‹ Traité de chimie biologique (volume 2)Chapitre 46 sur 452 · Plosz, ib,, t. IV, p · texte numérisé non relu

Plosz, ib,, t. IV, p

7. Von Jakiich, Pflugtr's Àrclùv fur Physiologie, t. XIH, p i'»'^-

inalique du saumon, de la carpe, du taureau*. Enfin M. Lubavin (lit avoir obtenu le môme corps en soumettant la caséine du lait à une longue digestion avec le ferment gastrique.

Il no nous paraît pas probable que les substances plus ou moins pures isolées par les observateurs qu'on vient de citer aient constitué un seul et même produit. De fait, M. Miescher admet l'existence d'un groupe de substances voisines qu'il désigne sous le nom de nucléines. Il en serait donc de la nucléine comme de la lécithine. En tout cas, le corps primitivement retiré des globules du pus présentait une composition très différente de la substance extraite de la laitance du saumon. Nous allons décrire ces divers corps.

Nucléine des globules du pus. — Pour isoler les noyaux des globules du pus, on commence par épuiser le pus trois à quatre fois avec de l'alcool chaud pour enlever les lécithines, puis on fait digérer le résidu à une température de 34 à 45*, avec un extrait des glandes popsiniféres du porc*. Au bout de 18 à 24 heures, il se rassemble au fond du vase un sédiment qui est formé par les noyaux entièrement débarrassés de peptone. On épuise ce sédiment grisâtre à plusieurs reprises avec de ralcool, puis on le traite par une solution étendue de carbonate de soude qui le tUssout partiellement. La solution jaune donne, par l'acide ohlorhydrique, un précipité qui renferme 13,17 p. 100 d'azote ei que M. Miescher désigne sous le nom de nucléine soluble. Le résidu insoluble cimstitue la nucléine : ce sont les no^'aax

puntiés. Ils se .dissolvent dans les alcalis caustiques ; les acides précipitent de la si>lution une substance qui se dissout maintenant dans une liqueur étendue de carbonate de soude. Les noyaux purifiés se dissolvent de même, mais non pas instantanément « dans Tacide chlorhydrique concentré, et la soluticm récemment préparée est abondamment précipitée par l'eau.- La nucléine, ainsi purifiée, renferme d'après M. Miescher :

Anne I4,e0 IX^ 13,s:p,100

Soufre i^W 1,77 p, lli».

2. Po«r préparer c« extrait, oa £iàt di^ivr m» esttMUic de poft bioi kfé

NUCLÉINE. 444

et donne :

Acide phoephoriqae. 5,76 5,96 p. 100.

Elle est donc riche en soufre et surtout en phosphore. Ce dernier n'y est pas contenu sous forme d'un phosphate : il y est uni, d'après M. Miescher, aux autres éléments organiques.

M. Hoppe-Seyler a extrait la nucléine du pus à l'aide du procédé suivant :

Après avoir isolé les globules du pus en traitant ce dernier par une solution de sulfate de soude, il les lave avec de i acide chlorhydrique très étendu et avec beaucoup d'eau, puis il les dissout dans une solution alcaline et précipite la nucléine par l'adde chlorhydrique. Le produit, lavé à l'eau et à l'alcool, a été analysé. Il contenait :

Carbone 48,58

Hydrogène 7,10

Azote 15,02

Phosphore '. 2,25

Cette proportion de phosphose correspond à 5, 15, p. 100 d'adde phosphorique.

La nucléine, ainsi préparée, contenait sans doute une petite quantité de manière albuminoîde ; mais les chiffres obtenus par l'analyse font voir qu'il s'agit ici d'une matière azotée particulière, riche en phosphore.

M. Hoppe-Seyler a obtenu le même corps phosphore en traitant le pus par le sulfate de soude, qui isole les globules, lavant le dépôt d'abord avec de l'acide chlorhydrique très étendu, puis avec beaucoup d'eau ; l'ayant dissous ensuite dans une solution alcaline, il a précipité la nucléine par l'acide chlorhydrique. Le produit, lavé à l'eau et à Talcool, a été analysé. Il renfermait 2.25 p. 100 de phosphore, proportion qui correspond à 5.75 p. 100 d'acide phosphorique. Mais, d'après l'ana- Ivseméme (C.ft9,58 — H. 7, 10— Az. 15,02), le corps ainsi obtenu sans le secours du liquide digestif n'était pas exempt de matières albuminoïdes.

Suclèine du liquide spermatique. — D*aprôs M. Miescher, qui a publié un travail étendu sur la laitance du saumon, ce liquide renfermerait un corps azoté riche en phosphore et jouant le rôle d'acide, la nucléine; celle-ci y existerait à l'état de combi-

lU MATIÈRES ALBUMINOÏDES ET CONGÉNÈRES.

hannetons découpés ou les carapaces d'écrevisses préalable ment épuisées par Tacide chlorhydrique faible. Le résidu décoloré est bien lavé à Peau, traité par le permanganate de potas sium et épuisé successivement par les acides étendus, Palcool et réther.

Ainsi préparée, la chitine constitue une masse cornée, trans parente, insoluble dans Teau, Talcool, Téther, les lessive alcalines, peu attaquable par les acides étendus. La chitûu des carapaces de crabes, soumise à une longue ébullitîon avet l'acide sulfurique étendu, est à peine attaquée à la surface ; h liquide acide ne renferme ni leucine ni tyrosine, mais un sucn amorphe et fermcntescible*. Les acides chlorhydrique, azotique, sulfurique concentrés dissolvent la chitine. La solution sulfurique étant versée dans 100 fois son poids d'eai bouillante, et la liqueur étant soumise à Tébullition pendant une heure, on peut y constater la présence d'une matière sacrée *.

La composition de la chitine est indiquée par les analyses suivantes :

SCHLOSS- SCHMinT LKHMA?(!f BBRCIBR STASDBLBR PSUOOf

HoyenDe GliIIlH

de da

11 analyacs. Tonàiole.

Carbone 46,64 46,73 46,64 46,aS 48,13

Hydrogène... 6,60 6,50 6.r)0 6,65 6,90

Azote 6,56 6,49 6.56 6,14 8,30

Oxygène 40,20 40,10 40,20 40,89 36,67

M. Staedeler a exprimé ces chiffres par la formule improbable C* H** AzO*. On remarquera qu'ils se rapprochent beaucoup de ceux qu'a donnés l'analyse de la colloïdine (page 139).

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