue économique que sous celui de la qualité de ses produits.

Voici comment on procède :

On humecte avec un centième d'acétate de plomb dissous dans l'eau, de lalitharge très divisée ; cette pâte est placée dans de grandes auges en schiste , fermées par en haut et qui communiquent entre elles. Un courant d'acide carbonique impur , provenant de la combustion du coke placé dans un fourneau à réverbère alimenté pat deux forts ventilateurs à force .centrifuge , passe constamment à tra- Ters les couches d'oxyde. Ces ventilateurs exercent une

> pression suffisante pour faire passer le gaz à travers la masse

de litharge.

\ Pour mettre toutes les particules en contact, des râteaux,

i mus par une machine à vapeur, agitent continuellement

l'oxyde , et favorisent sa combinaison et sa transformation

à en acétate tribasique , en même temps qu'ils rendent plus

«isée la décomposition de l'acétate basique par l'acide

^ carfeoéfepH affoeat* '

i6ô cftmslfc*

On obtient ffasi de la 4érose d'an* gjmfe htafasblunt réunissant toutes les qualité* de la meilleure céruse de Hollande.

Il est'faeile de se fréndte compte de .ce qui se passe dans cette opératkfn fort simple et farfintéressante : radde carbonique nrriren cadtaet avec l'acétate-deiptatab trjfcasiqoe qui imprègne la lilharge , Le déconpote; Ir'aaétate tiffafrre» mis à nu; se combine avec unenouvelle proportion d'oxyde, et forme une nouvelle quantité d'acétate tribasique qui est décomposée à son tour et convertie en carbonate de plomb, et ainsi de suite, jusqu'à*!* transformation complète de tout l'oxyde de plomb en céruse.

Ce procédé est basé sur une idée tout à fait ingénieuse, s'il donne des produits d'aussi bonne <jUAtité qu'on la prétendu, il paraît appelé à faire une révolution dans cette industrie , car il réunirait tous les avantages du procédé de Clichy, sans en avoir les nombreux inconvénients.

3710. On a beaucoup parlé, il y a quelque temps, d'un autre procédé qui devait renverser tous les autres, pcdsqtiftl he s'agissait de rien moins que d'obtenir la céruse suas finait» gre,, sans fumier et sans acide carbonique artificiel \ .nutj~ heureusement jusqu'ici l'expérience n'est venue nulleuient justifier toutes les merveilles qu'on avait débitées à son sujet. ' ' ' •,-»•'■.

Il s'agissait tout simplement de mettre Ai plôirib'ën grenaille dans de feau et d'agiter fortement; i! se forthé en effet un. précipita blanc en quantité très minime- et < «pi n'est pas de la céruse ; c'est un mélange de car)}on*te£t (£byh drate de plomb; néanmoins diverses tentatives^ tputes infructueuses, ont été faîtes, tant en Angleterre qu'en Fraocqelien Hollande pour tirer, parti de ce 'procédé ?r on l'a même modifié sans plus de succès enlisant intervenir un courant d'acide carbonique, mais la force considérable, nécessaire pour mettre en mouvement les appareil» contenant l'eau et le plomb en grenaille , et le peu d'importun** du produit obtenu, ont forcé de l'abandonner.

5711. M. Hochstelter a excepté quejques recketefces analytiques sur les diverses variétés de céruse ; çn voipi les

résultats :

' 1° La céruse, fabriquée par précipitation, dans les ditions où Ton s'est toujours placé dans la prépaimtîoa

ci****. 56 1

grand n'est p*a du carbonate neutre Co* PbO, mais bien une combinaison constante de carbonate et d'hydrate d'oxyde de plomb 2 (Co*, PbO) -f PbO, H*0. Toute» les fois que le courant d'acide carbonique n'a fait qu'amener Paeétatetrtb'asique A, 3PbO 4 l'état d'acétate neutre à, PbO, le précipité depuis le commencement jusqu'à la fin est toujours 2(CO, Pb) + Pb , H. Lorsqu'on précipite A, 3Pb 0 par une dissolution d'un carbonate alcalin, on obtient constamment un précipité formé aussi de

2 (CO, Pb) + Pb, ft

et la liqueur devient alcaline.

Ainsi, l'existence d'un composé formulé comme ci-dessus ne saurait être contestée.

11 n'en est plus de même, si on prend une dissolution étendue et chaude d'acétate neutre; l'acide carbonique, en courant continu, en précipite du carbonate neutre C <H, PbO et la liqueur devient très acide; la quantité qu'on peut ainsi précipiter est d'autant plus grande que la liqueur est plus étendue.

Lorsqu'après avoir amené Pacétate tribasique A , 3PbO i l'état d'acétate neutre, par l'acide carbonique, en précipitant 2 atomes de PbO, sous forme de 2 (CO2 PbO) -f PbO, H2 0, on continue le courant; le précipité change de nature et devient du carbonate neutre.

3 (A, PbO) + 4 CO* = 4 (CO2, PbO) -f 2 (PbO, Ha0) ou bien 2 (CO1, + PbO, H'OPbO) + 5 (A, PbO)

Ainsi, par le procédé français, on .peut obtenir à volonté du carbonate de plomb' neutre ou du carbonate mêlé d'oxyde hydraté.

L'auteur a constaté que le sous-acétatç de plomb, à l'état

solide, peut par son exposition à l'acide carbonique humide

donner une assez gTande quantité de carbonate neutre de

plomb , surtout i une température de 50 ou 40° ; c'est

ri. 56

56a cfews:

dire que dans le projeté hollandais, il doit ae faire en partie du carbonate neutre.

Cependant , d'après M. Mulder* les céruses fabriquées par le procédé hollandais ne feraient pas do carbonate neutre, mais des coiqbînfl ippoi va? iable* et souvent aeaeg compliquées de C0a, PbO et H30, PbO telles que

3 (PbO, C&) + PbO, H2 Oou bien f/,(PbO, CO1) + PbO H*0 ; ou bien eûfin 7 (PbO /CO1) + PbO ff 0 , etc.

M* Hoehstetteï rejette toutes cçs formules , comme n'appartenant pas à des composés définis, et il ne vent voir dans ces sortes, de eéruaes que des mélanges variables de ÇCJPbO et de % (CO% PbO) + H2OfPW>, mais dans lesquels le carbonate neutre est presque toujours de beaucoup prédominant. . .

^'infériorité de qualité des céruses obtenues par le procédé français, ayant été attribuée à un état cristallin, l'auteur à examiné comparativement au mierpseppe des céru» ses françaises et hollandaises evee un grossissement de 800 diamètres. Or, les unes et les autres ne paraissent pas différer entre elles et n'offrent aOcpn indice de structure cristalline; les différences, eu égard à la faculté de couvrir.» ne paraissent donc pas tenir à cette cause -, il n'ose pas se prononcer et attribuer ce? différences à la différence de composition des céruses fabriquées par l'un ou l'autre de ces procédés*

Tout serait expliqué, ajoute M. Hochstetter, si, en réalisant dans la fabrication française la production d'un carbonate neutre par précipitation, le produit ainsi obtenu possédait la faculté de couvrir au même degré que les céruses hollandaises ; on aurait même un produit préférable, puisqu'on reproche aux céruses hollandaises un défaut de cousit tauce. Or, telle est précisément fesp^. rience faite w grand par M. Pallu, d'après mes indications, expérience qui a fourni au commerce d'eiceUeats

co&m wlaj *itjraw: 565

produits, obtenus en précipitant à chaud parfactdê carbonique, le soua~acétate de plomb très concentré.

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