Annalen der Chemie und Pharmacie, t. LYHI, p
GÉNÉIIALIÏÉS.
Aclion de la solution de baryte à une température élevée.
M. Schützenberger a étudié avec une attention paniculicre le dédoublement des matières albuminoïdes par l'hydrate do baryte.
L’albumine coagulée se dissout peu à peu à froid dans l’eau de baryte, avec dégagement d’ammoniaque. A la température de l’ébullition, la dissolution est plus rapide et le dégagement d'ammoniaque plus abondant : il se sépare du carbonate de baryum, et la liqueur renferme, indépendamment de matières azotées incristallisables, plusieurs produits définis dont il. sera question plus loin ; mais, dans ces conditions, le dédoublement n'est pas complet, même après une ébullition de 120 heures. Pour dédoubler entièrement l’albumine, il est nécessaire de la chaulïer en vase clos avec de l’hydrate de baryum (3 p. d'hydrate cristallisé pour 1 p. d’albumine et 3 à 4 p. d’eau), à une température de 150 à 200° pendant quatre à six jours. Au bout de ce temps, le contenu des tubes renferme les produits suivants :
1° De l’ammoniaque, qui s’échappe à l’ébullition et qui a été recueillie et dosée ;
2° Un précipité formé de carbonate et d'oxalate de baryum ;
3° Une li(iueur renfermant un excès de baryte et un certain nombre de produits de dédoublement définis.
L’excès de barUe ayant été séparé par l’acide carbonique, M. Scbützenberger a précipité exactement, par l’acide sulfurique, la baryte qui restait en dissolution à l’état de sel, a filtré de nouveau et a distillé la liqueur dans le vide. Le résidu ainsi obtenu était formé par un mélange d’acides amidés. La liqueur condensée dans le récipient, après la distillation dans le vide, renfermait de l’acide acéti(iue. Tous ces produits ont été séparés les uns des autres, et dosés dans une série d’expériences exactes qui ont été faites sur diverses matières albuminoïdes. En raison de l'importance de ces recherches et des aperçus nouveaux qu’elles ouvrent sur la constitution de ces matières, nous allons entrer dans quel({ues détails à ce sujet.
1. Les ([uantités d’ammoniaque formées par 1e dédoublement des matières albuminoïdes, sous l’influence de l’hydrate de baryum, vers 160-200°, sont sensiblement constantes pour chacune d’elles, et variables de l'une à l’autre. Voici les moyennes :
100 gr. de matières albuminoïdes ont dégagé :