‹ Traite de chimie biologique (volume 3)Chapitre 250 sur 260 · PROCÉDÉS D’ANALYSE · texte numérisé non relu

PROCÉDÉS D’ANALYSE

(l’un fourneau à gaz; les cendres refroidies au-dessus de l’acide sulfuri([ue sont pesées; elles représentent les sels insolubles dans l'eau. Leur poids étant défalqué de celui du contenu du fdtre, on trouve le poids B des matières azotées du sang ; fdn'ine, hémoglobine et matières albuminoïdes du sérum.

Les diverses liqueurs alcooliques a, alcoolique éthérée b, aqueuse c, qui proviennent de la séparation et du lavage du précipité, sont traitées de 1a manière suivante :

a est évaporé au bain-marie à siccité; le résidu est digéré avec b qui ne le dissout pas entièrement, puis le tout est passé sur un petit filtre. Celui-ci retient le dépôt qu’on lave d’abord avec un peu d’alcool absolu, puis avec c, en ayant soin de laver finalement avec un peu d’eau.

On a obtenu ainsi et recueilli dans des vases séparés une nouvelle liqueur alcoolique et éthérée b' et une liqueur aqueuse c' . Le résidu lavé est formé par une petite portion de matières albuminoïdes. On le sèche et on le pèse, comme il a été dit ci-dessus. Ce poids, ordinairement très faible, est ajouté au poids B.

L’extrait aqueux c renferme tous les corps solubles dans l’eau, insolubles dans l’alcool et dans l’éther. On le dessèche à 110° et on le pèse. En incinérant le résidu, on obtient les sels inorganiques.

L’extrait alcoolique éthéré è' renferme delà cholestérine, de la lécithine, des matières grasses, indépendamment d’une petite quantité d’urée, de glucose, de sels à acides organiques, et même d’une trace de chlorure de sodium. On l’évapore à siccité, d’abord au bain-marie à 70°, puis dans le vide. On épuise le résidu par l’éther. On obtient ainsi un nouveau résidu e insoluble dans l’éther et une solution éthérée d qui renferme les matières grasses, la lécithine, la cholestérine. On chasse l’éther par l’évaporation, on dessèche le résidu et on le pèse rapidement L

Quant au résidu c, insoluble dans l’éther, on le détache du fdtre à l’aide d’un fdet d’eau, on rc(:,oit le tout dans une petite capsule de porcelaine tarée, on évapore au bain-marie,

1. On peut évaluer la proportion de ces trois matières par des traitements appropriés que nous indiquons plus loin.

LE SANG

on dessèche le tout à 100" et finalement à 110°, puis on pèse. On incinère ensuite le résidu et on pèse les cendres. Ces cendres et celles de l’extrait aqueux c représentent les sels solubles.

2" Dosage de la fibrine. — La seconde portion du sang (20 à 30"") sert au dosage de la fibrine, A cet effet, on recueille ce sang dans. un petit vase à précipiter qu’on recouvre ensuite, pour empêcher l’évaporation, d’une coiffe de caoutchouc, laquelle livre passage à une petite spatule en ivoire. Ce petit appareil est préalablement taré. On bat le sang pendant dix minutes environ avec la spatule, de manière à coaguler la fibrine, puis on pèse. La coilTe de caoutchouc étant ensuite enlevée, on ajoute de l’eau, on agite, puis on laisse déposer la fibrine. On décante ensuite la liqueur claire, après y avoir ajouté quelques gouttes d’une solution de chlorure de sodium. On recueille la fibrine sur un filtre taré; on la lave d’abord à l’eau, puis à l’alcool; on la dessèche sur le filtre à 110° et l’on pèse rapidement après refroidissement sur l’acide sulfurique. 11 convient de faire les pesées de ce genre entre deux' verres de montre.

3° Dosage de l’hémoglobine et des matières albuminoïdes des globules. — Une troisième portion du sang ( 20 à 30*=") est recueillie dans le petit appareil que l’on vient de décrire, où on la bat, pour la peser ensuite, après refroidissement complet. On y ajoute alors 10 fois son volume d’une solution de chlorure de sodium renfermant 1 volume de solution saturée pour 9 volumes d’eau. Cette liqueur, abandonnée au repos pendant 12 à 2li heures, laisse déposer les globules avec la fibrine. On décante aussi exactement que possible la liqueur claire et on lave le dépôt, par décantation, avec la solution étendue de chlorure de sodium. On ajoute ensuite au dépôt et à la partie du liquide qu’il a été impossible de décanter complètement h fois son volume d’alcool, de façon à coaguler complètement le contenu des globules. Le dépôt insoluble est lavé comme il a été dit précédemment, et la petite partie des matières albuminoïdes dissoutes dans l’alcool est recueillie et pesée comme on l’a indiqué plus haut. On obtient ainsi, après avoir effectué les lavages prescrits, la somme du poids des matières coagulables des globules (hémoglobine avec une petite quantité de matières albuminoïdes) et de la fibrine. En défalquant le poids

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