A. Gautier, Comptes Rendus, t. LXXXIII, p
2. CentralblaU fur die medizin. Wissenschaften. 1867, p. 532.
SANG DÉFIBRINÉ.
Dès lors on peut admettre comme probable qu’une portion du gaz carbonique est simplement dissoute dans le sérum, sans que celui-ci en soit, à beaucoup près, saturé.
Un autre sel contenu dans le sérum peut absorber de l’acide carbonique et le retenir, quoique plus faiblement que le carbonate : c'est le phosphate sodique, qui, d’après M. Fernet, peut fixer une molécule d’acide carbonique par molécule de pltospliate Ph 0^,Na-H, Toutefois M. Sertoli* pense qu’en raison île la faible proportion de phosphate neutre de sodium contenue dans le sérum , l’action de ce sel sur le gaz carbonique est peu marquée.
En résumé, on peut admettre que le gaz carboniiiuc est contenu dans le sérum sous trois états dilïérents :
1" A l’état de dissolution;
2° A l’état de combinaison chimique faible avec le carbonate et le phosphate alcalin ;
3" A l’état de combinaison avec la soude qui le relient fortement sous forme de carbonate.
La portion dissoute et celle qui est faiblement combinée sont expulsées par le vide; l’autre n’est chassée que par l’action des acides.
SANG DÉFIBRINÉ.
§ H9. Dans un grand nombre d’expériences que l’on fait sur le sang, on opère sur ce liquide après l’avoir privé do fibrine par le battage. C’est le sang défibriné. La chaleur le coagule en une masse brune épaisse.
Lorsqu’on ajoute de l’eau à du sang défibriné, on voit sa couleur devenir plus foncée : les globules se gonflent et se déforment plus ou moins, suivant la quantité d’eau ajoutée. Lorsque cette quantité est considérable, ils prennent l’apparence de vésicules à contours mal définis qui finissent par crever, en laissant épancher la matière colorante dans le sérum : le sang prend alors une certaine transparence et une couleur rouge groseille.