‹ Traité de chimie appliquée aux arts;Chapitre 65 sur 83 · GQfttS GftA* KMTBES · texte numérisé non relu

GQfttS GftA* KMTBES

On élère donc d'environ 15° le point de 6iMp« d'we matière grasse , en la convertissant en acide libre. De là, tout l'intérêt de la fabrication des bougies stéariqges» «'est à dire de la conversion du suif en acide stéarique pour la fabrication des bAigiea, • .

Comme il y a certaines huiles qui ecmt appliquées A Uf* bricalion de l'éclairage an gaz, comme aussi ou est vent forcé de calculer les coDsommatiousjrelativus i k bastion des huiles appliquées directement i l'échange, il est nécessaire de placer ici les analyses élémentaire de diverses matières grasses* On les trouvera dans la tsHeaa suivant:

Graisse de mouton •• . . . . 79,0 11,7 9,3

Graisse dfe porc 79,0 11,1 9,7

Graisse d'homme 79,0 11,4 9,6

Huile de noix 79,7 10,5 9,1

Huile d'amandes! 77,4 11,5 10,8

Huile de lin '. 76,0 11,3 12,6

Huile de ricin 74,0 11,0 14,7

Les analyses des graisses ont été exécutées par M. Chevreul; celles des huiles par fth Th. de Saussure. Quoique les nombres qui les expriment puissent être modifiés légèrement par de nouvelles recherches, on peut les regarder comme parfaitement convenables à toutes les études industrielles.

5720. Les recherches classiques de M. Chevreul ont lait voir que presque tous les corps gras consistent en véritables sels doot l'acide jouit des propriétés générales des matières grasses , et dont la base se transforme en glycérine en s'appropriait de l'eau.

D'après M. Pelouze , la glycérine renferme :

CORPS GRAS imTTRRS. ïjy

mais dans les sels qu'elle forme , elle contiendrait

Il paraît néanmoins qu'elle pourrait encore perdre l'eau et se réduire ainsi à

C12 H8 0»= 2C6 H4 0 qui serait d'après M. Stenhônse le véritable équivalent de la base glycérique. On aurait donc , en appliquant ici les formules de la série alcoolique , C; H4 glycériie, C$ H4 0 éther glycérique, C« H4 0 , H2 0 alcool glycérique , C6 H4 0 , 2 H2 0 glycérine libre.

Les acides gras qui unis à l'éther glycérique forment les corps gras naturels, appartiennent eux-mêmes presque tous à utie série qui va servir à les caractériser, tout en indiquant d'un seul trait les nombreuses et importantes découvertes que leur étude promet encore. Voici cette série , à laquelle il est presque inutile de rien ajouter : C* H* O4 acide margarique ; fusible. ... à 60°

C44 H64 O4 acide éthalique à 56°

C» Hw O4

... . C56 H* O4 acide myristique à4!>

CM H52 O4 acide cocinique à3tt°

,C44tH44 O4

C36 II36 O4 acide caprique? 4 2SP '

C32 U32 O4 acide rocellique? .<*•.».».* w C28 H2* Ô4 acide œpaathyUque. . MMa, C24 li24 O4 acide caprotqqe ?....*.... t. C20 H20 O4 acide valérianique ..........

C* H" O4, acide butyrique? i#

C8 H8 O4 acide acétiqw.v 17»

C4 H4 O4 acide formique ...... an dessous de zéro.

678 COEW QKA3 KÏUTKEg.

Il est facile de voir enfin que l'acide stéarique renferme le même radical que l'acide margarique et qu'il en est de même de l'acide œnanthique, relativement à l'acide oenanthylique. On a, en effet :

Acide stéarique. . . /. C1* H"° O7 *= (C« H68) O5 + 2 H* 0 — œnanthique.. C» H* O* = (C* H28) O5 + H»0

L'assimilation de tous ces acides étant admise , il faut en conclure :

1° Qu'il existe un alcool, un éther et un hydrogène carboné correspondants à chacun d'eux.

2° Qu'il existe une aldéhyde et un acétone également correspondants à chacun de ces acides.

3° Que de même qu'à l'aide des agents oxydants on peut convertir l'acide acétique en acide formique , de même pn peut espérer qu'en agissant sur l'acide margarique , on pourra réaliser quelques uns des acides qui le suivent.

Enfin , que l'espoir çlç remplir quelques unes des lacunes de cette série, doit encourager à persévérer dans l'étude des acides gras , et en particulier dans l'étude de ceux qui par leur volatilité et leur solubilité prononcée* semblent plus propres à réaliser les acides les plus rapprochés de l'acide acétique, il faut ajouter que l'étude des propriétés physiques de tous les composés correspondants de cette série promettrait aux physiciens dé belles relations à découvrir.

Voici les formules des acides gras qui ne rentrent pas dans la série précédente :

Acide élaïdique C144 H1* O7. . . .?

— oléique. (f^O5....?

— margaritique.., C68 H62 O* ?

— . vératrique C* H* O».

— adipique C28 H22 O9.

,— . phocénique . . . . C!20 Hlf O1...,?

— subérique..*... C16 H" O*.

— butyrique (?• H1S OJ....?

Acide tuecinique C'j H13 0*.

— piméliqu* C14 H" O4.

— lipique . ., C10 H» O*.

Parmi ces corps, les acides subérique, pimélique et lipique ne méritent pas le nom d'acide gras; les autres présentent presque tous des formules tellement incertaines, qu'il serait prématuré de chercher à les mettre en relation avec les acides de la série précédente.

Ayant d'aborder l'histoire particulière des. corps gras neutres qui doit faire l'objet de ee chapitre, je me vois forcé de revenir sur les acides gras.

Dans le cinquième volume de cet ouvrage, j'ai étudié ces acides que j'ai divisés en deux groupes, savoir ; en acides gras fixes, tels que les acides stéarique, margarique et oléique, et en acides gras volatils. Depuis cette époque, on n'a rien ajouté à l'histoire des acides volatils 5 la composition de quelques uns de ces produits a seulement été vérifiée, mais nous ne savons rien de plus sur leurs réactions. Des travaux importants ayant été publiés au contraire dans ces derniers temps sur les acides gras fixes, nous reviendrons sur ce sujet important.

▲CIDK STÉJLaïQUE.

5721. D'après les expériences de M. Redtenbacher, la composition de ce corps serait pour l'acide anhydre, tel qu'il existe ; • ns le sel d'argent

CusH«o80

et pouf l'acide cristallisé

Cette formule a été déduite tant de l'analyse de l'acide libre que de l'analyse du stéarate d'argent et de l'éther stéarique. Nous ne reviendrons pas ici sur l'histoire* des stéarates j nous ne dirons que quelques mots de l'éther

58* ACID1 STÊABIQUV»

stéarique, et seulement parce qu'il a servi à la détermination du poids atomique de cet aeide.

Êiher stéarique. Ce produit se prépare en faisant passer, jusqu'à saturation, un courant d'acide chlorhydrique dans une dissolution alcoolique d'aeide stéarique. On chauffe ensuite légèrement le liquide, et on l'agite avec de l'eau chaude, jusqu'à ce que tout l'apide chlorhydrique en soit éloigné.

On obtient ainsi un produit incolore, transparent, cristallin, fondant vers 30*, d'une odeur très faible, et se dé* composant par la distillation. Cet éther est décomposé par la potasse en alcool et en acide stéarique, qui s'unit à l'alcali. La composition de cet éther se représente par :

C!44 Hui 0^

qui peut se décomposer en

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