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DANS LE SANG

DANS LES TISSUS ou dans les tumeurs.

Graisses saponifiées.

Matières grasses neutres Acides gras.

Matièresgrasses neutres Acides gras.

Cire.

Blanc de baleine.

§ 226. Parmi les substances qui figurent dans ce tableau comme des produits d’assimilation il y en a quelques-unes qui peuvent avoir une autre origine. Nous voulons parler des matières grasses et de quelques hydrates de carbone. Ces matières peuvent être formées dans l’économie elle-même aux dépens de substances plus complexes. Ainsi la glucose et le glycogène peuvent résulter d’un dédoublement des matières albuminoïdes et seraient par conséquent des produits de métamorphose régressive. Les matières grasses elles-mêmes peuvent se former aux dépens des matières albuminoïdes. Ce sont là des faits importants sur lesquels nous aurons à appeler l’attention du lecteur. L’observation précédente a pour but de

ASSIMILATION

faire voir que la limite est difficile à tracer entre les produits d’assimilation et les produits de dénutrition. La cholestérine est-elle un produit d’assimilation ou de désassimilation? Peutêtre l’un et l’autre, car elle existe dans certains aliments et, d’autre part, elle paraît se former dans le foie et ailleurs. Les matières azotées neutres qui doivent se dédoubler, se simplifier et finalement disparaître dans le travail de désassimilation, possèdent une constitution moléculaire tellement compliquée que ce travail de complication peut parcourir des phases diverses, s’accomplir par degrés et que, parmi les produits de dédoublement ainsi formés, l’économie trouve des matériaux utiles qu’elle peut déposer dans divers tissus ou répandre dans le sang ou dans les humeurs. Tel est, par exemple, le glycogène lorsqu’il est formé aux dépens des matières albuminoïdes. Telle est probablement la lécithine qui existe dans le cerveau et dans les nerfs. Nous aurons à revenir sur ces faits.

Dans ce qui précède, nous n’avons considéré que l’assimilation des matériaux organiques que les aliments introduisent dans le tube digestif; ajoutons que les matières minérales jouent un rôle actif dans la nutrition. Et parmi ces matières nous avons à citer particulièrement le chlorure de sodium, les phosphates alcalins et terreux, les carbonates ou bicarbonates terreux, l’oxyde ferrique et la silice.

Le rôle du chlorure de sodium dans les phénomènes de la nutrition est sans doute complexe. On sait que des solutions de chlorure de sodium exercent une action dissolvante sur certaines matières albuminoïdes qui sont naturellement insolubles dans l’eau (myosinc). Sa présence constante dans le sang et dans les humeurs peut exercer une certaine influence sur les phénomènes de dialyse qui se passent dans l’économie, surtout en ce qui concerne certains principes importants tels que la glucose et l’urée avec lesquels le chlorure de sodium peut former des combinaisons. Dans certains tissus, par exemple dans les glandes pepsinifères, ce chlorure éprouve une décomposition en acide chlorhydrique et en soude; l’acide passe dans le suc gastrique, la soude dans le sang à l’état de bicarbonate. G’est là une réaction fort importante, car elle permet de nous rendre compte de l’alcalinité du sang et de certaines humeurs. Et le rôle

NUTRITION

de l’alcali dans les phénomènes de la respiration, et secondairement dans la nutrition, ne saurait être estimé trop haut. Liebig a admis que le chlorure de sodium sert à convertir, par double décomposition, en phosphate de sodium, le phosphate de potassium que certains aliments et la résorption qui s’accomplit dans les muscles introduisent dans le sang.

Au reste, nous aurons à étudier plus loin d’une façon spéciale le rôle des matières minérales dans les phénomènes chimiques de la nutrition.

Nous venons de considérer, à un point de vue général, les transformations qu’éprouvent les matériaux nutritifs absorbés pour pouvoir se répandre dans les humeurs ou se fixer dans les cellules. Ces réactions se passent dans le chyle, dans le sang, dans l’intimité des tissus. Et pour la nutrition des organes ce sont les organes eux-mêmes qui sont, selon toute apparence, le foyer de ces réactions. Entre le sang du système capillaire et les liquides qui baignent toutes les cellules, il s’établit continuellement des échanges de matériaux à travers l’épaisseur des parois des vaisseaux capillaires et des parois cellulaires. Les principes qui doivent servir à la nutrition des tissus pénètrent d’abord dans ces liquides interstitiels pour passer ensuite dans les sucs qui baignent les cellules et dans les protoplasmes où ils sont élaborés et fixés. Ces mêmes liquides reçoivent aussi les matériaux provenant de la désassimilation et les transmettent au sang. Là est donc le siège principal des phénomènes chimiques de nutrition, et ces phénomènes varient naturellement suivant la nature des tissus et des organes. Chaque tissu, chaque espèce de cellule est le siège d’un ordre particulier de réactions et chaque organe a sa chimie, chimie d’autant plus complexe qu’il est formé luimême d’un plus grand nombre de tissus. Cette chimie est à peine entrevue pour quelques-uns d’entre eux, les muscles, les os, le cerveau et les nerfs, le foie, la rate, etc.

Nous aurons à résumer l’état de nos connaissances sur ce sujet. Mais il convient auparavant d’exposer quelques notions générales sur la désassimilation ou la dénutrition.

DÉSASSIMILATION.

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