CP. ^ Q
Ah Ttflej, qiM a.décoMitqrt Va*jde«e B»PÉlfrBqa*rtBgpgeeqi oc sont Le« oxydes drç ra4«*> flQdjçalQPlJF* te»d*i*& seraient respect ivemeut en désignant ce radâsÉkpavftt
eiiijfr<*Q*| pnwbflfd* — mnifchiiiM i tonmhd^aâtf « —ai °f 'uftPlïmk h W*»*»*fc «<* ottta) bât-pi*' 4» l'aride
oBflAifrrrLATH. &J7
Gelai de cuivre cristallise en belles aiguilles d'une couleur verte fort riche. Il est soluble dans l'alcool et peu eoluble dans Peau.
L'eeMBlbytate et argent se prépare en traitant une solution neutre de cet acide dans l'ammoniaque par le nitrate 4*arg0*t? il sepvfeipiie soda la ferme deftoeoea blancs et pulvérulents. 11 contient
C*UU'&9 igQ.
Si Vos anomal oe ed à la dieûilatiet»* H pesée dana le réaipâent unelmHe ai un eœpe solide* Ce dernier est aotubte dans fatanl chaadeterittariKse an feelfee aigetllee par le zefroîdissemenU Cea deex eorpe m possèdent ni l'tm ni l'autre daa propriété acides.
L'ssoanthyleta de baepte e'obtieBt as feieeilt booMUr du earkeoetede béryl» ave* une sohHioaafcoulfafas d'éaide asoeathylique, josqaf à oe> qee la liqueur oa peeaèè* ptos de réaction eeide. Par ierefroidissanwnty je ae dépose sous forme d'écaillés nacrées très brillantes, insolubW dans Mthar, mMsaohlUead«»rideMlat tfaassuSer iOttparileaiutent
Baryte 38,2$
Acide œnanthylique. 6f,77
Le ftottrafe' serai* C*8P 0" Bà 0.
L'acide subérique est aussi un autre produit de l'oxydation de l'butte de rida* il teste deoa 1* connue woéiè avec de l'acide oxalique» Il peut dire purifié p*r des cris* talUsatiQn&réitécéea et en la faisant bouilli* avec de l'acide nitrique*
On peut aussi obtenir utfe petite quantité d'acide lif ique par l'évaparatfoa des eaux-mères de L'acide subérique.
6£8. HUILE DE GAOTQir,
IfàUe de croton.
5744. Elle s'extrait de la semence du croton jtigliuo*. Elle présente une couleur brune, une consistance semblable à celle de l'huile de noix, une odeur très désagréable, et une saveur d'une excessive âcreté. Elle est spluble dans l'alcool et l'éther.
Pour extraire cette huile, on soumet à la presse les semences pulvérisées. On laisse déposer pendant douze à quinze jours l'huile qui s'en écoule, et on la filtre. Le marc est traité par deux fois son poids d'alcool rectifié, en le chauffant au bain marie* L'alcool dissout la quantité assez. • notable d'huile restée dans le marc ; on l'en sépare par l'évaporation. Quelquefois, on traite immédiatement par l'alcool la poudre obtenue des semences séparées de leurs robes. On chauffe le mélange au bain marie, on laisse refroidir, on l'enveloppe d'un tissu et on le soumet à la presse. On distille ensuite l'huile qui s'en écoule pour en retirer l'alcool.
L'huile de croton est employée en médecine. A la dose de une à deux gouttes , c'est un des purgatifs les pins violents. Elle paraît consister en un mélange d'une huile grasse, fade, à peine soluble dans l'alcool froid , que rien ne semble distinguer des huiles axes , avec une autre substance très acre, trèj soluble dans l'alcool froid, contenant une quantité notable d'acide cr otonique, et 4e plus une matière neutre , capable de donner naissance à cet acide par la saponification.
L'acide crotonique se volatilise à quelques degrés au dessus de zéro \ il est très acre , et son contact détermine sur la peau de plus ou moins graves inflammations. Aussi , dans la préparation ou même l'emploi de l'huile de croton, faut-il se mettre à l'abri de ses émanations. Les semences elles-mêmes du croton tiglium, qui sont d'une excessive âcreté, ne doivent être mauiéesqu'avecbeaucoupde réserve.
ACIDB ti&OTORIQUB. 6%§
3745. ééeiiê rtetottgue. — L'étude des propriétés As cet acide a déjà été exposée dans le cinquième volume. «Noos ajouterons ici quelques notions sur la préexistence de cet acide dans l'huile de crolon.
Cet acide paraît être à l'huile de croton, ce que l'acide butyrique est au beurre. En mêlant l'huile avec de la magnésie et de l'eau, évaporant le mélange jusqu'à siccité, extrayant l'huile par l'éther, et distillant le résidu avec de l'acide phosphorique, on n'obtient qu'une très petite quantité d'acide crotonique , absolument comme quand on traite le beurre rance pour en extraire l'acide butyrique $ la plus grande partie de l'acide reste dans l'huile. Mais, s} en saponifiant tout d'abord l'huile par la potasse, on en sépare ensuite l'acide crotonique par le procédé indiqué (3069), la quantité d'acide ainsi obtenue est notablement plus considérable que celle qui provient du premier traitement. En admettant que l'acide crotonique obtenu pat la magnésie préexistait tout formé dans l'huile de eroton , comme l'acide butyrique extrait du beurre par le même traitement , on est porté i croire , d'après le second résultat obtenu par la potasse» qu'il existe dans l'huile une matière neutre , ; capable de produire tous l'influence des alcalis une nouvelle quantité d'acide. Autrement, U feut que les alcalis par la saponification favorisent la mise en liberté de l'acide que l'huile contient, el que la magnésie ne pouvait séparer complètement.
D'après M. Bran des, il existerait dans la graine une espèce d'huile éthérée d'une excessive âcreté, qui pourrait se changer en acide crotonique par l'action de l'eau. '
Cette opinion serait fondée, d'après ce chimiste, sur les ré» sultats suivants : si Ton distille des semences de ctotonavec de l'eau, la liqueur que Ton obtient par la condensation est plus acide le lendemain que le jour fnéme de l'opération . En outre, si l'on reçoit les vapeurs dans une dissolution de potasse, une partie Mttfble 4e< te* vapeurs Marotte la ditto*
f£o «nu m inr.
âthfc ÉMH,qpétte absorbée, ataepafHuad dans? le laboratoire ; ea qui 11'arcivevait pas ai allât étaient acides.
3746. //ut fc Je la belladone. Elle s'extrait par expression, en Souabe et dans le Wurtemberg, de la graine de Patropa belladona. Elle est limpide, dYuo jaune doré, d'une saveur fade et sans odeur.' Sa pesanteur spécifique est de 0,9250 'à 45°. Elfe se congèle à — 27°,5, Dans la préparation de cette huile, comme dans le cas de l'huile de croton, 11 faut se mettre â l'abri des émanations; elles causent des Tertiges aux ouvriers. Le principe narcotique de la plante est au reste retenu par fa& tourteaux ou marcs, qu'on ne peut par conséquent* donner aux bestiaux. Dans le Wurtemberg, Celte huile est employée dans l'éclairage et la cuisine* En médecine, on rapplique en frictions.
. . ifiytff d§ taltac, , Çlle. a'ex trait de la gcftine 4* niooUaj* jUtbapim), Elle est liwpita, d'un jau** verdàlre , inodott ej fada, angora ttuide 4 — 15°, «rt &a conserve rien, de fiejr#t4.di| lab**" Sa^^wsp&ifrjiw estdeP,£23&i late«^ra,titfe<teiv^ .
Huit* rf'MM*****. 'EMé»*e*ti*ft de* seifceMes de ïtottamthtte aonuua* Elle est Kmptde , d'un jaun* ohëry J— t odet* agréable et d'aate saveur fade» EH* se ceagMo'èilK Sa pée*nteitt: spécifique est ée (9,tt6i à la timpémuau et *8*-« On peut remployer comme aliment, aineiqa'à fêthà rage.
Huile desapinXWe s'extrait en grand dans la Forêt Noire, dessemençes^njucbée&épu ginus abies. Elle est limpide, d un jaune doré , d'une odeur de térébenthine et d'une saveur résineuse. A l'air; elle se dessèche rapidement. Elle se solidifie à — 27°, §. Sa pesanteur spécifique est de 0,9283 à la température de 15°. Elle est employée dans la préparation de$ ternis et des couleurs.
.JÉêèê^Aamêê** Eilaua!axtoaâi Ai* AaaaaaAea dji nûiua ait"
vestrtt. Mie est tfun }aone brtro**re , d'une oden* et *Pune saveur anafegute è celle de l'huile préfeélfenf e , et se desaèehe aussi rapidement qu'elle. EHe se solidifie à — 309. Sa pesanteur spéeiiqn* est de 0»95<9 A le température 4*15».
' MviU d$ rmmin. Elle s'extrait des semences du raisin (vitis vinifera). Elle présente «ae ooejeu* jeune, mais se r*mfrimvVev<}Q le temps* S* saveur est fade, son odeur mille. Ella se solidité à — 46°. Sa pesanteur spécifique est 4e (M$02 â la température de 15°. Elle est peu propre A llédeirage* mais dqas quelques localités cm l'emploie WWma alimtot,
HUltlS SOUDES.
5747. Huile de pa/mt. Los anciens naturalistes ont ignoré l'existence de cette huile, quoique sans dôme de leur temps elle fût en usage dans le pays où croit l'espèce de palmier qui la fournit.
Quelques personnes prétendent que Diesçorides , que Pline surtout qui, entre autres palmiers, fait mention de ceux àes côtes de Guinée, avalent au moins une foée confuse de l'huile de palme. Mais tien dans leurs ouvrages ne justifie cette opinion.
L'apparition de cette huile en Europe ne remonte pas au delà des derniers siècles; et peut-être Pomet etLemery sont-ils les premiers en France qui Talent annoncée. Tous deux disent, et 'beaucoup d'autres, Baume, Morelot, etc., ont répété que cette huile est oHtenue par déeoetWn, ou tirée par expression de l'amande du fruit d'une espèce de palmier nommée ek&$ £»!****§«*, qui cnoit en Guinée et au Séfeégah D'autre* pakntiersy et entre apures le eeaae n*4iftray le eoeoê hutyrtcea et tfanaaa olsfraeea, fournissent aussi des huiles solides , à peines différentes de tttaiift de palme.
(Mei hutte bmfrfeeéea *e*eikaragi<e*lÉ dany
65» HBHiS* eOMOftSé-
sftWfjrdoutif > nue rOoatasr, orangée, 9Uo rancit ,r et phmd en vieillissant une couleur blanchâtre, ce qui la distingue de. l'huile factice, qui es* un mél*u*ge de cite jaune, d'huile ou de graisse de porc aromatisée par l'iris et colorée par le cure u ma. Celte huile est plus légère que F eau. Elle fond à 29* c, et reprend Wtat solide quand tm la fait redescendre à la tompératune ordinaire.
Fomet*ssureque sa couleur jaune reparaît, quand on la fait fondre i petit» ffeu. Gette huile est1 un peu tolubte à' froid, daps l'alcool à 56% l'eau la précipite en flocons blancs ; mais en la .liquéfiant la -couleur jaune reparaît. Elle est plus soluble dans l'alcool bouillant, mais elle s'en précipite par refroidissement.
L'éther sulfurique ia dissout à froid en toute proportion, là rend fluide et forme un liquide jaune orangé; à l'air, l'éther se volatilise et l'huile se concrète.
L'éther acétique là dissout aussi, mais plus lentement. Les alcalis ne lui font éprouver aucun changement. En ajoutant de l'eau, l'huile reste combinée à l'élher acétique.
Si on y mêle de la graisse., sa solution dans l'éther acétique n'est pas complète. Oa peut ainsi reconnaître la présence d'un corps gras. L'eau, quelle que soit sa température, n'a pas d'action sur l'huile de palme, et ne se colore mênùe pas par l'addition d'un peu de potasse caustique. Distillée avec cette huile , l'eau devient légèrement Utileuse et acquiert une saveur et une odeur très faibles.
Les alcalis se combinent avec l'huile de palme, et il en réspilte des savons plus ou moins solides.
Deux parties d'huile et une de potasse 'caustique dissout* dans un .peu d'eau, ont été mêlées^ puis chauffées doucement* Le savon obtenu était lisse, ' jaune , demitransparent.
Combinée dans les mêmes proportions* '«wêfc-ïa soude caurtùfw^ 38P, le sanm * '>pris*>tte«JOjl0i*ttt**e aaMé 5
ntMi voirais. «53
aaeooltur éiâU-un pm^mfmm jtttta H était {teftjp&titife .et très lisse. • » ■ ...-.-. .'
L'amiuoniaque^ecoasporleavee ètte comme avec lés huiles fixes*
I*es acides sulfariqne et nitrique agisseûUur l'huilé de palme comme sur les graisses et les huiles;
Cette huile bouillante dissout beaucoup de soufre, mais il sfen précipite par refroidissement. Distillée à feu ou, elle se décompose comme la graisse et le beurre.
100 grammes d'huile avec 50 grammes de protoxyde de plomb et un peu d'eau forrqent un emplâtre qui ne diffère du diapalme que par la couleur.
5748. L'huile de palmeest l'objet d'un commerce important sur les côte6 de l'Afrique. En 1836, l'Angleterre seule en reçut 17,500,000 kil., qui furent principalement employés à la préparation des savons. Lorsqu'on emploie cette huile à l'état brut, c'est à dire avec sa couleur jaune foncée, on obtient des savons d'une couleur semblable et d'une odeur spéciale, qui diffèrent complètement des produits reçus dans le commerce en France. C'est à ces caractères particuliers que l'on doit attribuer le- peu d'extension qu'a pjcis chez, nous l'emploi de l'huile de palme* En effet, la consommation, en 1836, était deux cents fois moins grande en France, qu'en Angleterre, et en. 1899, elle ne s'est pas élevée à 200,000 kilog.
Un, nouveau- procédé employé avae succès en Angle* teipe, et qpe M. Payeu a répété, donne des résultai» si avantageux, qu'il parait devoir ouvrir un nouveau champ à l'industrie.
Ce procédé consiste i blanchir l'huile - de palme par une exposition à l'air et à l'humidité à une température soutenue de 100°.
Voici comment on opère en Angleterre : On dispose sur «n terrain uni et à l'abri des intempéries île l'air, de gr» ttâ*
Juron* W. Wf de sapin réwiseM» frsmhlables que les brasseurs emploient pour refroidir le tnoèt Ile bière. Ce* bacs, montés sur de» chantiers* ont tue «tendue quelconque et qui ne doit être limitée que par la feeilirf de l'exécution et la quantité (J'huile i blanchir? la profondeur seule doit être uniforme et ne jainaU députer Se à 35 centimètres* Ces bacs sont chauffés dans toute leur étendue par des serpentins en plomb placés A quelque» millimètres du fond, et qui reçoivent la vapeur d*un générateur ordinaire ; le retour d'eau se fait comme d'habitude. Nous n'insisterons donc pas sur ce mode de chauffage qui ne présente aucune difficulté. Ces bacs sont remplis d'eau jusqu'à une hauteur d'à peu près 20 centimètres; dans cette eau échauffée par le serpentin, se trouve l'huile de palme, qui ne tarde pas à se fondre et k former une couche uniforme au dessus de l'eau : cette couche huileuse ne doit pas avoir plus de 8 centimètres d'épaisseur. L'appareil étant disposé de Cette manière, on maintient la température à 100°, et celle-ci favorisant les réactions de l'air et de la lumière, là décoloration marche rapidement et se termine en dix ou quinte heures.
Il est probable que dan a lfe midi dé la France surtout, la décoloration serait bien plus prompte , et exigerait par conséquent moin* de dépensé.
Du reste, pour économiser le combustible, on pourrait prendre toutes les précautions d'usage, ou envelopper les bacs de corps mettrais conducteurs, et même les couvrir de châssis Titrés qui diminueraient la déperdition de cha-» tour*
M. Payen a remarqué que la décoloration était senti* bJttmaQt aussi rapide Aw» des vases recouverts d'une vitra qui d'ailleurs ne s'opposait pas au contact de. l'ait lihn que dans des vases entièrement ouverts* .
L'huile la mieux décolorée conserve une U§sra fiWTVW 4w**t d'un blanp **to, pwlf mb»k
et li pcto *ir tarisè-da la tnatiirei fifl* po«r*ait*u*idéet servir è la confection d'un excellent savon blaira' 4'ahe grande dureté* A Londres, elte<est appliquée* cot&ma nous allons le dire* à la préparation des bougies*
Où divise la substance «décolorée en niasses éeS & S kilv, que Pou enveloppe dans une étoffé tJe laine , et qtie 1W , soumet à la pression d'une presse hydraulique Cette* première pression doit se produire A une température de W à 45# c. Lés tourteaux que Ton retire 80ht ubauffés • A 30* dans une étuve, puis ils Reçoivent une seconde pression.
La matière solide qui reste sert à préparer les bougies; on la fait fondre aVi bain-marie; on laisse déposer les corps en suspension , on la décante, on y ajouté 6 pour 0/0 dé cire, puis on la verse dans des moules garnis de mèches tressées.
Cette fabrication de bougies est , comtfte on le voit, tout à fait analogue à celle des bougies stéariques; aussi , pour plus de détails, renvoyons-nous à cette dernière.
L'huile extraite par la pression sert également à la confection de savons blancs marbres, analogue* au savon de deuxième qualité de Marseille.
Nous terminerons en donnant quelques nombres obtenus par M. Payen dans les recherches auxquelles il s'est livré.
Le point de fusioh de l'huile brute variait entre 27 et fÔ"j sur 400 parties en poids* M. Ptyen en -a ftbteau 30 parties de subétance blanéhfttre solide, un peu moitts ductile que la cire, et fondant à -f- 49°. L'huile écoulée A 45* était fluide, légèrement jaunâtre, facile A saponifier, et , donnant uA savon asaes blanc et tfunt odeur Mgèfeeolefei aromatique.' i
5749* LottqttHrti sâpotilfié âvte de k pôtastfé la pattië solide de l'huile de palme, elle se pépwe en glycérine et ett un acide gras, que M. Frémy a désigné sous le nom d'acide
patakifae, et qoe je considère comme Mesiiqm artee P«ckle ithalique»
Cet acide, à l'état4e pureté, est solide, incolore* (WUe i 55°. Il se dissout dans l'alcool et se sépare de ce véhicule en belles lames ; lorsqu'il a été chauffé à 250% il erisfelHse dans l'alcool en petits cristaux très durs. L'aride, ainsi modifié, présente la même composition.
L'acide anhydre, tel qu'il existe dans le sel d'argent, a pour formule
L acide cristallisé a pour formule :
Le palmitate d'ammoniaque est insoluble dans l'eau
froide ; il a pour composition :
ftc«iH6203 + AzJH80 + Hî0
Lorsqu'on fait passer un courant de gaz chlorhydrique sec dans une dissolution alcoolique saturée d'acide palmitique, il se sépare une matière huileuse qui se concrète par le refroidissement. À l'état de pureté, ce composé cristallise très bien, et fond à une température très basse. Il a pour formule :
Cn 2700,0 76,8
5550,0 100,0 qui se décompose en
CPlPOVCPIPO Lorsqu'on fait agir le chlore sur cet acide, sous l'influence de la chaleur et de la lumière; on obtient une série d'acides chlorurés qui paraissent avoir tous la même capacité de saturation que l'acide palmitique. Le chlore, en entrant dans ces diverses combinaisons, déplace une quantité équivalente d'hydrogène. Le composé le plus subie est celui que Ton obtient en faisant passer un courant de chlore dans l'acide gras fondujil est représenté par la formule :
Ci* •
MBtVEê S0LM1S. 65^
3780. Buih oubtmre d***im mimait. Miette nuite ressemble à du suif, et s'extrait par expression des noix du inyristîea nioschala. On la prépare ordinairement en Hollande, d'où on la verse dans le commerce, sons forme de pains carrés, longs, d un jaune marbré, doués d'une forte odeur de muscade.
Elle consiste en un mélange d'une graisse incolore, semblable au suif! d'une huile grasse butyreuse, jaunir , et d'une huile volatile, odoriférante. Lorsqu'on la traite par l'alcool ou l'élher froid, ces deux dernières huiles s'y dissolvent, tandis que la première demeure insoluble.
La graisse insoluble constitue la myrisliue. Obtenue par le procédé précédent, elle est encore impure et conserve i un haut degré l'odeur de muscade. A l'aide de dissolutions dans l'éther et d'expressions dans des doubles de papier Joseph , on obtient enfin une substance , dont le point de fusion demeure constant et se trouve placé à 31°
Ainsi préparée, cette substance, d'après M. Playfair, est une combinaison d'acide myristique et de glycérine.
Acide myrutique. Lorsqu'on fait bouillir une dissolution concentrée de potasse avec de la myristine, celle-ci ae saponifie sans former une masse épaisse et visqueuse. Si on dissout ce savon dfcna l'eau, qu'on ajoute un exr.è» d'acide chlorhydrique à la dissolution bouillante, l'acide myristique se sépare à l'état d'une huile incolore, qui se concrète par le refroidissement en prenant une texture cristalline.
Ainsi préparé, l'acide myristique est d'un blanc de neige, cristallin /fort soluble dans l'alcool bouillant, et s'en précipitant en partie par le refroidissement. Il est peu soluble dans l'éther froid, très soluble au contraire dans l'élher bouillant. Il est entièrement insoluble dans l'eau. Il food 4 49*.
A l'état anhydre» tel qu'on le rencontre dans les sels , cet acide possède la composition suivante : C* H54 O3, et n. 4*
658 HUILES SOUDES.
l'analyse de l'acide hydraté, préparé par la méthode < précédente, a donné la formule : C56 H^O1
L'acide nitrique ordinaire décompose l'acide myristique avec dégagement de vapeurs rutilantes. Les produits sont solubles; du moins ta partie grasse, possède -t- elle la composition et les propriétés de f acide myristique.
Soumis & la distillation, une partie de l'acide est décomposée, loutre distille sans être altérée ; on ne rencontre pas d'acide sébaçîque dans les produits de la distillation.
MyrUtinê. C'est la substance qui constitue la partie solide du beurre de muscades. Elle est cristalline, possède un éclat soyeux, et se dissout eft toutes proportions dans l'éther bouillant. Elle est moins ^oluble dans l'alcool bouillant, entièrement Insoluble dans l'eâu. Elle fond 151°.
Soumise à l'analyse, la myristinea donné des résultats Çul s'àccoident aVcc la formule peu probable qui soit :
Là tnyrisiine contiendrait d'après cela :
A at. décide myristique Cm BP* O"
2 at. de glycérine * C"IP O1
\ at. d'eau . . . B* O
l . at. de myristine L** Hm Ou
Par la dislillatiou sèche f la myristine donne de i'acroléine et un acide gras.
£iher myris tique. — ïl s*obtient en faisant passer on courant d'acide chlorhydrique dans une dissolution alcoolique d'acide myristique. 11 surnage alors à la surface a Tétat d'une huile incolore. On le lave par une dissolution étendue de carbonate de soude, et, pour l'avoir anhydre , on l'abandonne sut- du chlorure de calcium.
Ainsi préparé , l'éther myristique forme un liquide huileux, transparent, incolore ou légèrement jaunâtre , d'une densité de 0,864, Il est soluble à chaud dans l'alcool et l'éther, et se décompose entièrement, quand on le fait bouillir avec une dissolution alcoolique de pot&sst*
iitm/is souàvs. fif>9
L'analyse de cet étherVsccbrdè n ver la fof mille peu pro* bable qui suit t
. . Myriitat*s. — Le myristate de potasse s'obtient en chauffant de l'acide myristique avec une dissolution coucentrée de carbonate de potasse. On évapore la dissolution à siccitéj et Ton extrait le myristate alcalin a l'aide de l'alcool absolu. Il est blanc, cristallin, très soluble dans l'çau et l'alcpol , insoluble dana l'éther.
L'analyse de ce sel conduit a la formule : CMfiM 0*,KO«
Celui dé baryte , obtenu par double décomposition au moyen du myristate de potasse, présente aussi une composition analogue : C56 H54 G3, Ba 0.
Le myristate d'argent s'obtient par double décomposition au moyen du myristate de potasse et du nitrate d'argent* La formule qui s'accorde le mieux avec les résultats de l'analyse est la suivante : Cm H110 0\ 2 Àg 0
En admettant qtie ce sel contienne de l'eau , ce qui est bien douteux, la formule du sel d'argent serait:
a(c»HMo{,Àgq) + H*a
Le sel de plomb, préparé au moyen de l'acétate de plomb basique, présente la composition suivante :
c** nm 0i*f 7 pb o.
D'où l'on déduit, d'après M* Playfidf , la formule rationoeUe entrante bien invraisemblable du reste ;
4 at* de myristate de plomb neutre. Cm H*iOtt, 4 Pb O. 4 at* d'acétate de plomb tribastque.. C • H •O*, S Pb O.
4 at. de la combinaison C^ Hm 0IS, 7 Pb 0.
Le sel de plomb * fcbteou par l'acétate àeutïe de ptoma fc été aussi eoutnifà l'analyse, mars n'a pas donné de ré»» «ttttfct» tonstants* *
Moue avw» vu qu'en traitant le beurre et note musedde
660 HUItBS SOLHMM.
par l'alcool , la myristine demeurait insoluble , tandis que l'huile jaune et l'huile rolatile s'y dissolvaient* Lorsqu'on distille l'huile jaune avec de l'eau, on sépare l'huile volatile qui se dégage; mais si Ton distille la graisse sans eau, la même huile passe au commencement de l'opération; bientôt aprèb, elle est accompagnée par un corps blanc cristallin , qui, d'après H. Play f air , présente tous les caractères dé la paraffine. Il reste dans la cornue une masse noire que les alcalis saponifient aisément à chaud. Ce savon noir se dissout dans l'eau et l'alcool, et communique à celui-ci une teinte noire. Si l'on décompose ce savon par l'acide chtorhydrique , il s'en sépare une substance noire et huileuse , qui , par le refroidissement , se prend en une masse analogue à Tulmine. C'est un mélange de deux graisses, l'une blanche et l'autre noire. En dissolvant le mélange dans l'alcool faible, et l'abandonnant à Pévaporation spontanée, la graisse noire se dépose la première) Elle est peu soluble dans l'alcool, et se dissout au contraire très bien dftos l'éther, d'où elle se dépose par le refroidissement.
Le beurre de muscades n'est employé qu'en médecine; il est quelquefois employé seul en frictions excitantes; on l'associe plus souvent à d'autres médicaments. On Ta déjà imité par fraude en faisant digérer de la graisse animale fondue avec des noix muscades en poudre, colorant la graisse avec un peu de rocou et l'exprimant; mais cette fraude est facile à découvrir, car un pareil mélange ne se dissout pas dans quatre fois son poids d'alcool bouillant, tandis que par ïébullition avec quatre fois son poids d'alcool on d'éther, le beurre de noix muscade se dissout complètement ; pendant le refroidissement la myristine se dépose.
Sous le brou des noix muscades , on trouve f aiffle ou macis, qui renferme une huile essentielle et deux huiles grasses. En le distillant avec de Peau, on peftt en extraire l'huile essentielle, .dont les propriétés
BUILKS 80L1DES. 66 1
ses* (Mérites- plu» tard. Eu traitant ensuite ce tissu par l'alcool, l'une des huiles grasses s'y dissout, et s9en sépare par l'évaporation. Elle est ronge, d'une odeur de muscade, soluble en toutes proportions dans l'éther et l'alcool ; l'autre huile, insoluble dans l'alcool, peut être extraite par l'éther ou bien exprimée*, elle est jaune,, soluble dans l'éther seulement 3 l'alcool, même bouillant, ne la dissout pas; elle conserve, comme la première, l'odeur de muscade.
D'après Bollaert, si on saponifie ces deux huiles avec de la potasse caustique, il s'en sépare une huile non saponifiable, qui vient nager à la surface du savon et qui parait être un produit de la saponification. Après le refroidissement, die est incolore, cristalline, facile à fondre, sans saveur et sans odeur, soluble dans l'éther et l'alcool bouillant. A une température de 516°, elle distille sans s'altérer beaucoup; l'acide nitrique la colore en jaune avec dégagement de gas nitreux, et la dispose à se saponifier facilement. <
Bturre de eocc.
5751. Le beurre de coco s'extrait de la noix du coco (00co#nwd^m»).Leproduit brut fond àâO6; c'est un mélange deux matières grasses, dont l'une est liquide à la température ordinaire. L'autre est solide et facilement fusible. Nous 11e nous occuperons que de cette dernière.
Cette graisse, que nous désignerons sous le »nom de eoeinine, peut être considérée, d'après M. Bromeis, comme une combinaison de glycérine avec un acide particulier.
Pour préparer cet acide, on saponifie le beurre de coco, et on sépare l'acide gras du savon obtenu. Cet acide brut est d'abord soumis à l'action de la presse, ce qui le débarrassé d'une petite quantité d'acide oléique présentant l'odeur caractéristique du beurre de coco. On lui fait subir ensuite deux cristallisations dans l'alcool. Enfin , en le saponifiant de nouveau et le soumettant à une dernière cristallisation, on obtient cet acide doué d'une blancheur éclatante et
66i • HuiLBfl . sou***.
çotièrement dépourvu d'odeur.Tel 4u9â eatséparé du savon, il D'offre aucun*' apparence cristalline; il eat dur, caftant et un peu diaphane sur les bord*. Mais, cristallisa cinq ou six fois (}ans l'alcool et épuisé par l'eau bouillante, afin d'enlever les dernières traces de ce produit, il fond i 35°, ce qui jette du dooia sur sa formule. Il contient : CB HP 04. L'acide anhydre» d'après l'analys» du sel d'argent, rai« fermeiff'H^Û3.
Cet acitlc ne ae décompose pas par la distillât km * il ne se développe aucun gax , et Ton u'obaerre ni la formation d'apide séhacique, ni nucuue variation dan* le point de fusion de l'acide employé- Traité par le carbonate de soude, il ae saponifiât En décomposant une dissolution alcoolique de cocîuate de soude, par une dissolution de nitrate d'argeut, on obtient un pré» ciuité qui constitue le sel d'argent* Soumit à l'analyse, il donne des résultats qui conduisent 4 la formula ;
CM H50 03, Ag 0.
Etlier cocinique. Ce composé 't'obtient en faisant passer jusqu'à saturation ua courant 4e g** ehlorhjdrique dans une dissolution alcoolique d acide coemique; i'é» tber produit surnage le liquide! Poux l'avoir pur, oa l'agite d'abord avec de l'eau, puis aveo une solution étendue de carbonate de soude, et enfin on le distille ou biea on l'abandonne sur du chlorure de calcium. Ainsi obtenu, Vèiher cocinique . est parfaitement limpide et présente, comme les autres éthers des acides gras, l'odeur des pommes de reinette.
Soumis à l'analyse, ce composé donne des nombres qui conduisent à la formule : C*3 H** Q4, qui peut se décompo» serenCW^OVtflPO. (
Laufine.
3752» L'huile de laurier s ex irait par expn?«scondes baîea frai ci es du laurier, fruits du hur%u noMti*. Cette huila eat verte, d'une consistance butjreuse et légèrement gjrceue*