Virchow-Hirsch. Jahresbericht, 1879, t. I, p
GAZ DU SANG
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Bien que de l’ensemble de ces analyses on puisse déduire avec assez de certitude les résultats généraux qui ont été énoncés plus haut, on remarque néanmoins entre les chilïres des écarts assez notables, qui sont dus à la fois aux difficultés et aux conditions variables de rexpérimentation et aux changements que peut subir la composition du sang, en ce qui concerne les gaz qui y sont contenus. Parmi les conditions de rexpérimentation qui peuvent exercer une influence sur la proportion des gaz dégagés, M. Pflügeri en a signalé une qui mérite detre rapportée. Ce physiologiste a montré, en 1867, que la rapidité avec laquelle on fait le vide exerce une certaine influence sur la proportion des gaz dégagés. Ainsi le volume de l'oxygène abandonné par 100 vol. de sang s’est élevé dans deux expériences de 2k à 25 ''°\k, et de 23 à 25 les gaz s’étant dégagés dans le premier cas dans un espace vide d’une capacité de 3 litres, où le sang était chauffé de 38 à 65“ ; dans le second cas, dans un espace vide de 8 litres, le sang étant porté à 60“.
De tous les gaz du sang, Vazote est celui qui se dégage avec la plus grande facilité par l'action du vide; l’oxygène vient ensuite; l’acide carbonique est celui des gaz qu’on a le plus de peine à expulser complètement. Ajoutons quelques développements concernant l’oxygène et l’acide carbonique.
Les chiffres qui indiquent la teneur du sang en oxygène sont généralement un peu trop faibles : cela tient à cette circonstance qu’une petite partie de ce gaz est consommée par le sang et lui fait subir une sorte de combustion intérieure pendant la durée même de l'expérience. Cette déperdition d’oxygène est d’ailleurs peu considérable, d’après M. Schutzenberger, et ne s’élève, pour le sang frais, qu’à 3 à à centimètres cubes par heure pour 100 grammes de sang ^ Elle devient plus rapide lorsqu’on abandonne le sang pendant quelque temps à luimême ; il noircit alors et laisse dégager une quantité d’oxygène de plus en plus faible, l’oxyhémoglobine passant bientôt à l’état d’hémoglobine réduite. Chose curieuse, l’addition d’un acide au sang, par exemple d’acide tartrique, semble activer