‹ Traite de chimie biologique (volume 3)Chapitre 251 sur 260 · ROC É DÉS D’ANAL VSE · texte numérisé non relu

ROC É DÉS D’ANAL VSE

de cette dernière, on trouve le poids A de riiémoglobinc et des matières albuminoïdes des globules.

Quant aux liqueurs alcooliques et étbérécs, elles renferment divers matériaux des globules, ün les traite comme il a été dit plus liant.

Zi" Dosaf/ede l'albumine du sérum. — Une quatrième portion du sang (50"‘= environ) est recueillie dans une capsule que l’on couvre avec un obturateur et abandonnée ensuite à la coagulation spontanée. On décante le sérum, on en pèse une quantité donnée, et l’on y détermine la proportion d’albumine à l’aide de l’alcool en suivant exactement les prescriptions données précédemment (page 390). Cette expérience donne la proportion d’albumine dans le sérum.

Calcul de la composition du sang. — On a réuni ainsi les éléments nécessaires pour calculer exactement la composition du sang.

En effet, si du poids total B de la fibrine et des matériaux du sang coagulables par l’alcool on retranebe le poids A de la fibrine et des matériaux des globules coagulables par l’alcooÉ on obtient le poids total de l'albumine du sérum. Mais connaissant le rapport du poids de l’albumine à celui du sérum {b) il est facile de déduire le poids total du sérum du poids total de l'albumine du sérum. En ajoutant au sérum la fibrine dosée directement (2), on trouve le poids du plasma dans un poids donné de sang. Retrancbant de ce dernier poids le poids du plasma, on trouve la quantité de globules bumides. 11 ne reste plus qu’à rapporter à 1000 parties les poids do la fibrine, des matériaux des globules, de l’albumine, du sérum, dos matières extractives, des sels, tels qu’ils sont déduits du résultat des. analyses précédentes.

Les matériaux des globules coagulables par l’alcool sont principalement formés d’bémoglobine. On a imaginé dos procédés qui permettent do doser directement cet élément important du sang. Nous les décrirons ci-après.

La méthode d’analyse que l’on vient de décrire, d’après M. lloppo-Seyler, est surtout applicable à l'analyse du sang des oiseaux, des reptiles, des poissons. Les globules de ces divers sangs se déposent assez rapidement. Il convient généralement pour l’analyse du sang bumain, mais on ne peut s’en servir

LE SANG

pour l’analyse du sang des ruminants, les globules de ce sang se déposant dilTicilcment,

§ 176. 3° Méthode de M. Bouchard pour le dosage des globules humides. — Elle est fondée sur cette observation qu’une solution de sucre de canne d’une densité de 1,026 ne dissout sensiblement aucun des principes constituants des globules, tout en permettant au sang de se coaguler.

La composition du sérum additionné d’eau sucrée peut être comparée à celle du sérum pur. M. Bouchard met à profit cette donnée, d’une manière fort ingénieuse, pour calculer la quantité totale de sérum.

Pour cela, on recueille deux parties égales de sang (15 gr. par exemple) dans deux capsules dont l’une a reçu préalablement 10 grammes de solution sucrée. On laisse le sang se coaguler dans chacune de ces capsules. Au bout de 12 <à 2/i heures on prend, avec une pipette, k grammes environ de chaque sérum, et l’on coagule l’albumine en laissant tomber le sérum goutte à goutte dans de l’eau bouillante aiguisée d’acide acétique. On recueille le coagulum formé dans chaque sérum sur un petit filtre préalablement taré ; on lave d’abord à l’eau, puis à l’alcool, on sèche à 110® et on pèse les deux filtres en opérant avec les précautions ci-dessus indiquées. Un des sérums ayant été additionné d’eau sucrée, on trouvera naturelement des poids d’albumine fort différents. Soit a le poids de l’albumine de 1 gramme de sérum pur, b le poids de l’albumine de 1 gramme de sérum étendu d’eau sucrée, n le poids de l’eau sucrée, x la quantité de sérum contenu dans le sang de chacune des deux capsules (cette quantité est la même, puisqu’on a pris deux poids égaux de sang). On pourra évaluer la quantité de sérum dans les deux capsules en tenant compte de la proportion d’albumine contenue dans chaque sérum :

La capsule A renferme ax d’albumine

La capsule B renferme 6 (,c + n) d’albumine.

Mais comme ces deux quantités sont égales on a

rti; = è (a; -f n) ;

d on :

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