‹ Traité de chimie appliquée aux arts;Chapitre 70 sur 83 · NOMBRE · texte numérisé non relu

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Huile d'olives

— d'amandes douces

— d'amandes amère*

— de noisettes ....

— de noix d'acajou .

— de ricin-

•— decotxa

vert bleuâtre blanc sale rert foncé vert bleuâtre jaune soufire jaune doré jaune brun

au

6,0 SSgO ,0

L'emploi de l'acide hypo-azotique n'offre pourtant pas autant de certitude que celui du réactif de M. Poutet

On' trouve dans le commerce plusieurs variétés d'huile d'olive qui diffèrent par le mode d'extraction.

1°. L'huile vierge, qui est verdàtre, dune saveur et d'une odeur agréables. On la prépare surtout a,i\? environs d'Abc eaProyence.

3°. L'huile commune , qu'on obtient par une plus forte pression et i l'aide de Veau bouillante. Elle est d'une couleur jaune et très propre aux usages de la table; mais elle est plus disposée à rancir que l'huile vierge* On l'emploie dans les ateliers de teinture du colon en ronge d'Andrinople, sous le nom d'hijile tournante, pour faire les bainsblancs.

3° L'huile de recense qui sert uniquement à la préparation des savons.

4° L'huile des olives trop fermentées, ou trop marrie». Cette huile est de mauvaise, qualité* désagréable et difficile i épurer. Elle sert pour l'éclairage et la fabrication du aavvon.

5741. /7ut7*<famofufo.EUe s'extrait des amandes douées et des amandes amères (amygdalus communia). Elle est très fluide , d'un blanc verdàtre, chine saveur agréable et

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odeur. Refroidie & — 10% elle se congelée 8a pesanteur spécifique est de 0,017 & 0,990 à la température de 15°.

Pour obtenir cette huile, on débarrasse par le frottement les amandes de la poussière qui les recouvre; on les pile, et on les presse fortement dans des sacs de coutil, entre deux plaques de fer chaudes. Pour la clarifier on la laisse reposer, ou bien on la filtfre tiède à travers un papier gris.

L'huile que Ton obtient des amandes amères, lorsqu'elles sont sèches , est tout aussi insipide , tout aussi inodore que cMle qu'on obtient des amandes douces. Dans quelques circonstances cependant, l'huile prend l'odeur et le goût des amandes amères; elle contient alors de l'huile essentielle d'amandes; mais celle-ci ne prend naissance que sous l'influence de l'humidité.

L'huile d'amandes est recherchée en médecine et en parfumerie. En médecine, elle fait partie des émulsions, des potions huileuses, du savon médicinal, du Uniment volatil

ou savon ammoniacal, etc.

HUILE DE KlClff.

3742. Elle s'obtient des semences du rieinus communie. Exposée à l'air, elle devientrance, s'épaissit peu â peu etfinit par se dessécher ; c'est ce qui l'a fait placer parmi les huiles siccatives. Et cependant elle diffère complètement de toutes les autres huiles, siccatives ou non, par sa composition et ses propriétés.

Elle est visqueuse, tantôt blanche, tantôt verdâtre,. quelquefois même rougeâtre. Son odeur est fade, sa saveur est douce, suivie d'une légère âcretéi Elle se congèle A — 18° en une masse jaune, transparente. Sa pesanteur spécifique est selon de Saussure de 0,9699 à 12*; de 0,9575 A 23°, et de 0,9801 à 9,4°.

Elle est soluble en toutes proportions dans l'alcool pur. L'alcool à 36° en dissout les trois cinquièmes de son poids. Ce moyen permet de distinguer l'huile de ricin altérée par

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son mélange avec d'autres h mie s. Bn la traitai* par fafli ou trois fois son poids d'alcool i 36° * elle s y dissout entièrement , si elle est pure; sinon elle laisse un résidu d'huile insoluble L'huile de ricin est quelquefois employée en imprimerie, comme étant siccative et si peu grasse* qu'elle ne permet pas les transports sur pierre*

Soumise à l'action de la chaleur* un tiers de fhmle étaot distille, il reste dans la cornue une substance solide à la température ordinaire , boursouflée, d'un blanc jaunâtre, pleine de cavités, semblable jusqu'à un certain point à la mie de pain mollet ; elle ne se décompose qu'à une température élevée, s'enflamme à rapproche d'un corps en igoition , et brûle très facilement sans fondre. L'eau , Pal* cool , l'éther, les huiles fixes et volatiles ne la dissolvent pas. Les alcalis forment avec elle une sorte de savon solnble. Outre cette matière solide, l'huile de ricin donne quelque peu de ga* , et un produit liquide renfermant de l'acide acétique, de l'acide ricinique, de l'acide élaïodique, et une huile volatile , incolore , qui est douée d'une forte odeur et qui cristallise pendant le refroidissement.

Traitée par les solutions de potasse ou de soude, l'huile de ricin se saponifie en très peu de temps* Dans ce savon, MM. Bassy et Lecanu ont trouvé les trois acides ricinique, élaïodique et margaritique. De là résultent des ricins te, élaïodate , et margaritate de glycérine* .

Traitée par le nitrate acide de mercure , l'acide hyppnitrique, l'acide nitrique, l'acide sulfureux , l'huile de ricin s'épaissit graduellement, jusqu'à ce qu'elle soit transformée eq une masse jaune , translucide , qui constitue essentielle* ment la palmine. Il est à remarquer que de toutes les huiles siccatives , l'huilç de ricin est la seule qui soit solidifieble par ces acides.

Les réactions précédentes , la formation de trois acides particuliers pendant la saponification , les résultats de lu distillation! l'absence d acide oléiqu* et d'*cû)e «argawju*

*t par 4<mié|UeAt d'oWhke et de tattrgtttaéé 11 iôtuWtttt complète dans l'alcool, sont autant de caractère» qui dansant l'Jmile de rfebi à part. On ignorerai elle sttalt un tuélange d» plusieurs ttibetahees #ras*es , dont l'utoe , foftne* rait dans la saponification 1'aeUte ricioiqué * et tiné autre l'acide élaïodiqq&*

M, Soubeiraa eu était retiré; H y a quelques année! (5060)* une matière très acre , qu'il atah torisidérée alorà comme une tarte d'htiile réfctoeusfe taollti, analogue A là résine de l'huile d'épurge , mais qu'il regarde maintenait comme Un produit complexe. En traitant une dissolution alcoolique d'huile de Hein par une dissolution alcoolique d'acétate de plomb, et abandonnant au repo?, M.Spubeiran a obtenu un dépôt, qtit, lavé â plusieurs reprises pat l'alcool bouillant, et décomposé au milieu de l'alcool par un courant d'hydrogène sulfaté, * donné, par évaporaliori , uti mélange d'une matière solide, facilement fusible, avec une autre matière beaucoup plus soluble datas l'alcool* ayant à un haut degré l'odeur et la sareur de l'huile de ricin. Il a retiré aussi d'un dépôt formé par l'huile de ricin , et A l'aide de diseohitiotis multipliées dans l'alcool, une tnattète blanche, solide, un peii poisseuse , qui ta'èntre en fatiotf qu'à une température Supérieure i 100*.

On a proposé plusieurs procédés différents pour la préparation de l'huile de ricin :

V L'expression des semences de ricin A froid. Quoique» beaucoup plus longue, elle parait préférable A celle qu'on exécute à chaud. Il faut priver les graines de leur enve* loppe; on obtient alors une huile tout A fait blanche; sinon , elle présente une couleur légèrement citriae,

2° Le procédi américain» qu* cfcssistft à terrifier tri* légèrement les semences, A les piler et A les faire béwW% dans l'eau. L'huile vient A la surface *, on la sépare $ on la fait chauffer de nouveau dans une autre bassine pour loi

644 huime nu vonr.

enlever son humidité , et on la soumet ensuite À la filtitr tion.

3° Le procédé de M. Figuier, qui consiste à délaye? les graines de ricin privées de leur épiderme dans de l'alcool qui dissout l'huile, et à soumettre le mélange à la presse dans des sacs de coutil. Le liquide alcoolique est distillé ea partie ; le résidu est lavé à plusieurs eau? , et l'on sépare l'huile qui vient à la surface. On la chauffe de nouveau légèrement pour lui enlever son humidité et on la soumet â la filtra tion.

Dans ces différents moyens d'extraction , l'ébullition volatilise un principe acre , très dangereux , qui irrite , en se volatilisant, le nez et les yeux, et qui peut rester dans l'huile préparée par expression* Aussi, est-il convenable de faire bouillir celle-ci pendant quelque temps, pour ea séparer ce principe. Il faut cependant éviter dans tous les cas un excès de chaleur, qui faciliterait la formation des * acides gras, et qui communiquerait ainsi à l'huile l'âcreté dont il est important de la préserver.

L'huile de ricin est employée en médecine à ladose d'une & deux onces, comme excellent purgatif. On avait attribué ses qualités purgatives i la substance acre que nous venons de ci ter précédemment ; mais cette opinion estgénéralement abandonnée; cette substance est si volatile qu'elle s'échappe à la température nécessaire pour préparer l'huile dans les différents procédés. MM. Bussy et Lecanu regardent l'huile de ricin , comme un produit particulier formé de principes différents de l'oléine et de la stéarine, et qui ne doit ses propriétés p urgat ives à aucune substance étrangère. ' Les huiles de ricin altérées, qui présentent alors une excessive àcrefé , doivent être proscrites de la médecine* Htas «ont <eti «fief vénéneuses , prises même en petite fiamité.

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.iiscfo cenanthyliqus.

3745. Nous avons ru qiiè lorsqu'on mêle l'huilé de ricin avec une très faible quantité d'acide nitrique, il y a production de palmine. Mais, il n'en est plus de même, lorsqu'on la met en contact avec trois à quatre fois son poids d'acide nitrique et un égal volume d'eau ; on obtient alors des pro-, duits particuliers, qui ont {té analysés par M. Tilley.

Le mélange étant introduit dans une cornue, que l'on chauffe légèrement. On observe, au bout de quelque temps, une action très violente; les gaz se forment en si grande abondance, que toute la masse contenue dans 4a cornue s'en échappe par le col. On doit alors retirer celle-ci du feu, laisser l'action se continuer peu à peu, et ne réchauffer la. cornue qu'à l'aide d'un bain de sable. Ce moyen d'oxydation est continué pendant plusieurs jours, plus ou moins, selon le degré de concentration de l'acide employé. Lorsque le* vapeurs nitreuses diminuent, on retire la cornue du feu.;

On trouve dans le récipient de l'acide nitrique, de l'eau et une huile volatile acide. En ajoutant de l'eau à la masse grasse qui reste dans la cornue, et distillant de nouveau, on en obtient une nouvelle quantité. On la sépare alors de l'acide nitrique qu'elle surnage , on la mêle avec de l'eau et on la redtetilte. Enfin on bt dessèche au moyen de l'acide phospherique fondu. Le chlorure de calcium se dissoudrait dans cette huile.

L'acide œnanthylique ainsi obtenu est tout A fait incolore et transparent > il possède une odeur aromatique agréable et une saveur sucrée et piquante, fl est peu soiu- We dans Peau et communique à ce liquide son odeur particulière. Il est soluble dans l'acide nitrique , l'alcool et réthe». 11 commence à bouillir à la température de f 48°, et une petite quantité passe A la distillation} mais, s'il est maintenu pendant quelque temps à cette température , fl noircit, se décompOie«t dotoe des produite empyreumati-

ques ; d'où l'on voit qu'il ne peut être distillé seul. II brûle arec une flamme claire et un peu fuligineuse, et ne se soli-

4ilëft p*i 4 wi Umi de *** i?ot il powâtut

jâlar mtutn&yKqu*. Cet étber s'obtient eu dissolvant ftrcide dans l'alcool absolu, et en faisant passer un courant degas chrorbjrcrritjue à travers là solution. On sature l'excès d'acida par du carbonate de pcttàsse, et on le distille ensuite. L'éther passe alors dans le récipient, et Ton peut le débarrasser de l'alcool qu'il contient en l'agitant avee de Peau. On le dfstiïte de nouveau sur du chlorure de calcium, dans un courant de gaz carbonique.

C'est un liquide incolore, plus léger que Veau, d'une odeur agréable différant peu de cette dé la nhrobeozide. Il a une saveur douçatre et un peu piquante, qu\ laisse une sensation désagréable* R est solubte dans l'alcool et I'éther. flbrûle avec une flamme bfeu clair exempte de fumée* lise soKdrfie à — iflVÏI possède ta composition :

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