Archiv fur Anat. u. Phys., 1868, p
3. Centralblatt fur die medizin. Wissenschaften, 1808, n“ 23.
et sécrète alors, moins abondamment, un liquide qui convertit encore l'amidon en sucre, mais qui ne dissout qu’imparfaitemout les matières albuminoïdes. M. Paschutin ^ admet, d'un autre côté, que le liquide fourni par les nstules intestinales ne modilie ni l'albumine ni les corps gras, qu'il ne dissout pas sensiblement la tibrine, mais qu’il convertit l’amidon en sucre.
Ce dernier fait, récemment conlirmé par M. Eichorst-, paraît donc hors de doute ; les autres appellent de nouvelles recherches.
RÉACTIONS CHIMIQUES DANS l’iNTESTIN GRÊLE.
§ J 05. D'après ce qui précède, il n’est pas bien certain que le suc intestinal prenne une part active aux réactions chimiques <iui se passent dans l'intestin grêle.
11 faut considérer, en effet, que les ferments pancréatiques et, dans une certaine mesure, la bile continuent à exercer leur action spécifique, non seulement dans le duodénum, mais encore dans le trajet de l'intestin grêle. Tout porte à croire, en outre, que les phénomènes d’hydratation, qui sont le propre de ces actions, se compliquent ici des dédoublements plus profonds et plus complexes qui caractérisent les fermentations putrides.
Ces dernières sont attestées par la présence, dans l’intestin grêle et dans les excréments, de certaines matières, telles que Tindol, le scatol, le phénol, qui prennent naissance par la putréfaction des matières albuminoïdes en présence du pancréas (p. 72 et 73), par celle des acides acétique, butyrique, isobutyriqueet d'une façon plus significative encore par la présence des gaz hydrogène, acide carbonique, hydrogène protocarboné.
A ce point de vue, les analyses des gaz intestinaux présentent un intérêt particulier. M. Chevreul ^ a fait l’analyse des gaz intestinaux provenant d'un jeune supplicié qui, deux heures avant la mort, avait mangé du fromage et bu de l’eau vineuse. Ces gaz étaient exempts d'oxygène et renfermaient CO- — 2/(,29; 11 — 65,53; Az — 20,08. Les analyses suivantes dues à M. Ruge*
1. Cenlralblalt fur die medizin. Wissenschafleti, 1870, ii®‘ 30 et 37.
'2. Arcliiv fur die (jesammle Physiologie, t. IV, p. 570.
3. Bricger, Uerichte der deutsch. Chem. Gesellsch. zu Berlin, t. X, p. 1027.