‹ Traité de chimie biologique (volume 2)Chapitre 275 sur 452 · Jahreêbericht, 1860, p · texte numérisé non relu

Jahreêbericht, 1860, p

Pour isoler la matière qui constitue les lamelles des os, on râpe ou on lime un os long, après Tavoir nettoyé, et on épuise la poudre ainsi obtenue par Teau, Talcool et Téther. Ce qui reste est la substance lamellcuse à peu près pure. Elle est formée d'environ 70 parties de substances minérales et de 30 parties d'une matière organique particulière qui a été désignée sous le nom à'osséine (voir page 122). Ces deux substances sont mélangées d'une façon tellement intime qu'il est impossible de les distinguer l'une de l'autre, môme à l'aide des plus forts grossissements. Est-ce là un simple mélange ou une combinaison proprement dite? On peut admettre que les deux corps sont unis, non par une affinité chimique proprement dite, mais par une sorte d'adhésion ou d'attraction capillaire.

M. A. Milne Edward a constaté que la proportion d'osséine dans les os varie dans des limites restreintes, entre 29,5 et 30,9 p. 100. D'un autre côté, on a constaté que si Ton isole les deux parties constituantes du tissu osseux, qu'on les dissolve séparément et qu'on môle ensuite les solutions à un réactif propre à précipiter l'un des principes constituants, celui-ci entraîne aussi l'autre. Ainsi, qu'on môle une solution de gélatine (osséine modifiée par la coction) avec une solution de terre osseuse dans l'acide chlorhydrique et qu'on ajoute de l'ammoniaque, les phosphates terreux insolubles vont se précipiter, entraînant 20 p. 100 de leur poids de gélatine. Celle-ci y adhère intimement et n'y est pas contenue à l'état de simple mélange.

La proportion d'osséine varie d'ailleurs dans les os de divers animaux.

On connaît sous Iq nom de fibres perforantes de Sharpey des faisceaux fibreux partant du périoste et traversant les lamelles osseuses de part en part; d'après Kôlliker, elles ne sont pas constituées par l'osséinc, mais bien par du tissu élastique (page 131).

§ 249. On possède un grand nombre d'analyses d'os humains. On peut les résumer par les chiffres suivants, qui expriment, d'après M. Wolkmann*, la composition moyenne des os frais, avec tous les éléments qu'ils renferment.

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