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Medizinisch-Chemische Unlcrsuchungeti, fasc. IV, p

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sion en couches épaisses, vert olive en couches minces. Elles sont précipitées en flocons bruns par les sels de chaux et de baryte. Elles sont rapidement décolorées parle chlore, l’hématine étant détruite avec formation de chlorure ferrique. La solution de permanganate de potassium détruit pareillement l’hématine en solution alcaline.

Lorsqu’on ajoute quelques gouttes d’iiydrosulfite de sodium à une solution ammoniacale d’hématine, la teinte dichroïque spéciale des solutions alcalines de ce corps disparaît et est remplacée par une teinte rouge vermeille L Le corps qui se forme ainsi présente les bandes d’absorption de l’hématine réduite de Stokes ou de l’hémochromogène deM. Hoppe-Seyler.

Les solutions acides d’hématine sont brunes. L’hématine se dissout très difficilement dans les acides acétique et chlorhydrique concentrés et bouillants. Ce dernier acide lui enlève du fer à 180% avec formation d’hématoporphyrine.

Hématoporphyrine. — L’hématine se dissout dans l’acide sulfurique concentré en formant une liqueur rouge brun foncé. Lorsqu’on verse cette solution dans l’eau, il se précipite un corps brun exempt de fer, et la liqueur retient un sel de fer. Ce corps, d’abord observé par Mulder constitue Vhémaloporphyrine de M. Hoppe-Seyler. Peu soluble dans l’eau, l’hématoporphyrine se dissout un peu plus facilement dans les solutions acides et très facilement, comme l’hématine, dans les liqueurs alcalines. A l’état sec, elle possède une teinte brun noir avec de beaux reflets violets. M. Hoppe-Seyler lui attribue la composition

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Hémochromogène. — D'après M. Hoppe-Seyler*, l’hématine n’est pas un produit direct du dédoublement de l’hémoglobine, mais résulte de l’oxydation d’un tel produit. Lorsque ce dédoublement de l’hémoglobine s’accomplit en dehors du contact de l’air, il se forme d’autres corps. M. Hoppe-Seyler le prouve en introduisant séparément, dans un appareil à plusieurs boules, une solution aqueuse d’hémoglobine et de l’alcool acidulé, et faisant passer pendant deux à trois heures de

1. Cazeneuve, Bulleün de la Société chimique, t. XXVII, p. 260.

•2. Med. chemische Untersuchungen, IV“ fascicule, p. 540.

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riiydrogène. Le tout étant bien purgé d’air, on ferme à la lampe et on mêle les liquides. La liqueur prend alors une teinte pourpre et il se forme un précipité rouge qui se décolore lorsqu’on î chauffe; le liquide devenu pourpre absorbe les rayons jaunes et verts, entre D et E, et perd énergiquement les rayons bleus et violets jusqu’à G. Avec l’alcool additionné d’alcali (page 316), les mêmes phénomènes se produisent à cela près que le préci- ! pité ne se décolore pas et que la solution pourpre donne de véri- É tables bandes d’absorption qui sont indiquées figure 13 (p. 316). Le contact de l’air suffit pour que la solution alcaline pourpre passe au brun et montre les bandes d’absorption de l’hématine. I Le produit de dédoublement pourpre de l’hémoglobine formé i en dehors du contact de l’air a reçu le nom d'Iiémochromogéne. i II est sans doute identique avec le corps qui se forme par l’aci lion de l’hydrosulfite de sodium sur les solutions alcalines 1 d’hémaline (page 31 Z|). (Cazeneuve.)

Propriétés spectrales de l’hématine et de ses congé- - nères, — Les solutions acides et alcalines d’hématine laissent i passer la lumière rouge. Les solutions alcalines montrent une I forte bande d’absorption, assez mal limitée, entre C et D et r qui dépasse D (fig, 13.) Cette bande est visible jusqu’à une con- ) centration de 15 milligrammes d'hématine dans 100 centimètres ) cubes de solution, pour une épaisseur de 1 centimètre cube. î La lumière violette est pareillement absorbée, une large bande ; apparaissant, dans le spectre, vers F et au delà. La solution ! d’hématine dans l’alcool acidulé montre une bande d’absorp- I tion bien limitée entre C et D, plus près de C, et une bande I très large un peu diffuse entre D et F, laquelle se résout en i deux bandes inégales par une plus grande dilution.

M. Stokes a reconnu le premier ‘ que lorsqu’on traite les [ solutions alcalines d’hématine par des agents réducteurs tels I que les sels ferreux, il se forme un corps que ce physicien a I nommé hèmatine réduite et qui possède des propriétés optiques particulières. Sa solution alcaline montre au spectroscope deux bandes d’absorption bien caractérisées, l’une forte entre D et E au milieu, l’autre plus faible entre les raies E et 5 qu’elle déborde d’un côté et de l’autre. En outre le bleu et le violet sojit

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