‹ Traite de chimie biologique (volume 3)Chapitre 116 sur 260 · GAZ DE L’ESTOMAC · texte numérisé non relu

GAZ DE L’ESTOMAC

SUC gastrique et sur la digestion. Il arrive souvent que la bile retlue dans l’estomac. En se mêlant au suc gastrique, elle eu neutralise d’abord l’acide, comme le fait d’ailleurs la salive avalée. C’est une condition défavorable. En voici une autre qui ne l’est pas moins. Les peptones sont précipitées par les acides biliaires, et ces précipités entraînent mécaniquement la pepsine qui devient ainsi inactive. Ajoutons que cet olïet nuisible peut être contre-balancé par l’entrée simultanée dans l’estomac d’une certaine quantité de suc pancréatique qui agit très énergiquement, en liqueur neutre ou alcaline, sur les matières albuminoïdes.

On sait que l’ingestion d’épices, telles que le poivre, le piment, l’anis, la cannelle, favorisent la sécrétion du suc gastrique et par conséquent la digestion.

GAZ DE l’estomac.

§ 78. D’après les notions qui viennent d’être exposées, le fer- . ment gastrique joue un rôle important dans les transformations que subissent les matières azotées pendant la digestion stomacale. Cette transformation ne donne naissance, dans les conditions normales, à aucun produit gazeux. Mais elle peut être accompagnée de fermentations d’un ordre différent; car certains aliments introduisent dans l’estomac des hydrates de carbone fermentescibles, et l’on conçoit que ces substances puissent éprouver, surtout lorsqu’elles sont en excès et lorsque les conditions normales de la sécrétion gastrique sont altérées, diverses transformations dont témoigne, dans certains cas, la présence de gaz dans l’estomac. D’abord, on peut se demander si la salive avalée, et qui met le ferment diastasique en présence des matières amylacées, peut déterminer la formation de la dextrine et du glucose. On a reconnu que la fermentation glucosique s’accomplit très lentement dans ces conditions et qu’elle peut même être empêchée parla présence d’un suc gastrique abondant et acide. Il en est de même de la fermentation lactique et surtout de la fermentation putride , laquelle est enrayée par le suc gastrique, ainsi que Spallanzani l’a observé depuis longtemps.

Il en est autrement lorsque l’acidité de ce suc vient à diminuer ou à disparaître. Dans un milieu neutre, la fermentation

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