‹ Traite de chimie biologique (volume 3)Chapitre 139 sur 260 · Plnjsiohgische Chemie, p · texte numérisé non relu

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LA BILÈ.

Dans la bile de la plupart des animaux, l’acide taurocholique prédomine de beaucoup, par rapport à l’acide glycocholique qu’on n'a signalé jusqu’ici en quantité un peu notable que dans la bile de l’homme, du bœuf, du porc et du kangourou. Généralement on s’est borné à doser la proportion de soufre pour apprécier celle de l’acide taurocholique. D’après M. Bensch ' 100 parties de l’extrait alcoolique sec de bile renferment:

Bile de chien

— de renard

— de loup

— d’ours

— de bœuf

— de veau

— de mouton

— de chèvre

— de porc

— de poule

— de poisson

— de brochet

— de morue

— de perche

— de Pleuronectes maxi

mus

— d’esturgeon

— de Python tigris

On a indiqué plus haut la nature des sels minéraux contenus dans la bile. Indépendamment de ces sels, les cendres de ce liquide renferment une certaine quantité d’acide phosphorique, provenant de la destruction de la lécithine. Le fer ne manque jamais dans ces cendres, La bile humaine contient de 4 à 10 dix-millièmes de ce métal. On a signalé aussi dans labile l’existence d’une petite quantité de cuivre.

La bile renferme des gaz en dissolution. L’oxygène et l’azote y sont contenus en faible proportion ; le premier de ces gaz peut même y manquer. La bile renferme, au contraire, une proportion assez notable de gaz carbonique, dont une partie peut être expulsée dans le vide de la pompe à mercure, tandis qu’une autre partie n’est chassée que par l’addition d’un acide.

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