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Proceedings of Ihc Royal Soc. June 18GL

LE SANG

pareillement absorbés. Par l’agitation avec l’air, les deux premières bandes disparaissent sans que la bande caractéristique

Fig. 13. — SPECTRES d’absorption de l’iiémAtine et de ses CONGÉNÈRES, D’aPRÈS M. H O P P E - SE Y L E R .

1® Spectre d’absorption d’une solution d’iiématine dans la soude étenduei b 2® Spectre d’absorption d’une solution alcaline d’hémochromogène. ' ,1- 3° Spectre d’absorption d’une solution d’hématine dans l’alcool acidulé ‘.||f d’acide sulfurique. |

4° Spectre d’absorption de l’hématoporphyrine en, solution alcaline. 1

5® — — en solution acide. |

de l’hématine se montre de nouveau. Le corps qui possède ces | propriétés spectrales est l’hémochromogèiie de M, Hoppe-Seyler. ' L’hématoporphyrine, produit de dédoublement exempt de ; fer, montre pareillement des bandes d’absorption caractéris- ' tiques, tant en solution alcaline qu’'en solution acide. Ces.r' bandes sont indiquées dans la figure.

Chlorhydrate d’hématine ou hémine.

C®*H’'>Az»Fe'0'o,2HCl.

— La préparation de ce chlorhydrate cristallisé, qui a été découvert par M. Teichmann*, a été décrite page 312, On peut ' purifier l’hémine par une nouvelle cristallisation, selon un i procédé indiqué par M. GwosdewL On les dissout dans l’alcool absolu qu’on a agité préalablement avec du carbonate de potas- j'

1. Zeitschrift fâr Ration. Medizin. Nouv. sér., t. III, p. 375, et t. VII, p. 141.

2. Sitzungsberichte der Wiener Akad. der TEiss., 1866. t. LUI, 11 mai.

IlÉM ATOÏDINE. 317

sium pulvérisé et, après avoir filtré, on étend la solution de son volume d’eau, puis on l’acidule avec de l’acide acétique. 11 se forme un précipité floconneux qu’on recueille et qu’on introduit encore humide dans l’acide acétique glacial auquel on ajoute une petite quantité de chlorure de sodium. Le tout est chaufle au bain-marie, et les cristaux qui se sont formés sont recueillis et lavés à l’eau. Ils renferment ordinairement un peu d’hématine.

Fig. 14. — Cristaux d’iiémine, d’après M. Cazeueuve. — Fig. 15.

Le chlorhydrate d’hématine forme une poudre cristalline ^soyeuse, d’un brun noir velouté avec reflets métalliques. Il apparaît sous le microscope sous forme de lames rhomboïdales. Les cristaux sont biréfringents et piochroïques. Ils ne s’altèrent pas à 200". Chauffés à l’air, ils brCdent en dégageant de l’acide prussique et en laissant un résidu d’oxyde ferrique. Les alcalis leur enlèvent 5,29 p. 100 d’acide chlorhydrique.

Les cristaux de chlorhydrate d’hématine pouvant être obtenus avec de très petites quantités de sang servent à reconnaître les taches de ce liquide. On indiquera plus loin le procédé opératoire.

HÉ.\IATOÏDINE

§ 139. Ce corps, qui a été découvert par M. Virchow dans d’anciens foyers hémorrhagiques et que M. Robin a rencontré dans un kyste du foieC a été mentionné page 225 comme étant

1. Comptes rendus, t. XLI, p. 500, et Traité des humeurs, p. 79.

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probablement identique avec la bilirubine. Les analyses qu’en ont publiées MM. Robin et Riche montrent qu’il est exempt de fer et conduisent, d’après M. GautierS à la formule H»* Az* O* voisine de celle de la bilirubine (p. 226). Quoi qu’il en soit, cette substance se présente sous forme de petits prismes clinorhombiques d’un rouge orange vif avec des angles de 118“ et

Fig. 16. — Cristaux d’hématoidine.

de 62° (fig. 16). Ces cristaux sont insolubles dans l’eau, l’alcool, l’éther, l’acide acétique. L’ammoniaque les dissout rapidement avec une teinte violacée qui disparaît bientôt. Le corps dont il s’agit est sans doute un produit de dédoublement de l’hémoglobine. M. W. Ebstein^a rencontré récemment l’hématoïdine en cristaux rhomboédriques (?) dans un sédiment urinaire survenu quelque temps après une hématurie. M. Kohn® a extrait un corps qu’il croit identique avec l’hématoïdine des corpuscules jaunes et rouges de l’ovaire de la vache.

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