‹ Traité de chimie biologique (volume 2)Chapitre 304 sur 452 · Arehiv fur Anai. u.PhytioL, 1846, p · texte numérisé non relu

Arehiv fur Anai. u.PhytioL, 1846, p

deviennent d'autant plus acides qu'ils ont soulevé des poids plus forts. Pour des muscles de grenouille, le maximum d'acidité a été atteint lorsqu'ils ont soulevé des poids de 200 à 300 grammes, à la suite d'une excitation à l'aide d'étincelles d'induction^ et des poids de 300 à 400 grammes, à la suite de convulsions tétaniques.

Au delà de cette limite l'acidité n'augmente plus (Ranke).

§ 265. L'apparition de l'acide lactique dans les muscles agités par le tétanos ou plus généralement dans les muscles fatigués est un phénomène physiologique d'un haut intérêt. A l'état de fatigue, les muscles deviennent incapables de soulever les mêmes poids, sous l'influence des mêmes excitants ; en second lieu, le courant musculaire diminue d'intensité ; enfin la résistance galvanique y diminue de même. Or, comme l'a démontré M. Ranke, CCS trois effets pouvent être produits artificiellement, si l'on injecte dans les vaisseaux du muscle une solution de chlorure de sodium à 1/2 pour 100 additionnée d'une trace d'acide lactique. On fatigue le muscle en le traitant ainsi et on lui restitue ses qualités en chassant la solution lactique à l'aide d'une solution de chlorure de sodium ou mieux de sang frais alcalin.

Si l'acide lactique libre, injecté dans le tissu musculaire, produit le phénomène de la fatigue, on pouvait prévoir que l'infusion de muscles à l'état de rigidité cadavérique produirait le même résultat, ces muscles renfermant de l'acide lactique. Il en est ainsi d'après M. Ranke.

On peut se demander de quelle façon et aux dépens de quel corps se forme l'acide lactique pendant le travail musculaire. Il est probable que son générateur est un hydrate de carbone, soit le glycogène, soit la glucose, soit l'inosite. Le cœur, qui travaille toujours, est aussi de tous les muscles le plus riche en inosite. L'acide lactique peut se former aussi aux dépens du glycogène. A l'appui de cette dernière hypothèse on peut invoquer un fait important, signalé par MM. Brûcke et S. WeissS qui ont constaté que les muscles tétanisés des grenouilles renferment moins de glycogène que les muscles reposés. M. Ranke a résumé, d'après ses propres expériences, les changements qu*éprouve la composition des muscles par le fait

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