HUILE
extraite.
sa
sa
Ma 58
sa
30à as
100 PABTIU
en poids»
Sopbôrbeéporge...
outarde sauvage...
HUILI
extraits.
Gaude. .«
Courge
Citronnier
Onoporde acanthe. . .
Graine d'épicéa
Cbènevis «
Lin •
Moutarde noire, • . , . .
Faîne •
Soleil.
Pomme épineuse..,.
Pépins de raisins.. . .
Marrons dinde ,
Julienne
se
Pour obtenir cas quantités d'huile, il fartsjae lis tarit* soient de bonne qoeJhéf qd&éofattéif&itÊfo s+tyiwfs .
OmM de fettwattk^^ «iv^fppet,, boèa, tige*, et de tant» les particules qui ne renferment pas d'huile et qoe eeUfrct soit obtenue par les meilleurs moyens d'extiastioa*
Vok* , «ou* «ne fortt^ptui|ratHp»etdTaprésfd'€rtdree ï^seignèmea^, les pfoduUs des prineipahia graine» oléagineuses.
Colza d'hiver,. . . ♦ . .
M. d'été'. ! . . ..
Navette
Gauieliae . . . , ^ P H
OEilletle ou pavot . , . .
Madia satft a
De liêue ou J'ai*» . , Chènevfs ou chanvre . .
Huile de H» .
Noix mondées . .
Amandes douces .
Olives
^•^B ™t * ■^^•^^wa^* 4
fMitt+altti*.-
35 à 98 litres.
«$ * as
-JO à"60
6? 1. sur éenantition.
Par 100 k. d'amandes.
Par 100 k. id.
Par 100 k* id.
Les huiles ne sont pas toutes applicables aux mêmes objets. La base suivante fait connaître les principaux usages auxquels on les consacre.
Colaa
Navette J Eclairage.
Cameline .♦'..,
OEilletle
Madia saliva . • . .
De hêtre ou (tune ...
Chènevis ou chanvre Huile de Un « • • .
Noix mondées . . .
Récente, alimentaire ; peinture, savoa.
Récente, alimentaire; savons.
Récente, alimentaire ^savons, peùnan.
Savons vertty peinture.
Peinture, vernis typographique.
Récente,a)iiucntajre; peinture, éclairage.
Amandes douces , . . .1
Olives I Alimentaire, savons, éclairage:
: 3730. Les différences notables qui existent maintenant dans l'extraction de l'huile des olives et de l'huile des graines, ne permettent pas de ranger dans le même cadre la description desprocédés employés dans les deux fabrications. Nous commencerons donc par l'extraction de l'huile de graines 1 paies qae les appareils qu'on 7 emploie sont bien supérieurs à oaux qeiaervent i la fabrication de l'huile d'olive. Toyftftlaa manjnj^tpon^ nécessaires poux arriver A ex-
mk^taéàcewtpl^mi^ que poasibte J'fctfle dffte***"** se réduisent à deux principste ; UMffytgfi <I* h 5W^#. «*
rottOM se succèdent *n > sentraoaélant, et pour qu'^Uti* *tteigneat oompiâtamifit leur but, oaate^ui^àifl^jpw'l précautions spéciales.
Ife ctytail des opération*, folies qu'on les e*éeu£f dans la plupart des huileries, peut s'énoncer comme il soit; i , VPmnû^écpr^agettfrcttSôageik^gç^^i , . ,\ t â? Cbfwffqge de la graine i feu nu, pu à 1* vapeur, a*fr de rendre d'huile plus fluide i ,.}. ,,, ....
3# Première pression soit au moyen des presses i ccpns, à via ou des piesra* hydrauliques; ,
4° Second écrasage des graine* pressées, ou r*&**^t -; • 5° I^uiseau ebairfBftje ds la graiae ; 6P Sçponde ppession.
, Plu*ieur9,*ppaiïçilf sept en usage pour écraser et kg graines. Dana le département du Nord, aux environs da 1411e, où plus de quatre cents moulins i vent sont employés à l'extraction de l'huile, Taxe des ailes pprtç les oames nécessaires ppupr mettre en ^mouvement dep pilons de Bocard et de presses à coins.
Lm pilon* «ai sont destinés, à écraser la gwinç, *tnt fondés d'une tige de bois de chêne, ann^e d'une tête en fer caaweléea la parti* î^érieiwe ^ le, morte* eft.i^çuaé d^ns deu* fortes pièces de, charpente, les parois en sont gprnieq de tôle et le fond e^t formé d'une nièce de fonte brute. Ce procédé de broyage n'a d'autres avantages que sa simplicité et «on économie! qui le mettent à la portée des petits exploitants et même des agriculteurs. Mais, d'un autre côté, il présente tous les inconvénients résultants du bruit continuel que donnent les pilons r de leurs chocs destructifs, de leur faible travail , ee qui obHge i en avoir un très grand nombre. À son tour, l'emploi du vent occasionne un travail peu facile et trop souvent interrompu'; tous ces
6ii mm» «basiis;
incotrv^nftttts , âoua le répétons , liinttttft faftpfel A* pi* Ion* au* hiiilerteê peu importantes.
Dans quelques motd&s où on emploie les pitons» cm *«* leïtofs&agë des graines plus fetâte et fM* parfait en fatem d'atord passer la graine entre des cylindres en fonte que l'on peut rapprocher à volonté ; réduite éh Augmenta , elle ne glteèe pli« stmltèabh&fes du pilon et le travail ton détient plus prompt. ■• ■ •
Dans quehfaé* titirf dè9 tftmilitts à îttffie du Nord, on a substitué àttl pfaôné des espèces tiè tâoulln* à caft! verticaux dans lesquels la graine, arrivait par nM trtAtrife ; ae trotrtéf É !â ftï* «bh^éé et broyée ;hi pression qu'elle éprouve en passant entré deux df sqiiés èàhndés- :q«i prfr* duisenêfcet èflfet , p^ftnét mébie à une pfcftfe de'lWile de s'écouler. Cet appareil très si triple, peu côftteux,1 produit d'ailleurs un effet analogue aux meule* 'faètfiMéa À ftioddre Té grkin; senléMéûf , tea disqiies en Wtrtfefftitt t*ès~ petit diamètre'iftii remplacent tes meule* *û 'grt* ddtft dtiftiéMs et placée Vterticaleitaetrt. La ^attire rhéhré'dé^ tnfetiète btoyêe empêche fusajrè trâp rapide des éadttfelures; l'hfeite des grainfes lubrifie les" sutfkéëè et kâôhcW\toMëêtàMtm€m:*sk frottements.
fcfes' cônsthifetetrfs 6ht i&M lés RMles des àp^Méils ànalo{jites aùx^fèWdénïs-, atosl, quelquefois les feriffeces éànnelëes frottantes ôtiï Viii mouvement fèdffltgfce aKeTnafifd'autres feds îéttôuvëttlent estdïctflâfiré; cfuelquefc8a,eéfltt, lèé surfaces sont cbnftyikm'éotûïxïë dans W moulins i eatfé.
• Rbuà 6e nons àttféterohs pas sut tous ces appareils dont lé £fihclpe'est le irrêinfe, et qui Sobt préWMbles aux plions, en Ce que leurs effets sont plue constants , que le bfoyag* est cotitiritl et plus parfait} enflii, qu'ils exigent un emplacement moins grand , ' moins de s&fdfté et une maind'œuvre moins considérable $ du resté , cfe* appareils n'ont été employée que dans de petites huileries.
575| . Nous allons maintenant passer à là dewripttoa dts
procèdes d* broyée employée dut les grande fabriques, procédés qui exigent en général une force plu&grande que celle qu on retire de» moulins i vent, et qui par eette raison ne sont guère en usage que dans des usines marchant par l'eau ou la Tapeur.
Dans ees huileries bien montées, le broyage de la graine se prçduit successivement par deux machines différentes.
La première est destinée à concasser les graines, afin de les empêcher de glisser sou* les meules qui doivent terminer le broyage, et qui forment le second appareil.
Une des machines les plus employées au coocassage des graines, se coppose de deux cylindres creux en fonte, bien tournés, marchant en sens inverse avec une vitesse égale , et conservant entre eux une dislance que Ton peut à volonté réduire ou augmenter. L'un des deux cylindres reçoit le mouvement du moteur à l'aide d'une poulie ou d'un engre^ nage > et il le transmet au second cylindre par des engrenages placés sur tes axes. Une trémie en bois, continuellement pleine , alimente uniformément les cylindres , au moyen d'un petit rouleau cannelé qui ferme l'ouverture inférieure de la trémie et dont la vitesse, facile à régler par une poulie i plusieurs gorges , permet de livrer aux laminoirs une plus ou moins grande quantité de graine»
Ces deux cylindres d'une longueur plus ou moins grande, d'un diamètre de 13 centimètres, tournant lentement, peu-* vent concasser par jour 40 décalitres de graines, et air meoter aisément deux paires des meules que nous allons décrire.
Les graines concassées sont de suite portées au moulin & écraser ou froisser.
Ce moulin i meules verticales, adopté dans une foule de fabrications , a été considérablement amélioré pour la fabrication de l'huile ; il *st représenté avec tous les perfec tionnements, et tel qu'il marche maintenant dans plusietns grandes huileries, planche 41tt9 fif. i et 8.
r. Dana labôlle usipeide M. Kèoson et camp. ,.à SmnfcQaeift» tin,. cinq: paires de: ces meules verticales* sont disposées «or une même ligne et marchent continuellement; un arbre 4e • couche, recevant le mouvement d'une machine .à vapeur, passe au dessus de ces moulina et leur .transmet le monvement.par engrenages , coniques ; le même moteur Cait marcher tous les autres appareils tels que chauffeurs, presses hydrauliques horizontales, etc. , qui complètent l'ensemble de o*bel*telier d'extraction.
Les meules étant en mouvement et le résultat d'une précédente opération étant retiré, on soulève le ramasseur à la position indiquée par les lignes ponctuées <^îy. 2, pi. 115), en pressapt sur le bras de levier x. et en l'engageant sous le taquet i fixé sur un des montants du racloir i. On jette alors dans l'auge circulaire où se meuvent les deux meules une charge de graines concassées; ordinairement r chaque charge se compose de trois quarts d'hectolitre (de 60 â 75 kilog. suivant l'espèce de graine) ♦ Comme on le verra dans la légende, l'entaille aaj dans laquelle passe l'essieu des meules, permet à celles-ci de monter ou de descendre selon l'obstacle plus ou moins grand quelles, rencontrent; elles agisseut donc sur la graine par leur propre poids ; mais comme elles sont cylindriques, et que k. surface sur laquelle elles se meuvent est plane, il s'ensuit nécessairement que dams leur rotation autour de l'arbre ce elles doivent glisser ou pivoter sur le milieu de leur épaisseur ; de sorte que non seulement la graine se trouve écrasée par un poids très considérable , mais encore qu'elle se trouve froîs> aée par oe.mouvement de torsion et refoulée vessies deux bords de l'auge. Ce second mouvement des meules empêche la graine de ^entasser etde faire corps sou» leur action*
JLes rfctoirp *, i, fixés par des traverses iq à l'arbre c, ramènent sous les meule», le premier, la graine .refoulée vers le centre, le second celle qui s'écarte vers la périphérie.
Lorsque la graiue*s£s*tyvée A l'état pâteux jçoqvenaWe
■vit*» «rMàu*/ (fty^
on décroche le bras de levier *k, et' le ratnasséuri repd*' tant sur la surface de Ta meule bd, entraîne la graine et ta; fait tomber dans un bassin idfétfeur,' pair la vanne 4 qtie l'on à ouverte. M
La graine étant expulsée de ftnige, on referme la vanne o, on soulève de nouveau le râcloir j, on recharge tteis «quarts «ThectoKtoe et ainsi de suite.
Les meules sont le plus souvent en granit j- le grès, le porphyre, le marbre et la pierre calcfefré étire- et compacte sont aussi propres à cet usage ; dans-quelques pays , on se sert avec profit de meules* en fente. En* général, ces theules ont un diamètre de S mètres à &mètres 80 et une épais-* seur de 0 mètres 40 i 0 mètres 45, non compris le biseau pratiqué en enlevant une des arrêtes et qm h 64 7 centimètres. Le poids d'une paire de 'meules des dimensions ci-* dessus, en granit, est à peu prés de7 A 9,000 lrîtogramtnesy eHes font eh général onze tours pair minute $ le terfips dur ' flfoissage d'une charge de trois quarts d'hectolitre, qui équivaut, cotataie nous l'avoué dit, de 00 à 78 k£fc>g. , fcst de quinze 4 vingt minutes, de sorte qu'en douze* 'heures de' travail une paire de meule peut écraser de S;*300 à $,000' ktlogr. de graines. { "• r"
' ' Les meules verticales ne serrent pas setilèliieta'frfrbfeseY1 une première fois les graines, mais bien aubéi #tes retoattire lorsqu'elles ont subi une première pression; Esta* oé're^ battage les parties contenant encore de l^uite^nt atteintes et laissent écouler ce liquide A leur-tour. If ous reviendrons aur eette opération.
Dans quelques fabriques, et pour les vieilles graines surtout, on ajoute pendant le broyage une petite quantité d'eau qui, agissant par déplacement, se met 4 la place de l'huile et rend son extraction plus facile. Cepetrflantles-in-» convénients que présente cette addition d'eau font qu'elle' n'est pas toujours mise en usage.
375*. Quand les graines sont suSs«nttent btfrpéet par
u* dae ptctftédés dont neus venons de parUr, elkp fament, une pâte, dont l'utile constitue la partie liquide*
Quelquefois , son extraction se fait de suite, «^ «HHnattant la matière pâteuse aune pression énergique . j ce mode d$ travail dop&e* il est vrai, uoe huHs r**ry« d un goût agaéable et bien plus propre à 1 apprêt des alimenta ; maie aussi phis difficile à extraire, d'un, rendement moindre et dW trav*Uplu$,k>ng>
On obtient, des résultat* tout . opposas ,*i le* graine eat préalablement mannjie 4 une certaine tewpéretujrc daae des appareils nommés çkumfok*.
-Cette différence est facile 4 .concevoir, En^eifetr les hud- ]*a «a ibpuvent mélangées dans lea graine* avec .un suc aqpeufreObteMn* toU de la ¥g^ soit de l'albumine, aoît to mucilage, qui an ^écoulant à froid, sous une forte* prêtaient donnent un liquide visqueux et difficile & épurer» Sir l'on; . Tient A ebawfer la graine avant la pression , tous ces in^nv^qienUdispara»sent, l'albuinine m coagule et reste dana la. résidu \ fhuile devient plus fluide, a'&ojrfe plus (a* ciknie&t en- plu* grande abondance et avec une pression moindre. Cependant, nous leraf pelon*, le cbanflage de la graine a l'inconvénient d'altérer un peu la savour des bui» las» surtout lorsqu'on employé des chaufloir» mal disposée .? mi* cette, cjcftonefenee note aucune valent aux huilée depjMeft%PÉ à, la confection $& savons soit 41'éctoago.
. .Lee appamils destinés au chauffage des graines brojéee, eaet .oïdi^airamspt 4#a vases an cuivre ou en jante» .chant» fés, soit directement à feu nu, soit au moyen de la vapew» surtout lorsque lamottu* es( lui-même pne mecbine A Tse peojç»
Laa4furea 3, 4, 6* at 6dslajplanehell7 et la, légende qui^tur <e*t)telqthre donnqnXles détails d'un cbauffoir à feu nu» oQoaUuk p*r M. Maudslay. Ce mode de ehauffsgg a tousies inconvénients que nous avons d^jà bien des fois fiait
raeytq»sr^J>o«qu^ a'afpMqttt A desjBuhsfrnoii facilement
aMablte perune température luoprft éMWej aient, eta* parler de» entouras que paéeeatarafcsai *rinq ou -six foyer* dané une huilerie possèdent tm nonire égal do ehanflfehe, il peut résulter de la dtffolfebé de diriger convenablement la température , ■ quta n'évite p âa-rlk toiiéfafction de la grteîoe, fce qui dittuoatfe feqaeatM dHiriile^ohtane el altère sa qualité. Dans l'appareil A feu pn de M. Maudsleyv les ehimees 4'altétfation sept; rilasiamWe» a .^sct^uai, par l'emploi d'uft aptatoar .«&*• ($$,*** b, pli 147), mu m** oafliqueasefit , <fui genou v*U* les surfaces et emp6cfa*la grain*, d'adhértir au fend dvcbaiiflbiit? maîe<raèlflf<écè pat» fertionnement, on fovrs*t+: dates les huileries qui ne aoai* ahent pas à k. Tapera, ckauflurtcet «ppateil.a* hain-mm*
Maie les chauffoks è ïapeur, datant être employée dans tput estes fabriques >uto« peu impoilsaeie/ otids— — cas le même gétrérataur^ fait marcher la i»n Aine Iuibhi ait la * Tapeur néoeséabe pour éfom-foitetupératife' des chauffeurs, tandis jqrfi • feu nu elméan* au bÉkHnMfiay! abaque chauffait érige on foyer; spéeièh •• ■••
3735. Lorsque, au bout de quelqjjaaluiuuftfr letipprine* écfaeéessont §uffisauui>€ntehai^,oog«tfrqkdpuble prtte »*, et on reçoit la pâte dans deasaos/di^posës-pourla esee» toIt, au dessous de lWrertureai Ceeeércs* quiiutiedunenC tamaris pendant la preeltoo* stxiten BtoAfette Mue appelé* m*rfU\ touequ'ile sent remplket qp*op aTabattufcè si» ou huit centimètres de *vMe> qui restent, *m les chTtèupperdq suite dans des étendelle» de eriar duublées- de ^màÊf et» oà les porte dans l'appareil destiné à ectratre i%Utts. ^ * "
• Bien dee sjrstènaee de presses ont été empiètes ^our l'extraction de l'huile j ce «ont : les pressés À *isy l*s pressée à eohis et les pressée hydraulique*. Tîntes aes presse» deitwit donner une pression énergkpie dans le aieins de teriips possible; si la pression n'est' pas aeseaferte» le tourteau feratant éponge retient beaucoup cPhuib. * i
Le* preues à vis en bois, semblaMee*è arthn
qnaplojfo 4an*k fahrication *a vin} Arrôdfe, étfc., ébwcbeottpftr 1b» frottement* une quantité notable- de la* fpnt* HMErtrioej «lies B*p«u?eirt doatfar , à moins d'une cwttaxidtkm eoigndey qu'un eflet peu oonaidftfcble ; enfci; dles Axigcotime tfifl^^omtfè assW gtttnmv: '
L$$ fT0$êéÊ àvisenftr «ont unef'ifcodfficdtHm d^ pr*cideoter; elfc» sont peu etti^loj^cs.'
i^fmm0êàc0hi»i^^\^^^^èùir^^^M employées; elfcaa «ont surtodt ed fcsàge dans lès ftioalins * vent ; éSes «testent wie'aotioa ktrts énergique \ eUetf «ont simples, ffcaj^blir et & entretenir; enfin, ièufptbtplfti Hère lés àfe-ptastéedeapatites fabriquè«r^grîoole# éloignée* de* d«r méoatdeiens}' mai» ce* AAmUûe* produisent ù^htotMmstipportakfe, étoantettt par les 'chocs répétés tantes fea» partie* du* bâtiment «et exigent unimrt&iel et waïamfiiafcemettt aséez consrolérabiesi : La péanche 117, figurée i ,. % 7 ^efc% et la «garnie qui tair-est relative donnent, sur une presse 4 coins bien construite, assez de détatts pMrtpn mmfrnana djapenâona don parier pki* au long. . . . . j
Laf prfadftrt piôaatan on froifcaàge qui aé domte arec tes presses i notes exifëîune dondaing de riomps de maillet senleaaant? ton laisse alors reposer pendant {[uekpses minutes afin 4e -donner 'à fimBe la temps 4eo'<tatàer; pendant ce temps, 4sfe ton vi tei s préparent de nouveaux saoa $ 6n dépÉestfcenaaht 9 en huaient retomber le 'maillet anr la clef èr deoaaÉTage: Les tourteau* sont soumis ans opération* que nous mttiqaerdnt plue toih.
I^peMstfes'maillètt d'une presse* coins est otdinéflreaaentde 3B0 k 300 kilogrammes $ la hauteur de la chute sur les note est de 0^,40 au minimum, et de 0,55 centi- Btètvea ait maximum f dans les moulins à vent du Nord, un cadran mu ftaar un encliquetage -indique le nombre dea coups battus par le pilon et agite une sonnette quaftd la ppaasîoo «s( toriakrié*
mmsaoïAMt** foi
Une bomie presse A coins éeM.lferadriéyv Semblable ft celle idoot nous avons, donné le dessin y peut pf&dttire un effet de 50 à 75000 kilogrammes sur chaque tonneau', dont les dimensions «ont les sphraateei grande base OjSOf petite base 0,18, hauteur .45 centimètres ? 00 a à peu près 8 ùfa cimètrea carrés de surface. ... * 1 • •
Z?«* prestes hyirauUfm*. Nous lie nous arrêterons pas sur les presses hydrauliques verticales, dont Dtttt»Hra*déj& eu l'occasion de parler dans la fabrication du sucre de betteraves* (pi. 95.) Ces presses .sont avantageuses -en ne sent qu'elles doupeiit une pression énergique ;. mais elles le sénat rupins que. les presses hydrauliques horizontales quLomtibr iqême propriété , mais qui rendent la main-4<'œttvre bîat plus facile. Ce dernier moyeu de pression est en usagedan* toutes les huileries un.peu importantes et bien montées,, et il donne des résultats beaucoup plus avantageux que tous* les autres procédés. .Nous avons également donné les détails d'une presse horizontale dans la fabrication des bougies stéariques. {Fuir cette fabrication, pL 420, fig. 1, 2, 3, 4, 5, (}, 7 et 8.)
Une modification des plus importantes apportée récemment dans les procédés d'extraction de l'huile des graines , consiste dans l'emploi des presses horizontale* à doubles parois chauffées à la vapeur ; cas presses perfectionnées , dont l'usage commence à se répandre , facilitent beaucoup l'extraction complète de l'huile , en entretenant pendant toute la pression une température élevée dans les tourteaux* Mais, il faut le dire, ces machines si avantageuses dans des usines importantes où le travail doit toujours être régulier, ne sont pas à la portée du plus grand nombre des huileries; leur prix est trop élevé, et leur entretien exige des soins que Ton est loin de pouvoir se procurer par tout. Quelques unes des presses horizontales employées sont doubles, de sorte que, pendant que l'un des plateaux presse, l'autre au contraire desserre; cette dpfggitiQn par- v
fa»
gnet d'tamotttar de l'etgeat, dp taupe et de f espace.
Dan» chaque preste horizontale, on peut i la fois presser plusieurs tourteaux de graines.
5754.Quel que soit le système de preste employé, FeKtr*o» Ûon complète de l'huile eaige an moins deux pressions j o* prépare la graine à la seconde par les opérations sinvwmt*.
Après avoir retiré le tourteau du sue qui l'enveloppait, 6n le eoneasse grossièrement i la main, on mieux à l'aide de deux cylindres , et pn jette les débris sous les pilons ou Mm* les meules verticales oàils subissent un second écr*» sage nommé rste*. Dans les fabriques considérables, le rebat se fait sous des meules spéciales ; dans celles qui sont moins importantes, la même paire de meules seit aux deux broyages.
Au bout d'unedixame de minutes, la pâte étant ment rebattue on la retire, et on élève de nouveau sa pérature dans les ohauffoirs ; on la reçoit ensuite dane dea sacs, et on porte de nouveau ees derniers aux presse*;
L'huile qui provient de cette seconde pression est moine pure que la première, elle est aussi plus difficile & extraire; dans la presse à coins il faut quarante i cinquante coups de maillet.
Dans les presses hydrauliques horizontales à parole chauffées , cette seconde extraction s'opère avec plus de facilité.
Les tourteaux qu'on retire des sacs sont durs, secs , solides et n'ont plus que 1 centimètre 1/2 d'épaisseur; cm tranche les bords qui échappent toujours un peu à la pression ; les ébarbures sont mêlées à un des rebats suivants.
Les tourteaux servent ensuite à nourrir les bestiaux ou 4 fumer les terres. On en fait, pour ce dernier emploi, une grande consommation dans le Nord.
L'huile qui s'écoule des deux pressions est quelquefois séparée; mais le plus souvent elle est mélangée et elle se tend dans As» réservoirs communs placés dans les
IHB LEPURAT10W DIS HUILES DB GHÀIICES.
3735 .Au sortir des presses, les huilée coetiennenttoiijotvs une pattfe du moulage, de la matière «dotante et des principes résineux renfermés dans la graine, et qui loi donnent «ne odeur, nue saveur et une apparence particulières.
Un séjour prolongé dans des caves fraîches les clarifie en partie, en laissant précipiter les matières en suspension ; mais ce simple repos ne suffit pas , et il reste enoore dans l'huile beaucoup de substances qui la rendraient impropre i plusieurs usages , et particulièrement à l'éclairage. Il est nécessaire de l'épurer par un moyen chimique.
On doit à M. Thénard un procédé qui, bien appliqué, donne de bons résultats.
L'huile i épurer étant placée dans un tonneau que Ton n'emplit qu'à moitié, on y verse alors peu A peu, et en agitant fortement, 2 centièmes du poids de l'huile en acide sulfurique concentré. On continue 4 brasser, jusqu'à ce que toute la masse liquide ait pris une teinte verdâtre. Au bout de vingt-quatre heures de repos, pendant lesquelles l'acide sulfurique s'empare de toutes les matières étrangères , on ajoute un volume d'eau pure à 75° centig., égal aux 2/5 de celui de l'huile ; on agite fortement, jusqu'à ce que le liquide ait une apparence laiteuse. Deux ou trois semaines de repos dans un atelier où la température est maintenue de 25 A 30° centig. , sont nécessaires pour que f huile s'éclaircisse, et qu'un dépôt noirâtre se forme au fond du tonneau.
On décante alors l'huile surnageante au moyen d'un robinet, et on la reçoit dans des cuves dont le fond est percé de trous garnis de méchee de coton ou de laioe cardée* En sortant de là, l'huile est parfaitement épurée et propre à l'éclairage.
Plusieurs dispositions de'filtres faciles A eoneevoir pourrait ^aoUgaartmecit ranpkcer lea mfrhci de «otaou
6*4 MHU* Bft 6RAINH8.
M. Dubrunfaut s'est servi d'un filtre dans lequel la matièie filtrante, en couche plus ou moins épaisse, était maintenue entre deux treillages en bois.
On a modifié le procédé d'épuration que nous venons de décrire , afin d'éviter quelques inconvénients qu'il présentait, savoir la longueur de l'opération et la quantité notable d'eau que retient l'huile. On sature l'acide par du carbonate de chaux.
On ajoute les deux pour cent d'acide sulfùrique, comme nous l'avons dit plus haut. Quelque temps après, quand le dépôt commence a s'opérer, on ajoute, peu à peu, la craie délayée en bouillie épaisse; le papier de tournesol indique le point de saturation; on laisse reposer alors pendant quelques heures seulement et on soutire dans les filtres à coton. Au lieu de terminer l'épuration par une fiitration toujours longue et embarrassante , on se sert dans le Nord et à Paris d'un procédé qui donne de bons résultats.
Dans une futaille contenant 7 hectolitres, on verse 6 hectolitres de l'huile encore trouble , et on la bat avec 50 kilogrammes de tourteaux de graine bien secs et pulvérisés; au bout de vingt minutes , on laisse déposer. Après huit à neuf jours, on peut soutirer par un robinet élevé une partie de l'huile , à peu près A hectolitres , qui sont parfaitement clairs et qu'on remplace par une égale quantité d'huile trouble. Trois jours après, le soutirage se réitère et on répète la même opération jusqu'à ce que les 50 kilogrammes de tourteaux ne clarifient plus , ce qui n'arrive guère que lorsqu'on a traité 200 hectolitres d'huile.
Le dépôt produit, quand l'épuration s'opère par l'acide sulfùrique seulement, peut donner par la pression, et après avoir été chauffé dans de l'eau , 80 p. 100 de son poids d'huile, qui clarifiée et filtrée est presque aussi bonne que la précédente.
Nous allons étudier maintenant quelques huiles de graines ep particulier ; nous les diviserons en deux groupes, savoir z
BOTLB8 M GXAJOTBB. 6*5
les huiles de graines non siccatives, et les huiles de graines siccatives.
HUILE M GftAlHSS KOK SICOlTTVtS.
3756. Huile de navette. L'huile de navette s'extrait des
semences des brassica râpa et napus. Elle est jaune, visqueuse, d'une saveur agréable et d'une odeur analogue à celle des plantes crucifères. Elle se congèle à la température de — S0 75 et se prend alors en une masse jaune. La pesanteur spécifique de l'huile extraite du brassica napus est de 0,9128 à 15°, et celle provenant du brassica râpa est de 0,9167.
On l'extrait, en broyant la graine , la faisant ordinaire-, ment chauffer avec un peu d'eau et la soumettant à la presse. Dans cet état, elle retient une certaine quantité de matière colorante, qui la rend impropre i l'éclairage; employée ainsi à cet usage, elle obstruerait les pores de la mèche et brûlerait en donnant une flamme faible et beaucoup dé fumée. Pour la purifier, on se sert du procédé de M. Thénard.
L'huile de navette est principalement employée pour l'éclairage et la fabrication des savons verts , dans le foulage des étoffes de laine et la préparation des cuirs. Elle entre aussi , mais pour une petite quantité, dans la coin-, position du savon ordinaire. Elle s'obtient dans le Nord de -la France.
Huile de colza. On nomme ainsi une espèce d'huile de navette , de meilleure qualité, qui s'extrait du brassica campestris. Sa pesanteur spécifique est de 0,9136 à la tem-. pérature de 15°, et elle se congèle à — 6°. Ce sont les départements du nord qui fournissent à la consommation la majeure partie de^ cette huile ; elle est employée aux. mêmes usages que la précédente. L'huile de colza peut servir à l'éclairage sans purification préalable.
Huile de moutarde. Elle s'extrait de la graine de mouyi. 4°
ttrfe JrfMpfe tfll» « «#(*)* GeKé tariiè *st Inodore, plus épaisse que l'huile d'olives, à saveur douce et couleur ambrée*., à 1* tmf éiature de l&°yla demité de f huile extraite de la graine de moutarde noire est de 0,9170; celle de l'huile protenant de la graine de moutarde jaune est de 0,9142; elle se congèle au dessous de 0. Elle donne fecitetaent un savon très solide , et commence à être employée au* mêmes ûsageâ que l'huile de navette et de
Colza.
Hutte dès noyau* de prune. On la retire des noyaux
du pïtnms dotnestiéà. Elle eit litapide, jaune brunâtre,
inodore et d'une saveur analogue à celle des amandes. À la
température de lîJ°, sa pesaritéûr spécifique est de 0,9127.
Elle se congèle 1 — $°. Elle raneit facilement. Cest une
dés meilleures huiles d'éclairage.
: ffutle dèjaine. Elle provient àes semences au hêtre, ffcgus sytaatica. Elle est consistante , jaune clair , inodore. Quand elle est récente, sa saveur est un peu acre; mais eMe là perd en Vieillissant ou par l'ébùîlitîon avec de l'eau. Elle est employée dans les département^ de l'est de là f*aticè pont la cuisine et l'Éclairage-, oïl en fabrique aussi des sàvotrô hoirs. À la température de Io°, sa denshé est dé t),9ÎS5. À *— 17*,S elle se congèle en une ifkft&e blanc Jaonâttnè.
JBWt* âè notette. 'On Vexttaït àé ^amande dû coryîus avellana, qui en fournit 60 pour 100. Elle est limpide, jaune dait, înodoïe, <Ttttoe mettf douce et agréable. Sa jtesafrteur spèttlft<ttiè est deO?9ft4^à la température de 15; à *- 19* elle se eongfetè.
" Hutte de bén; On Ytextrfcîf deé éèmerices dd mbrînga aptera. Elle est incolore, sans odeur et d'une saveur agréable. Peu de temps après qu'elle a été exprimée , elle se sépare en tnatgttf me et en oléine. Cette dernière a été longtemps employée presque exclusivement par lés hofloger*, pour adoucir le frottement des tncratetflefiU de*
montres, à cattte du dhtâbfè wrirtagc <ttf*M^p*feèù<ènde ne pas se figer et d* né pas lanciz* Les parfumeurs emploient l'huile de Wtt pour»uui— !>■■ ffadeur fugace du jasmin et de la tubéreuse*
'• BuUê de camèlmê. Os l'extrait du miagrum sativum. Elle est jaunâtre, d'une odeur particulière et d'une saveur agréable. Elle se congèle & — 18°. Sa densité4 est de0,#2&2 à la température de 4§>°. Elle est préférable aux 6uifes de colza et de. navette pour l'éclairage , parce qu'elfe donne* moins de fumée en brûlant* Cependant elle est un peu moins estimée dans le commerce.
Huile dr ntadt* satka. L'huile que Ton retire du tnadi& êativa est d'une cpiflité supérieure et d'un, goût plus agréable que celle qui provient de quelques autres plantes oléifères* Ces avantages ont lait penser qu'elle pourrait être, extraite avec avantage; jusqu'ici, la question n'a pas été complètement tranchée « cependant elle présente assez d'intérêt pour que nous en disions quelques mots*
Le madia appartient aux cultures d'été , il donne moins de produit que le colza et la navette d'hiver; il est comparable sous ce rapport à l'œillette et à la navette d'été ; il donne de Vhufie d'un goût préférable à celle de laeaméline.
M. Beuseijigjrait- , q/êl a fait de nombr^es rsoberçkea aor la autor* do najia aatbva* a obtenu les xésuttata savants; -
Un hectare, fumé de 54,000 kil. de funtfer, *êommè 9i^âkwtttilkaeadbBrgrainetf9.seiiieM»a déduite*. Vberfloiirera peséSt ksL?p*îda total HO^tih Lee fahes.dé»* séchées pesaient 3500 kil. Cette quantité de graktttr«AH»a6 323,57 litres d'huile, de très bonne qualité , soit près de 15 litres par hectolitre. L'hectolitre d'huile pesait 89,20 kil. L'hectare «fttfetre arfonc pto&iît 28tffcil. tfhttijjf. Le poids de* tourteaux s'est fait 4 7YS,Wifv "
fc8 hhuuçs ajcçATiTto.
Ep résumé, 100 kil. de graines ont donné :
Huile 96,34
Tourteaux ♦ . ♦ . 70,42 Déchet » 3,54
On avait cultivé simultanément avec le madia des carottes, dont le produit s'est élevé pour l'hectare à 14,631 kil., sans fanes.
Dans les mêmes circonstances, une autre année,M.Bouaslngault obtint des résultats bien moins favorables.
L'hectare a produit :
9,14 hect. de graines X Si *"*•> total 471 El. de graines Les fanes ont pesé 5488 kil.
Les 471 kil. de graines ont donné 97,75 d'huile et 299 de tourteaux. C'est près de trois fois moins que Tannée d'auparvant.
100 kil. de graines de cette seconde récolte ont produit :
Huile 20,75
Tourteaux. . • . 65,48 Déchet 15,77
Les carottes obtenues simultanément pesaient 3985 kil.
M. Boussingault attribue le mauvais résultât de cette seconde récolte au manque d'eau $ il pense en outre que la culture du madia sativa serait profitable dans les départements de l'Est.
Des expériences faites sur l'huile obtenue ont démontré qu'on en pouvait faire un savon solide, analogue à celui de Marseille.
HUILB8 SICCATIVES.
v 5757* Huile de lin. Elle s'extrait de la semence du lia eommun. Sa couleur est jaune clair, quand elle est expri-
HUJLBS SICCATITW. 629
mée à froid , et jaune brunâtre, quand -elle Test à chaud. La meilleure est celle obtenue par l'expression à froid; la seconde devient facilement rance. A — 20° elle prend une couleur plus pâle , et â ~ 27*, S elle se congèle en une masse solide jaune. Elle de solidifie vers — 16*, quand cette température est maintenue pendant quelques jours. D'après de Saussure, sa pesanteur spécifique est de 0,9595 â 12o.
L'huile de lin est une des huiles le plus employées. Elle entre dans la composition des vernis gras et des couleurs â l'huile. Pour les vernis , il est nécessaire d'augmenter sa qualité siccative. Pour cela, on fait bouillir l'huile de lin pendant trois à six heures dans un pot vernissé $ on y ajoute sept à huit centièmes de son poids de Ùtharge, et on remue le tout. On l'écume avec soin , et quand elle a acquis une couleur rougeâtre, on la retire du feu et on la laisse se clarifier par le repos. Il parait que dans cette opération, il se forme du stéarate et de l'oléate de plomb qui se dissolvent et peuvent ainsi contribuer à la dessiccation. Il est probable aussi que la litbarge fournit de l'oxygène; car la majeure partie de l'oxyde est partiellement réduite et se rassemble au fond du vase , sous forme d'une poudre gris foncé, qu'on sépare du vernis par la filtration. Cette huile ainsi préparée , porte le nom d'huile de lin cuite.
L'huile de lin est aussi celle avec laquelle on prépare l'encre des imprimeurs. A cet effet , on fait bouillir l'huile dans un pot de terre. Après une cuisson suffisante, on retire la chaudière du feu, on la découvre et on enflamme l'huile. On la laisse brûler pendant environ une demi-heure 9 on l'éteint et on la laisse bouillir doucement, jusqu'à ce qu'elle ait acquis une consistance convenable. Après le refroidissement, on ajoute à l'huile un sixième de son poids de noir de fumée bien calciné , et on remue le mélange, jusqu'à ce qu'il soit homogène.
45o mt» anecanfisr
.. JXens 1* pelaflm blanche au blano de plomb, et pour d'autre* couleur* elairet, on emploie l'huile de lin sans la frire booillûr d'avance avec la titfcarge. Elfe sèche alors pins Janlemant , mais l'éclat de la couleur est mieux conservé.
l# vend* d'h'uila do lin est appliqué sur les outra » et lea jnnd ainei plu» résirtaat* , ai la cuir eet préalablement bien préparé* Le vernif uojr dit La saul qne la modo ait adopté. Les vernis jaunes , bruas , etc. , sont d'une couleur trop lourde. ...
ï<es taffetas dits gommés sont des taffetas rendus imper» méabto par plusieurs couches successive* d'huile de lin JUbargjréf , lorsqu'ils ont reçu ieujr enduit , on les ej> posa i l'action de l'ai* qjti résinée l'huile et le rend ainsi insoluble dans l'eau. Le taflete* jaune doit sa couleur i l'huile mêixia; le taffetas vert & une addition de bleu de Prusse»
On sa sert encore de l'huila de lin pour la fabrication des toiles cirées. EJle eet même employée 4 l'éclairage.
HuiU de noix. Elle s'extrait de la noix, fruit du noyer, ou juglens regia. Elle est d'un hleoc verdâtre , inodore et dune saveur particulière. Elle se congèle en une massa blanche i — 27°, 5.
D après M. da {Saussure , ta pesanteur spécifique est de 0,9383 i 13°, da 0,9194 à 2a°, et da 0,871 à 94°.
Plus siccative que l'huile de lin , elle est employée de préférence dans la peinture fine. On s'en sert aussi pour les Vtfrô, l'éclairage, |e savon vert Lorsqu'elle est récente , en l'emploie cwm* aliment dans certains pays. Elle est rangea an médecine parmi tes substances purgative». J/huiJe.éere a vue pwpr&é purgative que l'huila douce ua pwsede pas an même degré.
Jfvti* 4$ cte*w*> £t|e l'extrait du ebtaevîs, graine du ttflpahi* Mti va pu chanvre ordinaire. Récente, elle est d'un jaune verdâtfe, meU elle devient d'un jaune pèle avec le temps. Son odeur est désagréable, sa faveur 'fada* EUe ae
W*9 tfow?* fôi
congela à *-*37°,K. Sa peeaateur $ péaifiqua e»t d* 0>9276 à 13°. Op l'emploie pour la peintura et surtout pour la fabrication du savon vert. On s en «art peu dans l'éclaixag«> parce qu'elle fowne vernie su* la bord des lampes. Muih fwlUUe* Elle «'extrait par eupression des graines
de pavot (papaver somoiferuro). Elle est d'un jaune pâle, seo* odeur, H d'une légère saveur d'amande. Sa pestuteur apéeigqut est de 0,0249 i la*. Elle se solidifie à -r l#°r Elle est employée pour la table en ffemplsoemant d$ l'huile d'olives , qu'elle «art quelquefois i fhltifier, Rendue plus stoative par la litharge, on s'en sert souyept eu .peinture, £l|e est employée aussi dap? r éclairage, .
HU|LE D*OLIVB.
5739* L'huile d'olive s'extrait en Provence , en Italie et en Espagne, sur la côte d'Afrique, des fruits de l'olivier» elea Euiupsea.
Si ou veut que l'huile possède le goût dç fruit « eomme J#e huile* d'Aix et de Provence , on recueille les olive* un peu avant quelles aient atteint leur, maturité* si on attend U maturation complète , on obtient une huile, aussi fine , jnais dépourvue de la saveur de l'olive- he§ olives qui ne août pas asse* mttaes donnent une huile d'un goût âpre et amer i daps le ces contraire, c'est A dire ai le point de mar turatiou a été trop dépassé» on eaeueille une huila trop grasse et eu#e*ptiWe de prendre une *avp» route.
U e«t donc uéaeerotie de faire la récolte au mvmnt te .plu* convenable? «t c'est ordinairement eç novembre et décembre i u on toiaae plue longtemps les olives eur l'arbre, -elles pewtau chaque jour de leur valeur et finissent par donner une huile de très mauvaise qualité,
L*.métheda la p|us mauvaise, et oependani la plus génér w&temeM en usage, pour récolter, les olives , consiste à les jabaitre aveu une. gaule. U résulte de a* proeédé.uue détérioration itfttsiM* de l'adwa* et*u obttttf 4as <*ves ineur-
65a huile d'olivb.
tries, qui, si elles ne sont pas traitées de suite, subissent des altérations spontanées et donnent de l'huile de mauvais goût. Il est bien préférable de cueillir les olives à la main; la main-d'œuvre est amplement compensée; le produit est plus abondant et l'huile présente une qualité supérieure.
Lorsque les olives récoltées sont au maximum de maturité et qu'on veut obtenir une huile fine , on les porte de suite au moulin; mais, quand on les a cueillies un peu avant leur maturité et qu'on veut conserver à l'huile le goût de fruit, on les dispose en couche de quelques centimètres à l'abri de l'humidité , pendant vingt-quatre 4 quarante-huit heures, jusqu'à ce qu'elles commencent à se rider.
Quand on ne tient pas i avoir de l'huile de première qualité, on suit un procédé différent; les olives gaulées, au fur et à mesure de la récolte, sont amoncelées dans des magasins jusqu'au moment de l'extraction, c'est à dire pendant huit, quinze jours et quelquefois des mois entiers. Comme il est facile de le prévoir, la fermentation ne tarde pas à s'établir dans l'intérieur des tas $ on perd de l'huile, et celle qui reste est de mauvais goût et n'est le plus souvent propre qu'à l'éclairage et à la confection des savons. Les olives ainsi abandonnées prennent le nom d'olives marcies, et malgré les inconvénients très graves que nous venons d'indiquer, il vaut mieux conserver les olives dé cette manière , que de les laisser exposées sur les arbres aux intempéries de l'air et à une foule d'autres agents de destruction. Il serait cependant important, toutes les fois qu'on garde ou qu'on laisse marctr les olives, de prendre toutes les précautions nécessaires pour ne pas perdre par la fermentation une partie de l'huile ; ainsi, la pièce où sont renfermés les fruits, devrait être à l'abri de l'humidité et parfaitement aérée; des canaux devraient être réservés dans toute lu masae pour laisser librement circuler l'air et les gas. Ou devrait les retourner de temps en temps) enfin, on devrait tes dis-
iitjile iroLiVE. 655
poser de manière que les premières récoltes fussent passées les premières au moulin.
Les procédés généralement employés dans le midi de la France, pour l'extraction de l'huile des olives, sont extrêmement défectueux ; ils exigent en effet deux fabrications tout à fait séparées. Dans l'une, on extrait une partie de l'huile des olives ; dans l'autre , on reprend le résidu de la précédente opération, et on le traite comme un produit nouveau, dans des ateliers différents, pour en retirer encore une quantité d'huile notable. Ce serait une amélioration importante à introduire que celle qui consisterait à obtenir toute l'huile du premier coup, et on y arriverait certainement en employant des appareils aussi bien construits que ceux qui sont en usage dans le Nord. Quoi qu'il en soit, nous allons décrire l'extraction telle qu'elle s'exécute maintenant dans la plupart des huileries, et nous indiquerons ensuite les améliorations qu'on pourrait y apporter.
5739. Voici en peu de mots la suite des opérations : 1° Ecrasage des olives;' 2° Pressage de la pâte d'olive ; 5° Seconde pression après addition d'eau chaude. 4* Immersion des grignons dans l'eau froide ; 5° Séparation des pellicules et du parenchyme avec les noyaux, par la meule de la machine appelée débouUloir; 6° Lavage pour opérer la séparation ci-dessus ; 7* Chauffage des pellicules extraites ; 8* Pressage des pellicules.
Eerasage des olives. Les olives à leur maturité sont portées à un moulin très grossier et qui consiste en une seule meule tournant dans une auge circulaire; le plus son* vent, le propriétaire est obligé d'attendre que son tour arrive, et de porter sa récolte à un moulin banal mal tenu, qui ne peut donner qu'une huile de qualité inférieure.
Dans ces moulins , la trituration est très mal faite, et
634 OTItB *'0UYB»
l'huile qu'on peut * retirer de la pâte ne constitue qu'ai* partie de celle qui est contenue dana le* olive*.
Il est certain que. si les possesseurs des moulins banaux employaient les meules qui sont en usage. pour l'extraction de l'huile des graines, on éviterait une partie des opérations subséquentes et on obtiendrait même une huile de qualité supérieure. Dans le moulin, tel qu'onf emploie, les ouvriers enlèvent la pâte quand la trituration est achevée) et la jettent dans les piles ou bassins en pierre placés près du moulin.
Pressage de la pâte iTotive. Les ouvriers reprennent la pâte dans les piles et la placent dans des çabas ouseoufinsy espèces de paniers ou sacs plats, en sparterie, auxquels on substitue avantageusement des sacs de toile ordinaire ou des sacs de laine enveloppés de sacs de crins, comme dans la fabrication de l'huile de graines. Les cabas ou sacs sont placés, au nombre de dix-huit, les uns sujr les autres, sur la plateforme d'un pressoir.
Les pressoirs que Ton employé ordinairement sont fort grossiers et ne peuvent donner qu'une pression très lente et généralement peu énergique. Ici encore , l'emploi des presses hydrauliques horizontales , ou même des presses i coins , remplirait mieux le but et rendrait l'extraction plus simple, plus rapide et plus fructueuse. L'huile qui s'écoule lentement des olives se rend , du reste , dans un premier réservoir rempli d'eau aux trois quarts.
Cette huile de première pression, lorsqu'elle provient de bonnes olives, récoltées avec soin, et quand le moulin et le pressoir sont bien propret* , est une huile mierye fia*, recherchée perles consommateurs pour la préparation des «limants» Si elle provient an contraire d olive» de mauvaise qualité, marries on pourries, traitées, dans des .ateliers mal tenus , elle est commune et ne peut le pins souvent servir qu'aux savonneries.
HTCUE t'OUTH* $5$
la première pression, la pâte contient encore une quantité notable d'huile qui n'a pu couler, soit parce qu'elle est mêlée à l'albumine végétale, soit surtout parce que les opérations précédentes ont été fort imparfaites. Pour retirer une partie de celle qui reste, on dépresse , on enlève les cabas, on les ouvre , et on verse dans chacun d'eux une mesure d'eau bouillante ; après cet dckaudage^ on replace de suite les cabas sur le pressoir que Ton fait agir de nouveau. La pâte est gonflée par l'absorption de l'eau chaude; l'albumine se coagule et l'huile plus fluide s'écoule librement.
Ces procédés imparfaits laissent encore assez d'huile dans les tourteaux ou grignons, pour que l'exploitation de ces derniers soit profitable et ait donné lieu i une fabrication séparée dans les ateliers appelés récentes.
On éviterait certainement ce surcroit de dépense, en em • ployant pour l'extraction de l'huile d'olives des appareils plus perfectionnés que ceux qui sont ep usage.
Ainsi , on pourrait se servir, comme nous l'avons déjà dit, du moulin hollandais à deux meules verticales, des presses hydrauliques horizontales, et on devrait, entre la première et la seconde pression? faire intervenir un second broyage qui préparerait la pâte à laisser écouler la presque totalité de son huile.
Avec ces améliorations, il est probable qu'on obtiendrait, de prime abord , toute l'huile contenue dans Je* olives et qu'on éviterait Jes manipulation* nombreuses que nous allons décrire.
Les grands établissements, connus sous le non* à1 ateliers ou moulins de recense, ont pour but, comme nous l'avons dit, d'extraire la quantité d'huile notable que l'imperfection des procédés laisse dans les tourteaux ou grignons de marc d'olive. Nous allons passer en revue les cinq opéra* fions qui forment ce nouveau travail.
Immersion des grignons dans Fe*ufr*ide. Dès f instant que les grignons sortent des presseâff » on doitlç* pot-
656 HCILE VOUVK.
ter à l'atelier de recense, les placer dans des réservoirs déposés à cet effet, et les humecter d'eau. Cette opération a pour but d empêcher la fermentation qui ne tarderait pas à s'établir dans les grignons et qui enlèverait jusqu'aux dernières traces d'huile.
Afin que l'imbibition d'eau soit plus complète, l'entassement dans le réservoir se fait couche par couche.
Séparation de* noyaux» Cette séparation se fait par deux machines contiguës, entretenues par le même moteur, lune consiste en une meule verticale tournant dans on puits en maçonnerie ou en bois, dans lequel on fait arriver un courant d'eau froide» Les grignons portés sous cette meule sont soumis à une trituration nouvelle. Arrivés au point convenable , ils tombent par une trappe dans une seconde machine en tout semblable à la première, mais dont la meule est plus lourde et dont l'arbre vertical est muni de bras qui remuent la pâte. Ceux-ci mettent les parties légères en sus* pension dans l'eau, qui afflue continuellement dans le puits, tandis que le bois des noyaux se précipite au fond. Les eaux qui ont afflué dans les deux puits, pendant le broyage, se rendent, en entraînant les parties légères, dans les bassins ; tandis qu'une vanne permet de réunir le bois des noyaux dans un réservoir séparé.
Lavago. Cette opération consiste i faire passer successivement l'eau qui a entraîné les parties légères dans une suite de bassins en maçonnerie , en béton ou en briques, qui communiquent etatre eux par des siphons pratiqués dans l'épaisseur des murs. Cette disposition permet aux matières légères de venir surnager ; on les recueille et on les met à part. Quel que soit le nombre des bassins , l'eau qui sort du dernier entraine toujours un peu de parenchyme.
Ckatêffage. Les pellicules et la matière emctueaw qu'on a écumées à la surface des bassins précédents, sort placées dans des chaudières ; ces matières , débarrassées d'eau par l'ébullitkm et pétries , sont placées dans les
HtffLl »'oMVS« $5?
^»#4e^p^rtrie, pour être «)umwe« an pressoir > comme la pâte ordinaire d'olive.
Prtêtion. Ce sont des presses à vis que l'on employé ordinairement dans les ateliers de recense. L'huile qu'on obtient par ce procédé ne peut servir qu'à la fabrication de» savons.
Aussitôt que l'huile est extraite par la première pression des olives, si c'est une huile superfine, on la renferme dans des jarres en grès ou réservoirs bien propres, placés dans des appartements exposés au midi et où l'on cherche à maintenir une température de 14 à 15*, afin que les matières étrangères se déposent. Lorsque l'huile est bien transparente , ce qui arrive vers la fin de juin, on transvase la partie claire dans d'autres vases ; les parties troubles sont réunies, ou les laisse de nouveau reposer, et le dépôt qu'on finit par isoler .est vendu sous le nom de crasxe*. La seconde huile, et surtout la troisième, qu'on sépare des crasses, est d'une qualité inférieure..
L'huile clarifiée doit être complètement abritée de l'action de l'air, si on veut qu'elle conserve longtemps ses bonnes qualités.
3740. Pour, les grands approvisionnements , l'huile se conserve ordinairement dans des fosses bien cimentées , auxquelles. on donne le nom de pile*. Par le repos , l'huile s eclaircit et laisse déposer des quantités considérables de crasses, que l'on vend à bas prix, et dont on peut encore extraire une petite quantité d'huile*
L'huile d'olive pure et de bonne qualité , est colorée en jaune ou jaune verdâtre, très fluide, légèrement odorante et d'une saveur douce' et agréable; elle commence à se congeler à quelques degrés au dessus de 0°. C'est une des huiles les inoins altérables; mais, fabriquée avec peu de soin, elle rancit facilement, et acquiert alors une odeur désagréable et une saveur repoussante*
D'après M. Th. de Saussure, sa pesanteur spécifique est
65u wvtfà'yfomtn»
de 0,9192 â \?s <** 0,9109 à 25* -, de 0,8952 à 5Û% et de 0,8625 à 94°.
' M. Poutet a donné pour l'essai de* huiles un ptocédé qui est devenu d'un ustige habituel; il consiste à battre l'huile avec le douzième de son poids d'une dissolution de mercure, faite dans les proportions de 6 parties de mer* cure et de 71/* décide nitrique i 38. On se sert du réactif Aussitôt que le mercure est dissous. Si Ton attend, le set Cristallise et le réactif ne peut plus servir. Cest un inconvénient qui pourtant n'est pas assez grave pour faire annoncer au procédé.
En général, l'addition d'une Vingtième d'huile d'oeillette* & l'huile d'olive fournit une masse moins solide que l'huile* pure; mais, le plus souvent, la différence n'est pasasses tranchée pour qu*on puiése prononcer avec certitude si Ton a affaire à une huile mélangée , quand on ne fait pi* comparativement l'essai avec l'huile pure qui fait partie du mélange. Le mélange à un dixième fournit constamment une masse dont la consistance ne peut induire en erreur; c'est là toute la sensibilité qu'on peut espérer de ee pro-* cédé, qui est assez satisfaisant en ce sens, qu'au dessous dt cette proportion les fraudeurs n'ont plus (f intérêt à la falsification.
L'acide bypoazotiqtte, rkh en contact A froid arec Thalle d'olive , lui communique instantanément une couleur vert' bleuâtre et la solidifié peu à peu.4 M. Félix Boudet a recherché dans quelle proportion cet acide doit1 être employé pour déterminer la transformation la plus complète de f huile d'oiive. L'acide liypohîtrique pur étant trop volatil, il Ta mélangé avec trois parties d'acide nitrique i 38*. Le tableau suivant indique le temps nécessaire pour solidifier ces divers mélanges.
Htntï Woidyti
AflILË Il'oUVBS
AC1D1 HTFOVITEXQtTB
à la solidification
100 grains
70 rikifctct
idem
idem
idem
Î/lOD
idem