‹ Traité de chimie biologiqueChapitre 153 sur 570 · Wagner's Handwôrterbuch der Physiologie, t. III, p · texte numérisé non relu

Wagner's Handwôrterbuch der Physiologie, t. III, p

3. Sitzungsbericlile der Wiener Akad. der IF(Ss., 1804, t. L, p. 77.

LE SUC INTESTINAL

lange par la fistule. Pour éviter le prolapsus de la muqueuse, il convient de pratiquer la suture, de telle sorte que l’ouverture de la fistule soit étroite. Dans les opérations réussies, les plaies sont guéries au bout de quinze jours.

Les méthodes que l’on vient d’indiquer n’ont pas conduit à des résultats décisifs, en ce qui concerne la sécrétion et les qualités du suc intestinal. D’un côté Frerichs affirme avoir retiré d’anses intestinales, qui avaient été replacées après la ligature, pendant k à 6 heures, dans la cavité abdominale, un liquide transparent, épais, vitreux, visqueux, difficilement miscible à l’eau, se troublant à peine à l’ébullition, donnant par l’acide acétique un précipité insoluble dans un excès (mucine) et renfermant 2,278 pour 100 de matériaux solides.

Ces résultats, confirmés par M. Funke, ont été contredits par MM. Bidderet Schmidt1; ces observateurs n’ont pu retirer que quelques gouttes de liquide de l’intestin tout entier d’animaux à jeun, après l’avoir lié depuis le duodénum et y avoir introduit des grains de poivre ou de plomb. L’excitation ainsi produite n’était sans doute pas suffisante; car M. Thiry2 a constaté plus tard que les fistules intestinales ne fournissent qu’une faible quantité de liquide, lorsque la sécrétion n’est pas provoquée par l’introduction d’une canule élastique, ou de petites éponges, ou encore par des décharges électriques. Au reste le passage des aliments dans le canal intestinal rétabli n’augmente pas sensiblement la sécrétion et les excitants chimiques, tels que le sulfate de magnésie en solution concentrée ou les follicules de séné, introduits par la fistule dans l’anse intestinale, ne paraissent pas exercer une action spécifique différente de l’action mécanique, La sécrétion la plus abondante déterminée par l’irritation mécanique de la muqueuse a été évaluée par M. Thiry à l\ grammes de liquide en une heure, pour une surface intestinale de 30 centimètres carrés. Cette quantité correspondait, pour le chien soumis à l’expérience, à une sécrétion totale de 360 grammes de suc intestinal, depuis la deuxième jusqu’à la huitième heure (exclusivement) après le repas. Le liquide ainsi recueilli possédait une forte réaction alcaline, due

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