Zuntz, Centralblatt fur die med. Wissensch. 1867, p
2. Strassburg, Archiv fur die gesammte Physiol., t. VI, p, 79.
première de ces matières est la matière fibrinoplastique ou paraglobuline, la seconde a été nommée caséine du sérum. La proportion du précipité formé par neutralisation du sérum étendu d’eau augmente notablement par l’addition d’un sel neutre, tel que le chlorure de sodium (Heyiisius') ou le sulfate de magnésium (Denis, Hammarsten). La matière ainsi précipitée a été désignée récemment sous le nom de globuline du sérum-. M. Hoppe-Seyler admet que les trois matières que l’on vient de mentionner sont identiques. Nous donnons ici quelques indications complémentaires sur ces matières albuminoïdes.
Paraglobuline du sérum. — D’après M. A. Schmidt, lorsque la paraglobuline et la matière fibrinogène du plasma réagissent l’une sur l’autre ou s’unissent pour former de la fibrine, la matière fibrinogène est précipitée tout entière, tandis qu’une portion notable de la paraglobuline en excès reste en dissolution dans le sérum. Étendu d’eau, ce dernier fournit, comme on sait, un précipité. C’est une partie de la paraglobuline, d’après M. A. Schmidt. Pour précipiter le reste, on fait passer un courant de gaz carbonique à travers le sérum étendu de 10 fois son volume d’eau (voir page 98).
Caséine du sérum (albuminate de soude). — Le sérum étendu d’eau et ne donnant plus de précipité avec l’acide carbonique fournit un nouveau précipité lorsqu’on le neutralise exactement par l’acide acétique. Ce nouveau précipité est la caséine du sérum de M. Panum. Il est probablement identique avec la modification de l’albumine qui résulte de l’action de la potasse sur ce corps. En effet, le sérum étant alcalin, on comprend que cet alcali fasse subir une modification analogue à une portion de l’albumine du sérum ou sérine. Ce précipité est blanc et pulvérulent. 11 est insoluble dans l’eau chargée d’oxygène. Il se dissout lentement dans les sels alcalins neutres, facilement dans les acides et les alcalis étendus. MM. Natalis Guillot et F. Le Blanc ont avancé ce fait que le sérum provenant du sang des femmes en couches et des nourrices est plus riche en caséine que le sérum ordinaire,