FERMENTS DU PANCRÉAS
faiblement, les autres fortement granulées ; des cellules, à granulations abondantes, entourent les culs-de-sac formés par les dernières ramifications des canaux excréteurs. C’est dans ces culs-de-sac qu’est déversé le produit des sécrétions cellulaires. D’après M. Uaidenhaini, les granulations qu’on a mentionnées I joueraient un rôle important dans la formation des matériaux I fixes qui entrent dans la composition du suc pancréatique.
' La composition du pancréas lui-même est complexe et peu connue. Celte glande est riche en leucine et en tyrosine, ainsi que M. Virchow l’a reconnu le premier. Scherer a retiré de I 10 kilogrammes de pancréas de bœuf environ 180 grammes de leucine, indépendamment de petites quantités de xanthine, d’hypoxanthine et de guanine .
Le pancréas est riche en matière albuminoïde, et comme il s’altère avec une rapidité extrême, on peut se demander si la leucine et la tjrosine ne résultent pas de l’action d’un ferment U pancréatique sur ces matières albuminoïdes (page 251).
Le pancréas frais renferme, en elïet, plusieurs ferments,
; savoir : 1“ une diastase; 2° probablement un fermei\J; capable de saponifier les corps gras neutres ; 3“ un ferment capable d’hyi drater et do dissoudre les matières albuminoïdes, ou au moins 1 une substance capable de se convertir en un tel ferment. D’après M. IIaidenhain% la glande fraîche ne renfermerait que des traces du ferment qu’on a désigné sous le nom de pancréatine I ou de trypsine (Kiïhne) et qui existe abondamment dans le suc pancréatique. A la place de la trypsine, on trouverait dans le : pancréas frais un corps soluble dans l’eau et dans la glycérine I et que M. llaidenhain^ a désigné sous le nom de zymogène; ce corps se convertirait rapidement en trypsine, par l’action des acides étendus et à chaud ; celte transformation serait moins facile dans les solutions faiblement alcalines (1 pour î 00 de I carbonate de soude) ou dans les solutions salines. Le zymogène se maintiendrait inaltéré dans la solution glycériquc. Le même auteur a constaté que le pancréas contient une foide proportion de zymogène, environ quatorze heures après le repas,
1. Pllüçier’s Archiv fur Physiologie, t. X, p. 337. Maly’s Jahresberichl, t. V, p. 170.