Centralblatt fur die mediz, Wissensch, 1871, n
BILIVERDINE. 227
Ce corps se rencontre dans la bile de divers animaux. On le trouve déposé sur les bords du placenta de la chienne. On Ta signalé dans l'urine ictérique, dans le contenu de l'intestin.
On peut le retirer du placenta de chienne, en lavant cet organe avec de Teau, Tépuisantavecun mélange de chloroforme et d'alcool, distillant la solution et faisant digérer le résidu avec de l'alcool froid qui dissout la biliverdine. Après Tévaporation de l'alcool, la biliverdine reste.
Staedeler prépare la biliverdine en exposant pendant longtemps à l'air, sur des assiettes plates, une solution alcaline de bilirubine. L'oxydation accomplie, il précipite le pigment par l'acide chlorhydrique et le purifie par dissolution dans l'alcool et évaporation.
D'après M. Maly*, on peut convertir la bilirubine en biliverdine en ajoutant avec précaution du peroxyde de plomb à une solution alcaline de bilirubine, jusqu'à ce qu'une petite portion de la liqueur précipite en vert par un acide. On sature alors le tout par de l'acide acétique ajouté en léger excès. 11 se précipite une combinaison plombique de biliverdine qu'on traite par l'alcool aiguisé d'acide sulfurique. La biliverdine se dissout et peut être précipitée par l'eau.
Pr'opyiélès. — Ainsi préparée, la biliverdine se présente sous forme d'une poudre vert foncé amorphe, insoluble dans l'eau, réther, le chloroforme, très soluble dans l'alcool, lorsqu'elle vient d'être précipitée. Elle se dissout aussi dans l'acide acétique qui la laisse déposer quelquefois en tables rhoniboïdales vertes. Elle est très soluble dans les liqueurs alcalines. La solution est précipitée par les acideset par les sels métalliques. L'acide azotique chargé d'acide azoteux fait naître dans les solutions alcalines de biliverdine les colorations successives que donne la bilirubine dans les mêmes circonstances. Le produit définitif de cette réaction est une substance jaune brun amorphe, insoluble dans les liqueurs acides ou alcalines, et à la(juelle M. Maly a donné le nom de cholétcline. Cette substance renferme C^^H^^Az^O* *.
L'acide sulfurique concentré dissout la biliverdine qui est
i. Afin, der Chem. u, Pharm., t. CLXXV, p. 70.
2. SUsungsberichte der Wiener Academ» der Wissensch., t. LJX, 1809.
précipitée de cette solution par Taddition de Teau. L'acide sulfureux colore en jaune la solution alcaline de biliverdine.
M. Thudichum attribue à ce corps la formule C*H*AzO*. D'après M. Maly il renfermerait C'*H^*Az*0*: la formule C16 jjîo Az« 0* est de Staedeler.
On n'a pas réussi à convertir la biliverdine en bilirubine par l'action des agents réducteurs.
Bilifuscine C*^H"Az*0*. — On admet que ce pigment est contenu en petite quantité dans les calculs biliaires de l'homme. Le chloroforme l'en extrait en môme temps que la bilirubine; la solution chloroformique étant distillée, on épuise le résidu par l'alcool qui dissout la bilifuscine en se colorant en brun; la bilirubine reste. La solution alcoolique étant évaporée à siccité, on épuise le résidu par l'éther pur et par le chloroforme, et on dissout ce qui reste dans l'alcool absolu. La solution alcoolique abandonne la bilifuscine sous forme d'une masse noire, brillante, friable, donnant une poudre brune.
Insoluble dans l'eau, l'éther, le chloroforme, la bilifuscine se dissout facilement dans l'alcool en formant une solution brune. Les alcalis la dissolvent avec une couleur rouge brun.
Biliprasine C'®H**Az*0*. — Staedeler a rencontré ce corps dans certains calculs biliaires de l'homme. Il le décrit comme une substance noire brillante, friable, donnant une poudre verte, insoluble dans Teau , l'éther, le chloroforme, se dissolvant dans l'alcool avec une couleur verte qui passe au brun par Taddition d'un alcali. La biliprasine se dissout dans les liqueurs alcalines en formant une liqueur brune. Les acides la précipitent en vert de ces solutions.
Les deux dernières matières colorantes de la bile sont incomplètement étudiées, et l'on peut mettre en doute l'exactitude des formules que Staedeler leur a attribuées. D'après ce chimiste, tous ces pigments biliaires se rattacheraient à la bilirubine par des relations de composition très simples qui seraient exprimées par les formules suivantes :
Bilirubine C««H18Azî03
Biliverdine Ci«H»o Az^ 0« = a« H'» Az^O^ + O -f H«0
Bilifuscine Ci« H»o Az« O^ = C»« Hi« Az^ O» 4- H« O
Biliprasine (:*« H" Az« 0« =Ci« H»» Az* 0« + G + 2 H> O.
COMPOSITION DE LA BILE CHEZ l'hOMME ET CHEZ