‹ Traite de chimie biologique (volume 3)Chapitre 152 sur 260 · Archiv. fur patholog. Anat., t. XXXIX, p · texte numérisé non relu

Archiv. fur patholog. Anat., t. XXXIX, p

LE SUC PANCRÉATIQUE

extrait aqueux de pancréas et de filtrer pour pouvoir constater la présence du sucre dans la liqueur filtrée qui réduit énergiquement la solution cupropotassique. On doit à M. Kroger^ l’observation suivante qui démontre la puissance et la rapidité de cette action : 1 gramme de suc pancréatique de chien, renfermant seulement Ik milligrammes de matières organiques, a dissous et saccharifié à 35°, dans l’espace d’une demi-heure, d’amidon. Il semble résulter de ce fait que le pouvoir saccharifiant du ferment diastasique du pancréas dépasse celui de la diastase de l’orge germée. Ce ferment n’agit ni sur l’inuline ni sur le sucre de canne.

3° Les matières albuminoïdes et la plupart des matières azotées neutres de l’économie sont rapidement dissoutes par le suc pancréatique, à la température de k0°. L’action est plus lente à 20°, nulle au delà de 60°, Elle est abolie par la présence d’acides minéraux libres, d’alcalis, de sels métalliques. Une "petite quantité d’acide salicylique n’exerce aucune action nuis-ible (Kuhne).

Ainsi qu’on le remarque pour la digestion pepsinique, c’est la fibrine fraîche qui est attaquée et dissoute le plus rapidement par le suc pancréatique ; la fibrine cuite et la caséine le sont moins rapidement; l’albumine coagulée résiste davantage. Le collagène du tissu conjonctif n’est attaqué qu’après avoir été soumis préalablement à l’action des acides ou chauffé au-dessus de 70°; la gélatine est convertie en un corps soluble qui ne fait plus gelée; le ebondrogène est dissous en ne laissant que les noyaux des cellules ainsi qu’un réseau à contours indistincts; les fibres élastiques, la capsule du cristallin, la membrane des cellules graisseuses, etc., sont partiellement dissoutes; tandis que la kératine, la mucine, la pepsine, la chitine résistent à l’action du suc pancréatique comme à celle d’une infusion de la glande.

En liqueur faiblement alcaline ou neutre, ou même en présence d’une trace d’un acide organique libre, les matières albuminoïdes se dissolvent dans le suc pancréatique sans se gonfler préalablement. Ainsi la fibrine se désagrège en flocons qui finissent par disparaître, en laissant un léger résidu. Lorsque la

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