‹ Traite de chimie biologique (volume 3)Chapitre 146 sur 260 · Loc. cit · texte numérisé non relu

Loc. cit

Annale (1er Chem. u. Pharm., t. CXII, p. 270.

LE SUC PANCRÉATIQUE

à une époque où la sécrétion du suc pancréatique a cessé d’être abondante et où la zone des cellules granuleuses qui entourent les culs-de-sac des canaux excréteurs est très étendue. Pendant la période la plus active de la digestion, environ six heures après le repas, où le suc coule abondamment, les mêmes cellules se rapetissent et la glande serait moins riche en zymogène.

La sécrétion du suc pancréatique n’est point continue : elle est subordonnée à l’ingestion des aliments. Elle commence immédiatement après le repas et atteint un maximum au bout de deux heures. Elle diminue ensuite sensiblement jusque vers la quatrième ou la cinquième heure, pour se relever et atteindre un nouveau maximum, moins élevé que le premier, entre la cinquième et la septième heure. Au bout de ce temps, la sécrétion décroît et devient nulle environ 16 à 18 heures après le repas.

11 résulte de ce qui précède que la présence des aliments dans l’estomac et dans l’intestin grêle provoque la sécrétion du suc pancréatique, la glande étant excitée, dans ces conditions, par une action réflexe.

On se procure 1e suc pancréatique en établissant des fistules du conduit excréteur qui, chez le chien, débouche dans le duodénum à environ 2 centimètres au-dessous de l’embouchure du canal cholédoque. Lorsque l’animal opéré se trouve en pleine digestion , le suc pancréatique coule immédiatement par la canule, peu ou point altéré. Au bout de quelques heures, il se développe quelquefois des accidents inflammatoires, qui peuvent déterminer la sécrétion d’un suc aqueux et anomal. 11 en est toujours ainsi dans le cas de fistules permanentes.

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