I. de chimie et de phys. (3), t. XI, p. ôü3. I8i't
LE SANG
est donc abandonnée, l)ien que M. Dumas ^ ait essayé de la perfectionner en faisant passer un courant d’oxygène dans le liquide sanguin et salé placé dans le fdtre, de façon à empêcher autant que possible l’hémoglobine de se répandre dans le sérum par suite de la stagnation des globules.
D’un autre côté, il ne faut pas perdre de vue cette circonstance qu’aucune des méthodes précédentes ne donnait le poids des globules humides par rapport au plasma. M. G. Schmidt^ avait cherché à établir par diverses considérations ce fait que le poids des globules humides représentait sensiblement 4 fois le poids des globules secs évalués d’après les méthodes fondées sur l’hypothèse de MM. Prévost et Dumas. Mais les données ainsi obtenues ne pouvaient avoir qu’une valeur approximative.
On connaît aujourd’hui plusieurs méthodes qui permettent d’évaluer directement la proportion des globules humides par rapport à la masse totale du sang ; on a décrit de même des procédés spéciaux propres à doser l’élément le plus important des'globules, savoir l’hémoglobine.
Nous indiquerons ces procédés spéciaux après avoir décrit les méthodes générales dont il s’agit et que nous croyons devoir réduire à trois, dont deux ont été indiquées par M. Hoppe- Seyler et la troisième parM. Bouchard.
MÉTHODES NOUVELLES d’aNALYSE DU SANG.
§ 17/i. 1“ Dosage des globules humides par la détermination de la fibrine du plasma. — Ce procédé est dû à M. Hoppe-Seyler ^ mais ne s’applique guère qu’à l’analyse du sang de cheval. 11 est fondé sur la propriété que possèdent les globules de ce sang de se déposer à une basse température, le plasma surnageant sous forme d’un liquide transparent. La quantité de fibrine que renferme ce plasma, comparée à la quantité de fibrine que renferme le sang tout entier, permet de calculer la proportion de plasma contenue dans le sang.