HUILES SOLIDES
Acide laurique. Cet acide s'obtient en décomposant la dissolution chaude du laurate de soude par l'acide tartrique. Il se sépare sous forme d'une huile incolore qui se prend par le refroidissement en une masse transparente solide et . cristallisable. tl se dissout dans l'alcool , et mieux encore dans Féther , mais il ne se sépare pas en cristaux; de ces dissolvants. Son point de fusion est plus bas, chose étrange, que celui de là laurine : il est placé entre 42 et 43°. Sa dissolution alcoolique possède une réaction fortement acide.
La composition de l'acide laurique anhydre est représentée par la formule : C40 H4' 0S.
Celle de l'acide cristallisé par : C46 H4* 04.
IL forme donc un des termes de la série générale que nous avons signalée, et se place immédiatement après l'acide cocinique.
3753. Laurane. En terminant l'histoire de la laurine, je dirai quelques mots d'une substance cristallisable, analogue aux résines extraite, des baies de laurier par Bonastre, et que je désignerai sous le nom de lauratie.
Cette matière, à l'état de pureté, se présente sous la forme d'aiguilles, dont la longueur varie de 3 i 4 lignes» Ces cristaux sont composés de deux pyramides allongées, et adossées base u base formant des octaèdres. Us présentent une amertume et une âcreté très prononcées. Leur odeur forte rappelle celle du laurier.
La laurane est très peu soluble dans l'alcool froid, beau* coup plus soluble dans l'alcool bouillant, ainsi que dans l'éiher. Les alcalis fixes et l'ammoniaque ne se combinent point avec elle.
Elle renferme :
Carbone 70,0
Hydçogèpie 840
Oxygène 22,0
fiu.'LEs à'jx^tas. .669
Beurré de cacao.
3754. Cette huile s'extrait soit par expression des graines du theobroma cacao y arbre qui croît dans l'Amérique méridionale, soit par l'ébullition de ces graines avec de l'eau. Cette huile est jaunâtre et possède la même odeur que les semences* Sa consistance est analogue i celle des suifs. Elle fond à 50* et rancit très difficilement.
3755. Lorsqu'on fait digérer la coque du Levant, fruit de Yanambrta cocculu», arec de l'alcool ordinaire, et qu'on concentre la liqueur par la distillation de l'alcool, on obtient par le refroidissement une matière grasse d'une couleur vert foncé qui nage à sa surface. Les semences, débarrassées de leur enveloppe , donnent une matière grasse identique. La matière grasse, séparée de la liqueur, est soumise A plusieurs ébullitions avec de l'eau distillée pour enlever toute la picrotoxine et les autres substances solublee.
Si après avoir enlevé A la coque du Levant toute sa picrotoxine et sa matière colorante à l'aide de trois à quatre traitements par de l'alcool, on la met en digestion avec de l'éther, et qu'on expose au froid la dissolution éthérée filtrée, on voit cristalliser lentement une matière grasse d'un blanc éblouissant sous forme d'arborisations. On en retire une plus grande quantité par la distillation de l'é» ther. On achève sa purification par deux ou trois cristallisations dans Falcool ; elle est alors d'un blanc mat et possède un point de fusion constant «Cette substance, que nous désignerons sous le nom d'ana*itrJ{n* , a été étudiée par M. Francis. Elle e#t très soluble dans l'éther chaud , et s'en sépare , par le refroidissement, en groupes cristallins dendritiques ; elle est peu soluble dans l'alcool. Elle forid entre 35 et 36°, ne cristallise pas par le refroidissement» mais se racornit en offrant une surface ondulée. Elle se saponifie
06$ HIpUUS SOUDES*
difficilement et avec lenteur par fébullition avec une solo tion de potasse étendue -, mais la saponification s'opère aussitôt, lorsqu'on la fait fondre avec de l'hydrate de potasse et un peu d'eau. Soumise à la distillation sèche, elle fournit de l'acroléine, un corps gras solide et acide et un produit liquide, mais pas trace d'acide sëbaclque. Sa formulé est:
C*Hn04.
En admettant pour la' glycérine la formule
l'anamirtinc serait formée de : x
1 at. ac><kanwnij:Uque.. « C70H"0\ l au glycérine. ........ = C? HJ.O.
i at. auamiriipe., •.»•>•• «■ CTCHn04.
jéeid* anomitlifH*. Pour préparer cet acide , oa sa» ponifie la matière précédente pat une solution de potasse jusqu'à ce qu'elle forme une liquepr parfaitement claire, puis on découipoie U di**olulKW pwr l'acide cblorhjr drique. Il se rassemble alors à la surface une huile incolore, qui bteot6t*e solidifie eut une massa .biaoefee cristalline; on la fait ensuite bouillir dans l'eau distillée, afin d'enlever tout l'acide ahlorbydrique , puis on (a bit dissoudre dan» l'alcool faible et chaud- L'acide 4*îti*Ui*e, par le refr*» dîssemeot , en petite» ajgailtei qui t dss^bfo* > ont frg vif Mat oa***, $* peipt 4o foio» «4 cmuitf & 66% Par le sxfroià'wtmmti il *ti**Ub* +* &<»&** itotifa d'oMte*lew bla#mfct brîjlaate* I/aaMtoaiw obteouan, fcfd*M4 J/a0id?«oby&*pw*da9 d'wdp r*wJjr«e de eesanwhi*
O» ........ MQ. %,£*
Celle de l'acide hydraté, tel que nous venons de le dé*
çrfare,est:
oiAissn tjnuàiM. 887
H" 459 la,51
AnamirtaU de tonde. Ce sel , obtenu par la digestion de l'acide pur avec un excès de carbonate de soude t cristallise en longs prismes présentant uu éclat nacré très vif,
Éditr anamirliqu*. Il forme uoe masse solide, demi* transparent*. On le prépare comme les autres éthcrs des acides gras, en faisant passer un courant de gaz chlor* hydrique sec dans une dissolution alcoolique saturée de cet acide. Il fond à 32°-, placé sur la langue, il produit une sensalioo de froid, et possède une saveur butyreuse; il est très volatil, mais en partie décon jpotable. par la distil* lation* Il est représenté par la formula t
CwH*0*,tfHwO.
OA4I8SI8 MIXÀIM*
3756. Les animaux ne forment pas de C****** lee plantas seules ont ce privilège* Maie eependaat* noua alloue souvent ebewher le graisse 4411! e'e*t eonoentrée dans les lus» dmhu« teodie <prtl et rak difficile 4e l'extraire à boa mereW des plantes qui la tant on* feWAÎe»
Maïs 9 al le* wnsoau* ne pneduiseot pu 4e matière grasse, ilemodifiea* esses souvent c*lle qu'ils ont e^sasbéet d'où il résulte que la graisse des herbivores est. celle ¥tt doii Aire la ptua rapprochée par ses propriétés de Je graitei des plantes aliroeptaire», lia ^isaedeeceraieores est plus profoadAnasit modifia
Nousalioeadepc eaamwr kîeueoesrivejaaeat la graisse des barbivATAs, celle des eeroiyojM», les bevros et Us variétés de Rialièi^s grasses qptjl nfl se çleaseat paa dans l'un ou l'autre de ces groupes, comme la cire et quelques produite analogues.
$88 «ira.
som.
3757. Cest particulièrement 1a graisse des. herbivores que Ton désigne sous le nom de suif. Elle possède généralement, en effet, à la température ordinaire cette consistance ferme que l'on connaît au suif de mouton ou de bœuf.
tes suifs sont du reste, comme toutes les graisses animales, formés de cellules à parois très délicates, très minces, qui, en se desséchaut à l'air, s'affaissent un peu en prenant des formes polyédriques, qui, mouillées, se présentent avec (aspect de vésicules plus ou moins ovoïdes.
3758; Fonte du suif. On nomme ainsi l'opération qui a pour but d'extraire la substance grasse des tissus adipeux.
Les mêmes procédés s'appliquent aux suifs des divers animaux; ce sont surtout les boeufs, vaches et moutons dépecés aux abattoirs publics, qui fournissent au commerce : la plus grande partie des suifs obtenus dans ces établissements i l'aide des opérations que nous allons décrire. La quantité des suife annuellement consommés en France s'élfrrs i environ 85,900,000 kil.
Toutes les masses de graisse libre extraites de l'animal dépouillé, pour être vendues séparément «o dehors des viandes dites de boucherie, sont livrée* aux fondeur* sous la dénomination de suéfi m branchée.
Cette matière première dc&t être soumise le plus promptement possible à la fonte , et, en attendant, on doit prévenir son altération spontanée qui résulterait de la putréfaction du sang ou des tissus musculaires qui y adhérent, en évitant surtout de la conserver en tas volumineux. Pendant les chaleurs de l'été, il est convenable de suspendra tous ce* lambeaux de suifc en branches sur des cojrde* étendues i l'air libre, ou du moins au milieu de pièces aérées.
Au moment de fondre le suif, on le divise le mieux possible à l'aide de hachoirs & la main. Le but de cette division mécanique est de donner issue i la graisse, en ouvrant las
avisa. 669
cellules qui la renferment, *t de diminuer le volume des morceaux, afin que l'action de la température s'y fasse sentir ph» iinifbrtnémeat.
Il y aurait une utilité réelle à mieux diviser qu'on ne le fait généralement les suifs en branches , car on rendrait ainsi la fonte plus prompte et les altérations moindres. Quelques machines ont été construites dans cette vue : c'étaient des meules verticales en fonte, tournant dans une auge horizontale, ou des cylindres cannelés écrasant comme deslaminoirs. Malheureusement, les propriétés physique^ des corps gras trop glissants pour être convenablement maintenus, ont rendu peu économiques ces agents de division ; on ne les emploie guère : quelques perfectionnements permettront sans doute un jour d'y revenir.
Lorsque la matière première et t. coupée, hachée plus ou moins menu , ou bien écrasée, on la fait fondre en suivant le procédé dit des cretons> ou celui dit à F acide.
La fonte aux cretons se fait généralement encore, à feu nu, dans des chaudières en cuivre myrtes de gros robinets, de décantation.
On chauffe avec ménagement, et en l'agitant avec une spatule , le suif divisé dont on chargé graduellement la chaudière.
L'élévation de la température dilate la graisse , la rend fluide, et fait crisper les membranes du tissu qui la renferme. Ces deux effets contraires déterminent la rupture des cellules et l'exsudation de la graisse fluide. Lorsque cette sorte de séparation est suffisamment opérée, on soutire le suif liquide à la cannelle , on le reçoit sur un tamis qui retient quelques débris membraneux *, le liquide gras coule dans un récipient où il séjourne pendant cinq ou six hetireb ; on le puise alors avec de grandes cuillères ou puefaeox en cuivre , pour le verse* dans dëd falots' en bois imbibée dVau : lorsque le tutf f kêt complètement fif$ H a
6yd svtn.
pris «on retrait $ on retourne les falot» qui laissent tomber les peins de suif solide. '
Quant aux résidus menibranetift restes dont la chaudière, on les met A égoatter dons des vases en forte lâle, percé* de troua et placés sur le plateau d'une presse à vis on fer; on les soumet à une pression graduée et énergique, afin d'extraire le plus possible du suif interposé, U reste dons le rase un pain solide que l'on enlève après avoir ouvert le vase, en ôtant les elavettes qui le maintenaient.
Les pains circulaires, ainsi obtenus, se vendent sous k nom de pains de cretons, pour la nourriture des chiens om l'engrais des terres.
Le suif est d'autant plus blanc et plus ferme que l'on a mis une plus forte proportion de suif de mouton dans la matière première formant la charge de la chaudière.
La même opération peut se faire par la vapeur dans des chaudières A double fond, chauffant A 120 ou 450% par la vapeur, sous la pression de 2 à S atmosphères. Cette modification offre l'avantage d'éviter les coups de feu, et de donner des suifs plue blancs.
M. Darcet a proposé un moyen d'extraction des suife qui petit 4tre avantageux en certaines circonstances : il tontitte A mettre en dissolution les membranes au moyen de l'acide dulfurique étendu.
Toici comment on opère en grand :
Dans une chaudière en cuivre, chauffée par la vapeuf, etdela contenance de 1200 litres environ, on met, i°801cik de boulée (résidu aqueux trouble d'uoe opération préoé» dente) $ 3* en quatre chatgeraents» 4009 kil. de auif «a branche haché $ on ajoute 180 litres d'eau dans laquelle on a délayé 5 kiL d'acide eulfarftfueà 66* $ on chaufe, puis on fait descendre sur la ehaudfère un couvercle « cuivre étante muni d'une soupape de sûreté ; on le fixe avec des boulons à clavette ou des pinces , et l'on maintient la température* 105 ou lit* pendant deux heures* 4a»
s in ps, 671
mie. Alors, toute* les membranes éfant désagrégée* OU dissoutes 9 on décante le suif liquide dans une chaudière, récipient enveloppé de corps mauvais conducteurs; on y ajoute i kil. 1/2 à 2 kil. d'alun dissous dans 20 litres d'eaji, on laisse reposer pendant dix heures; aussi faut-U avoir deux ou trois récipients pour une chaudière; au bout de ce temps, on décante le suif dans les falots. . Ce procédé donne un suif plus blanc et plus dur. En hiver, on en obtient 85 â 85 pour 100 au lieu de 80 a 83 que donne le procédé des cretons. Mais ce dernier laisse en résidu les créions qui pèsent 8 à 10 pour 100 environ, et qui se vendent de 12à 15 fr. les 100 kil- Le su i( qu'on obtient sansacide est préféré pendant Tété par les fabricants de chandelles par la raison que sa pâte, plus homogène, ne laisse pas suinter, comme le suif à l'acide, une substance fluide.
Il semblerait que le traitement par l'acide aurait décoinposé une petite quantité de suiF en acides gras, dont la cristallisation plus tranchée mettrait en liberté un peu d'oléine ou d'acide oléique. Toujours est-il que leurs avantages spéciaux, a peu près balancés, dominent en faveur de l'un Ou de l'autre moyen, Suivant les saisons.
Outre leurs emplois comme aliments, les suifs servent dans la préparation des savions, dans celle des acides gras pour les bougies stéariques. On les emploie en nature pour lubrifier les tiges et pistons des machines à vapeur , les stuiïen-box,les outils des menuisiers, charpentiers, etc. On s'en sert aussi dans la confection des cosmétiques, pdur assouplir les cuirs hongroyés. Enfin, on en consomme beaucoup dans la confection des chandelles , dont nous allons parler.
3759. Fabrication detchandetlei. Il y a peu d'opération* manufacturières aussi simples. Le procédé le plus en usage consiste à faire fondre le suif i une douce chaleur; le bain kparie Ou la vapeur conviennent parfaitement A cet usage.
Pour donner la forme aux chandelles, on M sert de
moule* légèrement coniques, dits en étain, mais tyls d'un alliage de 1 d'étain fin avec 2 dcploirib, dans l'axe desquels on a fixé une mèche bien tendue, à l'aide d'une traverse dans l'entonnoir, et d'une cheville formant le bout conique inférieur. Tous les moules étant ainsi disposés et rangés sur un bâlis, on verse successivement sur chacun d'eux le suif à la cuillère , et on laisse refroidir ayant de démouler et de mettre en paquets de S?,5.
Le poids du coton employé est d'environ 1 pour 100 du suif ; il compense le déchet, et le poids du papier épais des enveloppes concourt au bénéfice : il forme 4 pour 100 du poids total.
Dans les provinces, on prépare encore des chandelles informes dites & la baguette : à cet effet, on enfile sur des baguettes ayant la longueur d'une chaudière en trémie, 15 à 20 mèches que Ton trempe un grand nombre de lois dans le suif entretenu à une température très voisine de la solidification. A chaque immersion, une couche mince ad* hère aux couches précédentes ; on la laisse consolider pendant que l'on trempe d'autres chandelles, et Ton multiplie ces immersions et refroidissements alternatifs, jusqu'à ce que le poids de douze ou de seize chandelles soit égal à Ikil. Les chandelles à la baguette coulent moins et sont un peu plus économiques que les autres ; mais leur forme raboteuse les fait généralement exclure de la consommation dans les grandes villes,
Cependant , ce procédé de fabrication offre un principe digne d'attention. En effet, rien n'empêche de faire usage pour les premières couches d'un suif de qualité inférieure, et de terminer par un suif épuré et même par de l'acide stéarique* On aurait ainsi des chandelles d'un contact moi os désagréable et d'une combustion plus assurée, l'enveloppe extérieure supposant au coulage.
Dans quelques fabriques, on donne une teinte ararée an suif des chandelles au moyen de l'oxyde de cuivre* On délaye dans le suif fondu quelques millièmes de potasse dis-
BOUGIB SftBABIQUB. 675
soute , puis f équivalent en sulfate de cuivre. Il se forme de l'hydrate de cuivre, qui se dissémine dans la graisse et la colore en bleu.
BOUOnB STÉABIQUB.
3750. Les suifs qui conviennent le mieux A la préparation des bougies stéariques, sont ceux de bœuf et de mouton; toutes les autres matières grassesjou bien présentent des prix trop élevés, ou bien sont pauvres en acides solides, qui seuls peuvent être employés à la confection des bougies ; quant à la préférence à donner à l'un des deux suifs nommés plus haut, elle dépendra nécessairement du prix de chacun d'eux, de la quantité d'acides stéarique et margarique proportionnelle à ce prix, enfin de la facilité de travail résultant de l'emploi de lune ou de l'autre qualité de suif.
En général, on peut dire que le suif de mouton est celui qui contient le plus d'acides solides et qui est le plus facile à travailler ; celui de bœuf est d'ordinaire à meilleur marché.
Les fabricants de bougie stéarique ont l'habitude d'acheter le suif tout fondu et préparé chez les bouchers ; cette méthode, qui évite des embarras, est loin cependant d'être la meilleure, car il est difficile, si ce n'est impossible, de reconnaître la pureté et l'origine d'un suif, quand il a été fondu. De là , des tâtonnements dans la fabrication et des déchets quelquefois considérables.
S'il y a possibilité, il est important que le fabricant achète lui-même le suif en branches, c'est à dire la graisse telle qu'elle sort de l'animal, enveloppée de ses membranes et renfermée dans le tissu cellulaire. Rien de plus facile d'ailleurs que d? extraire le suif 5 il suffit de découper le tissu graisseux en lames minces, de le faire fondre avec de l'eau dans une chaudière ; la matière grasse fondue se sépare du tissu et vient surnager; on la moule dans' des baquets, et elle est 1 propre alors à la Confection dès bougies.
9 fk BftBfiffi WfcMW*
J?76Q. fies 4Ufërei)tes op&atipps en usage pqijr la fabrication de la bougie stéarique peuvent se subdivîfêf coiqme il suit:
1° Saponification , qui consiste à combiner les acides gras avec la chaux et à éliminer ainsi la base glycérique ;
2° JtylY^riî atipn. 4es s^vqns 4e chaux ;
5° Dépompositioq des gavons de chaux par l'acide sulfq*
ff que étendu ;
4° Lavage des acides stéariqqe, margarique et oleique f£Bdii$ libres : 4° paf 4e l'e*u légèrement acidulée, 2° par dç l'eau puye $
p° Moulage et w i^y^W &9 ^Wes gr^s pais en \\r
berté ;
6° Découpage çjea naasses cri^taHiue^ j
7° Pressage £ froid j . .8° Pressftgç ^ chau4 ;
3° Epiqratipn 4e$ acides so,lides, \° par de Veau acidulée! % p^ir de l'eau pure j
10° Fonte et moulage des acides solides, etc.
1 4° Bfoucftiqent des feoqgiç* \
12° Polissage, pliage, etc., des beugles.
Cet exposé. 4e? différentes phases de la fabrication donne une idée «5?$? exacte de ce que paut être une fabrique de bogies çt des appareil s|ei^plqy es ; nous allons du reste revepff sw chaque partie et donner tout le développement que nécessite l'importance 4e cette nouvelle industrie.
$761» La, chaux nécessaire à la saponification des acides gras content^ dans le suif, doit être aussi caustique que . po-ssibl^ } elle doit s éteindre parfaitement, sans laisser de parties, solides.
Vaçide sulfi^'ique , employé pour la décomposition des
savons de ctwuç, n'a pas besoin d'être à 66° puisqu'il doit
. être étendu d'eau ; il sera donc avantageux, toutes les fois
que les prix dje trsmspotf le permettront, d'employer cet
acide à la sortie des çhçiphres 4e plomb | on xftjprà ms 4
payer les frais de concentration dans les chaudières en platine, et il en résulter? une importante économie. Ceci expli^ que comment quelques fabricants d'apidesulfurique livrent fM commerce des pains d'acide sjiaricpie, blanc et pur; 4 (les p)rix si bas, qy^ le fabricant de bougies trouve souyent de 1 avantage £ l'acheter tout fait, et à ne s'occupe^ quje du moujage das bougies.
376^. La saponification a pour brçt, cpjpme jiom layppa déjà vu, de détruire la poipbfpaisQn des acides gï*s avef la glycérine, au moyen de la chaux qui la rÊWplajçjç j d'obtenir des stéarate, jtpargarate et oléate de phaux. La glycéripe , mise en liberté , se dissout daps l'eau nécessaire ppur déterminer la comfeipaisop.
Dans pne cuve en bois légèremept copjque, de la coptenapee de 2,000 litres à pep près, on place 500 kilogrammes de suif ayee une quantité d'eau bien pjps qua suffisante en effet pour dissoudre la glycérine , car elle s'élève £ ££)i près £ J,000 litres. On chapffe ap jpip/ep d'iw ft*be circulaire placé dapa le fppd de la qay§ e; <pif lapée & J* y*-
pei^r par upe pprttUpde d'orifi^sr Qnmà te autf est fond» ,
on ajoute peu à peu 75 kilogrammes <fc cfcap* biep délayée
et on laissa A h pop\h\m\wi\ le tewpa d# * afôctusr «p
ayant soin toutefois d'agiter fortpipent la maase. Il e?t ,çonyenablef et ce ^ey^U une apoéJjoraUoP à introduire 4*4* la plupart dea fabriques de bougie stçaiiqpe dm* eertafte importance, die p?Qdiw? ftgfrtàWt l&éçaPH|WWPtf j^r V^ipioi d'une H^çhioe à vapepr . (£a p)# t i 9, $gf J *t % jflrdiqpe uçt desfnoj^ps qpe ) op ppprrait adapter à la «ve# *t que la légende exjdjqpe suffisamment.) tf opa jpsistçHontanr ce point, cette agitajiop étmt dV*c grande importai)*** Jfr effet : Ppn seulepaept ell* j^cpélère «t rend pjpa ipliipe M cQi^bîaajspp de la chaux avec las arides gj*a, majs apcçie . elle pejwjet de dwiwer la prqftMfti<m de Galle base, #t pur
suiteja qi^nlft^ d'aride s^Ujiir^i^jqw d^H ta <»llWf • . On peut .se ^pfke^p^ptp da ïécçp^a^ qp\ agaçait
676 B0UQI1 STÉAMQU1.
d'une saponification perfectionnée, dans le seul emploi de l'acide sulfurique. En effet, le suif que l'on employé renfermant ordinairement 88 pour 100 d'acides gras, on trouve d'après le calcul que 400 kilogrammes de ce suif exigeront 9 kil. 35 de chaux pour se saponifier. Or, dans la plupart des fabriques, on en employé plus de 15 kil. ; c'est donc pour 100 kil. de suif 6 kil. de chaux qu'il faut saturer en pure perte par 10 à 41 kil d'acide sulfurique à 66^. Nous le répétons, une agitation énergique permettrait de diminuer cette perte.
3763. Au bout de six à huit heures, durée de la saponification, on soutire la partie liquide qui entraîne en dissolution la glycérine, et on extrait delà cuve les stéarate, margafate et oléate de chaux, sous la forme de savons très durs. A cette phase de la fabrication, il y aurait encore un changement important à introduire dans l'industrie qui nous occupe.
Dans plusieurs fabriques , on se contente de concasser grossièrement et à bras d'hommes les savons de chaux , et de les porter directement dans de nouvelles cuves en bois, de la même forme que les précédentes , où ils sont soumis à l'action de l'acide sulfurique étendu, qui doit les décomposer. Cet acide met en liberté les acides stéarique , margarique et olëique, en s'emparant de la chaux pour former du sulfate de chaux. Il est évident qu'il y aurait grand avantage à pulvériser économiquement ces savons. D'un côté, on réduirait la durée de leur décomposition ; de l'autre, on pourrait diminuer encore la quantité d'acide sulfurique que, dans l'état actuel des choses, on est obligé de mettre en grand excès. Ce but serait peut-être atteint en broyant le savon entre deux Cylindres cannelés, continuellement refroidis par un courant d'eau froide qui les traverserait ou les arroserait : précaution nécessaire, parce que le savon échauffé par la pression s'amoHirait et ne se réduirait pas en poudre, mais bien plutôt en lames*
BOUGIE STÉAHIQU*. $JJ
Les cuves à décomposition par l'acide sulfurique sotut, comme nous l'avons dit, analogues aux cuyes à saponifier; elles sont, comme ces dernières, légèrement coniques, de la même capacité, chauffées directement à la vapeur, et il est convenable de les munir aussi d'un agitateur ; elles ont de plus une doublure en plomb, qui préserve le bois de l'action de l'acide sulfurique.
Il est facile de se rendre compte de la quantité d'acide sulfurique nécessaire à la décomposition des savons de chaux. Puisque, pour 500 kilogrammes de suif, on employé, comme nous lavons dit, 75 kil. de chaux caustique, l'équivalent de cette chaux en acide sulfurique sera le nombre cherché. Or, pour 100 kil. de chaux, il est égal à
*67 X 75 167 kilog. d acide à 66* ; pour 75° il sera de .^
soit 125 kilog. pour 500 kil. de suif. Pratiquement , on ajoute 10 à 15 pour cent à cette quantité, et on étend l'acide, supposé à 66°, de vingt fois son volume d'eau.
3764. Quand la décomposition des savons est terminée, ce qui arrive à peu près au bout de trois heures, on laisse reposer la masse ; les acides gras viennent surnager le liquide -7 le sulfate dé chaux se précipite au contraire au fond de la cuve . On procède alors au lavage des acides ; pour cela , on les soutire au moyen d'un robinet placé au dessus du dépôt, dans une cuve de bois, semblable aux précédentes, chauffée à la vapeur et doublée en plomb. Dans cette cuve, les dernières traces de chaux sont enlevées au moyen d'une solution très étendue d'acide sulfurique» Une seconde chaudière, en tout semblable à la première, est destinée à opérer un deuxième lavage à l'eau pure.
Les trois acides, privés autant que possible de chaux ou d'acide sulfurique, sont enfin soutirés dans des moules en ferblanç de la contenance de 30 litres à peu près , et un peu évasés afin que le pain d'acide solidifié en sorte plus facilement.
ty& BOUGIE SîÉÀRtQtJE.
Ces pains, (font le poids est à peu près de 25 kfl., présentent & f œil une teinte jaune, quelquefois assez intense, et ont encore une apparence désagréafcle ; ces deux défauts proviennent de f acide oléîque qui est liquide à la température ordiûaire, et qui n'est qu'interposé entre les cristaux des deux acides solides , lès acides stéarique et margarique. Il suffira donc, pour obtenir ces deux derniers, d'exprimer par une forte pression f àcîde oléique : on y parvient, comme nous le verrous, de la manière la plus satisfaisante.
Avant de soumettre à la pression les acides gras, on les divise au moyen d'un couteau mécanique dont on se fera une' idée assez complète en examinant la planche iid, égare &* et là légende qui s'y rapporte* Rîeh n'empêche d'ailleurs de mou'er ces acides en plaques minces ; on évite ainsi le travail du d^coupoir.
Immédiatement après le découpage, le? acides gras sont enveloppes en couches minces dans une serge , et portés directement sur le plateau d une presse hydraulique vertiticaïe ordinaire. Une grande partie de l'acide oléique s'écoule à froid, mais les dernières portions ne peuvent être extraites qu'à faide d'une élévation de température, et il est alors nécessaire d'employer des presses disposées horizontalement, semblables à celles qui fonctionnent dans les huileries .
Depuis la création de i'industrie qui ùoûs occupe, les presses horizontales ont sudi plusieurs heureux changements. Primitivement, elles se composaient de la hache où la pression a lieu, du cylindre presseur et de plaques en fonte que Ton plongeait a chaque opération dans un taquet plein d'eau fcodiïfante, et que foh plaçait ensuite entre les pains d'acide. Ce procédé exigeait tine main-d'œuvre ti*op considérable ; on remplaça plus tard ïe chauffage aèê plaques en formant un doufcle4 fond autour de Ta bâcne qui contient les pains et en y faisaut arriver un jet de va-
BOUGIE 8TÉARIQU1. 679
peur. Maintenant, enfin, on employé dans quelques uslilê* les deux systèmes réunis, mais au lieu de retirer les plaques en fonte à chaque opération, elles ne sortent jamais de ta tâche, elles sont creuses et reçoivent/par la partie inférieure, un jet de vapeur. Le tube général, qui fournit la Tapeur à toutes les plaques, possède entré chacune Aé ces dernières un joint qiii lui permet de se plier saris (Jue rien vienne arrêter la vapeur, lorsque la pression force letf plaques à se rapprocher les unes des autres.
Le pain d'acides ne touche pas les plaques en fonte f il en est séparé de chaque côté par un feutre très épais qui permet i l'acide oléique de a écouler librement et de se réunir au fond de la bâche. Il se rend dans une cuve, où oa le reçoit dans des vases plats * par le refroidissement, il laisse dépeser l'acide stéarique qu'il avait entraîné à la faveur de la température élevée qu'il possédait.
Aj^rès les deti* pressages, Fàfcidèf ol&qife két suffii&irtJ. mètit séparé et lés pâmé fondé* 0? acl£të slëariqué et ffé* eide margàriqtie' qui restent pûttt tësidti ëoiït (f une blâtfehèuf éclatante ; ils ne ferment phié qûé 43 p. 100 dd éhlf employé. Oh les porte alors dtfha là cuvé ott ôri vêitt leè ^pùref par l'acide sulfurique très étendu. Les caves & ë*pure^ ibhl iorfrme tonités les précéderitéé chauffées A la tapeur. Elles ont pdur ftbjet der débarrasser les àcldés gfâs des dët J nières traces de chaux 5 aprétf quoi il ne reste plus cju'â Ie$ débarrasser de l'acide lW-rfiêmë^*f des lavages àfëàu. Le Ht âge bièt opéré, on laisse1 'répéter là rhatîèfë^ 6n la dé-* cètate dans ùrie ctrté înfériefùrél conteriâtat de Téàh pttfe qtiè* ftih rertcAiveÛè â pïurietfré f eptïsës. On là hièéë de nouveau fèflê/se*, on la éôtrtîre dans! Ses thdtilés ëi ofi en tiWiènt ëh-' SU dki pains pdrfaitèi'ûefit béa^if et j>TOf)M 3 të confection des bougies. ' '
57 iVô. Fçnte et moula qe Jet acides blancs. — On employé pour la fusion des acmés solides et blancs soit des
68* BOUGIB STÉAEIQUE.
pots en grès chauffés au bain-marie , soit une chaudière en cuivre plaquée en argent', afin d'éviter la coloration des acides. Cette chaudière est à double fond, chauffée à la Tapeur. On ajoute ordinairement à Tacide stéarique 10 p. 100 de cire qui empêche les bougies et les stalactites qui se forment sur elles d'être trop friables.
Les moules dans lesquels on coule les bougies sont for* mes avec un alliage de 1/3 d'étain et de 2/3 de plomb ; ils sont légèrement coniques et terminés par un entonnoir; on fixe la mèche supérieurement avec une grosse épingle recourbée é, inférieurement, avec une cheville de bois qui la serre contre les parois de l'orifice. Ces mèches sont natées, disposition ingénieuse qui évite la nécessité de moucher continuellement ces bougies, car les mèches de la bougie stéarique charbonnent au moins autant que celles des chandelles. Par suite du tressage , la mèche, au fur et à mesure que la bougie brûle, se détourne et se recourbe légèrement, de sorte que l'extrémité va se consumer dans le blanc de la flamme. Cette précaution de tresser les mèches ne suffit pas, car la faible quantité de chaux que retient toujours Tacide gras engorgerait les mèches et diminuerait leur capillarité, si on ne prenait pas la précaution de les plonger dans une dissolution cf acide borique \ cet acide forme avec la chaux un borate qui se fixe dans la mèche, et qui se convertit en une perle fusible qu'on voit briller a l'extrémité de la mèche après sa complète combustion.
Lorque les mèches sont fixées au centre des moules, on porte ces derniers, rangés huit par huit sur des plaques en ferblanc, au chauffoir destiné à élever leur température. Ce chauffoir est formé de compartiments en tôle, recevant chacun huit moules, et plongeant dans un bain d'eau maintenu à une température élevée au moyen d'un jet de va» peur (voir la fig. 9 et 10 de la pi. 120).
Les moules étant suffisamment chauds, on les porte près de la chaudière de fonte et on les remplit au moyen
SUIF DJB BOBCf. 68 S •
d'une écuelle; mais, pour cela il faut attendre que l'acide commence à cristalliser ; cette précaution, ainsi que celle qu'on prend de chauffer les moules, est nécessaire pour troubler la cristallisation de l'acide gras, cristallisation qui donnerait aux bougies une apparence désagréable.
Après le refroidissement des moules, on ôte la cheville qui retient la mèche, et on retire la bougie au moyen d'un poinçon; oncasselamasseloteeton égalise les bougies avec un couteau, analogue à celui qui sert à découper les trois acides réunis. Les déchets sont épurés avec de l'acide tartrique, et ils servent directement à la confection des bougies.
Quand les bougies sont moulées, il est nécessaire de les exposer quelque temps à la lumière et à l'humidité pour qu'elles acquièrent toute la blancheur désirable. Dans les villes où le terrain est cher, on peut faire avec avantage cette exposition sur une terrasse construite au dessus des ateliers.
Les dernières préparations que l'on fait subir aux bougies sont le polissage et le pliage; le polissage se produit en frottant vivement la bougie avec un morceau de drap humecté d'alcool ou d'ammoniaque. Le pliage consiste à réunir les bougies cinq par cinq et à en former des paquets qui pèsent 1/2 kil. et qu'on livre à la consommation.
3766. Suif de bœuf. — Cette substance est solide, ferme ; après avoir élé fondue, elle commence à se figer à 37° ; elle exige quarante parties d'alcool bouillant A 0,821 pour se dissoudre. Elle contient environ les trois quarts de son poids de stéarine.
La stéarine du suif de bœuf est blanche , grenue et cristalline ; elle ne fond qu'au dessus de 44°. La surface de la masse solidifiée est unie -, cette stéarine est demi-translucide , comme de 1 a cire blanche. Cent parties d'alcool anhydre en dissolvent 15,48 à la température de l'ébullition.
Le suif de bœuf sert dans les arts A fabriquer des
68a qraiJsè tfs mouton.
chandelles , des bougies et dà savon. On l'applique aussi 4 différents usages économiques.
Huile de pied de bœuf. — On retire des pieds de bœuf une graisse particulière. Pour se la procurer , on enlève les poils et les sabots; on écrase la partie inférieure de fos de la jambe, et on la fait bouillir dans de l'eau; à la surface du liquide vient nager une graisse qui est connue âôtis Te nom d'huile de pied de bœuf; elle reste liquide au dessous* de zéro et se conserve longtemps sans s'aHefet"; après en avoir séparé la stéarine autant que possible, on l'emploie pour graisser les rouages des horloges.
Suif de loue, — Celte matière ressemble au suif de bœuf. Elle répand une odeur désagréatfé qui dépend d'une graisse particulière que M. Chevreuf a désignée sous le nom d'hircine, et qui, lorsqu'on sépare le suif de bouc en stéarine et oléine , se concentre dans celle dernière dont l'odeur devient encore plus prononcée. Le suif de chèvre fournit plus d'acide stéariqùe que le sujf de bœuf. Aussi est-il fort recherché des fabricants de bougie stéariqùe.
Suif de mouton. — Il ressemble beaucoup à celui du bœuf par ses caractères extérieurs. Lorsqu'il reste quelque temps exposé au contact de l'air, il acquiert une odeur particulière. La stéarine qu'on en retire est blanche, peu brillante; lorsqu'elle a été fondue, elle commence à se solidifier à 58°; elle est demi-translucide; par la saponification, elle fournit 93 pour 100 d'acides gras. Son oléine est incolore ; elle possède, une faible odeur de mouton ; par la saponification elle donne 89 pour 400 d'acides gras, qui contiennent une petite quantité d'acide hircique. D'après M. Chevreul, le suif de mouton présente la composition suivante :
Carbone 78,99
Hydrogène * . . . 11,70
Oxygène 9,51
GRAISSE Ht MA IN B. 685
Les usages du suif de mouton sont les mêmes que ceux du suif de bœuf*
3767. Graisse humains* — C'est une graisse molle dont là consistance varie un peu suivant les régions du corps qu'elle occupe. La graisse humaine exige quarante fois son poids d'alcool à 0,821 pour se dissoudre ; en se refrdtdissant, la dissolution laisse déposer de la stéarine. Ctlta-ei cristallise en une masse de petites aiguilles terminées par une surface lisse* Cent parties d'alcool anhydre en diwoltem 21,5 parties à la température de l'ébullition ; la plus grande partie se dépose par le refroidissement. En faisant bouillir le papier brouillard, dans lequel on a exprimé la graisse humaine, à la température de 0°, on obtient de l'oléine impure. C'est un liquide incolore, sus- . eeptible de cristalliser à quelques degrés au-dessous de zéro. Quatre cents parties d'alcool bouillant dissolvent cent vingt-trois parties de cette oléine ; à 77°, la dissolution commence à se troubler. Cent parties de graisse humaine donnent, par la saponification, 95 ou 96 parties d'acides gras, consistant en acides margarique et oléique, et 9 à 10 parties de glycérine. D'après l'anal jse de M. Chevreul , la graisse humaine et sou oléine possèdent la composition suivante i
St&riirà. déifie.
Carbone. 79,00 78,57
fejMfogètté 41.42 44,45
OxJ8êrfè 9,58 9,98
- ■ m i ... « iii ■ -
Fourcroy a donné le nom d^aclfpocife à fa graisse des cadavres retirés du cimetière des Innocents. Ce produit avait vivement frappé l'pttention; on le désignait sous le nom de gras de cadavres, et on le cousidcrait comme la
(B84 GRAI8SB *K tOBC,
comhinai$on d'une matière gratte particulière avec de l'ammoniaque. Mais M. Chevreul a démontré que cette matière n'est autre chose que de la graisse humaine sa* po ni fiée , dont les acides gras sont en partie à Peut de liberté , en partie combinés avec de l'ammoniaque , de la chaux et de la magnésie.
Graisse de porc. — La graisse de porc est blanche ou faiblement jaunâtre, et molle à la température ordinaire. Sa fusibilité varie, suivant les individus et leur nourriture, entre 26* et 31°. D'après Saussure , sa pesanteur spécifique est à 15° de 0,938, à 50° de 0,8918, à 89° de 0,8811 et à 94° de 0,8628 , toujours comparée avec ceUe de l'eau à 4o°. Lorsqu'on la presse longtemps et avec force à0% dans du papier buvard, celui-ci lui enlève 63 pour 106 de son poids d'une oléiue incolore, qui reste liquide même i un grand froid. La stéarine qui reste, après qu'on a exprimé l'oléine, est inodore , translucide, sèche et grenue; sa surface est inégale et composée de petites aiguilles cristallines.
Si on laisse la graisse de porc abandonuée à Pair pendant quelque temps , elle devient jaune , rancit et présente une réaction acide. Il se dégage dans cette circonstaoce un acide volatil analogue à l'acide caproïque. Cent parties de graisse de porc donnent, par la saponification, neuf parties de glycérine et 94,65 d'un mélange d'acides gras.
D'après M* Chevreul ,. la stéarine et l'oléine de la graisse de porc présentent la composition suivante :
Stéarine. Oléine.
Carbone 79,09 79,05
Hydrogène 11,15 11,42
Oxygène 9,76 9,55
BLAKC M BALklNt. 685
Cette graisse a, comme ou sait, des mages très étendus dans l'économie domestique, la médecine et les arts.
La graine de jaguar est d'un jaune orangé ; elle se fige à 39,5; son odeur est désagréable. Elle exige, pour se dissoudre, quarante-six parties d'alcool bouillant à 0,821.
La graiêiê de cheval est presque liquide à la température ordinaire; son odeur est désagréable.
La graisse de lièvre est jaune, rougeâtre, onctueuse , et présente les propriétés des huiles siccatives.
5768. Graisse d'oie. — Cette graisse est incolore ; elle possède une saveur et une odeur agréables. Après avoir été fondue , elle se prend , à 37% en une masse grenue, ayant la consistance du beurre. D'après M. Braconnot, elle contient 32 pour 100 de stéarine et 68 pour 100 d'une oléine incolore, douée de la saveur particulière de la graisse d'oie. Cent parties d'alcool anhydre dissolvent 36 parties de stéarine de graisse d'oie , à la température de l'ébullition. Ont parties d'alcool anhydre en dissolvent 123,5 parties à 75,3. La stéarine donne , par la saponification , 94 pour 100 d'acides gras ; l'oléine en donne 89 pour 100.
La graisse de canard fond à 25°; elle contient 28 pour 100 d'une stéarine fusible à 52,5 , et 72 pour 100 d'une oléine dans laquelle réside l'odeur particulière de la graisse de canard.
La graisse de dindon ressemble beaucoup à la précédente; elle -contient 26 pour 100 d'une stéarine fusible à 45% et 74 pour 100 d'une oléine qui possède la saveur de la graisse de dindon.
3769. Blanc de baleine. — Cette substance se trouve dans le tissu cellulaire interposé entre les membranes du cerveau de diverses espèces de cachalot, et notamment du physeier macrocephatuê.
Elle est mêlée ordinairement avec une huile liquide dont on la sépare au moyen d'une forte pression} on la
traite ensuite par une faille dissolution de potasse caustique; pour dissoudre l'huile qui y est adhérente, on la lavp *ve<j 4e J'eag ej qp J,a fond ensuite dans l'eau bouillante. JLç blanc de baleine se trouve dans le cpmipejrce sou* la fprpae de paity* blancs demi-transparents, à cassure cristalline et lamelleuse. Sa pesanteur spécifique ç&t d/ç 0,945 à 1£°, 11 fond à environ 44° -, soumis 4 la distillation, il se décompose ep, (Jappant puissance à de l'acide éthaliguç et à un hydrogène carboné qui paraît être identique avec le cétène. Cent parties d'alcool bouillant en dissolvent sept parties, et en laissent déposer une certaine quantité par je refroidissement sous forme de lames cristallines. D'à* près les recherche? de JVI? Cbevreul, le blanc de baleine renferpje une quantité considérable de céline dont nous traiterons en parlant des dérivés du cétène; une certaine quantité d'une b#Ue fluide à + 18°, et yji autre principe particulier, ja^â^re. D'après Mt B$w4, lç Jt>Jai*ç de baleine jtëpfejrme ;
Carbone...,..., ,,,, . 79$ • Hydrogène, ff,„ 11,6
Oxygène ,.,..,*,,.., &9
Grofat fU dtupbin, — Çet^e gfrim s'obtient soit m moyen du delphinus phocœna, soit au moyen ^tfjjtelpbt'nu* globicçps,
&huil* fo itlpbjMus phoofpwt s>bteat en fopdam )»
panne <]an£ 4p l'eau. Elle offre uns fflpleujr d'u» ja#np pâle ; elle possède une odeur de poissçp g#i . 4j$ppgiu]t pgp ]['artiQn féunie 4e la lumière sol^re. et de.J'pir, Sa planteur spécifique est de 0,937 A l/0, #lte brunit peu £ peu à l'air ; cette couleur disparaît au Jh>jU & qu^qii^ temps. Cenl parties d'alcool bouillait à Qy8${ iprageiit* avec vingt parties de cette buf|e, pp? dissolution qiji se trpublç, dès . qtfçp }a jç#jp} ,4i* feu j pa* fr ^pppj%*tiaB,
GRAISSA pB COCCUS. 687
elle donpe up mélange d'acides nrargariquc , oléique et pboeéniquj* , ç\ 4e Ja glycérine,
lï huile du tfefphinui globiceps est d'un jaune ci tri a; 903 odeur est apalogue à celle du poisson et du cuir apprêté au gra3f 8a de psi té est de 0,918 à 30°. Cent parties 4'aleool, cf'rçnp flepsilé de 0,812, en dissolvent cent-dix à Ja température de 70°, En faisant refroidir très lentement cette buile jusqu'au pqjut de congélation, elle laisse déposer une pufrstajicp gui comble à |a patine. L'huile de laquelle cette cétine $W 4éppsée est parfaitement liquide â 20°, et semblable à du beurre à 15°; sa pesanteur spécifique e&t de 0,924, Cpnt parties 4^lcqol 4 0,8$Q en di&splvent eent quarante-neuf parties à une- température voisine de l'ébul< lition. Par la saponification, elle produit des acides niargarique , oléique et phocénique, ainsi que de la glycérine.
Hitfk 4* èff &***#. t 0r 1# trouve dans le commerce sous forme d'u^e huile Jàruoâtje, 4<*uée d'ime forte odeur 4e poisson. Sa, pesanteur spécifique est de 0,927. A Q°, fejje Jaiase dépote? u^e substance aplide. Cette huile se saponifie très aisément; elle exige pour cela 6 pou? 100 de son poiq> ^ftyfrate de pplasse et cipq parties d eau. Le savon, ainsi obtenu, est bjun et complètement sociable 4ftn* Vpqix ; pu décomposant le savon par les acides , ou n>et eu liberté de l'acide majgajrique , 4e l'acide oléique et une petite qualité 4'aci4g pboçénique.
X,a stéarate qui se dépose- par le refroidissement c^e l'huile de pokffift, Iqrcqu'elle en purifiée, se fige entre 21° et %1° ; aprèa, avoir été fondue, elle se dissout assez facilement dan» lalccvpl apbydîe bouillant, et se sépare de cette dissolution «pus forme de cristaux , en laissant une eaumère brune et épaiaee. &?t parties de oette stéarine donwwtt parla saponification, quatre* vi^gt-cinq parties d'un mélangé 4'acides marga?ique et oléique, et seulement des traces d'acid* pboeéaiqtie.
RUBKES;
contiennent une certaine quantité (Tune graisse soloble. La graisse du eoecus eacti s'extrart au moyen de l'éther qui forme avec elle une dissolution jaune. Pour obtenir cette graisse à l'état incolore, il faut la dissoudre à plusieurs reprises dans l'alcool anhydre bouillant et la faire cristalliser. L'alcool la sépare en une stéarine qui cristallise en feuillets blancs , nacrés , fusibles à 40° et peu soloblés dans l'alcool froid. L'oléine reste en dissolution dans l'alcool contenant encore un peu de stéarine. Cette matière est facile à saponifier; elle produit des acides gras fixes et un acide volatil odorant.
Le coccus polonicus est de toutes ces espèces celle qui fournit le plus de matière grasse.
BEURUS.
3771. La matière grasse du lait porte le nom de beurre. On ne connaît jusqu'ici que le beurre des mammifères herbivores. Celui des mammifères carnivores n a jamais été étudié. Du reste, le lait de ces animaux est à peine connu lui-même.
Le lait des herbivores se compose de beurre, de caséine, de sucre de lait et de divers sels.
Le sucre de lait, les sels et la caséine elle-même sont dissous dans l'eau qui forme la partie la plus abondante du lait. Le beurre est en suspension dans le liquide qui en résulte. Il y forme des globules très ténus, ordinairement assez uniformes en diamètre , et doués d'une transparence assez parfaite et d'un pouvoir réfringent assez puissant, pour qu'ils offrent un aspect particulier et spécial. Cet globules sont bien plus brillants que ceux qui sont duits par des matières animales en suspension.
Quand on abandonne le lait à lui-même , le plus léger que la partie aqueuse, tend à s'élever à la partie supérieure du liquide où il constitue la crème*
Vient-on à battre longtemps le lait, ces globolet, dV
bord isolés -et libres ^ se réunisses* peu A pe* et Animent ptr former des masse» de matière grasse qui se séparent nettement du liquide restent , dont elle» demeurent tonte*» foie imprégnées elles-mêmes.
f p examinant aa microscope la manière dent se. pâme cette opération, on voit facilement que les globale* de beurre s'aooollent et formatât de larges pltqnes de matière grasse longtemps avant l'époque o4 la séparation devinai, manifeste pour l'opérateur et où les masses de beurre se montrent en effet.
On a dit que le beurre devenait libre par le passage du lait <à Fétat acide. Il n'en est rien* Bans les expériences faites avec M. Payen et M» de Romanqt , nous avons va le lait acide et le lait fortement alcalieé par le bicarbonate de soude se comporter' tout à fait de même sous le rapport de la séparation du beurre. Dans le lait alcalin , la séparation a même été un peu plus prompte que dans l'autre.
Nul doute que la température n'exerce une influence sur la séparation plus ou moins facile du beurre : c'est de 11 à 12° que l'opération se fait le mieux; à 15° et soi dessus on perd du beurre , et sod goût s'altère. Au dessous de 10°, l'opération, devient très tangue. Parle battage du lait, la température s'élève de 2° environ»
En, été, l'opération dure une demi«-heure; en hiver, elle est bien plus longue. On favorise quelquefois la séparation du beurre en écoutant un peu de sel- an lait* .
Quand le beurre s'est réuni par lo battage* il ne faut pas croire néanmoins que le lait de beurre qui reste en soit dépourvu. : En effet f si on 1 examine au miejoteope , on trouve qu'il renferme encore une multitude de granules butyreux tout à fait semblables à ceux4 que possédait le lait précédemment employé. Evidemment, même, les globules bntyreux qui échappent sont proportionnels A-la quantité de liquide* D'où il soit qu'il eat d'un grand mféffe, qmand cotèrent ohÉosna beaaeoapda berne» 4e Jeu iébaort ti. 44
#*m*ijtoùàe<pmêe de Vkp&à»i*Tthimm% dfrboiaielait au repos poudéatmiiner la formation de barème? an lîe« ctetcaU^ directement te lait Lui-même- Dans ectle punique, on voit toujours le lait devenir assez fortement acide, paeaqite de l'action de l'ai iu C'est dose sur une eçéme aigrie que r'endeute le travail pour la séparation do benne* . Quand on veut éviter cet IncMwéaient , en opère diree*ttsoent sur te lait, Rien nfempdeherait de rendra le kit afeslfei par une addition eonveftaMe 4e bicarbonate de soude.
«•3772; Le bfeurrç peut te préparer an moyen du lait de âiftrenUaniaoauiv cependant le lait de vache est le pins employé , et cehai qui donne le beurre le meilleur et le pins, aromatique; les beurres retirés du lait de brebis, de chèvre, d'ânesse, ont toujoar* un geût particulier plus ou moins prononcé»
Ternie moyen, une vache qui douce 1800 litres de lait par ao , mange 5600 kii • de fein pendant le mime temps. Sen bit produit 64 kft. de beurre. L'analyse indique- au moles 79 kif. de matière grasse dam le foin qu'elle a nafrogé.
On coroptedoo* qu'il faut 9& Htm*» Mt pttra] 1 lcil. de beurre; ce qui est du reste & peu pré* au résultat dénué par i analyse, le lait de beurre interpesé daos la matière grasse venant oeespénser la* peste <pn aA* suite de la petite quantité de matière grasse échappée an bamaftage et toestée dans le* tarit de hesarre» •-
Bka> entendu que des vaches bien soignées peuvent ner beaucoup phis de bit et de beurre pur géant 750 kil. de foin, elles peuvent sbnjiarnràede Aéft k*L de benne.
Il etdfaAa^ deuir métbedes généra lemeeÉ répeachms poar prépaie ie beurre; la plus ordinaire consiste A laisser A la cttesefe tempe de* sa sdpenm du bit, à* prend** eette crès»e*t41ao battre -psaar efeeépese* k bemftu* parer
fi*
prtfc&ttt, toi n'obtient p»te pë»àrit*«yiar ÉMiurt pi sible, mais on en obtient n plus grande quantité*
' Ainsi, dans des essais faits en çrtnd , on a trouvé qu'en envoyant £2 Hfctes & peu £ï*s de VM tirt depuis ttngt'- Quatre heures, on obtenait S litfes TS eent. de crème, qtri pouvaient cottniithiéiuent * donner, *M bout #tine Ikmh de battage, près de f Ititogràtmnfe de beurre d'éxeeilente qualité. .< ■ .
Par le second procédé , an eontraire , qui consiste & employée le lait tout entier , et i le battre aussitôt après' quit a été tiré , on a obtenu, pour la même quantité de 22 litres, et après plus d'une heure de battage, seulement 0^,610 de beurre.
Il est vrai de dix? que , si on a employé un lait de bonne qualité, on obtient, dans ce dernier cas, un produit irréprochable sous le ^apport du goût; au reste , le beurre de la Prévalaye, dans les environs de Rennes , est.prëparé de cette manière. Nous devons ajouter gue le beurre fait avec le lait frais se conserve plus difficilement que l'autre, et qu'il exige des soins' de toutes sortes dans sa fabrication.
Qjiel qneao^it Je made employé pour préparer le Leurre, Jkeft»fLpaxeUs<4<H*t on se sçrt peu vom puce Jes mêmes ^ le plpp
simple et le plus répandu consiste en un vase coejejue d'un iidble dwnèUfcl&à 28 j^fttUi^Vres au, jtlus *ur J" à i"20 ^ei^ul^OttvapJtwM1^^ * J^J>ariie supérieure ^vec,mjp jrpndelle eji bei§. Ce*t dans ce v^ qp'o» place }* CRÔup
WleiaitquV*» veukt^ijei;. ,
4p4flie<«aAaia pacé.4e Arfti» et aamwM B§MPtt4*tfie #ur un Je*g bilon^mU'y ivqgtotffi v^lû^weut. Cjeatian -4kya»t. +L-m abiiîppt a^erç^iwpent *?U* ««^pe 4$ puion qu'on parvient & séparer le beurre du lait.
• Pan» hia< d'in— nmln Ér 4a mm* éte*fe«t et gtpter éa **¥»,<*»» AmunmêtB *»&>'****$
modifié eette barète rttdû*entaire d?une iouk de nières»
, Tantôt, on emploie un tonneau se mourant horizontalement §ur un axcr qt qoqtenant intérieurement des bâton» disposés $te teile manière qu'il» rotupcnt ie plus possible la nappe? de toit ou de crème; tantôt, lp, tQnneau, ton-. jqmca>piac£ horizontalement, est fixe, et c,e«t l'axe qui se meut et qui porte un agitateur à ailettes.
Enfin, on comprend qu'il y a une fouje de manières d'attendre le même but ; nws , dans tous les cas, on doit réa- User les conditions suivîtes ;
, 1° On doit employer, pour la construction de l'appareil, du bois sec parfaitement sain, ou tous autres maté* riauxjie pouvant communiquer au beurre ni m aurais goût, ni odeur. On construit de très bonnes barattes en ferblanc et mieux en ëtain, et quelquefois en terre; il est évident que le grès remplirait toutes les conditions désirables;
2* Les angles doivent être arrondis, et toutes les parties
«•la 4
de l'appareil doivent être disposées pour la plus grande commodité des fréquents nettoyages; car, pour éviter les fermentations, la plus exquise propreté est nécessaire. Pour obtenir un beurre fin, toute cause d'altération doit être écartée ;
5* Enfin, on doit aviser 2 toutes les dispositions qui per» mettent de séparer facilement' le beurre du pétillait, d'agglomérer ce beurre, et de le laver à Peau fraîche pour en extraire les dernières parties du petit lait, ce dernier pouvan t- en faciliter singblièrement l'altération,. à cause de la caséfne qu'il renferme et qui joue le T*6te de ferment. De plus; 'ces appareils doivent -présenter la eoHéité et la "modicité de prix, que* réèlamenk le* établissements agricoles. *■ * -i. » ..
; *e qaê est desHnéè adonner te beurre doit être » ' * * frayant fot triai ciiipirldqi^a, top atg»,
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c'est Adiré vingftgMfre heures - au 'plus «près qu'A a^té tiré. Quelque» expériences ont bien prouvé qu'on obtewît un peu plus de beurre de la crème de lait aigri, quellequ'en 8oitla cause $ mais cette petite augmentation dans le produit est plus que compensée par la moindre qualité du beurre* Toutes chose? égales d'ailleurs, le meilleur beurre se produit toutes les fois qu'on opère sur de grandes masses, par une température de 11 i 12°. En été, on doit obtenir cette température en rafraîchissant les vases avec de l'eau de puits , et en hiver, au contraire , en opérant dans une pièce chauffée, ou en employant de l'eau chaude. La température de la crème tend toujours à s'élever pendant* le battage.
Le battage de la crème ne doit se faire ni trop vite , si trop lentement; dans le premier cas , le beurre perd de son arôme et contracte quelquefois un mauvais goût ; dans le second cas , au contraire , le beurre se forme difficilement et n'a plus la qualité supérieure qu'on recherche. Au ' reste, plus la température est basse, plus le battage peut être vif.
Quand le beurre est formé dans la baratte, on en fait écouler le petit lait et on lave le beurre à l'eau dans l'appareil , si sa disposition le permet; dans le cas contraire, on réunit à la main le beurre flottant, ou bien on fait passer le tout sur un filtre en toile ; le petit lait dégoutte et le beurre reste seul. On pétrit ensuite le beurre pour en exprimer les dernières parties de petit lait , soit à la main, soit , ce qui est plus convenable , au moyen dé rouleaux en bois ou de battes; tout en pétrissant, on a soin d'immerger de temps à autre le beurre dans l'eau pure. Dans quelques pays, pour conserver au beurre tout son arôme, on extrait le petit lait sans employer de l'eau : pour cela , on le pétrit à sec et on le comprime au moyen d'une presse.
Le beurre bien fabriqué et de tonne qualité doit «voir une belle couleur jaune, une odeur agréable, un goût
exempt wt toute tféee de isnciOitey^t m afetaM tpfti? «t fttent suivant lee provenances* doit loupa» être défait et ara* avri ère goût. v
5775. Le beurre , tel qu'il est obtetiu pa* les procédés et àreé les soins que noos renoms dé retracer rapidement, doit être conservé dans ad lieu très ftafe, ou immergé dans de l'eafl qtré l'Oh trnouvéM* de teftfps A antre. Malgré ces précautions, si f* température extérieure est uo peu élevée, fè beurré tie farde pas â acquérir tra goôt tkttct tirés désâgïeatrfe.
On a cherché à consèrter lé beurré et On n'y est parvenu qu'en le salant avec des précautions convenables. On doit employer du sel marin exempt de sels déliquescents, qui àît longtemps été exposé à l'air, par exemple. Ce sel doit en outre être parfaitement desséché au four, puis pulvérisé fin. Le beunte doit être pétri avec beaucoup de soin , avec ta quantité de sel convënabté, Â peu près un demi-kilog. de sel pour 6 410 kiïog. de beurre} on en emploie plus où moins, suivant que tè beurre est de plus pu moins bonne qualité.
Quelquefois, on sale le beurré en finltnef géant dans une saumure; mais ce procédé est rarement employé.
Une (ois la salaison faite , on met immédiatement le beurre dans des pots en terre , ou dans des barriques i douves bien jointes.
Quelquefois ou aale le lait ou la crème avant le barattage, et c'est ainsi , par exemple, que se fabrique le beurre de Bretagne.
-Le beurre peut tfoooce se conserver esse* longtemps si M a soin de le fendre quelque temps après qu'il a été préfartf. Cette fusion d*k s'opérer à -fine température suffisante pour coaguler la caséine interposée dans te beurre, etcaptfbl* d agir a k manière des feripeots» il faut donc 9*r*W l* ïwgùfrtyre a 90° ou tqp°, La *ata*a* coagulée
sa el«MÉ M fcanN qnl snmaçat, o»na dipét <4ecoamu qui tomba an fond duliajnid*»
On décante le beurre et on l'enferme décades pots oA il peut se conserver frais pendant six mois. En njoatan*<du sel au beam fondu , et en «ouvrant les pots- d'une couche de sel, on assure sa conatrvation*
En séparant la caséine entraînée par le beurre , on te débarrasse des ferments auxqaele elle pourrait donner Baissanoe} et qui sont indispensables i la décomposition spontanée du corps gras et à la séparation des acides hvn tyrique, oléique et margarique, qui donnent an beurre renie son odeur et son âcreté.
CIRB.
3774. La cire est une substance que la nature nous offre en abondance et qui diffère jusqu'à un certain point des autres graisses, ainsi qu'on le verra tout à l'heure.
On trouve dans le commerce deux espèces de ciré; la cire jaune et la cire blanche* La première ,ne diffère de la seconde , qu'en ce qu'elle contient une matière colorante jaune et une matière odorante doot on peut la privera» la fondant d'abord dans l'eau chaude, pour la réduire ensuite an lanières minces en la faisant couler en nappes sur un cylindre en bois plongeant en partie dans l'eau froide et tournant lentement sur son axe. On l'expose enfin dans eet état à l'actibn de l'air humide et de la lumière solaire. On a proposé l'emploi du chlore et du chlorure de obaux pour le blanchiment de cette matière, *t sqrtout pe«r certaines variétés de cire que le soleil ne blanchit pas; mais, leur emploi présente. pn,£rave inconvénient,, aftril y m dans ce cas, fixation 4a chlore, qui aasob^UMff» «, l'hydrogène dans la matière organiqMe, ce quûdfHMie nai&sance à ^e l'acide chlorbydrique, quand on brûle les bougU*»
. Il résulte des recherches dont la cire d'abeille».. a été l'o^let, que çeite substance eu formée, de.ideux principes
6g6 eum
auxquels on a donné les noms de osrwt* et de mgrasta*.
Les chimistes qui se sont occupés de ce sujet varient un peu d'opinion sur les proportions relatives de ces deux malâèf es dans la chre.
Ainsi» John admet que laceritoe en constitue les neuf dixièmes, tandis que d'après fioudet elle n'en formerait que les sept dixièmes. Du reste, on ne voit pas pourquoi ce Mppott serait constant.
Pour séparer ces deux matières on peut employer la méthode suivante :
• La cire blanche est traitée & plusieurs reprises par l'alcool bouillant, jusqu'à ce que ce véhicule ne lui enlève plus rien. La liqueur alcoolique étant abandonnée au refroidissement , laisse déposer la cérine., qu'on purifie en lui faisant subir plusieurs cristallisations dans l'alcool. Le résidu insoluble , traité à plusieurs reprises par de petites quantités d'alcool bouillant, constitue la myricine.
A l'état de pureté , la cérine se présente sous la forme de fines aiguilles. Elle se dissout dans 16 parties d'alcool bouillant. Elle fond, d'après Boudet et Boissenot, à une température de 62° , tandis que , d'après des expériences récentes de M. L^vy , ce point de fusion serait fixe à 66^. Traitée par une dissolution concentrée de potasse caustique , elle donne une émulsion trouble et se sépare ainsi en deux substances ; l'une, que quelques chimistes considèrent comme de l'acide margarique , et l'autre, insaponifiable et que l'on a daignée sous le nom de céraïne.
La myricine est le résidu insoluble dans l'alcool bouillant j elle fond à 68° , se présente sous (a forme d'une matière d'un blanc légèrement grisâtre, qui ne possède aucune texture cristalline. Soumise à la distillation sèche , elle passe en partie sans altération. Une dissolution de potasse concentrée et bouillante ne parait exercer qu'une action très faible sur elle. Il résulte au contraire des expériences de M. Lévy que dans ce cas la myricine se saponifie. Elle
eaige au moins 900 parées, d'alcool bouillant fcoûr se dissoudre; par le refroidissement* die se dépose sons forme de flocon*
Lorsqu'on soumet la cire à la distillation , on obtient au commencement de l'opération une etfu acide qui paraît contenir en dissolution une matière analogue aux acides gras volatils. Bientôt après /on voit arriver dans le récipient une matière solide blanche présentant l'aspect nacré, c'est de la paraffine. A celle-ci succède une matière butyreuse verdâtre qui tient une grande quantité de paraffine en dissolution. It reste dans la cornue un faible résidu charbonneux.
Lorsqu'on distille la cire avec de la chaux , on obtient une grande quantité d'une huile jaune très fluide qui passe en premier lieu. C'est tin mélange de "plusieurs huiles inégalement volatiles. Yen la fin de la distillation , quand la cornue est portée au rouge sombre, il distille de la paraffine. D'après M. Lévy, lorsqu'on traite la cire par la potasse caustique , elle produit une masse savonneuse; en décomposant celle-ci par l'acidechlorhydrique, formant un savon de baryte avec la matière grasse, et traitant enfin le produit par l'éther , on obtient une graisse insaponiilar ble qui , probablement , est de la célnaïne. L'acide gras combiné à la baryte possède une composition qui porterait à le confondre avec l'acide stéarique.
On désigne sous le nom de cire beaucoup d'autres matières qu'on rencontre fréquempient dans le règne végétal. Nous dirons seulement quelques mots de ces différents produits. D'après M. Chevreul, lorsqu'on traite les feuilles de chou par l'alcool bouillant , on obtient une substance , fusible à 75°, et présentant des propriétés analogues i celles de la myrieine.
En faisant bouillir avec de l'eau les baies de plusieurs espèces de myrica et notamment celles du my rica cerifera, on obtient une substance fusible à 48* et présentant une
dmitrf 4a ItOifr. Tfaiife par T«ta<wl> *U**e sfear* en cértoe etmyrïcine , daos le rapport de 87 4 15* La cire du myrica cerifera donne , lorsqu'on la saponifie » des acides aftéariqoe, margariq» *t oi éique, *u*i 49e de la glycérine. La céciae contenue dan* oeUe cire est donc différente 4a celle de la cire d'abeilles»
On retire de l'éeorce du oeroiylloa andioola ane matière eireuee, d'n» jaune rerd&J*e , caessnte et facile i réduise en poudre* Elle est peu soluble dans l'alcool froid , iris attable au contraire dan# 1'akool bouiUaatt Lorsqu'on épuise celte cire par l'alcool froid et qu'on traita ensuite le résidu par l'alcool bouillant, la liqueur étant abandonnée à elle-même , il s'y forme dos végétations cristallines. Desséchés > ces cristaux qui ont l'aspect plumeus présentent un éclat soyeux et répandent de la lumière lorsqu'on les écrase daoa l'obscurité» M* Sooeetre a donné à ce produit le nom de cerojcylioe.
Les fruits du rhus snccedanea donnent une espèce de cira qui ressemble extérieurement à la cire d'abeilles et qui est connue dans le commerce sous le nom de cire du Japon. A l'état de pureté , elle est d'un blanc légèrement jaunâtre , demi transparante et facile à réduira en pondre. Elle fond à 30° et ae dissout eo totalité dans l'akool et l'étber. Elle renferme t
Carbone 73<8ê
Hydrogène. ........ 12,05
Oxygène..^. 45,09
Il résulte des expériences de M. Meyer ♦ que la cire du Japon* que nous désignerons sous le nom d'ëCbaliae, est nue combinaison de glycérine et d'acide étbaléqne.
En traitant la farine de blé par l'acide nitrique , on obtient une substance qui euroage l'acide. Cette matière est soluble dans l'alcool et 1 elber. £lla fonms «te* savon*
fifa^OT» 6ûQ
avec 1* potasse et la eonde 3 M. Hess lui a donné le nom d'acide céraïque.
En Retrouvant dans tant de plantes des produits analogues à la cire des abeilles, on est porté à mettre en doute l'exactitude des conclusions tirée* par Huber de l'expérience où il a vu des abeilles nourries de sucre pur produire de la cire. Tout porte à croire que le* abeille* empruntent leur eire aux plantes, et que si Huber y avait pris garde, il se serait aperça que ses abeille» avaient «aigri
377$* Ctrestf, On rencontre à ia sorfaee de l'éootee des cannes à sucre et notamnaent de le variété violette, uneeubstance cireuse observée par M. Àvequîn et & laquelle il a donné le nom de eéro$ie*
Elle se présente sous forme de poussière blanche , adhérente à l'écorce, qu'on peut facilement en détacher avec la lame d'un couteau. La canne i rubans fournit également une grande quantité de celte matière. Celle d'OTabiti en contient beaucoup moins , et la canne créole n'en donne presque pas. Celte substance est identique sur toutes les variétés de cannes à sucre.
À l'état de pureté , cette substance est blanche , cristallisable. Pour l'obtenir sous cet état , on la fait fondre au bain marie dans une eapeule de porcelaine et oa la laisse refroidir lentement. Lorsque la surface est solidifiée, ou la perte avec une lame de couteau chaulée et 1 on fait écouler la portion solide. L'intérieur de la capsule présente alors Une foule d'aiguilles tronquées etentifelaeées, bien apparentes*
Cette aubstance possède une odeur A peine sensible. Sa pesaroteorapéeifiqueeBtégaleà 961 i la température de J0°.
Slle fond k «8° j 4 8* elle se solidifie. C'est k eobstaoce de ce genre dont te point da lésion est le plus élevé* Elle est très dure , sa cassure est Dette et on peut facilement la réduire en poudjp. Cette matière, est insoluble dans l'eau ; elle est égalante* jnaelqbls deoe l'alcool -a 5S% i froid.
70b CHOLBSTÉKIUK.
' Elle est entièrement soïufele dans l'alcool bouillant et s'en sépare par le refroidissement, sotis forme de lamelles
fines et micacées. Plus l'alcool est fort et mieux elle se dis-
sout à chaud. Elle est insoluble dans Wther sulfurîqueà froid. Elle s'y dissout difficilement à chaud et en petite quantité.
Elle se combine difficilement avec les alcalis.
Un arpeat de cannes à sucre donne & peu près 18,000 cannes qui fournissent environ 36 kil. de cérosie. Une habitation qui roule par an 300 arpenta de cannes pourrait fournir phis de 40,000* kil. de cette matière*
Elle possède la composition suivante :
En représentant la cérosie par C* H* H* 0* , on en ferait un alcool , qui prendrait place après Féthal , substance dont la cérosie se rapproche beaucoup.
CHOLESTÉ&IHE.
3776. La cholestérine est une substance qu'on rencontre dans différentes parties du corps animal , et surtout dans le cerveau, les nerfs, et même le sang et la bile. Ce sont les calcula biliaires qui la donnent en plus grande abondance et dans le plus grand état de pureté.
La cholestérine est une matière grasse neutre , solide jusqu'à 137°, point où elle commence A fondre. Quand elle est liquide, si on la laisse refroidir lentement, elle cristallise en lames rayonnées. On l'obtient aussi sous forme d'écaillés très brillantes lorsqu'elle se sépare lentement d'une solution alcoolique.
- À 360°, elle se volatilise dans le vide sans décomposition.
Elle est insipide ; inodore ou presque Inodore-, insoluble
d*ns l'eau ; soluble dans l'alcool* 10p part d'alopol d'une densité de 0,816 bouillant * dissolvent 18 part, de c^olestérine.
Traitée par uae di0a^utioudepQtfi8aa)bouiUaute9pesidfait plusieurs jours, elle n'en éprouve aucune altération , etc.
Chauffée dans une cornue de verre, elle fond en exhalant une, légère vapeur, puis entre en ébulUtion ; elle se colore en jaune, passe ensuite au brun, et ne laisse qu'une trace de charbon. Presque tout le produit de la distillation est d'une apparence huileuse $ i\ est neutre* La portion qui a distillé d'abord est incolore , celle qui a distillé à Ja fin de l'opération est colorée en Jaune .roux. Ce produit se compose d'une portion decholestérinenon altérée et d'une huile empyreumatique. qui la tient en dissolution.
Chauffée à l'pir, elle s'enflamme à la manière de la cire;
L'acide sulfurique concentré la décompose à l'aide de la chaleur.
Elle renferme C52H"0, ou un multiple quelconque, car son, poids^tomiqqe g'çat pas connu. $n centièmes, l'a* nalyse donne :
Carbone 83,86
Hydrogène il ,85
^ Oxygène 4,29
Pour l'obtenir, on, dissout dans l'alcool bouillant des calculs biliaires humains, de choiestérine préalablement l^véf aveo de Veau* On filtre la dissolution alcoolique chaude, et la cholestérinecristallise par le refroidissement*
5776- Acide choUfitérique* L'acide cholestérique, découp vert par M. Pelletier, s'obtient par l'action de l'acide nitrique sur la cholestérine. Il est susceptible de se dissoudre dans l'alcool et de cristalliser par l'évaporation spon- . janée de ce liquide* il se présente alors sous la forme d'aiguilles blanches* Il e*{ , au contraire, jaune orangé f lois-
quTl ttit ^'niasse v son odeur a t|itrfcjue analogie aftee celte dû battue ; sa' «aveu* peu sensible est cependant légèrement styptique. Il fond à 58° centig. A une chaleur supérieure à celle de l"eau bouillante, H *e décompose et donne true bnile , 4e l'eau -en nieez grande quantité , de Pàcide caifeoirique et du £afc hydrogène oaiboné-, «n ne retrouve pai*d'atmnc^aqueda*8 les produite de s» décomposition. Sa pesanteur spécifique est plus grande que et* de iWeool « inriindre *[ue celle dePeauç îl est presque insoWMe dans -ce liquide, cependant il s'en distant aasez^our hti eomtouniquérla propriété de rougir la teraturedetourfie sol ; il se «Htsèut *dans l'alcool à toute température, ftttia beauèèop plus ^ <fl*aud qu'à froid.
Les solutions alcalines le diesolventel forment des ebmbiftàisons bien déterminées. Les acides -ont peu d'action sur Tftcide Aetestérique; l'acide stflfarique concentré le charbon ne; mais ce n'est qu'après un temps assez long , et il n'agit d'abord sur lui qu'en faisant virer sa couleur au rouge foncé. L'acide nitrique lé dissent sansï'ahérer, et son action n'est pas plus forte, quand on élevé ht tempéra» ture jusqu'à PébulHtiou. . <
Les acides végétaux ne dissolvant pas l'acide cholestérique. Les éthecroulfurique et acétique le dissolvent en toutes proportions. Les huiles volatiles de bergamotte, de lavande, de romarin, de térébenthine, opèrent sa dissolu* «f ion, même à 'froid ; mats il est Insoluble dans les huiles ♦d'cfKve , d'amande douce , de ricin , etc. ' Tous les choies tarâtes sont colorés. Les cholettérates 'alcalins sont très solubles et déliquescents ; les choies térates "terreux et métalliques sont au contraire très peu ou point solubles. Ils sont décomposés par tous les arides minéraux, et par la plupart des acides végétaux. Les chcflestërates alcalins précipitent toutes les dissolutions métalliques.
Cholestérate de potasse. Le cholestérate .de potasse est un sd neutre , d'une couleur jautfe brunâtre , h
sable , très 4étlq«esfefftt f inaeritaM* dans fttteoftt et Vèûiet*
Par la chaletft , il donne de l'eau, un* ttafttèfe boiteuse, du gaz hydrogène carboné, rt'kâsaedftenrbOMte de pot aase»
Il *sl intposalbte <fobte«*r eé ad aireé eveès- d'aetde, car, si eprèeatoîr sature la polaire*1, on ajoute de nou* Vtflleè doses dfaekle eboleetériqué, c*hii**ci se «épate *a»9 entre* en cembtnahoD. Les choftestérates de soude* éf d'ammoniaque jouirent des mêmes propriétés*
Chderiérétéde bûtyit. Ce sel est très peu srtuble; H est , d'un rottge tîf , quand il tient «fétre précipité-; par la dessin cation , il défient d'un rouge sombre.
CholeiièrnU dé chaux. Ce *el s'obtient en décomposant le chlorure de cnïchtm par le eholestérate de potasse. Il est sans odeur ni tarent , <Ttm rouge de brique.
Choleuitdieê 'argent. On f obtient par te nitrate d'argent et le eholestérate de potasse ; il est <Fttù rouge orangé*
5778. On se procure fecllemetrf l'ambrélne, ?n traitant Fambre gris à chaud paT ât Falcool d utre densité de 0,897, filtrant l'a liqueur et l'abandonnant à eîle-méme. Suçant la température et le degré; de eeneemrartion de le liqueur, l'ambréine ne tarde pas à se déposer sous forme de houppes déliée», ou de nràtoelonsi
Les eaux mères , dan* lesquelles F ambrétne * cristallisé , contiennent encore aaeea d* cette sufeetance pour ne pan négliger de l'extraire. Où y parvient' san* difficulté en rapprochant les liqueurs.
■ L'ambréine est blanche; elle jeuit d'une odeur auare, mais cette odeur ne parait pas lui être particulière, car on l'en dépouille, de plus en plus, par des- diesehftion* souvent répétées* EMe est sans saveur et sans action sur le tournesol; ette es t insoluble daael?ew; Féther et l'alcool fuekk lai cfeselvmt très faeèienMato A ta- tompératnte Ar
J.94 ACID»,A«Hfcto}UK.
10°, c;; #4 en quantité» cooskl&ables, quan* qeeiiquidss soûl bouillants. La faculté dissolvante de l'atoooi l'emporte cependant sur celle de l'éther. i
L'ambréine se ramollit à environ 25° ; elle fond i 30% Si ou l'expose à une ebaleurasaes forte, elle se oolore en brun, et il pafi*e une fumée blanche, en même tempe qu'une portion de la matière se décompose. Le. vapeue blanche condensée paraat consister, en ambréine noç altérée. • é
L'action de l'acide nitrique concentré sur l'apibcéine est très énergique. Use forme d'abord une espèce de pâte grumelée qui , chauffée , se dissout et bientôt se tuméfie avee dégagement abondant de gag nitreux; la masse prend un ton Yerd&tre qui passe au jaune clair; passé ce terme, elle ne change plus. C'est de l'acide ambréique.
3779* Aoide ambréique. L'acide ambréique se présente sous forme de petits cristaux d'apparence lamelleuse. Cet acide est jaune quand il est en masse, et presque blanc lorsqu'il est divisé* Son odeur est particulière et n'a rien qui rappelle celle de l'ambre, 11 rougit très sensiblement le papier de tournesol. Exposé au feu. il se décompose sans donner d'ammoniaque* 11 est infusible à la température de l'eau bouillante ; en cela , il diffère de l'acide cholestérique qui fond à 58°.
L'acide ambréique, qui est moins fusible que l'acide cholestérique » .est aussi beaucoup moins soluble dans l'alcool et dans l'éther* Cependant, l'eau froide dissout ces acides à peu près dans. la même proportion, mais en quantité extrêmement faible; l'eau bouillante en dissout davantage, et il s'en sépare une partie par le refroidissement. Ce liquide conserve encore la propriété de rougir faiblement le tournesol.
L'ambréate de potasse, en dissolution dans l'eau , forme des précipités floconneux d'un jaune plus ou moins foncé, avec les chtomuree de calcium et de barytm, les eullate» de
' CA01H>ïflltffc. 708
cuivre et 'de fer, le nitrate d'argent, l'acétate de plomb, les chlorures de mercure, d'étaîn et d'or; le précipita produit par l'or n'est réduit qu'aprèstplusieues heures. Ce pbénoitoàne est instantané uves le eboletteeate déposasse.
On obtient froide ambcérqué en £aisaat bouillir «ne quantité- suffisante d'acide nitrique sur l'aaahiéi*e< pour l'acidifier entièrement^ ce qu'on secsunaitr faeàietnet* lorsque cfe 'nouvelles addition d'acide se vaporisent sans modification ; on évapore alors l'acide nitrique avec som jusqu'à- siaei*&*, on lave la masse avec de l'eau froide pour enlever le piuatfaeide possible, et on la fait ensuite bouillir avee un peu de suue- carbonate de plomb. En réitérant les additions d'eau jusqu'à t:e que celle-ci passe privée de toute trace métallique, on est atora certain que. l'acide ambréique est entièrement privé d'acide nitrique, et il suffit de le reprendre par l'alcool bouillent* Cejla dissolution, rapprochée suffisamment, laisse déposer par le refroidissement de petits cristaux de forme lamelleuse qui constituent l'acide pur*
Les eaux de lavage, chargées de nitrate de plomb , contiennent assez d'acide ambréique pour qu'on ne néglige pas de l'extraire» On y parvient en évaporent ces liqueurs à siccité et reprenant le résidu par l'alcool absolu froid, qui se charge de l'acide sans dissoudre sensiblement de nitrate.
CASTOBttTB.
3780. C'est une espèce dégraisse cristalline insaponifiaUe qu'on obiie&t en faisant bouillir le castoréum* avec 5 ou 6 fois son poids d'alcool à 0,88 , filtrant la dissolution et la réduisant à moitié par l'évapovation. La castorine se dépose alors i fêtât cristallin ; on la purifie en lui faisant subir plusieurs . cristallisations dans l'alcool*
A l'état de pureté , cette matière se présente. , sons la forme d'aiguilles quadrilatères transparentes , réunies en n. 45
9o6 etfMe.
peapes. Site possède no* faible «de* de eatteréaai et 1100 sa wv m&attique. fille fond 4ms l'eau bamUame en une Mie qui «a paead par le tefr eiditeement en uee masse trtntpawttf et fceUe A séduire en poudre. Somiae A la ttktittetio» a»ec :da l'aev? ettapaaseaii partie a?eo les vapeur* de «a liquide, tjélhac la dissout Uèa thirilfasfpf Les hottes Tolatstesae la djssol tant poiat A ffoid.
L'acêd* tulfufèqae eonoentré dissent la caeteiâaa à froid. L'eawtepeéeiplte de oett* dissolution. L'acide aottlqae bouillant la dissout en paeportion asaes cansidérâble* Quand on Arapéfe faeide, elle se pideipile aousfatme orietalliee. Le* alealie eaasrifaea, dlendus ou, aonaaalrés, ne lai fent safeif aucune altération* L?*c*de nitrique la déeeasposo 4 la teaupératuse de l'ébf ifttion f eu donnant nabsanee A an aeida analogue an eeâdea rlml***dri|nf et amfaréique.