‹ Traité de chimie biologique (volume 2)Chapitre 28 sur 452 · Journal fUr prackt, Chem,, 1870,, p · texte numérisé non relu

Journal fUr prackt, Chem,, 1870,, p

Benzine. Ax:ido phénylaolforcux.

C^« H"« Azi« s 0" C7« Hiii (S O» H) Azi» S 0« Albmnine. Acide «Ibaminosolfonique.

pour Palbumine la formule O* H^^* Az" S 0*>, qui diffère de celle de Lieberkûhn par H* en moins. Si nous maintenons -cette dernière, la composition de la combinaison sulfonique sera représentée par la formule C^H^^ (SO'H) Az"SO". M. Loew la décrit comme une poudre blanche, insipide, inodore,*soluble dans les alcalis étendus, insoluble dans les acides faibles.

En faisant digérer Talbumine sèche avec un mélange d'acides azotique et sulfurique concentrés, le même chimiste (loco cit.) a obtenu un composé nitrogéné dérivé de Tacide précédent, et dans lequel 6 atomes d'hydrogène seraient remplacés par 6 groupes AzO*. Ce composé renferme d'après M Loew "

a* Hio« (Az 0«) • (S O» H) Az« S 0».

C'est une poudre jaune, amère, insoluble dans l'eau, l'alcool et les acides faibles, soluble dans les alcalis étendus, en formant une liqueur rouge. Comme beaucoup de composés nitrogénés, ce corps se convertit sous l'influence des agents réducteurs en un composé amidé , les groupes Az 0* se convertissant en groupes AzH*. Ainsi, le sulfhydrate d'ammoniaque transforme l'acide albuminosulfonique hexanitré en acide albuminosulfonique hexa-amidé,

C» H*M (Az H«) • (S 0» H) A2« S 0»,

poudre d'un jaune brunâtre, douée d'une saveur faible, soluble dans les alcalis étendus. Ces résultats offrent un certain intérêt au point de vue de la fixation de la formule moléculaire de l'albumine.

M. Johnson* a décrit récemment quelques combinaisons de l'albumine avec les acides. Il les obtient en introduisant de l'albumine du blanc d'œuf dans un dialyseur flottant sur des solutions étendues de divers acides. L'acide pénètre dans le dialyseur et forme avec l'albumine des combinaisons solides. On peut préparer ainsi un azotate sous forme d'une gelée transparente, soluble dans l'eau bouillante, et se prenant de nouveau en masse après le refroidissement. 11 renferme

i. Journal ofthe chem. Soc,, II ser., t. XII, p. 73C.

>,7 poar 100 d'adde azotique, ce qui correspond à la formule

C» H"« AzW s 0«, 2 Az O» H.

Lorsqu'on neutralise exactement la solution par un alcali, ûle se coagule par Pébullition. Un excès d'alcali empêche la xnpilation. Après la dessiccation, cet azotate se présente sous forme de masses dures, friables, translucides, hygroscopiques et lossédant l'apparence de la gomme. Au contact de l'eau, il se joofle et se dissout lentement. Avec les acides chlorhydrique, mlfurique, orthophosphorique, métaphosphorique, etc.. Tau- ;eor annonce avoir obtenu des combinaisons analogues, qui renfermeraient, d'après lui :

Chlorhydrate d'aU)umine . . C^» H»« A2I8 O» S H- 2 H Cl

Sulfate C'«H»»Az»«0*«S + SO*H«

Phosphate C7»Hii«Az«0»S-i-3PhO*H»

MéUphosphate C» H"« Az»« O» S -f Ph O» H

Acétate C" Hi» Az»» 0« S + C» H* 0«

Toutes ces combinaisons se dissolvent dans l'eau pure. Les iddes nitrique, sulfurique, chlorhydrique, métaphosphorique, licrique, précipitent les solutions. Ces résultats sont intérestants, mais auraient besoin, ce nous semble, d*être confirmés. 1 faut ajouter que ces combinaisons, bien qu'on les obtienne ivec l'albumine, renferment plutôt de l'acidalbumine (page 83).

S 22. Action des bases sur l'albumine. — Lorsqu'on ajoute luelques gouttes d'une solution très concentrée dépotasse à un blanc d'œuf, préalablement passé au travers d'un linge, et qu'on l)at fortement, le tout se prend, au bout de quelques instants, en une masse gélatineuse, transparente, presque solide. Quelipies lavages à l'eau froide enlèvent à cette masse l'excès d'alcali. L'eau et Talcool bouillants dissolvent le résidu, qui constitue, faprès M. Ueberkûhn, une combinaison définie d'albumine et de potasse, combinaison qui renferme

K«0,C7»Hi"Az"0»S.

Toutefois, on n'admet plus aujourd'hui que la matière albuminoîde combinée avec la potasse est de l'albumine non modifiée : cette matière se rapproche beaucoup de la caséine et est dentique, selon toute apparence, avec la protéine de M. Mul-

der. Nous la décrirons plus loin sous le nom d'albuminose.

Une solution d'albumine additionnée d'une petite quantité de potasse ne se coagule plus complètement par Taction de la chaleur. Une portion de Talbumine reste en dissolution et subit, sous rinfluence de Talcali, la transformation que nous venons d'indiquer : la solution filtrée est précipitée par l'acide acétique; soumise à l'évaporation, elle se couvre de pellicules à la surface.

L'addition d'une grande quantité de potasse empêche la coagulation de l'albumine par la chaleur. Nous savons d'ailleurs qu'à l'aide d'une douce chaleur, la potasse enlève à ralbumine une portion de son soufre (page 59).

L'action des alcalis, et particulièrement de l'hydrate de baryte, sur l'albumine, a été étudiée par M. Schûtzenberger. Nous avons exposé plus haut le<5) important résultats que ce chimiste a obtenus (p. 61).

§ 23. Action des sels sar ralbumine. — Une solution d'albumine, additionnée de potasse, est précipitée par certains sels neutres, tels que le sulfate et le chlorure de sodium, lorsque ceux-ci sont ajoutés à la solution sous forme solide (Virchow).

Ces phénomènes ne sont pas sans analogie avec ceux que M. Panum a observés en traitant par l'acide acétique des solutions d'albumine additionnées de sels neutres tels que le chlorure, le sulfate, le phosphate de sodium, le sel ammoniac, le chlorure de calcium, le sulfate de magnésium : l'acide acétique précipite de telles solutions, ou, lorsque la liqueur ne contient qu'une faible dose de sel, abaisse la température de la coagulation. Réciproquement, une solution d'albumine additionnée d'acide acétique est précipitée par les sels neutres que nous venons de mentionner. Le précipité se dissout dans l'eau froide, dans l'acide acétique et même, quelquefois, dans l'alcool étendu d'eau. Ces faits rentrent dans ceux que nous avons exposés plus haut concernant l'action des acides sur l'albumine. L*acide acétique peut agir par lui-même et aussi en mettant en liberté une certaine quantité de l'acide du sel M. Panum a considéré le premier le corps formé dans ces conditions comme une modification particulière de l'albumine et l'a nommé acidalbumine^.

\. Annales de chimie et de physique [3] t. XXXVII, p. 241.

Voici maintenant des faits d'un autre ordre. La solution d'albumine est précipitée par un grand nombre de sels métalliques, et le précipité renferme à la fois de Talbumine combinée à un acide et un albuminate métallique. Ainsi le précipité bleu clair qui se forme lorsqu'on ajoute du sulfate de cuivre à une solution d'albumine renferme à la fois la combinaison d'albumine et d'acide sulfurique et de l'albuminate de cuivre. Il est soluble dans un excès de sulfate de cuivre et dans un grand excès d'albumine. Il se dissout dans la potasse caustique en formant une liqueur d'un beau bleu. Par des lavages longtemps prolongés, on peut lui enlever tout l'acide sulfurique.

Uacétate de plomb précipite faiblement les solutions d'albumine; le sous-acétate y forme un abondant et épais précipité.

Le sublimé corrosif les précipite ; toutefois le précipité est un peu solubJe dans un excès de sublimé et aussi dans un grand excès d'albumine. Après des lavages prolongés, il ne renferme plus de chlore.

L'azotate mercureux forme dans la solution d'albumine un précipité gris blanc; l'azotate d'argent un précipité blanc, soluble dans l'ammoniaque.

Le chlorure et l'acétate ferrique forment dans les solutions d'albumine un précipité soluble dans un excès de réactif et qui se dissout aussi dans un excès d'albumine; par rébullition d'une solution d'albumine additionnée d'une petite quantité d'acétate ferrique, l'albumine est coagulée et entraînée par le sous-acétate basique qui se forme en môme temps. C'est un bon moyen d'arriver à une séparation complète de l'albumine.

Une solution d'albumine, additionnée d'acide acétique, précipite par le ferrocyanure de potassium. Dans les mêmes conditions, elle donne un précipité par le bichromate de potassium.

Le platinocyanure de potassium détermine, dans une solution d'albumine acidulée par l'acide acétique, un précipité floconneux abondant, qui, après dessiccation, devient vitreux et transparent. Par la calcination, ce précipité donne du platine pur. M. Schwartzenbach * admet qu'il renferme de l'albumine unie à de l'acide platinocyanhydrique et Ta fait servir à la déterminalion du poids moléculaire de l'albumine. 100 parties de la

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