‹ Traite de chimie biologique (volume 3)Chapitre 156 sur 260 · PItysiologische Chemie, t. I, p. 27.'i · texte numérisé non relu

PItysiologische Chemie, t. I, p. 27.'i

2. ]Va(/ner's H andwôrlerbuch der Physiologie, t. lit, p. 850.

3. Süzungsberichte der Wiener Akad. der tPiss., 180f, t. L, p. 77.

LE SUC INTESTINAL

lange par la fistule. Pour éviter le prolapsus de la mucfueusc, il convient de pratiquer la suture, de telle sorte que l’ouverture de la fistule soit étroite. Dans les opérations réussies, les plaies sont guéries au bout de quinze jours.

Los méthodes que l’on vient d’indiquer n’ont pas conduit à des résultats décisifs, en ce qui concerne la sécrétion et les qualités du suc intestinal. D’un coté Frerichs aflirme avoir retiré d’anses intestinales, qui avaient été replacées après la ligature, pendant è à 6 heures, dans la cavité abdominale, un liquide transparent, épais, vitreux, visiiueux, diflicilement miscible à l’eau, se troublant à peine à l’ébullition, donnant par l’acide acétique un précipité insoluble dans un excès (mucine) et renfermant 2,278 pour 100 de matériaux solides.

Ces résultats, confirmés par M. Funke, ont été contredits par MM. Bidder et Schmidt* ; ces observateurs n’ont pu retirer que quelques gouttes de liquide de l’intestin tout entier d’animaux à jefm, après l’avoir lié depuis le duodénum et y avoir introduit des grains de poivre ou de plomb. L’excitation ainsi produite n’était sans doute pas sutïisante; car ÎM. Thiry- a constaté plus tard que les fistules intestinales ne fournissent qu’une faible quantité de liquide, lorsque la sécrétion n’est pas provoquée par l’introduction d’une canule élastique, ou de petites éponges, ou encore par des décharges électriques. Au reste le passage des aliments dans le canal intestinal rétabli n’augmente pas sensiblement la sécrétion et les excitants chimiques, tels que le sulfate de magnésie en solution concentrée ou les follicules de séné, introduits par la fistule dans l’anse intestinale, ne paraissent pas exercer une action spécifique dillerente de l’action mécanique. La sécrétion la plus abondante déterminée par l’irritation mécanique de la muqueuse a été évaluée par M. Thiry à k grammes de liquide en une heure, pour une surface intestinale de 30 centimètres carrés. Cette quantité correspondait, pour le chien soumis à l’expérience, à une sécrétion totale de 360 grammes de suc- intestinal, depuis la deuxième jusqu’à la huitième heure (exclusivement) après le repas. Le liquide ainsi recueilli possédait une forte réaction alcaline, due

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