I. Gazetta med. veterin. di Milano
'2. Poltcnkofer, Bndiner's Ikperl., t. XLI, )). '280-31.3.
SALIVE
ferrique et qui ii'est point rouge de sang, mais rouge orangé. M. Jacubowitscli estime la proportion de sulfocyanure à 0,006 pour 100 ou à 6 cent millièmes, d’après des observations faites sur sa propre salive.
M. Boettger ‘ a fait connaître une réaction très sensible l)Our découvrir dans la salive la présence du sulfocyanure. On imprègne des bandes de papier filtré suédois de teinture de gaïac; on les fait sécher, puis on les trempe dans une solution de sulfate de cuivre au demi-millième. Sur le papier ainsi préparé, on dépose de la salive, qui développe instantatément une belle couleur bleue.
M. Hoppe-Seyler^ n’a jamais rencontré de sulfocyanure de potassium dans la salive du chien.
Urée dans la salive. — M. Picard avait signalé dans la salive la présence d’une petite quantité d’urée. Cette observation a été récemment confirmée par M. Rabuteau, qui a pu retirer de 250 gr. d'une salive mixte 25 centigr. d’urée presque pure. 11 en résulte que cet échantillon de salive renfermait environ vingt fois moins d’urée que l'iirine.
M. Ritter a rencontré une forte proportion d’urée dans 120<="'-‘=) dans la salive d’un malade dont l’urine ne renfermait, en vingt-quatre heures, que de 3 à 7 grammes d’urée.
§ 63. Sels de la salive. — Les sels qui prédominent dans la salive mixte sont les chlorures de potassium et de sodium. Les chlorures y passent facilement; mais lorsque la salive a atteint son degré de concentration normal, la présence d’un excès de chlorure dans le sang, à la suite d’injections, par exemple, ne détermine pas un afilux plus considérable de ces chlorures : la composition de la salive semble assez indépendante de celle du sang. Toutefois les bromures et iodures y passent facilement , et l’on admet qu’ils y remplacent, le cas échéant, une quantité équivalente de chlorures. L’iodure de potassium ingéré se retrouve rapidement dans la salive ; injecté dans un conduit salivaire, il est rapidement absorbé et ne tarde pas à reparaître dans la salive par le conduit du coté opposé. Rien n’empêche alors une nouvelle