‹ Traité de chimie biologique (volume 2)Chapitre 328 sur 452 · Archiv ur pathol, Ana/omte, t. XI, p · texte numérisé non relu

Archiv ur pathol, Ana/omte, t. XI, p

GLUCOSE DU FOIE. 631

apporté au foie par la veine porte, mais qu'il se forme incessamment dans cet organe même, par l'action d'un ferment diastasique que Cl. Bernard a nommé invertine. Ce point a donné lieu à de longues discussions. Les assertions de MM. Pavy et de Mering que nous avons rapportées page 362 ont été contestées. Comme Cl. Bernard, M. Bleile*, trouve plus de glucose dans le sang des veines hépatiques que dans celui de la veine porte. M. Abeles' a trouvé que le sang de la veine porte et celui du cœur droit renfermaient sensiblement la même quantité de sucre, c'est-à-dire une quantité minime.

Les recherches récentes de M. Delprat viennent à l'appui de l'opinion anciennement émise par Cl. Bernard et soutenue pareillement par M. Voit et par d'autres, à savoir, que le glycogène est le générateur de la glucose hépatique. Elles confirment aussi ce fait qu'après la mort la proportion de glucose augmente dans le foie pendant quelques heures. M. Delprat, ayant dosé dans le foie : 1** la quantité de glucose ; 2* la quantité de glycogène ; 3° la quantité totale de glucose après transformation du glycogène en glucose, au moyen d'un acide minéral, a constaté que cette dernière quantité restant sensiblement la même, la quantité de glucose augmente dans les premières heures après la mort, tandis que la quantité de glycogène diminue. Or il semble exister une certaine corrélation entre ces deux phénomènes : la glucose augmente, le glycogène diminue, et il est naturel de penser que le premier se forme aux dépens du second. Voici les résultats obtenus par M. Delprat^.

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