Virchow in Annaïen der Charilé, t. VIII
2. Ludwig, Arbeiten der PhysioJogischen Anstalt zn Leipzig, t. V, p. 113.
SALIVE MIXTE
Analyses de la salive mixte, — 1,000 parties de cette salive renferment :
Borzelius.
Prerichs.
Jacubowitsch.
Lehmann,
Eau
IMatoriaux solides
OC
Ptyaline
Mucus et débris d’épithélium
Matières grasses
Sulfocyanurc de potassium..
Extrait alcoolique
Chlorures alcalins
Phosphate sodique..
SuHate sodique
trace
Alcali combiné à la matière
organique
Magnésie combinée à la ma-
tiôrc organique
MM. Biclder et Schmidt ont analysé la salive mixte du chien, Elle renferme :
Eau 989,03
Matériaux solides 10,37
Matière organique 3,57
Chlorures de potassium et do sodium. 5,82
Autres sels 0,98
§ 61, Ptyaline. — La ptyaline est le ferment salivaire qui possède la propriété de convertir l’amidon en glucose.
Pour l’isoler, ce qui n’est point facile, il convient d’employer le procédé suivant, dû à M. Conheiin, On détermine un flux de salive abondant en remplissant la bouche do vapeurs d’éther. On ajoute à la salive mixte ainsi obtenue de l’acide phosphorique de manière à l’aciduler fortement, puis de l’eau de chaux jusqu'à réaction alcaline. Le phosphate de chaux tribasique, qui se précipite, entraîne la ptyaline et la matière albuminoïde, qui y adhèrent en quelque sorte mécaniquement. Ce précipité est recueilli et lavé à l’eau. Comme la matière albuminoïde y est retenue plus fortement que la ptyaline, celle-ci est entraînée d’abord et se trouve en solution dans les premières eaux de lavage. En mêlant ces eaux
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avec de Talcool, on oblienl un précipité de ptyaline qii on pul'ifie en le dissolvant à plusieurs reprises dans l’eau pure et en pi’écipitant la solution par l’alcool absolu. On dessèche le précipité à une basse température.
Ainsi obtenue, la ptyaline est une matière amorphe, soluble dans l’eau, même lorsqu’elle a été évaporée à siccité en présence de l’acide acétique. Elle est azotée et bride sur la lame de platine en répandant l'odeur de la corne brûlée. Sa solution aqueuse convertit rapidement l’amidon en glucose. Elle n’est précipitée ni par le tanin, ni par le sublimé corrosif, ni par le chlorure de platine. L’acétate et le sous-acétate de plomb la précipitent. CbaulTée avec de l’acide azotique, elle ne donne pas la coloration jaune due à l’acide xanthoprotéique et qui caractérise les matières albuminoïdes.
Les réactions et la nature chimique de la ptyaline ne nous paraissent pas établies avec certitude. Rien ne prouve, en effet, que la substance obtenue parM. Conbeim soit pure, carie procédé qu’il a employé ne permet pas de séparer exactement la ptyaline des autres matières solubles qui peuvent l’accompagner. La dyalise n’a pas encore été appliquée à la purification de cette matière. En résumé, une seule chose est établie aujourd’liui, c’est que la salive mixte de l’homme renferme une matière azotée capable de convertir rapidement l’amidon en glucose.
On avait émis l’opinion que la ptyaline n’existait pas dans la salive, d’ailleurs rare, des enfants nouveau-nés. 11 n’en est pas ainsi d’après M. J. Schiffer L En introduisant dans la bouche de nouveau-nés des sachets de toile remplis d’empois d’amidon frais, cet obsenateur a pu y constater au bout de cinq minutes la présence du glucose. M. Korowin- est arrivé à des résultats semblables en ce qui concerne le pouvoir saccharifiant d’une infusion de la glande parotide. Ce pouvoir saccharifiant existe dès le premier âge, mais s’accroît avec le développement corporel de l’enfant.
La salive de la plupart des chiens est exempte de ptyaline. M. C. Roux n’a pas rencontré ce ferment dans la salive des
1. Archiv fur Anatomie u. Physiologie von Rcichcrt, t872, fasc. IV, p. 469.
2. Centralblalt fur die medizinischen Wissenschaften, 1873, n" 17, p. 2t')l.
SALIVE MIXTE. '
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chevaux Par contre, on l'a signalée depuis longtemps dans celle des lapins et des cochons d'Inde.
§ 62. Siüfocyanure de potassium. — La salive renferme presque toujours du sulfocyanure de sodium, comme Treviranus l'a montré le premier. On s'en assure par le perchlorure de fer, qui y produit une coloration rouge orangée. On sait que ! certains sels organiques, tels que les acétates de potassium et i de sodium, produisent avec le perchlorure de fer une coloration I analogue ; mais celle-ci disparaît, dans le dernier cas, par l’addition d’acide chlorhydrique ou par l'ébullition avec du chlorure de sodium L tandis que, dans les mêmes conditions, la couleur rouge de sang produite par le sulfocyanure se maintient.
On peut d'ailleurs retirer de l'acide sulfocyanhydrique de la salive en distillant celle-ci avec de l’acide phosphorique : le 1 produit de la distillation se colore en rouge par le perchlorure 1 de fer.
Pour doser la proportion de sulfocyanure, on peut opérer sur l’extrait alcoolique de salive, qui est exempt de sulfates. Pour cela on fait houillir la solution aqueuse de cet extrait avec du chlorate de potassium et de l'acide chlorhydrique : il se forme de l’acide sulfui’ique, qu'on précipite par un sel de I hai'yum. La proportion de sulfate de baryum ainsi recueilli, et qui contient tout le soufre du sulfocyanure, permet de calculer la proportion de ce dernier sel.
Ün a essayé de doser la proportion de sulfocyanure en appréciant l’intensité de la coloration produite par le chlorure ferrique dans la salive fdtrée, par comparaison avec la coloration développée par le même réactif, dans des solutions plus ou moins diluées de sulfocyanure de potassium. Une solution titrée de ce dernier sel est étendue d’eau jusqu’à ce que la coloration que détermine le sel ferrique ait la même intensité et la même nuance que celle produite dans la salive. On juge <alors que la proportion de sulfocyanure contenue dans la solution diluée, et qu’il est facile d’estimer, est précisément celle contenue dans la salive. Cette proportion est minime, •comme l’indique déjà la coloration développée par le chlorure