‹ Traité de chimie biologiqueChapitre 271 sur 570 · Archiv für die gesammte Physiol., t. XII, p · texte numérisé non relu

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ou moins considérable, le rapport qui existe entre l’oxygène contenu dans l’acide carbonique et l’oxygène absorbé tendra à diminuer ou à augmenter. Il augmente pour un régime végétal, riche en hydrates de carbone, pauvre en matières albuminoïdes et en matières grasses. Les hydrates de carbone, tels que la cellulose, les matières amylacées et sucrées, renfermant assez d’oxygène pour la combustion de l’hydrogène qu’ils contiennent, exigeront pour leur combustion complète précisément une quantité d’oxygène correspondant à leur teneur en carbone. Si donc les aliments ne renfermaient que des hydrates de carbone, il est clair que tout l’oxygène absorbé pour les brûler devrait se retrouver dans l’acide carbonique produit et le quo-

tient

respiratoire

CCP

serait égal à l’unité. Mais les aliments

végétaux renferment des matières albuminoïdes et sont souvent riches en matières grasses. Or les unes et les autres, et surtout ces dernières, ne renferment pas assez d’oxygène pour brûler l’hydrogène : il reste donc un excès d’hydrogène dont la combustion doit consommer une partie de l’oxygène absorbé. Ces considérations expliquent ce double fait qui ressort principalement des expériences de Y. Régnault, à savoir que pour une même quantité d’oxygène absorbé, un carnivore rend moins d’acide carbonique qu’un herbivore, et que le rapport de l’oxygène contenu dans l’acide carbonique à l’oxygène absorbé est plus considérable chez les herbivores que chez les carnivores. Cette double conclusion découle de la comparaison des chiffres inscrits au tableau de la page 434, et concernant les poules soumises à un régime végétal ou animal.

Nous avons dit plus haut que généralement l’oxygène absorbé ne se retrouvait pas tout entier dans l’acide carbonique exhalé. Il peut arriver pourtant qu’il n’en soit pas ainsi. En premier lieu, le fait en question est subordonné à la durée de l’expérience. Dans une expérience qui ne serait pas prolongée au delà de quelques heures, le contraire pourrait arriver. C’est ainsi que MM. Pcttcnkofer et Voit ont trouvé que l’acide carbonique exhalé pendant le jour peut renfermer plus d’oxygène que l’organisme n’en a absorbé. Mais, pendant la nuit, l’équilibre se rétablit, comme nous l’avons indiqué page 447. Ainsi, dans les conditions normales et en considérant le phénomène

ACTIVITE ET VARIATIONS

de la respiration, non pas à un moment donné, mais pour une période d’une certaine durée, l’acide carbonique exhalé ne contient pas tout l’oxygène absorbé. On peut se convaincre de la justesse de cette observation en consultant le tableau de la

page 452. On constate que le quotient respiratoire -p-, qui exprime le rapport de la quantité d’oxygène contenue dans l’acide carbonique à la quantité d’oxygène absorbée, dépasse l’unité dans un certain nombre de cas, soit le jour, soit la nuit, mais que pour une période de 24 heures, si l’on divise la quantité d’oxygène contenue dans l’acide carbonique exhalé par la quantité d’oxygène absorbée, ce quotient n’atteint pas l’unité.

Toutefois le phénomène dont il s’agit peut être soumis à une autre perturbation. Dans les expériences où l’on recueille tout l’acide carbonique produit dans l’organisme, celui qui provient du canal digestif se mêle à celui qui résulte des combustions respiratoires et ce dégagement d’acide carbonique, produit par une sorte de fermentation intestinale, peut exercer une

certaine influence sur la valeur du quotient •— • Cette influence

a été accentuée dans les expériences de MM. Pettenkofer et Voit sur 1a. respiration d’un chien *, expériences qui mettent en lumière l’influence que les changements de régime et les mauvaises digestions, qui produisent des gaz intestinaux, peuvent exercer sur la valeur du rapport dont il s’agit. Mais c’est là, comme nous l’avons dit plus haut, une perturbation du phénomène.

L’ingestion des aliments active les phénomènes de nutrition et de dénutrition dans l’organisme. Pendant la digestion, les quantités d’air inspirées et les quantités d’acide exhalées augmentent sensiblement.

Vierordt a fait sur ce sujet des expériences concluantes et a montré par un graphique qu’il existe une corrélation entre l’augmentation des volumes d’air inspirés par minute et celle des quantités d’acide carbonique expirées pendant le même temps: les deux phénomènes atteignent leur maximum une ou deux heures après le repas. Chose curieuse, le maximum

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