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CHALEUR ANIMALE

tissus et même, dans certains cas, les hydrates de carbone, glucose, glycogène, dextrine, sont les principaux produits et en quelque sorte les te'moins. Et ici nous devons ajouter que l’urée, qu’on a longtemps considérée comme un simple produit d’oxydation, se forme sans doute en vertu de réactions plus complexes, dans lesquelles les phénomènes d’hydratation jouent un certain rôle. Cette question sera discutée plus loin. Est-ce à dire que ces phénomènes d’hydratation, de fermentation si l’on veut, qui s’accomplissent dans l’intimité des tissus, puissent être une source d’acide carbonique? nous no le pensons pas : l’acide carbonique exhalé, parle poumon et par la peau, doit être considéré comme un produit d’oxydation ; dans l’état actuel de la science on ne peut attribuer une origine fermentative qu’au gaz carbonique rendu par le tube intestinal.

Quoi qu’il en soit, ces produits intermédiaires dont il est question ici, qu’ils soient formés par oxydation ou par hydratation, sont destinés à disparaître eux-mêmes, sauf ceux qui sont éliminés par les urines, en subissant une oxydation plus avancée, jusqu’à ce que, de combustion en combustion, les molécules complexes qui forment les éléments de nos humeurs et de nos tissus se trouvent détruites et transformées dans les derniers termes de leur oxydation, l’eau, l’acide carbonique, l’urée. Dans l’état actuel de la science, ces réactions peuvent être pressenties, mais non précisées. Bornons-nous donc à ajouter que la glucose joue probablement un rôle dans ces phénomènes d’oxydation, et que c’est en vue de cette fonction particulière qu’elle se forme et se détruit sans cesse dans l’économie des animaux supérieurs.

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