DES SAVONS
BT$1. Lee tvaaefaamatiaae pastktuMècea que les alcalis font subir aux corps gras , sont oeoneea depuis an pend nomta* d'année*. Pline fait aeeetias, seuale Maadatape» du produit qui résulte de cette action, et qui, comnaa oa sait, est soluble dans l'eau.
Berthollet, qui le premier se fit une opinion i prèejuste de le nature de ces oorps, eootidéfek lus savaos contas? des eoinposés daaa lesquelles basas étaient neutralisé** far des matière* (passas. Mkeler pensait que Vaelde catbûsûqu* était la oauso de la eottdM|aatian due nulle* pendant )eo* an* (MMiMteatioa. D'autats chimistes, etaotearaeeat Foaacaoy» prétendaient que l'huile- ne se eepenifiak qm nhaeahurt de ifoxygène»
Pelletier* &smetrqi Laïèm* àq*i wuadaroM dat ta» cherchée importantes sur la fabriwtion des saTQUSj4 ont
ouvert une Toie dans laquelle M* Gelin est entre eiee qm véritable utilité. Dans leur ttatail» ite indiquent ta disert degnéa de tendante A la eapouificutien que présentent le* corps gras solides ou huileus* Il résulte de lefcreeapérienoes, «pie les savons de potasse, même <!eux<qni sanlprépatés avec l'huile cfolfrre, tout constamment non * maie qu'il est facile de ccnmttir ces denuer* m aérons durai» par double décotnpoattiOD , au mopan du tulltte de soude ou du sel marixw Réciproquement, 1» matière grasse extraite d'un savon dur, donne toujours, df après M» Fréroy, un savon mou quand eu la combine aveo la potasse»
Jusque-li, toutes ces expériences* quoique jetant du jour sur la fabrieation des: bayous, laissaient tout à .faire sous le rapport d* la- théorie* M. Cherreul* dans une. série de mémoire* importante analysa ke phénomènes qui se produisent dan* l'acte de la eaponifieation, et fonda sur dea bases solides la théorie dea eorpt gras et celle des tâtons. MM. Braconnot , Bossy et Leoann f Fietay, sont Tenus ensuite apporter de nouveau* faits qui ont pleinement confirmé la théorie de M. GheyreuL La découverte de la glycérine, par Schèele, qUi lut donna le nom de principe deux det tarifes, estlo eeuL fait essentiel qui ait précédé le* tmarau* du M«: Gtarrenl*
Cedernicorackîtfanentéieblsquai'oxjrgànederek nojone autun rôle dana In snpenifloalten»ifce qui esten aonltadic* lion atee ce que l'on croyait avant lui* Poràr le démontrer* il idtroduiaàt» dent: une aloebe.de- cinq décâltafea de capacité, contenant:! du mm**** eMkon arpente gNunmead*. graîese -qui. uw»4 éfti&anuei pendant >qvplqpe temps te fnstaa« Qm tenue»*, la dHodhoismr mm bain de mercure , - et ont fi*, ensuite passe* dana la eloefete environ 4$0 gminme* .dfeau- bouillie» fft.Uen purgé© d'air-, enfi^ , #11 ajouta à ee mélange. une solution également bouillie de potasse à l'alcool, contenant. 30 geammes fc-cett* *ib#tane6«'I* apparu WQiftjoursy entandeuslowiieausalhimésy le gp*i«e devint
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opaque; pois forma une- masse gélatineuse transparente* Quand l'opération fut terminée, M« Chevreul reconnut que la matière grasse, placée ainsi à l'abri du contact de l'air, s'était comportée identiquement de la mémemanière que la même graisse saponifiée an contact deoegaz. Dès lors, il ne fut plus possible d'admettre que l'air joue le moindre râle dans l'acte de la saponification. Noua allons exposer main» tenant , d'une manière sommaire , la théorie de cette opération, telle qu'on doit la concevoir aujourd'hui.
Les huiles fixes et les graisses peuvent être considérées comme des mélanges en proportions variables de certaines substances , qui sous le point de vue de leur copstitu*» tion , semblent se rapprocher des éthers composés. On peut, en effet , regarder la stéarine, la,margarine, l'oléine, l'élaïdine» etc.* comme des combinaisons définies résultant de l'union d'acides ternaires avec une base également ternaire, parfaitement assimilable à l'étber ; or, on sait que lorsque Ton fait agir la potasse ou la soude sur un éthar composé , l'étber acétique par -exemple les éléments de ce dernier se désunissent, l'acidcse porte sur la .base minérale pour former un sel, taindis que l'étber, mis en liberté, s'hydrate pour reproduire de l'alcool. Des phénomènes tout semblables apparaissent dans la réaction des alcalis sur le» corps gras neutres. L'action, q*i est nulle ou très lente i froid, ^accomplit fcettensent, an contraire, à une température de 400? ; l'acide gras s'unit A la base minérale et donne naissance à un savon , tandis que retirer glyoérique mis en liberté, s'hydrate pour ae convertir en glycérine. 14a saponification est donc ^opération tris simple au moyen de laquelle on sépare les deux éléfitenH organiques qui composent les corps gras neutres*
Parmi les savons , il n'en est* que trois qid scient eohtbles dans l'eau ; ce sont oeuz de potasée , de soude et d'ammoniaque*
Les fcavons 'ammoniacaux se font toos A froid eu rafcan de la volatilité de leur base. Ceux de potasse et de soude
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se préparent toujours, au cotrt?aif4V en faisant bouillir les nlatières grasses arec les dissolutions alcalines* I*es autres savons étant insoluble» se préparent le plus souvent par la méthode des doubles décompositions.
Lorsqu'on fait usage de lessives aleattues' faibles dans la préparation des savons, on obtient une dissolution parfaite , qui se prend parle refroidissement en une masse transparente onctueuse et filante. Si les. lessives employées sont concentrées, au contraire, les savons Cannés se rendent à la surfaee du liquide , tandis que la glycérine demeure en dissolution.
5782* On distingue les savons alcalins du commerce en deux classes , savoir t en savons durs ou a baaa de soude, et en savons mous ou à base de potasse*
Les savons durs ou à base de soude se préparent avec l'huile d'olive , le suif et diverses graisses. Le savoo d'huile d'olive ne doit jamais posséder une consistance aussi ferme que le savon de suif. On l'obtient en rendant l'oléine prédominante; il arrtve même souvent qu'on ajoute aux huiles d'olives qu'on saponifie environ un dixième ou même un cinquième d'huile de graines, ce qui rend* comme on dit; la coupe du savon douce, en diminuant . s* consistance* Pour la préparation du savon blanc, on emploie les huiles les moins colorées. Quant aux savons de suif, c'est principalement en Angleterre , ainsi que dans le nord de l'Amérique et de l'Europe , qu'on les prépare* .
Les savons mous s'obtiennent au moyen des huiles de graines , telles que celles de chêne vis, de lin , de colz* , etc. On prépare aussi, au moyen del'axonge, un savop mou pour l'usage de la toilette. Les huiles 4* graines se distinguent en huiles ehaudes et }uii|es froides, ce qui signifie que les premières se figent à une température moips basse qpe les secondes. Dans le nord de la France , on emploie des huiles froides pour la préparation des savons mous. Ces savons •ont généralement colorés eu vert ou en noir., On. leur
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communique ces couletrrs soit au moyen de ftridejmlfo» indi gotique , soit par un mélange de sulfate de protoxyde de fer , de noix de galles et de bots de cnmpèehe; soit à l'aide du sulfate de cuivre.
En général, les huiles siccatives donnent de* «avons plus mous que les huiles non siccatives: on doit, toutefois, feire observe* 'que les différents corps gras ne se mélangent pal toujours dVine manière bien nette 3 ainsi, par exemple, <f après lé docteur TJre, il suffit d'ajouter 5 pour 100 d'huile de pavot au suif pour rendre le savon de suif fibreux et impropre au lessivage.
Lee savons verts et noirs sont principalement employés pour le foulage et le dégraissage des étoffes de laine.
Les savons de toilette te préparent de la même maaîèfe que le savon blanc , mais en évitant avec son» tout excès d'akàlh
Les diverses ma tiares grasses ne sfefttpa* également disposées à la saponification. Les hutte» d'ottves et d'amandes douces occupent le premier rang. Etaâiito , se placent le suif, la graisse, le beurre et Huile de eàeval. Les bâfres de coba et de navette viennent' après.
On trouve ensuite les htrîlè* de firtoe et dfaËltfttè? elles ne donnent un savon dur que par leur mélange aveefhuile d'olives. Les huiles de poisson , moiéfe saponftfl&blee encore, sont dans le même cas, aîtasi que VhûBe de ébènevk, qui vient après*
L'huile de note et fhuîte de Bn, lefr'méins sapeatfiaibles de toutes, ne donnent que de* eavtià* pftteas, gra* tt gluants;
Bans lès tarifes, la ^atifcé èotide èft «£*§ qoi *e saponifie le mieux, qri donne les savons les ptttetitatô», les moins odorant* et lee pfos' ferme*. CeMI en fefêF toujours ims Vciéûè que se conœtttretit les giuissjes'oclMtantefc et les parties côloréfes des-tktriles qirf lé* fournissent.
Il en résulte que *i Gn saponifie p art interne** taaelrtrik
quelconque* on tend toujours i former en définitive tin savon dur et de Foléine libre.
En général, les huiles qui ont absorbé l'oxygène, celles qui ont é té traitées par l'aride sulfurlque, se saponifient moins bien que les autres*
Les savons à base de *oudc et de potage sont très solubles dans l'alcool bouillant qui est leur véritable Absolvant. L'eau les dissout aussi, surtout à chaud, et quand la quantité d'eau n'est pas trop considérable. Lorsqu'on ajoute un grand excès d'eau à leur dissolution, le sâfôn est dé-* composé f il se précipite une matière nacrée, douée de beaucoup d'éclat ; c'est un bi-margarate ou un bi-stééïate dé potasse ou de soude, tandis qu'une portion de f alcali reste e» dissolution à l'état Ilbn*.
Eapesés au contact de f air , tes sa tons durs perdent de Feau et se dissolvent ensuite avw lentetfr dans ce llqtâde, «m s'y diviser» Les savons * base de potasse absorbent l'humidité atmosphérique et conservent l'aspect gé(*ttoen*«
Les savons do potassé sont généralement plus solubles que les «a*oaa de sonde. Ces savons **nt d'autant plus mous , qu'ils contiennent plu*<fblé*te; Ils présentent d'autant pf us de dareli qu'ils renferment plus de totargaréte on do atéaratft»
YauqueUa a fak sur l'action réetprotpie d'ase dia*olutioa s* YOnsepse st d'une cfisaohrttetn de sel marin, des expéfionoeè enrienaes et importantes.
Cinq grammes do aaton ayant été dissous êtois «nvitto* nn demi-litre d'eau distillée, Nr sottttfon flhrée fat mêlée avec «ne disaolatia» de chlorose <** sodium Wé* pttfré faite as^ovmgUcmq^MuiUa d'en dfeftéâf dèa^feê tas Uqueni* total nélasftéfe, il y rat eoftgttlaltofl e* Séparai tott d'une màtttraviaqntna^Qiiaad la quantité doselttMfnertaffl^ aanto* le aa*oa»«et omiêntiiuait décomposé*, fe coagubim séparé est gnas, insoluble dans fcao , et quand on le fait ckmfk* m nritlea de e» KqoHte, i! vient nager è-sar surface
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sous forage d'huile -, il se Qge et cristallise par le refroidissèment. L'eau acquiert dans cette opération une alcalinité très prononcée , et si l'on fait évaporer la liqueur jusqu'à siçcité , ou trouve que le sel marin est mêlé de carbonate de soude*
Le sel marin n'est pas le seul qui puisse coaguler la solution de savon, plusieurs autres matières jouissent également de cette propriété. Une dissolution de sulfate de soude rend à l'instant la solution épaisse et lui donne l'aspect du blanc d'oeuf.
La solution de chlorhydrate d'ammoniaque produit le même effet*
Le carbonate de potasse et la potasse caustique agissent de la même manière, c'est i dire qu'ils opèrent la séparation du savon qui est entièrement insoluble dans les liquides alcalins. tÇe qu'il y a de remarquable, c'est que dans tous ces cas, il ne reste même pas trace de savon en dissolution.
Les savons de chaux, de strontiane et de baryte se présentent sous la forme de masses .blanches» ^pulvérulentes, peu fusibles et insolubles dans l'eau et l'alcool.
La saponification d'un corps gras neutre peut s'opérer non seulement par la potasse, la soude et même Fammonigque, mais encore par de» bases bien moins énergiques, telles que l'oxyde de plomb. D'où il suit que la chaux présente un moyen de saponification, certain et économie que pour nombre d'opérations indnstâettea? teHe est la fabrication de la bougîç stéarjque* ;
Pendant quelque tensfpSj on ajrait panaé que la. saponification des huiles ou du stiif par la ehaux ne pouvait pas s'ejfecfUQr 4 la pression* ordinaire ; qu'il faëatt, en twé queoce, lVpérerdaos une autoclaïveou dansmqe chaudière à vapeur. On a bientôt reconnu,* cependant, >qne eeteteès de température était inutile, et qu'à 100°, elle «/effectuait çomplètecrçent. M. Coljn pejuç muêaae que les h
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lihes contenant de la chaux, sont phw propres qtfe lés autres à opérer la saponification des huiles*
Le savon de magnésie est blanc, gras au toucher; il fond à une douce chaleur ; refroidi après avoir été fondu , il est transparent et cassant.
Le savon d'alumine est fusible à une température assez basse et complètement insoluble dans Peau , l'alcool et les huiles grasses.
Les savons de protoxyde de manganèse, de protoxyde de fer et de bioxyde de cuivre se préparent au moyen d'une solution de savon et des dissolutions salines de ces métaux; ils sont insolubles dans l'eau. Les deux derniers se dissolvent à chaud dans l'éther, les huiles grasses et l'essence de térébenthine.
Le savon de plomb est blanc , mou , visqueux à chaud, friable et diaphane après le refroidissement. Préparé au moyen de l'huile d'olive et de la litharge, il constitue l'emplâtre diapalme. Les savons de zinc, de mercure et d'argent sont blancs, insolubles dans l'eau et se préparent par la méthode des doubles décompositions.