SES QUALITÉS PHYSIQUES
valions en étudiant la température du sang dans différents points inégalement éloignés du cœur, des systèmes veineux et artériel. Le résultat général de ses recherches peut être énoncé ainsi.
Le sang de la veine crurale est un peu moins chaud que celui de Partère, mais cette différence tend à s'effacer lorsqu'on pousse les aiguilles thermoélectriques, à l'aide desquelles on fait ces observations plus haut dans les vaisseaux respectifs.
Dans la cavité abdominale, à la naissance des veines rénafes, le sang de la veine cave inférieure est à la même température que celui de Taorte. Plus haut encore, vers le diaphragme, la température du sang de la veine est plus élevée que celle du sang de l'aorte et cette différence atteint son maximum à l'embouchure des veines sushépatiques dans la veine cave inférieure. La même différence existe encore entre la température du sang dans le cœur droit et dans le cœur gauche, la température du premier étant supérieure de quelques dixièmes de degré à celle du second.
Dans la veine cave supérieure et dans la carotide, le contraire a lieu ; là le sang artériel est un peu plus chaud que le sang veineux.
Ainsi on peut dire, d'une manière générale, que vers le milieu du tronc le sang veineux est un peu plus chaud que le ss^ng artériel, et que le contraire a lieu dans les membres.
D'après une observation de John Davy qui aurait besoin d'être confirmée, la chaleur spéciflque du sang serait plus faible que celle de Teau, et comprise entre 0,83 et 0,93.
§ 111. Propriétés optiques du sang. — Lorsqu'on dispose devant la fente d'un spectroscope une cellule à parois parallèles remplie de sang étendu d'eau, et qu'on observe le spectre à travers cette solution, l'éclat de ce spectre diminue par suite de l'absorption d'une portion de la lumière ; mais, chose curieuse, les rayons de réfrangibililé et de couleurs diverses dont l'ensemble constitue la lumière blanche sont inégalement absorbés en traversant la solution sanguine avant de se réfracter et de se disperser dans le spectre. Cette solution sanguine étant convenablement étendue avec de l'eau, on remarque sur le spectre deux bandes obscures situées Tune dans le jaune un peu à droite de la raie I) de Fraunhofer, l'autre dans le voisinage du vert à gauche de la raie E de Fraunhofer. Ce
sont les bandes d absorption du sang. La dernière est un peu plus large, mais aussi plus diffuse que Fautre (voir page 304).
Ces bandes d'absorption caractérisent le sang chargé d-ox\gùne. Lorsqu'on chasse cet oxygène par un courant de gaz carbonique, ou par l'addition de substances réductrices, et qu'où étend le sang ainsi désoxygéné d'une quantité convenable d'eau, la solution plus foncée que celle du sang oxygéné, à égale concehtration, absorbe aussi une plus grande quantité de lumière. Mais l'absorption est relativement la plus forte entre les raies D et E de Kraunhofer, de telle sorte qu'une bande d'absorption unique apparaît au milieu de ces raies, précisément dans Tintervalle que laissent entre elles les deux bandes qui caractérisent le sang ox\géné, et qui disparaissent dans le cas présent.
C'est Toxyliémoglobine, le principe coloré et cristallisablv des globules qui, en se dissolvant dans l'eau, donne à la solution la propriété d'absorber inégalement les diverses radiations lumineuses du spectre.
L'oxyhémoglobine est caractérisée par deux bandes d'absorption, l'hémoglobine réduite par une bande unique (page 304).