Ann. (1er Chem. u. Pharm., t. LXV, p
pour
100 de soufre.
1 Strecker.
■ Schlossberger.
VARIATIONS DK COMPOSITION.
MM. Pnïigei’*, Bogüljiibow- et Noël® ont publie des recherches sur ce sujet. Nous nous contenterons d’indiquer les résultats obtenus par le premier de ces expérimentateurs et qui se rapportent à la bile cystique du chien,
Oxygène
Azolc
Acide carbonique se dégageant dans lo vide
Acide carbonique se dégageant par l’acide phosphorique
Le volume des gaz, rapporté à celui de' la bile, est réduit à 0° et à 1 mètre de pression.
VARIATIONS DE COMPOSITION DE LA BILE SUIVANT DIFFÉRENTES CIRCONSTANCES PHYSIOLOGIQUES ET PATHOLOGIQUES.
La composition de la bile peut varier chez le même animal suivant différentes circonstances. Bidder et Schmidt admettent qu’un régime abondant, riche en matières azotées, élève la proportion dos matériaux fixes de la bile, que l’ingestion de grandes quantités d’eau l'abaisse au contraire, double résultat facile à interpréter. D’après M. H. Nasse, la bile sécrétée pendant le jour est plus riche en eau que celle qui est sécrétée pendant la nuit. D’après les analyses de Gorup-Besanez, la bile des femmes serait plus riche en matières grasses et en eau que celle des hommes.
Divers auteurs ont étudié l’influence que peut exercer sur la sécrétion de certains matériaux de la bile l’introduction dans le sang de diverses substances. M. Huppert ayant injecté dans les veines d’un chien une solution a((ueuse de sels biliaires a constaté une plus forte proportion des mômes sels dans la bile. D’un autre côté, M. Socoloff'* n’a pas pu retrouver dans la bile des chiens le glycocholate de soude qu’il avait injecté dans leurs veines. La bile de chien, il est vrai, ne ren-
1. PHiiger's Archiv fur die gesainmle Physiologie, t. H, p. 173.
2. Centralblatt fur die medizinischeii Wissenschaften, 1809, ii" 12.
3. Etude générale sur les variations physiologiques des gaz du sang. Thèse, Paris, 1870.
i. Archiv der Ueilkunde, t. V, p. 237.
LA BILE
Terme pas ce sel à l’état normal. Ajoutons que M. de Tarchanoff* a observé une augmentation de la proportion des matières colorantes de la bile après avoir injecté dans les veines des cbiens des solutions d’oxybémoglobine ou de bilirubine. D’autres observateurs ont constaté l’apparition de la bilirubine dans l’urine après l'injection dans les veines soit d’une solution de sel biliaire incolore (Frerichs)^ soit d’une solution d’hémoglobine (KLibne)^ soit d’une grande quantité d’eau pure (M. Hermann), ou d'une petite quantité de chloroforme ou d’éther (.Nütbnagel). M, de Recklingbausen a rencontré des cristaux de bilirubine dans l’urine d’un jeune garçon auquel on avait injecté du sang d’agneau dans les veines.
La digestion paraît exercer une influence sur la sécrétion des pigments biliaires. Après le repas, la bile des chiens est jaune brun et renferme surtout de la bilirubine. Pendant l’abstinence, elle est plus verte et plus riche en bilirubine. Au reste quelques-uns des résultats que nous venons de mentionner doivent être acceptés avec réserve, d’abord en raison des dilïlcultés que présentent des dosages de ce genre, en second lieu par suite des doutes qui peuvent subsister concernant les quantités des différents matériaux biliaires normalement excrétés dans un temps donné. Ces dernières expériences ont été faites sur des animaux pourvus do fistules biliaires permanentes ou temporaires, c’est-cà-dire dans des conditions qui ne peuvent pas être considérées comme normales.
11 semble résulter des recherches de Bidder et Schmidt, confirmées par celles de Nasse, que la bile se concentre dans la vésicule par suite de la résorption d’une certaine quantité d'eau. D’après les analyses de bile hépatique et de bile cystiijuo publiées par ces expérimentateurs, celle-ci peut contenir une proportion de matériaux solides qui s’élève à 10 et même à 20 pour 100, lorsque la première n’en contient en moyenne que 5 pour 100. (Voir page 231.) Ce sont les cellules épithéliales dont les parois do la vésicule sont tapissées qui paraissent effectuer cette absorption.