ORGANIQUES OU ORGANISÉES
D'après M. Frankland.
Câl.
Muscle de bœuf puriflé par des lavages à Télber. . . 5103
Albumine puriflée 4998
Gras de bœuf 9069
Acide hippurique 5383
Acide urique 2614
Urée 2206
Nous avons indiqué plus haut de quelle façon ces données peuvent intervenir dans le calcul de la chaleur animale. Quant à la détermination expérimentale de cette chaleur, elle n'a pas été faite avec toute la rigueur désirable. Il serait donc prématuré de vouloir mettre en équation le problème dont il s'agit et qui soulève des difficultés que nous indiquons ci-après. Néanmoins tous les faits connus tendent à prouver que la combustion respiratoire est Tunique source de la chaleur animale et du travail musculaire. Chaque fois que le corps accomplit un travail mécanique ou qu'il éprouve une perte de chaleur^ les phénomènes d'oxydation s'accomplissent avec une activité plus grande. Le système musculaire, siège principal de ces phénomènes d'oxydation, est chargé de convertir en travail une portion de la chaleur dégagée par le fait de cette combustion. Celle-ci disparaît comme telle, et est transformée, par voie d'équivalence, en travail mécanique; mais il est
nécessaire d'en tenir compte lorsqu'on veut établir la balance entre l'énergie produite sous forme de chaleur sensible ou de travail et l'énergie consommée sous forme d*affinités chimiques dans les phénomènes de la respiration. C'est là précisément une des difficultés du problème dont il s'agit. En supposant qu'on puisse recueillir exactement la chaleur produite par un animal dans un temps donné, comment pourra-t-on évaluer celle qu'il consomme dans les mouvements volontaires et surtout involontaires qu'il exécute? Telles sont les difficultés qu'ont rencontrées, à leur insu, les premiers expérimentateurs qui ont abordé le problème de la chaleur animale.
Plus récemment ce dernier a été étudié, au point de vue de la production du travail, par divers savants. Nous reviendrons sur ce sujet en traitant du système musculaire.
Rappelons, pour mémoire seulement, l'opinion qui consiste à attribuer, en partie du moins, la chaleur dégagée dans l'économie animale aux dédoublements que subissent les matières formées avec absorption de chaleur. De telles substances existent sans aucun doute dans nos organes, mais la chaleur qu'ils fournissent, en se dédoublant en corps qui seront détruits euxmêmes par l'oxydation, est comprise évidemment dans leur chaleur de combustion, cette dernière étant égale à la chaleur de combustion de ces produits de dédoublement, plus la chaleur produite par le dédoublement lui- môme.
Quant aux questions de température du corps des animaux, elles sont plutôt du ressort de la physiologie. Nous ne croyons pas devoir y insister et nous renvoyons le lecteur aux données consignées à la page 268, concernant la température du sang.