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Traité cle Chimie, t. II, p

LA RESPIRATION

le sang, et que la chaleur animale est entretenue par la portion de calorique qui se dégage au moment de la conversion de Pair vital de l’atmosphère en gaz acide carbonique, comme il arrive dans toute combustion du carbone. » En 1780, Laplace et Lavoisier reconnurent que les animaux produisent dans un temps donné une quantité de chaleur plus grande que celle qui devait résulter de la quantité de gaz carbonique qui se forme, dans le môme temps, par leur respiration, fait que Lavoisier interpréta plus tard (1785) en admettant que la respiration donne lieu à la combustion d’une certaine quantité d'hydrogène1. Dans son mémoire publié en commun avec Séguin, sur la transpiration des animaux, il a émis l’opinion que c’est un composé d’hydrogène et de carbone qui est brûlé dans le poumon, et dont la combustion est la source de la chaleur animale. Cette opinion, qui a rencontré immédiatement des contradicteurs, a dû être abandonnée. On sait que ce sont les matériaux organiques de l’économie qui sont brûlés dans le système capillaire et dans l’intimité des tissus, et que c’est la chaleur de combustion de ces matériaux qui peut donner la mesure de la chaleur animale.

A l’exemple de Lavoisier et Laplace, Dulong et Despretz avaient mesuré directement la quantité de chaleur que produit, dans un temps donné, un animal, en plaçant ce dernier dans un calorimètre qui était traversé par un courant d’air destiné à entretenir la respiration. Les gaz expirés étaient recueillis dans un gazomètre et analysés. La quantité d’oxygène consommée et la proportion d’acide carbonique produite, permettaient d’évaluer la quantité de carbone et la quantité d’hydrogène brûlées. En multipliant le poids de chacun de ces corps par sa chaleur de combustion, ils .trouvaient la quantité de chaleur correspondant à l’oxydation des matériaux combustibles disparus pendant la respiration, quantité de chaleur qu’ils pouvaient comparer à celle qui avait été recueillie directement.

Les expériences dont il s’agit manquaient de rigueur, aussi bien que les calculs conduisant à la détermination de la chaleur de combustion des matériaux consommés par la respiration. Cette chaleur de combustion ne peut pas être déduite de la quantité

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