‹ Traité de chimie biologique (volume 2)Chapitre 66 sur 452 · ROLE PHYSIOLOGIQUE OE LA SALIVE · texte numérisé non relu

ROLE PHYSIOLOGIQUE OE LA SALIVE

S 6/f . Il est à la fois mécanique et chimique. La salive, en unectant les aliments solides, facilite leur mastication et la forition du bol alimentaire. Elle dissout les aliments très soluté tels que le sucre, dont la présence dans la cavité buccale termine, comme chacun sait, un afflux considérable de salive, pe propos il convient de faire remarquer que la quantité de îre sécrétée dans les vingt-quatre heures est assez considéle, bien qu^jj g^^ difficile de l'indiquer avec certitude. Les

tournai fUr pp'aktische ChemU, t. LXVI, p. Vol.

évaluations varient entre 310 et 1,500 grammes *. D'après M. Fr. Tuczek *, la quantité de salive sécrétée pendant la masticatim, par 100 grammes de glande salivaire, s'élevait en moyenne à 1,300 grammes, renfermant 6«',3 de matériaux fixes. Les glandes salivaires réunies d'un homme adulte pèsent environ 66 grammes.

La salive humaine a le pouvoir de transformer Tamidon en sucre. Leuchs a constaté le premier ce pouvoir saccharifiant. M. Mialhe* a confirmé le fait et a attribué cette importante propriété de la salive à l'action d'un agent particulier qu'il a nommé diastase salivaire.

Une expérience très simple permet de constater la propriété saccharifiante de la salive. On mâche pendant quelques instants un de ces disques d'amidon cuit qu'oiT désigne sous le nom de pains à chanter, on délaye ensuite dans une petite quantité d'eau et on dépose le tout sur un petit filtre préalablement mouillé. La liqueur filtrée, parfaitement limpide et incolore, renferme une quantité de glucose sufiisante pour réduire énergiquement la liqueur cupro-potassique.

L'empois se fluidifie au bout de quelques minutes sous l'influence de la salive, et il se forme de la dextrine et du glucose. D'après M. Zawilski*, la dextrine pure ne serait pas convertie en glucose par la salive. M. 0. Nasse'* admet que le sucre formé, indépendamment d'une dextrine particulière, par l'action de la salive sur l'amidon et sur le glycogène, se distingue du glucose. Le pouvoir réducteur qu'il exerce sur les liqueurs cuivriques serait moitié moindre. M. Nasse a nommé ce sucre ptyalose, MM. Musculus et de Mering® admettent, d'après de récentes expériences, que la salive et le suc pancréatique exe^ cent sur l'amidon la même action que la diastase, et fournis-

1. Thomson, Animal Chemistry. London, 1843, p. 571 (210 gr.). Donné, Institut, n« 158, p. 58 (390 gr.).

Bidder et Schmidt, Vtrdauungssafte und Stoffwechsel. Mitau, 185i, (1,500 gr.).

2. Zeitschrift fur Biologie, t. XII, p. 584, et Maly'$ Jahresbericht, t. VI, p. 172.

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